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France RÉCIT. Affaire Jubillar : pourquoi le mari Cédric reste considéré comme le suspect numéro 1 ?

09:25  15 octobre  2021
09:25  15 octobre  2021 Source:   ouest-france.fr

Delphine Jubillar : son mari Cédric aurait tenté de vendre des photos pour plusieurs milliers d'euros

  Delphine Jubillar : son mari Cédric aurait tenté de vendre des photos pour plusieurs milliers d'euros Pour renflouer les comptes, Cédric Jubillar aurait tenté de vendre des photos de son épouse quelque temps après sa disparation, selon une information exclusive de La Dépêche révélée ce dimanche 3 octobre. Depuis la disparition de sa femme la nuit du 15 au16 décembre 2020, Cédric Jubillar a été au cœur des soupçons. Et alors que l'enquête se poursuit, La Dépêche fait une nouvelle révélation pour le moins surprenante concernant le père de famille, actuellement derrière les barreaux.

Cedric Jubillar, le mari de Delphine Jubillar, lors d’une fouille dans les bois de Milhars, le 23 décembre 2020. © FRED SCHEIBER / AFP Cedric Jubillar, le mari de Delphine Jubillar, lors d’une fouille dans les bois de Milhars, le 23 décembre 2020.

Ce vendredi 15 octobre, Cédric Jubillar sera auditionné une première fois par les juges d’instruction en charge de l’enquête concernant la disparition de sa femme Delphine. Toujours emprisonné, il continue de clamer son innocence. Mais de nombreux indices conduisent les enquêteurs à penser qu’il est « impliqué » dans cette disparition.

Ce vendredi 15 octobre, une audition, qui pourrait se révéler déterminante, aura lieu dans l’enquête concernant la disparition de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar : son mari Cédric, placé en détention depuis quatre mois, sera entendu par deux juges d’instruction. « Il est serein et répondra à toutes les questions », confie à Ouest France l’un de ses avocats, Me Jean-Baptiste Alary.

Capitol Police Supprimer l'homme d'un véhicule suspect à l'extérieur de la Cour suprême

 Capitol Police Supprimer l'homme d'un véhicule suspect à l'extérieur de la Cour suprême La police de Capitol a retiré un homme d'un véhicule suspect devant la Cour suprême mardi matin dans un incident d'environ hourlong, un jour après la conversation du tribunal pour une nouvelle session. © Greg Nash Un suspect est supprimé par la police américaine Capitol d'un véhicule suspect en dehors de la Cour suprême le mardi 5 octobre 2021.

Mis en examen le 18 juin 2021 pour meurtre par conjoint, plusieurs mois après la disparition de sa femme à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Cédric Jubillar reste donc dans le viseur des enquêteurs… même si ce peintre plaquiste de 33 ans, présumé innocent, continue d’affirmer qu’il n’a aucun lien avec la disparition de sa femme.

Preuve que l’enquête criminelle se concentre tout particulièrement sur le suspect numéro 1, une deuxième audition de Cédric Jubillar est prévue pour début décembre, a confié à Ouest France une source proche de l’enquête. Une information à laquelle le parquet n’a pas souhaité réagir.

Retrouvez tous nos articles sur la disparition de Delphine Jubillar et « l’affaire Jubillar ».

Affaire Delphine Jubillar : ce résultat d'analyse qui bouleverse l'enquête

  Affaire Delphine Jubillar : ce résultat d'analyse qui bouleverse l'enquête Après presqu’un an d’enquête, de nouveaux résultats d’analyse ont été dévoilés dans la presse. Ces derniers, bien qu’ils ne donnent aucun indice sur la localisation de Delphine Jubillar, pourraient jouer un rôle important dans la défense de son mari. L’analyse a pris du retard. Un an s’est presque écoulé depuis la disparition de Delphine Jubillar – dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 - tout comme depuis le prélèvement d’éventuelles pièces à conviction par les enquêteurs.

Plusieurs indices « graves et concordants »

Si aucune preuve irréfutable ne semble pour l’instant impliquer Cédric Jubillar, la justice évoque plusieurs « indices graves et concordants ». D’autant que, dès le début de l’enquête, la disparition de cette infirmière, mère de deux enfants âgés de 18 mois et de 2 ans, à quelques jours des fêtes de Noël, a été considérée comme « inquiétante ».

L’un des indices les plus parlant concerne la couette dans laquelle Delphine Jubillar dormait au soir de sa disparition. En pleine nuit, quelques minutes après avoir signalé la disparition de sa femme aux gendarmes, Cédric Jubillar a été surpris en train de la mettre dans une machine à laver. Souhaitait-il effacer des preuves ?

« Il explique que les chiens ont peut-être sali l’édredon, donc ils étaient en train de le laver. À 4 h 50, ce n’est pas forcément la première chose à laquelle on pense quand votre femme disparaît », notait le procureur de Toulouse Dominique Alzeari, nommé depuis avocat général à la cour d’Appel de Paris, lors d’une conférence de presse le 18 juin.

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  Mimie Mathy : cette apparition surprise au bras de son mari Benoist Gérard ! Mercredi 13 octobre, à l'occasion du Festival Lumière à Lyon, Mimie Mathy a fait une apparition surprise au bras de son mari Benoist Gérard. Habituellement très discret, le couple s’est octroyé la une rare sortie devant les flashs. Pantalon imprimé et longue tunique noire, la comédienne a posé main dans la main avec son époux qui avait enfilé veste et pantalon de rigueur pour un tel événement.https://twitter.

De premiers résultats des expertises de la couette et du siphon ont été rendus publics deux jours avant l’audition du 15 octobre. Ils sont plutôt favorables à Cédric Jubillar : aucune trace d’urine ni de sang n’a été retrouvée, a expliqué l’avocat de Cédric Jubillar à Ouest France, confirmant les informations de plusieurs médias. Mais concernant la couette, « nous sommes dans l’attente des résultats ».

Autre indice pointé par les enquêteurs, des cris « stridents et de détresse d’une femme », entendus à 23 h 07 par deux voisines, le soir de la disparition. Pourquoi ces cris ? S’agissait-il de Delphine Jubillar ? Les chiens du couple ont aussi été entendus, aboyant très violemment ce soir-là.

Dernier détail troublant : la voiture de Delphine Jubillar aurait été utilisée ce soir-là, comme l’indique sa position. En effet, elle était garée dans le sens inverse de celui dans lequel elle était lorsque Delphine est rentrée chez elle après sa journée. Des « traces de condensation », indiquant une présence humaine, ont même été retrouvées à l’intérieur du véhicule au soir de la disparition, comme l’a affirmé un expert.

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Ce même soir, plusieurs comportements de Cédric Jubillar ont troublé les enquêteurs. Seuls 40 pas ont été décomptés par le podomètre de son smartphone la nuit de la disparition, alors qu’il assurait avoir cherché partout son épouse. Son téléphone est resté éteint de 22 h 08 à 3 h 53, et il s’est connecté sur un site de rencontres cette nuit-là …

Lire aussi : Affaire Jubillar. Dispute, véhicule déplacé… Ces éléments qui ont entraîné la mise en examen du mari

Pas de preuve formelle et indiscutable

Ces indices multiples ont entraîné la mise en examen et l’incarcération de Cédric Jubillar le 18 juin 2021. Mais selon son avocat, tous sont critiquables et aucun ne permet d’incriminer de façon certaine son client. Il a d’ailleurs fait trois demandes de remise en liberté : mais toutes ont été rejetées. Aucune trace de sang, pas de corps retrouvé… « Ce ne sont même pas des indices… Le dossier est vide de preuves », déplore Me Jean-Baptiste Alary auprès d’Ouest France, démontant point par point chacun des éléments dont « pas un seul ne tient debout ».

La voiture déplacée ? Nous étions en plein couvre-feu, Cédric Jubillar aurait été arrêté par la police s’il était allé cacher un corps quelque part. La couette ? Pourquoi les expertises ont-elles été réalisées que très récemment si l’élément est si crucial ? Quant aux témoignages des voisines, la défense pointe de nombreuses incohérences sur l’heure à laquelle ils auraient été entendus, Delphine étant avec son fils sur le canapé à ce moment-là, selon lui.

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« On a beaucoup d’éléments qui laissent penser à un crime au sein d’un couple : tous les éléments convergent vers Cédric Jubillar. Mais il n’y a aucun élément tangible comme une scène de crime, une arme, un aveu… C’est ce qui rend cette affaire très mystérieuse », résume le journaliste de la Dépêche du midi Frédéric Abela, qui a suivi l’affaire depuis le début.

« Les enquêteurs sont confrontés à un problème : ils ont la certitude que c’est lui, mais il va falloir le démontrer judiciairement et on en est encore loin », pointe ce journaliste qui travaille sur les affaires judiciaires de la région toulousaine depuis une quinzaine d’années.

L’audition de Cédric Jubillar de ce 15 octobre est donc une grande source d’espoir pour les enquêteurs. Un moment potentiellement clé dans l’instruction. « Comme on l’a vu dans d’autres affaires, il peut s’y dire des choses déterminantes », confirme Guillaume Beaussonie, professeur de droit pénal à l’université de Toulouse. « En plus de ces indices, il n’est pas impossible que les enquêteurs aient gardé pour eux, sans les rendre public, quelques éléments accablants pour les confronter à Cédric Jubillar lors de l’audition. Ça s’est déjà vu lors de précédentes affaires », note quant à lui le journaliste Frédéric Abela, ayant écrit de nombreux articles sur l’affaire Jubillar.

Lire aussi : ENTRETIEN. L’avocat de Cédric Jubillar dénonce « une enquête à charge »

La personnalité de Cédric Jubillar interroge

Au-delà de ces faits, la personnalité de Cédric Jubillar se trouve également au centre des interrogations des enquêteurs. L’homme est décrit comme « renfermé », « manipulateur » ou « provocateur » dans des témoignages de personnes qui le connaissent, publiés dans la presse.

Cédric Jubillar "enfermé seul 22h par jour" : ses conditions d'incarcération pointées du doigt

  Cédric Jubillar Après son audition devant les juges d’instruction de Toulouse, ce vendredi 15 octobre, Cédric Jubillar est retourné dans la maison d’arrêt de Seysses. Me Jean-Baptiste Alary, l'un de ses trois avocats, s’est confié sur ses conditions d’isolement dans les colonnes de Femme Actuelle. Ses gardiens ne le quittent pas des yeux. Depuis le mois de juin, Cédric Jubillar est placé en isolement dans la maison d’arrêt de Seysses en Haute-Garonne. L’homme de 33 ans est mis en examen pour le meurtre aggravé de son épouse, Delphine Jubillar portée disparue depuis le 15 décembre 2020.

Alors que le couple était en train de se séparer, Cédric Jubillar acceptait mal que sa femme souhaite refaire sa vie avec un autre homme. « Le contexte de séparation était très conflictuel et donnait lieu à de nombreuses disputes, durant lesquels il était brutal et grossier, notamment envers ses enfants. Il avait organisé une véritable surveillance de son épouse », avait expliqué le procureur le 18 juin.

De plus, Delphine Jubillar aurait déjà été victime de violences conjugales, bien qu’aucune plainte n’est jamais été déposée contre lui. « En 2018, j’ai su que Cédric avait déjà levé la main sur elle. Donc ça [ne me] rassure pas de se dire qu’il y a déjà eu de la violence entre eux. Combien de fois j’ai entendu “elle ne vaut rien”, “infirmière c’est facile comme métier”… », avait révélé la cousine de Delphine Jubillar, interrogée sur BFMTV le 6 septembre 2021. De quoi accréditer la thèse d’une dispute qui aurait mal tourné.

Une thèse confortée encore d’avantage par des propos tenus par le suspect à sa mère. « Elle m’énerve. Je vais la tuer, je vais l’enterrer, et personne ne la retrouvera », avait-il déclaré à propos de Delphine Jubillar, comme l’a révélé Le Parisien . La mère ira même jusqu’à dire qu’elle considère son fils comme coupable… avant de se rétracter et d’affirmer l’inverse.

Le comportement de Cédric Jubillar dans les jours suivant la disparition pose également question. Son deuil « très rapide », pour reprendre les termes du procureur, indiquent-il une quelconque responsabilité ? « Il n’a pas donné l’impression de réellement rechercher sa femme pendant l’enquête », a remarqué le journaliste Frédéric Abela.

Les enquêteurs notent également plusieurs revirements au cours de l’enquête, dans les propos tenus par Cédric Jubillar. Il a d’abord nié connaître l’existence de l’amant de Delphine, a assuré que la séparation n’était pas conflictuelle… Puis a fini par reconnaître le contraire. Des affirmations « évolutives pour ne pas dire contradictoires », pointait le procureur, voire « mensongères », pas de nature à rassurer sur l’innocence de Cédric Jubillar.

"Mais qu'il arrête, ça suffit" : Hoshi, exaspérée, sort du silence

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Dernier exemple en date : alors que Cédric Jubillar affirmait que sa femme avait promené leurs deux chiens le soir de la disparition, Le Point a révélé le 13 octobre que « le chien spécialisé n’a pas retrouvé de piste de sortie de Delphine Jubillar depuis sa maison » . Un point sur lequel Cédric devra s’expliquer ce 15 octobre.

« On fait dire à Cédric Jubillar des choses qu’il n’a pas dites. Et sur son attitude, il aurait pu avoir n’importe laquelle, on l’aurait critiqué. Je ne vous demande pas d’aimer Cédric Jubillar mais est-ce qu’on emprisonne quelqu’un pour ça ? », défend Me Jean-Baptiste Alary, l’un de ses avocats.

Lire aussi : Disparition de Delphine Jubillar : qui est Cédric, le mari mis en examen pour meurtre ?

« Tous les ingrédients habituels d’un féminicide sont là »

Les enquêteurs l’assurent, toutes les autres pistes (disparition volontaire, chute, présence d’un rodeur…) ont été étudiées, puis écartées. Laissant comme seule hypothèse, celle d’un féminicide. « Nous sommes, semble-t-il, dans la configuration d’un homicide conjugal », confirmait le procureur de Toulouse, le 18 juin.

Pour l’association Féminicides par compagnons ou ex, qui liste chaque année le nombre de féminicides en France, le drame ayant touché Delphine Jubillar est considéré comme le 102e féminicide de l’année 2020. « Nous la citons enfin », avait écrit l’association au moment de l’ajouter à cette longue liste, au jour de la mise en examen de Cédric Jubillar. « À partir du moment où il y a mise en examen et incarcération, on le compte comme féminicide », détaille à Ouest France, Julia, une membre de ce collectif. Et ce alors même que le gouvernement ne la compte pas dans les féminicides de l’année 2020. En cinq ans de comptage, l’association affirme ne jamais s’être trompée et n’avoir jamais dû déqualifier un féminicide pris en compte dans sa funeste liste annuelle.

« Une séparation conflictuelle, des menaces dans l’entourage… Tous les ingrédients habituels d’un féminicide sont là », estime-t-elle. « Le refus de la séparation et le sentiment de possession posent souvent le passage à l’acte : c’est un schéma classique. Ça me rappelle d’autres femmes victimes de féminicides comme Alexia Daval… », poursuit la militante féministe. Une analogie que conteste logiquement la défense de Cédric Jubillar, pointant « une idée préconçue, drapée dans un confort statistique, qui consiste à dire que quand une femme disparaît, son mari est responsable dans 90 % des cas ».

Cette comparaison avec Alexia Daval est habituelle. Petit rappel des faits : Alexia Fouillot, épouse Daval, avait été portée disparue en Haute-Saône. Son mari Jonathan était allé jusqu’à pleurer dans les bras des parents de la jeune femme… avant de reconnaître, lors d’une audition devant les juges, qu’il l’avait tué. Depuis, il a été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle.

Une enquête compliquée… et un éventuel procès à l’issue très incertaine

Jonathan Daval, Cédric Jubillar : mêmes affaires ? Mêmes maris jurant être innocents mais en réalité bourreaux ? Une comparaison avec une autre affaire ayant eu lieu dans la région de Toulouse s’avérera peut-être plus fidèle avec le sort de l’enquête sur Delphine Jubillar.

En 2000, Suzanne Blanch, une femme de 38 ans disparaissait. Alors qu’elle s’apprêtait à divorcer de son mari Jacques Viguier, ce dernier, professeur de droit à l’université de Toulouse, a immédiatement été soupçonné par les enquêteurs. Mais sans preuve, sans aveu et sans corps, l’homme a finalement été acquitté lors de deux procès. À ce jour, plus de vingt ans après les faits, on ignore toujours ce qui est arrivé à la jeune femme.

Pourrait-on s’acheminer vers un scénario similaire ? « On est rentré dans une affaire qui va vraisemblement durer plusieurs années », pense le journaliste Frédéric Abela. L’enquête « ne fait que commencer », avait lâché le nouveau procureur, Bernard Lavigne, le 6 juillet, lors d’une audience, rapporte La Dépêche du midi .

Seule la découverte d’un corps, de nouveaux témoignages, voire des aveux, pourraient permettre d’avoir une idée plus précise de l’implication du mari. Ce pourquoi, de nombreuses recherches du corps ont lieu (encore très récemment), ainsi que plusieurs autres auditions, dix mois après la disparition.

Dans l’état actuel et au vu de ce qui est connu du dossier, la seule présence d’indices graves et concordants peut suffire à renvoyer un suspect aux assises. Mais l’issue d’un éventuel procès pourrait alors s’annoncer très incertaine. « À l’issue du procès, pour condamner, il faut des preuves et l’appréciation de ces preuves est laissée à l’intime conviction de la cour et des jurés, qui doivent être une majorité à vouloir le condamner pour le faire », rappelle le professeur de droit et de sciences criminelles Guillaume Beaussonie. Mais l’un des principes fondamentaux du droit, ajoute-t-il, reste que « le doute doit toujours profiter à l’accusé ».

"Mais qu'il arrête, ça suffit" : Hoshi, exaspérée, sort du silence .
Chut, Fabien Lecoeuvre ! Voilà, c'est tout ce que demande Hoshi. Des mois après la polémique causée par les propos déplacés du spécialiste de la chanson française et la farouche volonté d'Hoshi ne plus entendre parler de lui, il continue de s'excuser et de se montrer dans les médias. Ce qui a le don d'agacer la chanteuse."Je trouve qu'on a négligé aujourd'hui le rôle du beau chanteur (...) ils remplissaient de leurs photos les magazines à l'époque. Quand est-ce qu'on va nous offrir des beaux mecs ? Ou des filles sublimes ? Bon, quand vous regardez Hoshi par exemple, qui a un talent incroyable, indiscutable...

usr: 1
C'est intéressant!