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France Présidentielle 2022 : Si elle est élue, Valérie Pécresse supprimera « 150.000 postes dans l’administration »

11:20  19 octobre  2021
11:20  19 octobre  2021 Source:   20minutes.fr

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La candidate à l’investiture LR veut s’attaquer à « l’administration administrante » pour que l’Etat puisse « se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner »

ROPOSITIONS - La candidate à l’investiture LR veut s’attaquer à « l’administration administrante » pour que l’Etat puisse « se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner »

En pleine campagne pour obtenir le 4 décembre des adhérents LR l’investiture pour la présidentielle 2022, Valérie Pécresse continue d’égrener ses propositions. Dans un entretien publié lundi soir sur le site de L’Opinion, elle s’est notamment attaquée au nombre de fonctionnaires, un thème cher à la droite. La candidate propose ainsi de supprimer « 150.000 postes dans l’administration administrante » durant le prochain quinquennat.

Comme prévu, il y a six candidats à l’investiture de la droite pour la course à l’Elysée

  Comme prévu, il y a six candidats à l’investiture de la droite pour la course à l’Elysée Les six candidats à l’investiture des Républicains ont jusqu’au 2 novembre pour réunir leurs 250 parrainages, avant le vote des adhérents lors du congrès, programmé du 1er au 4 décembre.L’ancien négociateur européen pour le Brexit Michel Barnier (LR), le président de la région Hauts-de-France (ex-LR) Xavier Bertrand, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, le maire LR de La Garenne-Colombes Philippe Juvin, l’homme d’affaires Denis Payre et la présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse ont adressé aux Républicains une demande de soutien que le parti a jugée valide.

Pour la présidente de la région Ile-de-France, « l’Etat doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser ».

Privatisations et réduction de la dette

« Pour stopper l’explosion de la dette et la ramener en 2027 au niveau actuel, nous devons atteindre les 45 milliards d’euros d’économies, auxquelles j’ajoute 15 milliards de recettes de privatisation. L’Etat n’a pas vocation à rester actionnaire minoritaire d’entreprises concurrentielles », poursuit la candidate. « Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale », ajoute-t-elle, énumérant « la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’Etat pour supprimer les doublons ».

Sondage exclusif : Zemmour distance Bertrand et Pécresse, la gauche toujours morcelée

  Sondage exclusif : Zemmour distance Bertrand et Pécresse, la gauche toujours morcelée Avec 16 % des intentions de vote, le polémiste d’extrême droite distance le candidat LR, qu’il s’agisse de Xavier Bertrand (13 %) ou de Valérie Pécresse (8,5 %). Des résultats à méditer car l’étude porte sur un large échantillon de 3 000 Français.De quoi valider les résultats sur une base statistique élargie.

En septembre, Valérie Pécresse avait déjà évoqué la réduction « en cinq ans de 10 % de l'"administration administrante", c’est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures ». « "L’administration administrante" n’existe que dans les interviews de Valérie Pécresse », a réagi lundi soir Amélie de Montchalin, ministre de la transformation et de la fonction publiques. « Cette expression bien floue traduit le manque de vision de l’État à droite. C’est le retour de la méthode RGPP : les coupes sombres sans l’efficacité », a-t-elle estimé, dans une allusion à la « révision générale des politiques publiques » menée durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

« Une aide à l’investissement de proximité »

En 2017, François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, avait défendu la suppression de 500.000 postes d’agents publics en cinq ans. Emmanuel Macron avait quant à lui promis la suppression de 120.000 postes, un objectif abandonné dès juillet 2019. Le budget 2022 confirme une stabilité des effectifs de la fonction publique d’Etat durant l’ensemble du quinquennat.

Dans l’entretien accordé à L’Opinion, Valérie Pécresse propose par ailleurs « une aide à l’investissement de proximité », afin de « rééquilibrer les territoires. Dans les communes de moins de 20.000 habitants, les particuliers pourront investir en action ou prêter à leurs entreprises locales sur cinq ans minimum avec un crédit d’impôt de 50 % pour un investissement maximum de 20.000 euros ».


Jospin rend nostalgique, Schiappa ne rigole pas avec Zemmour, la droite squatte la télé .
Le Réveil politique – Faits de campagne, analyses, anecdotes… Chaque matin, « l’Obs » décrypte la campagne présidentielle.Une blague à base d’armes à feu, des images chocs qui se répandent sur les chaînes de télévision étrangères, et la réaction ulcérée de Marlène Schiappa. Voilà comment résumer le buzz du jour (filmé par « l’Obs »), à l’occasion de la visite d’Eric Zemmour au salon Milipol regroupant les acteurs de la sécurité, mercredi 20 octobre.

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