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France Accusations contre Hulot : s’il y a des «éléments» Marlène Schiappa «espère que la justice ouvrira une instruction»

14:35  25 novembre  2021
14:35  25 novembre  2021 Source:   liberation.fr

PHOTO - Marlène Schiappa : l'adorable surprise de son mari et ses filles pour son anniversaire

  PHOTO - Marlène Schiappa : l'adorable surprise de son mari et ses filles pour son anniversaire Ce jeudi 18 novembre, Marlène Schiappa était au centre de toutes les attentions. La ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur a soufflé ses 39 bougies. L'occasion pour ses enfants, et son mari de lui préparer une adorable surprise. Pari réussi pour les proches de Marlène Schiappa. Jeudi 18 novembre, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur a été comblée d'amour par son mari Cédric Bruguière et ses enfants. Pour son anniversaire, sa famille n'a pas hésité à mettre les petits plats dans les grands pour lui faire plaisir.

Alors que plusieurs femmes accusent Nicolas Hulot de viols et d’agressions sexuelles dans l’émission Envoyé spécial, diffusée ce jeudi soir sur France 2, Marlène Schiappa a indiqué mercredi soir sur BFMTV «espérer que la justice ouvrira une instruction s’il y a des éléments», contre l’ancien ministre de la Transition écologique.

La ministre déléguée à la Citoyenneté a précisé qu’elle n’avait «pas les éléments» contenus dans le reportage de France 2. «La prescription, c’est au juge de l’établir. Et, une fois encore, une femme a été victime d’un viol et celui-ci est prescrit, mais peut-être l’autre non», a poursuivi Marlène Schiappa. Si le reportage comporte des «éléments» contre Nicolas Hulot, «j’espère que la justice ouvrira une instruction et pourra véritablement s’en saisir et instruire», a ajouté la ministre déléguée. «La justice est indépendante et je ne donne aucune consigne à la justice», souligne-t-elle.

Affaire Nicolas Hulot : la majorité, soupçonnée d'avoir couvert l'ancien ministre, riposte

  Affaire Nicolas Hulot : la majorité, soupçonnée d'avoir couvert l'ancien ministre, riposte Face aux oppositions qui soupçonnent l'exécutif d'avoir couvert l'ancien ministre, accusé d'agressions sexuelles et de viol par plusieurs femmes, la majorité riposte. © Ludovic Marin/AFP Face aux oppositions qui soupçonnent l'exécutif d'avoir couvert l'ancien ministre, accusé d'agressions sexuelles et de viol par plusieur L'enquête préliminaire vient à peine d'être ouverte. Déjà, la politique s'en mêle.

Avant la diffusion de l’émission le mettant en cause, Nicolas Hulot a annoncé mercredi sur BFMTV quitter «définitivement la vie publique», en niant ces accusations de viol et d’agressions sexuelles. Il a expliqué vouloir ainsi protéger ses proches et sa fondation des retombées du «lynchage» dont il dit être l’objet. «Certains esprits malins vont prendre ça comme un indice de culpabilité, c’est l’expression de mon écœurement, a-t-il expliqué. A partir de maintenant, je vis pour mes amis, ma famille, je quitte mon engagement, je ne m’exprimerai plus. C’est trop lourd payé, je ne souhaite à personne de vivre le cauchemar que je vis, je ne me reconnais plus dans cette société.»

Une plainte classée sans suite

Ce n’est pas la première fois que le candidat à la primaire écolo pour la présidentielle en 2012 devance le témoignage d’accusatrices. En 2018, déjà sur BFMTV, l’ancien animateur d’Ushuaïa s’était exprimé en amont de la publication d’une enquête controversée par l’éphémère hebdomadaire Ebdo. L’article faisait état d’accusations de harcèlement sexuel et d’une plainte pour viol classée sans suite, en 2008, à l’encontre de celui qui n’était pas encore ministre. Il avait démenti tout comportement inapproprié et des rumeurs «ignominieuses». Le parquet de Saint-Malo, tout comme Nicolas Hulot, avaient confirmé la plainte pour viol déposée en 2008, mais classée sans suite, les actes dénoncés qui remonteraient à 1997 étant «prescrits». L’autrice de la plainte, qui n’était pas nommée dans Ebdo, avait alors affirmé par l’intermédiaire de ces avocats n’avoir jamais souhaité médiatiser l’affaire.

Violences faites aux femmes : pour Marlène Schiappa, « Une transition féministe est en cours »

  Violences faites aux femmes : pour Marlène Schiappa, « Une transition féministe est en cours » Ce jeudi 25 novembre 2021 est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est l’une des grandes causes du quinquennat d’Emmanuel Macron. Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, fait le point sur les mesures prises depuis 2017. La priorité désormais : les faire toutes appliquer, explique-t-elle. Marlène Schiappa est ministre déléguée auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Elle était secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, quand fut lancé, en 2019, le Grenelle des violences conjugales.

Mercredi matin sur BFMTV, il a été une nouvelle fois interrogé sur cette plainte et sur la visite de cette jeune femme de 20 ans dans sa maison en Corse, quand lui en avait 42 : «Je ne me souviens même pas de ce que je lui ai dit, c’était il y a trente ans, mais je me souviens très bien de ce que je suis incapable de faire. Il s’est passé quelque chose quand elle était chez moi, mais dans un consentement, d’une histoire classique sans lendemain.»

Contactée mercredi par Libération, Elise Lucet, qui présente Envoyé spécial depuis 2016, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas commenter la prise de parole de Nicolas Hulot ni dévoiler le contenu du documentaire, qui devrait être diffusé comme prévu ce jeudi soir. «On ne communique que dans le groupe (France Télévisions, ndlr)», a-t-elle avancé.

« Nous vivons une transition féministe » : Marlène Schiappa défend le bilan du quinquennat sur les violences faites aux femmes .
Invitée de l’émission « Questions politiques », la ministre déléguée chargée de la citoyenneté a notamment rappelé le vote de quatre lois récemment. « Il faut maintenant que cela descende sur le terrain », a-t-elle expliqué. Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, était, dimanche 21 novembre, l’invitée de l’émission « Questions politiques », de France Inter, France Télévisions et Le Monde. Pour expliquer l’absence d’amélioration dans le domaine des violences faites aux femmes, la ministre a notamment estimé que « nous vivons une transition féministe ».

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