•   
  •   

France Où en est le vaccin anti-Covid de Sanofi, qui était annoncé pour décembre ?

15:35  03 décembre  2021
15:35  03 décembre  2021 Source:   liberation.fr

Jean Castex positif au Covid-19 : quatre questions pour comprendre comment il a pu être contaminé

  Jean Castex positif au Covid-19 : quatre questions pour comprendre comment il a pu être contaminé Lundi 22 novembre 2021, le Premier ministre Jean Castex a été testé positif au Covid-19 alors même qu’il est vacciné. Comment cela est-il possible ? Voici quatre questions pour comprendre cette contamination. Le Premier ministre Jean Castex a été testé positif au Covid-19 lundi 22 novembre 2021. Il présente de « légers symptômes », a-t-il rapporté ce mardi sur son compte Twitter. Il avait déjà été placé à l’isolement après avoir été cas contact plusieurs fois ces derniers mois, mais c’est la première fois qu’il contracte le virus. Cette contamination aurait elle pu être évitée ? Explications.

D'ici l’arrivée du vaccin de Sanofi, le président du groupe appelle à se faire vacciner avec les produits déjà disponibles sur le marché. © Joël Saget D'ici l’arrivée du vaccin de Sanofi, le président du groupe appelle à se faire vacciner avec les produits déjà disponibles sur le marché. Question posée par Eliane, le 24 novembre.

Après le flop du vaccin français à l’hiver dernier, on le disait cet été en passe de prendre sa revanche : le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, avait annoncé son arrivée sur le marché pour le mois de décembre. Mais si la fin de l’année est bien arrivée, le vaccin Sanofi toujours pas. Vous nous avez donc interrogés sur l’avancée du Vidprevtyn, nom du produit développé par le groupe pharmaceutique en partenariat avec GSK.

Covid-19 : le vaccin Pfizer approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans par le régulateur européen

  Covid-19 : le vaccin Pfizer approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans par le régulateur européen Le vaccin de Pfizer contre le Covid-19 a été approuvé pour les enfants de 5 à 11 ans par le régulateur européen du médicament, a annoncé cette autorité, ouvrant la voie à une vaccination au sein de ce groupe d'âge dans l'Union européenne.Les effets secondaires ont été jugés "légers ou modérés". Ils peuvent durer quelques jours et peuvent se manifester sous la forme d'une douleur localisée à l'endroit de l'injection, d'une fatigue, de maux de tête, de douleurs musculaires ou d'un rhume.

Selon Sanofi, le timing avancé début juillet par Olivier Bogillot n’est pas compromis. «Le calendrier reste inchangé», se contente de commenter le groupe. A l’occasion d’un point presse sur la campagne vaccinale, mardi, le ministère de la Santé avait également évoqué la possibilité d’«une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle délivrée d’ici la fin de l’année» et «de premières doses livrées en janvier 2022», suggérant que ces éléments lui avaient été communiqués par le laboratoire.

A ce stade, l’étude de phase III des essais cliniques – qui a démarré en mai et doit évaluer l’efficacité et la tolérance (absence d’effets secondaires graves) – est toujours en cours. «Ses résultats seront publiés d’ici la fin de l’année», indique à CheckNews un représentant de Sanofi, qui ajoute : «Dès les résultats de phase III publiés, nous procéderons dans la foulée à la soumission réglementaire auprès des autorités réglementaires compétentes.»

VRAI OU FAKE. La cinquième vague de l'épidémie de Covid-19 prouve-t-elle que le vaccin est inefficace ?

  VRAI OU FAKE. La cinquième vague de l'épidémie de Covid-19 prouve-t-elle que le vaccin est inefficace ? Les hospitalisations augmentent bien moins vite que les contaminations et les vaccinés sont proportionnellement beaucoup moins hospitalisés que les non-vaccinés. Autant de signes de l'efficacité de la vaccination contre les formes graves de la maladie. Les raisons de la reprise de l'épidémie sont à chercher ailleurs. © Fournis par franceinfo Des contaminations qui repartent à la hausse, en France comme dans d'autres pays d'Europe. Des Etats qui imposent de nouvelles restrictions sanitaires à leur population, comme en Belgique ou aux Pays-Bas.

Evaluation en continu

Sanofi précise que l’Agence européenne du médicament (EMA) «examine en continu les données de [son] candidat vaccin». Celle-ci avait effectivement indiqué le 20 juillet que son comité des médicaments à usage humain (CHMP) venait d’entamer une évaluation en continu du vaccin de Sanofi Pasteur. Cette décision, précise l’agence, «est basée sur les résultats préliminaires des études de laboratoire (données non cliniques) et des premières études cliniques chez les adultes, qui suggèrent que le vaccin […] peut aider à protéger contre la maladie».

Principe de cette évaluation : consulter «les données au fur et à mesure qu’elles seront disponibles pour décider si les avantages l’emportent sur les risques» et juger de «la conformité du Vidprevtyn avec les normes européennes habituelles en matière d’efficacité, de sécurité et de qualité». Quatre autres vaccins font actuellement l’objet d’un tel examen : l’américain Novavax, le russe Sputnik, le chinois Sinovac, et le français Valneva depuis ce vendredi.

Biontech, J & J Travailler sur un vaccin spécifique OMICRON

 Biontech, J & J Travailler sur un vaccin spécifique OMICRON © Fourni par courrier quotidien MailonLine logo Un nouveau vaccin Covid-19 Fabriqué spécifiquement pour lutter contre la variante Omicron sud-africaine se trouve dans les travaux de deux fabricants de vaccins principaux. Biontech, une entreprise allemande qui s'est associée à Pfizer pour distribuer son vaccin, annoncée lundi matin, elle avait commencé à travailler sur un vaccin adapté à la recherche de la nouvelle variante.

Contactée par CheckNews, l’EMA refuse pour l’instant de commenter les données dont elle dispose au sujet du vaccin développé par Sanofi, mais précise que «l’examen continu se poursuivra jusqu’à ce que des preuves suffisantes soient disponibles pour une demande formelle d’autorisation de mise sur le marché». Demande «qui n’a pas encore été reçue». Interrogé sur la date envisagée pour le dépôt de cette demande, Sanofi ne nous a pas répondu.


Vidéo: Covid-19: la vaccination à domicile par les infirmières et en pharmacie sera majorée, annonce Olivier Véran (Le Figaro)

Production déjà lancée

Une fois que la demande formelle aura été faite, il faudra encore un peu de temps aux autorités pour valider le vaccin de l’alliance Sanofi-GSK. Si l’Agence européenne des médicaments indique qu’en temps normal une telle procédure prend jusqu’à 210 jours ouvrés, le délai devrait être considérablement raccourci, l’Europe ayant décidé de centraliser l’évaluation scientifique des demandes d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, ce qui permet d’économiser quelques semaines. «Bien que l’EMA ne puisse pas prédire les délais globaux, l’évaluation d’une éventuelle demande devrait prendre moins de temps que d’habitude en raison du travail effectué pendant la révision continue», souligne l’agence.

Covid-19 : le vaccin pour enfants de Pfizer disponible dans l'UE le 13 décembre

  Covid-19 : le vaccin pour enfants de Pfizer disponible dans l'UE le 13 décembre La production de la version pour enfants du vaccin anti-Covid-19 de Pfizer/BioNTech va s'accélérer et les doses seront disponibles dans l'UE le 13 décembre.La production de la version pour enfants du vaccin anti-Covid-19 de Pfizer/BioNTech va s'accélérer et les doses seront disponibles dans l'Union européenne le 13 décembre, a annoncé mercredi Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission européenne s'exprimait lors d'une conférence de presse à Bruxelles consacrée à l'évolution de la pandémie et à l'apparition du variant Omicron.

A titre d’exemples, les autorisations de mise sur le marché pour Pfizer-BioNTech et Moderna, demandées le 30 novembre 2020, avaient respectivement été approuvées par l’EMA le 21 décembre 2020 et le 6 janvier 2021. Dans la foulée, AstraZeneca a fait sa demande le 12 janvier, avant d’obtenir l’accord de l’EMA le 29 du même mois. Quatrième et dernier vaccin autorisé pour le moment, Janssen l’a été le 11 mars, après avoir été soumis à l’approbation des autorités européennes le 16 février.

Une fois que l’EMA s’est prononcée en faveur d’une autorisation, s’ensuit une validation par la Commission européenne. Si elle est délivrée par l’exécutif européen, l’AMM «est valable dans tous les Etats membres de l’Union européenne», sans que les agences des différents pays n’aient besoin de procéder à un nouvel examen. Ainsi, sur les vaccins anti-Covid précédemment autorisés, «après l’accord de l’EMA, il ne s’est passé que quelques heures avant la validation par la Commission», souligne l’ANSM. Puisque ces vaccins répondent à un contexte d’«urgence de santé publique», il s’agit d’une AMM conditionnelle, accordée pour un an renouvelable, sous réserve que les laboratoires fournissent des données complémentaires afin de confirmer le rapport bénéfice-risque positif de leurs vaccins. En France, une dernière étape devra être franchie avec l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS).

Vaccins anti-Covid : au Népal, «on n’a pas le choix, on prend ce qu’il y a»

  Vaccins anti-Covid : au Népal, «on n’a pas le choix, on prend ce qu’il y a» Le pays, qui peine à gérer la crise sanitaire en raison d’infrastructures de santé défaillantes, dépend de l’aide de ses voisins pour se procurer des vaccins anti-Covid.Au printemps et à l’été derniers, le monde avait les yeux rivés sur l’Inde, en prise à une deuxième vague mortifère. Les mêmes drames se sont pourtant joués dans son petit voisin himalayen, qui manquait de tout : de lits, de bouteilles d’oxygène, de médicaments, et même d’hôpitaux pour accueillir les malades, à défaut de pouvoir les soigner. Depuis le début de la pandémie, plus de 823 000 personnes ont été infectées et plus de 11 500 en sont mortes, sur une population de 28 millions.

D’ici à ce que son vaccin soit autorisé, Sanofi argue avoir pris de l’avance en commençant à mettre de côté des doses. «Nous n’avons pas attendu les résultats de la phase III et les approbations réglementaires pour commencer à produire, explique à CheckNews le représentant du laboratoire. Nous avons déjà lancé la production de notre vaccin pour répondre immédiatement à la demande une fois celui-ci approuvé.»

Vaccination de rappel

Seule certitude donc : le vaccin de Sanofi arrivera avec au moins un an de retard sur ses rivaux. Au début de la course aux vaccins, le français s’était lancé dans deux projets de vaccins recourant à des technologies distinctes. Celui à base d’ARN messager (ARNm) a été récemment abandonné, la même technologie étant utilisée par Pfizer-BioNTech ainsi que Moderna. «Il y a tout lieu de s’attendre à ce que des quantités suffisantes de vaccins à ARNm contre le Covid-19 soient désormais disponibles», écrit Sanofi sur son site. L’ultime candidat vaccin du laboratoire français comprend un adjuvant à base de protéine recombinante, une technologie ayant déjà servi à développer l’un de ses sérums contre la grippe saisonnière.

L’un des enjeux est que ce vaccin démontre son efficacité lorsqu’il est administré en tant que booster d’une primo-vaccination reposant sur un autre vaccin. En effet, il a principalement vocation à être employé dans le cadre des campagnes de rappel, désormais ouvertes en France à tous les majeurs vaccinés. Au vu de ce «besoin exprimé par les gouvernements», le groupe Sanofi Pasteur fait donc savoir qu’il a «proactivement lancé une étude sur la vaccination de rappel», «en parallèle de l’étude de phase III». Ce travail, détaille son représentant à CheckNews, va permettre de mesurer la capacité du vaccin à «fournir une forte réponse immunitaire lors de vaccinations de rappel, quelle que soit la plate-forme utilisée en primo-vaccination : ARN messager ou adénovirus [technologie employée pour les vaccins d’AstraZeneca et Janssen, ndlr]. Là aussi, les données sont attendues avant la fin de l’année».

Vaccin anti-Covid : le rappel de Pfizer autorisé dès 16 ans aux États-Unis

  Vaccin anti-Covid : le rappel de Pfizer autorisé dès 16 ans aux États-Unis Jeudi, les autorités sanitaires américaines ont encore baissé l'âge minimal pour recevoir la 3e dose, alors que le variant Omicron se propage dans le pays.La demande d'autorisation en urgence avait été déposée par Pfizer-BioNTech il y a moins de deux semaines. D'après la publication de données par l'entreprise, une dose de rappel devrait se révéler cruciale pour combattre Omicron. Cette dose ne peut être reçue qu'au minimum six mois après la première série d'injections, a annoncé l'Agence américaine des médicaments (FDA). Le vaccin de Pfizer est le seul autorisé aux Etats-Unis en dessous de 18 ans, dès 5 ans pour les deux premières piqûres.

Consolidation des anticorps

En mai, Sanofi avait mis en avant les premiers résultats issus de la phase II des essais cliniques, qui se voulaient encourageants quant au niveau de protection conféré par le vaccin. Le groupe avançait alors qu’une vaccination avec son produit s’accompagnait de «la production de concentrations élevées d’anticorps neutralisants chez les adultes, toutes tranches d’âge confondues, avec des taux de séroconversion [phase d’apparition des anticorps, ndlr] compris entre 95% et 100%».

Aujourd’hui, le laboratoire estime par ailleurs que son vaccin renforcerait «très significativement les réponses immunitaires générées par la première vaccination» et qu’il consoliderait «les anticorps neutralisants préexistants contre les quatre principaux variants préoccupants du Sars-CoV-2 (alpha, bêta, gamma et delta).» Mais en l’absence de chiffres précis issus d’études, ces affirmations restent impossibles à étayer.

Reste que d’ici l’arrivée de ce vaccin tant attendu, le président de Sanofi France appelle à se faire vacciner avec les produits déjà disponibles sur le marché. Dans un message posté en août sur le réseau social LinkedIn, Olivier Bogillot enjoignait les Français à ne pas attendre car cela «ne fait qu’augmenter le risque et prolonger la circulation du virus. Les vaccins autorisés par les autorités sanitaires sont sûrs et efficaces».

Premiers résultats « prometteurs » pour un vaccin à ARN messager contre le sida .
La technologie du vaccin à ARN messager pourrait bien s’avérer utile contre d’autres maladies.Un vaccin utilisant la technologie de l’ARN messager, la même que certains vaccins contre le Covid-19, mais cette fois contre le sida, a montré de premiers résultats prometteurs chez les animaux, ont annoncé des chercheurs ce jeudi 9 décembre.

usr: 1
C'est intéressant!