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France Nouveaux variants, fin de la 5e vague... Ce que dit le dernier avis de Conseil scientifique

15:35  21 janvier  2022
15:35  21 janvier  2022 Source:   lexpress.fr

VRAI OU FAKE. Covid-19 : faut-il laisser circuler le variant Omicron pour en finir au plus vite avec la crise sanitaire ?

  VRAI OU FAKE. Covid-19 : faut-il laisser circuler le variant Omicron pour en finir au plus vite avec la crise sanitaire ? Si le variant Omicron semble laisser entrevoir une porte de sortie de la crise du Covid-19, les épidémiologistes restent prudents et déconseillent de favoriser la circulation du virus, tant que la couverture vaccinale de la population n'est pas maximale.Sur les sept derniers jours, Santé publique France a enregistré 287 604 nouveaux cas de Covid-19 et 2 219 nouvelles hospitalisations par jour en moyenne sur le territoire. Dans son point épidémiologique hebdomadaire du 6 janvier, l'agence nationale de santé publique note en effet une "accélération extrêmement marquée de la circulation du Sars-CoV-2 liée à la progression très rapide du variant Omicron".

Le Conseil scientifique a rendu un avis sur la gestion de la pandémie jeudi, avant les annonces du gouvernement, prédisant une possible décrue en mars ou avril à l'hôpital.

Si le début de la fin de la cinquième vague pourrait arriver d'ici mars ou avril, l'émergence de nouveaux variants résistants restent très difficile à anticiper (Photo by David Talukdar / NurPhoto / NurPhoto via AFP) © NurPhoto via AFP Si le début de la fin de la cinquième vague pourrait arriver d'ici mars ou avril, l'émergence de nouveaux variants résistants restent très difficile à anticiper (Photo by David Talukdar / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Fin du port du masque en extérieur et du télétravail obligatoire, réouverture des discothèques et retour des concerts debout... Les restrictions sanitaires pour lutter contre la pandémie en France vont être réduites progressivement au cours du mois de février, selon des annonces de Jean Castex jeudi soir. L'exécutif fait face à une situation paradoxale : si le nombre de cas positifs continue à augmenter - et à battre des records à plus de 300 000 contaminations quotidiennes sur la moyenne des sept derniers jours -, la pression sur les services de réanimation tend à décroître.

Coronavirus : Comme l'avancent les experts, « le scénario du pire » s’éloigne-t-il vraiment ?

  Coronavirus : Comme l'avancent les experts, « le scénario du pire » s’éloigne-t-il vraiment ? Selon Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du Conseil scientifique, « le scénario du pire s’éloigne » et « la décrue a commencé » © /SIPA Des médecins dans un hôpital s'occupant de malades du Covid-19 (illustration).

"On va entrer dans une période contrastée", a résumé jeudi, dans un avis paru peu avant les annonces du gouvernement, le Conseil scientifique, qui conseille l'exécutif dans la gestion de la crise. Il aborde également dans ce document les prévisions concernant Omicron et ses répercussions sur l'hôpital, ainsi que la possible émergence de nouveaux variants.

  • Des hôpitaux toujours sous tension jusqu'à mi-mars

Les admissions à l'hôpital commencent à décroître, mais la pression ne va néanmoins pas s'embellir tout de suite. Les spécialistes du Conseil scientifique jugent que "la 5ème vague liée au variant Omicron demeure à un niveau très élevé au niveau national avec un regain épidémique possiblement lié à la reprise de la vie scolaire" et "son impact sur le système de soins va se poursuivre durablement jusqu'à mi-mars 2022."

« On peut espérer qu’il n’y aura bientôt plus de saturation des hôpitaux », estime Antoine Flahault

  « On peut espérer qu’il n’y aura bientôt plus de saturation des hôpitaux », estime Antoine Flahault Pour l’épidémiologiste, « il est presque certain » que la vague Omicron ne sera pas la dernière. En revanche, notre résistance au virus, considérablement accrue par les doses de vaccin et les contaminations, pourrait éviter le développement de formes graves et l’engorgement des systèmes hospitaliers.« L’Obs » s’est entretenu avec l’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de Santé globale à l’université de Genève, pour savoir si on pouvait espérer une véritable amélioration de la situation sanitaire et l’allégement des restrictions dans les prochaines semaines.

Selon leurs projections, le système de santé pourra tenir "seulement si la réduction des contacts et la conservation des gestes barrières se poursuivent durant les semaines qui viennent". Et les scientifiques insistent : "Ce double message d'espoir et de prudence doit être porté collectivement." La conservation de gestes barrières est donc de mise pour le Conseil scientifique qui conseille également de poursuivre la stratégie de dépistage de masse et d'appliquer à nouveau la stratégie du "Tester, Alerter, Protéger". Sans oublier la poursuite de la campagne de la dose de rappel et sans exclure la possibilité d'injecter une quatrième dose.

L'application du passe vaccinal, voté en début de semaine par le parlement, "devrait également permettre d'augmenter la primo-vaccination chez les non-vaccinés en particulier à risque", précise l'avis.

  • Surveiller l'évolution de l'épidémie chez les enfants

Dans son avis, le Conseil scientifique fait aussi le point sur la situation chez les populations à risques et particulières, comme les enfants qui n'ont jamais été aussi nombreux à entrer à l'hôpital pour Covid-19. Selon les données, on compte aujourd'hui 820 cas d'enfants présentant un syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) en France, dont 744 imputables au virus.

Cinquième vague de Covid-19 : les raisons d’espérer, celles de rester prudent

  Cinquième vague de Covid-19 : les raisons d’espérer, celles de rester prudent Le porte-parole du gouvernement se montre « optimiste » sur l’évolution de la pandémie. Pourtant, 300 000 cas sont dépistés chaque jour et les hôpitaux restent sous tension. « Il y a des raisons d’être optimiste », a déclaré mardi 18 janvier le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur CNews.

Il n'y a en revanche "pas d'afflux massif et les chiffres d'admission sont stables chez les 0-9 ans depuis le 11 janvier. Par ailleurs, le pic d'admissions pour les bronchiolites (infection VRS) est passé, avec des admissions en pente descendante pour le VRS", soulignent les scientifiques qui concluent que "le variant Omicron a infecté un très grand nombre d'enfants au cours des 15 derniers jours. Le suivi de ces enfants à court terme est important pour surveiller la survenue éventuelle de PIMS (syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique). L'inquiétude reste modérée".

En revanche, l'impact de la pandémie sur la santé mentale des enfants et des adolescents "reste majeur". "Le nombre de passages aux urgences pour gestes suicidaires pour les moins de 15 ans reste globalement élevé comparativement aux deux années précédentes (avec des pics à + 40%),de même pour les troubles de l'humeur", note l'avis qui alerte sur cette situation et souligne l'importance de rester "attentif" aux élèves les plus fragiles compte tenu de la difficile situation à l'école "du fait de la forte circulation du virus et par conséquent du très grand nombre d'enfants contaminés" et de classes fermées.

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 Ces 3 choses aideront à aplatir la courbe d'Omicron, explique la tête de la Tableau scientifique de l'Ontario alors que l'Ontario poursuit sa bataille avec la variante Omicron, avec les récentes limites de collecte des et les restrictions de capacité en vigueur, beaucoup ont été laissées à nous demander ce qui peut nous aider Obtenez à travers cette vague plus rapide.

  • Le début de la fin en mars-avril ?

Hausse de l'immunité collective grâce à Omicron, large couverture vaccinale... Les signes d'une amélioration de l'épidémie en France se dessinent et pourraient même annoncer le début de la fin de la cinquième vague dès mars-avril. Toutefois, le Conseil scientifique alerte sur la possibilité de l'émergence d'un nouveau variant, "très difficile à anticiper".

Trois scénarios sont alors possibles selon l'avis des experts : celui d'un nouveau variant très transmissible mais encore moins sévère ; celui d'un variant se rapprochant des variants antérieurs en termes de sévérité ; ou encore celui d'un variant qui échapperait au vaccin. "Dans tous les cas, les capacités des systèmes de surveillance, épidémio-clinique afin de définir très rapidement les caractéristiques du nouveau variant seront essentielles. Elles doivent donc être anticipées et préparées", prévient le document.

Si le vaccin joue un rôle déterminant dans la réponse à l'épidémie, le conseil scientifique souligne néanmoins que la stratégie "ne peut être exclusivement basée sur la vaccination, en tout cas avec les vaccins actuels. La gestion récente de la vague Omicron a bien montré qu'avec un variant à très haute transmissibilité, il est nécessaire de limiter le niveau de circulation virale, en s'appuyant sur une baisse limitée mais significative des contacts et une optimisation individuelle des mesures de protection. Un plus faible niveau de circulation virale peut probablement également contribuer à limiter l'émergence de nouveaux variants."


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Sur Franceinfo, le président du Conseil scientifique estime qu’il y a un « avant et un après Omicron ».« Le variant Omicron c’est une autre histoire » que les premières versions du virus, « on a un avant et un après », a-t-il dit. En effet, « c’est un virus plus transmissible mais nettement moins sévère, nettement moins sévère », a-t-il souligné. « Donc ça veut dire que dans notre logiciel, on doit changer ».

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