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France Pourquoi une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 est écartée pour l’instant en France

03:23  28 janvier  2022
03:23  28 janvier  2022 Source:   nouvelobs.com

Le Covid "loin d'être terminé", livraisons de Novavax en France... Le point sur la pandémie

  Le Covid La pandémie de Covid-19 "est loin d'être terminée", a averti ce mardi le directeur général de l'OMS, mettant en garde contre l'idée que le variant Omicron est bénin. © afp.com/Prakash SINGH La pandémie de Covid-19 C'est une mise en garde contre tout relâchement. La pandémie de Covid-19 "est loin d'être terminée", a averti ce mardi le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

  Pourquoi une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 est écartée pour l’instant en France © Copyright 2021, L'Obs

Alors que la vague Omicron continue de faire exploser le nombre de contaminations en Europe et dans le monde et que les services hospitaliers sont encore en tension notamment en France, l’hypothèse de l’administration d’un second rappel du vaccin contre le Covid-19 – qui, dans les faits, serait le plus souvent une quatrième dose – fait débat.

Plusieurs pays l’ont déjà ouverte pour les populations les plus âgées ou les plus vulnérables comme Israël, le Chili, la Hongrie, le Danemark ou encore l’Espagne. « L’Obs » fait le point sur les principales raisons qui jouent en défaveur de ce second rappel dans l’Hexagone.

Covid-19 : Hospitalisations en hausse, réanimations en reflux

  Covid-19 : Hospitalisations en hausse, réanimations en reflux Les services de soins critiques, qui accueillent les cas les plus graves, comptent 3.842 malades du Covid-19 © SYSPEO/SIPA Préparation d'une dose de vaccin de Covid-19 au Centre de vaccination à la gare maritime, sur l'esplanade de la Pantiero, à Cannes. EPIDEMIE - Les services de soins critiques, qui accueillent les cas les plus graves, comp Des hospitalisations et des contaminations pour Covid-19 toujours en hausse mais le nombre de patients dans les services de soins critiques continue de légèrement baisser, selon les chiffres officiels diffusés ce jeudi soir.

    Avis défavorable (pour l’instant) d’une instance spécialisée

Pour le Conseil d’Orientation de la Stratégie vaccinale (COSV), une quatrième dose de vaccin anti-Covid n’est pas justifiée à ce stade. Dans un avis daté du 19 janvier, cette instance consultative saisie par le gouvernement sur la question, a cité des « données disponibles [qui] n’appellent pas actuellement à la mise en place d’un second rappel vaccinal ». Seule exception, les « personnes sévèrement immunodéprimées, pour qui le COSV a d’ores et déjà recommandé l’injection systématique d’une seconde dose de rappel ».

Politiques vaccinales : qui « emmerde » qui ?

Le COSV estime que les données actuelles ne montrent pas de « bénéfice individuel significatif » et présentent un intérêt collectif « tout autant limité à court terme » puisqu’un deuxième rappel ne concernerait actuellement qu’une « cible restreinte à environ trois millions de personnes ». Le conseil s’inquiète par ailleurs que cette ouverture ait « un effet contre-productif » puisqu’elle pourrait être « interprétée comme un signal d’inefficacité de la vaccination par l’opinion ».

Coronavirus-L'UE doit se préparer pour la quatrième dose de vaccin, si nécessaire-Kyriakides

  Coronavirus-L'UE doit se préparer pour la quatrième dose de vaccin, si nécessaire-Kyriakides SANTE-CORONAVIRUS/UE (PHOTO):Coronavirus-L'UE doit se préparer pour la quatrième dose de vaccin, si nécessaire-Kyriakides par Francesco Guarascio BRUXELLES, 21 janvier (Reuters) - La commissaire européenne à la Santé a demandé vendredi aux ministres de la Santé de l'Union européenne de se préparer à une nouvelle campagne de vaccination pour une quatrième dose contre le COVID-19, dès que les données médicales en montreront la nécessité.

Pour l’heure, l’instance écarte cette possibilité tout en précisant qu’elle pourrait revoir sa position si les données scientifiques évoluent.

    Pas de retour de la Haute Autorité de Santé

Saisie par le gouvernement sur la question de la quatrième dose, la Haute Autorité de Santé n’a, pour l’heure, pas rendu d’avis sur la question.


Vidéo: Variant Omicron : "Il est beaucoup plus contagieux, mais il n'est pas plus virulent" (France 24)

La présidente de la commission technique vaccination à la HAS, Elisabeth Bouvet, soulignait le 15 janvier dernier sur Franceinfo qu’il n’est pas « du tout sûr qu’on aura besoin d’une quatrième dose » un jour. « Nous n’avons pas de données, actuellement, qui nous permettent de justifier cette mesure », avait-elle expliqué.

    Le président du Conseil scientifique dubitatif

Même prudence chez Jean-François Delfraissy : sur Franceinfo mardi, le président du Conseil scientifique a rappelé que le vaccin contre le Covid-19 est « comme certains vaccins par certains côtés », mais c’est « un vaccin qui est une forme, un peu, de vaccin médicament, puisque, en fait, il protège contre les formes sévères et contre les formes graves ». « Je rappelle qu’on a dix fois plus de chances de se retrouver en réanimation si on n’est pas vacciné », a-t-il souligné.

CoVid Vaccin: un traitement médical courant pourrait inhiber le vaccin Covid Warns Expert

 CoVid Vaccin: un traitement médical courant pourrait inhiber le vaccin Covid Warns Expert © Getty Chimiothérapie Les traitements du cancer peuvent affaiblir le système immunitaire, réduisant l'impact d'une vaccination Covid. Selon Saranya Chumsri, MD, Haematologue et oncologue du Centre de cancérologie de la clinique Mayo, et dirigez l'auteur de la nouvelle étude. Ceci s'applique non seulement à la chimiothérapie, mais également à un nouveau type de traitement du cancer qui aurait été jugé aussi dommageable pour le système immunitaire.

Vaccination des enfants : « En brandissant l’intérêt général, les autorités ont fait preuve d’arrogance »

Pourtant, si « le vaccin contre le Covid a une action formidable », elle est « limitée dans le temps et sur la transmission », a-t-il rappelé. « Faut-il une quatrième dose pour les plus anciens, comme moi par exemple, qui a été vacciné avec une troisième dose au mois de septembre ? On ne le sait pas », a-t-il admis.

Jean-François Delfraissy a toutefois cité des données relevées notamment dans des Ehpads à Lille, chez des patients vaccinés au mois de septembre : « Il y a une profonde diminution de l’immunité mesurée sur les niveaux d’anticorps neutralisants, début janvier, ce qui suggère qu’il y a bien une baisse », a-t-il expliqué.

    Le cas d’Israël

Le scientifique s’est par ailleurs agacé du manque de transparence de la part d’Israël, qui a ouvert l’administration de la quatrième dose début janvier aux personnes de plus de 60 ans. « Les Israéliens ont décidé une campagne de vaccination de quatrième dose sur des données scientifiques qu’on a du mal à avoir », a-t-il déploré, soulignant que « ce sont les Israéliens qui ne les donnent pas », et non les laboratoires, tout en précisant en ignorer la raison. « Les données scientifiques pour appuyer cette quatrième dose en Israël ne sont pas aussi évidentes que ça », a-t-il insisté.

« Maintenant que je suis vaccinée, je veux qu’on arrête de m’emmerder »

Mercredi, la couverture a été étendue à toute la population israélienne de plus de 18 ans, le gouvernement mettant en valeur de premiers résultats encourageants.

Selon le ministère de la Santé israélien, l’administration d’une quatrième dose du vaccin Pfizer permet de multiplier de 3 à 5 fois les anticorps par rapport à la troisième dose et va réduire le nombre de contaminations.

Le 17 janvier, un hôpital de Tel-aviv avait toutefois observé que si l’administration d’une quatrième dose des vaccins Pfizer ou Moderna permet de multiplier les anticorps, elle s’avère « moins » efficace pour lutter contre le variant Omicron, devenu majoritaire en Europe, n’offrant « qu’une défense partielle contre le virus ».

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Le vaccin Le vaccin contre le "Pan-Coronavirus" de l'armée américaine, qui devrait être efficace contre toutes les souches du virus - actuelle et future - a commencé les essais humains. ABC News indique que le tir a montré une promesse lors d'essais initiaux chez les singes et a maintenant commencé à être testé chez les personnes.

usr: 1
C'est intéressant!