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France Que peut devenir la Nuit debout ?

11:40  08 avril  2016
11:40  08 avril  2016 Source:   lemonde.fr

Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés

  Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés Les forces de l'ordre ont procédé à une nouvelle évacuation, samedi matin, de manifestants qui occupaient la place de la République à Paris pour s'opposer à la loi Travail, au deuxième jour de l'opération «Nuit Debout». Un appel à un nouveau rassemblement samedi après-midi a été lancé. Pour la deuxième nuit consécutive, la place de la République à Paris a accueilli les «indignés» à la française. Vendredi, un nouvel appel avait été lancé à un rassemblement sur la place parisienne tout au long de la nuit, à l'image de l'occupation de la veille, dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail.

» Pour eux, la Nuit debout couvait depuis longtemps, proche de mouvements apparus en Espagne en 2011 puis en Grèce en 2013. « Il a fallu du temps » Que doit devenir la Nuit debout ? Jules pense que « c’est déjà une victoire d’être là ». Mais ce ne sera pas suffisant pour Marie, qui espère un vrai

Et maintenant, que va devenir La Nuit debout ? Faute de boule de cristal, on peut néanmoins tenter de comprendre le mouvement en le comparant à d’autres rassemblements similaires mais aussi à des mouvements revendicatifs plus traditionnels avec nos trois invités : Jean-Pierre Mercier, délégué

AG de la 8e Nuit debout, le 7 avril, place de la République, Paris. © Karim El Hadj pour Le Monde AG de la 8e Nuit debout, le 7 avril, place de la République, Paris.

Armé désormais d’une «Radio debout» et d’une «TV debout», le mouvement Nuit debout occupe la place de la République, à Paris, depuis le 31mars, dans la foulée d’une manifestation contre la loi Travail. Les occupations de places se multiplient également dans de nombreuses villes de France et à Bruxelles. Quelle sera l’issue de ce mouvement et qu’espèrent les participants? Nous leur avons posé la question.

Philippe: «Inventer une nouvelle forme de collectif»

Philippe, militant politique. © Karim El Hadj pour Le Monde Philippe, militant politique.

Philippe, la soixantaine, est venu à la Nuit debout avec Laure. Tous deux ne sont pas vraiment d’accord avec nos questions. «Pourquoi faudrait-il que ça devienne un parti? Vous pensez vraiment que c’est le plus intéressant?» Pour eux, la Nuit debout couvait depuis longtemps, proche de mouvements apparus en Espagne en2011 puis en Grèce en2013. «Il a fallu du temps pour que cela arrive chez nous, mais maintenant c’est là, pour plusieurs raisons, et d’abord le ras-le-bol après cinq années Hollande», analyse Philippe. «Mais je crois aussi que les gens n’ont pas supporté de se faire confisquer l’émotion d’après les attentats, surtout par des types qui ne nous rassurent pas du tout.»

Chantal Goya : « Au début, je trouvais ça étrange »

  Chantal Goya : « Au début, je trouvais ça étrange » Chantal Goya explique pourquoi elle a toujours fait chambre à part avec son époux Jean-Jacques DeboutCette année, le couple que forment Jean-Jacques Debout et Chantal Goya célèbrera ses cinquante ans de mariage. Des noces d’or qui s’accompagnent d’un tout nouveau spectacle (Les aventures fantastiques de Marie-Rose) que Chantal balade aux quatre coins du pays depuis maintenant quelques mois.

Florian Philippot est revenu sur la mobilisation de militants de " Nuit debout " qui l’ont empêché de donner une conférence à l’ESCP, ce mercredi sur BFMTV.

Последние твиты от Nuit Debout (@ nuitdebout ). # NuitDebout #GlobalDebout - La situation est excellente ! # NuitDebout #GlobalDebout - La situation est excellente ! Où disperserons-nous les cendres du vieux monde ? Partout.

Eloïse: «J’aimerais que ça devienne vraiment quelque chose»

Eloïse, professeure de physique chimie au collège. © Karim El Hadj pour Le Monde Eloïse, professeure de physique chimie au collège.

Eloïse est professeure de physique chimie dans un collège. Elle arpente la place de la République avec un panneau annonçant «Sciences Debout: posez-moi vos questions». Pourquoi cette démarche? «Parce que la science est à tout le monde», sourit-elle. Avec ce vaste espoir de réappropriation (de l’espace, de la parole et du pouvoir) qu’incarne la Nuit debout, Eloïse ne voit pas pourquoi sa discipline resterait «cantonnée dans un laboratoire», victime d’une image élitiste. La suite du mouvement? Comme nombre de participants, elle préfère laisser venir, mais espère au moins quelque chose, «pas comme en Espagne», où le mouvement des Indignés, en2011, a abouti à la création d’un parti politique, Podemos.

Nouvelle journée de mobilisation en France contre la loi travail

  Nouvelle journée de mobilisation en France contre la loi travail Les opposants à la loi travail maintiennent la pression sur le gouvernement : salariés, étudiants et lycéens s'apprêtent à battre le pavé samedi, avec l'espoir d'amplifier encore leur mobilisation malgré les vacances scolaires.Des syndicats de salariés, d'étudiants et de lycéens appellent à une nouvelle mobilisation, samedi 9 avril, pour obtenir le retrait du projet de réforme du code du travail, malgré les modifications apportées cette semaine en commission parlementaire. Plus de 200 manifestations et rassemblements sont prévus partout en France, à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, Fidl), qui s'attend à une "mobilisation impor

Entretien avec Etienne Chouard réalisé le 7/04/16 à Nantes Question: Que penses-tu du mouvement Nuit Debout ?

Dans cette deuxième partie de "Politique", Gaël Brustier, chercheur en sciences politique au Cevipol et Dominique Reynie, conseiller régional (LR) de Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, reviennent sur l’actualité politique de la semaine et notamment sur le mouvement " Nuit debout " contre la loi travail

Bertrand: «Peut-être que ça ne donnera rien»

Bertrand consigne dans un carnet les idées pour une nouvelle constitution. © Karim El Hadj pour Le Monde Bertrand consigne dans un carnet les idées pour une nouvelle constitution.

Bertrand, cheveux longs en chignon, ne donne pas son vrai prénom. Assis devant un panneau «assemblée constituante», il a formé un cercle avec plusieurs participants dont il note les idées sur un carnet. «On s’entraîne à écrire la constitution, simplement pour se rendre compte qu’on peut le faire nous-même», explique-t-il. «Mais peut-être que cela ne donnera rien.» La Nuit debout, c’est donc surtout l’ouverture d’un espace de dialogue, une respiration. «Les gens échangent, on essaie d’imaginer comment on pourrait mieux faire circuler le pouvoir dans la société, et le garantir dans la constitution.» Le thème du moment: «Place et répartition du travail».

Abdel: «Un lieu central pour diffuser une pratique militante»

Paris : un homme chute de la statue de la République en marge de Nuit debout

  Paris : un homme chute de la statue de la République en marge de Nuit debout Agé d'une quarantaine d'années selon les pompiers, il a chuté vendredi soir d'une hauteur de trois mètres. Il a été hospitalisé en «urgence absolue». Il n'était pas établi qu'il participait effectivement au mouvement débuté il y a plus d'une semaine. Ce n'est toutefois pas la première fois qu'un drame similaire a lieu.Un homme a été gravement blessé dans la nuit de vendredi à samedi en chutant de la statue ornant la place de la République à Paris, cadre de l'opération Nuit debout, a indiqué la préfecture de police, tout en appelant à la prudence. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années selon les pompiers, a chuté d'une hauteur de trois mètres environ.

Après un petit passage à Nuit Debout où nous avons réalisé quelques interviews (prochainement disponibles), une jeune militante de gauche a accepté le débat. Dans l'extrait de cette vidéo, il est question de gauche, de droite, de démocratie, de monarchisme, de fascisme, d'argent, de pouvoir .

Rassemblement de Nuit Debout à la place de la République. RT : Donc, pour vous, la « Nuit Debout » ne risque pas d’être une nouvelle Révolution française ? J.P. : Non, je pense que ça sera une forme de simulacre de révolution mais alors vraiment très, très éloigné de ce que peut être une

Abdel, militant politique. © Karim El Hadj pour Le Monde Abdel, militant politique.

Abdel, les AG, ça ne l’intéresse pas trop. Pour lui, la Nuit debout est un point de départ, un lieu de ralliement «pour partir faire des actions». Le mouvement a donc un intérêt stratégique, car elle fédère tous les mécontents. Ensuite, «j’ai peu d’espoir que cela aboutisse, car tout cela peut facilement être récupéré», déplore-t-il.

Camille et Camille: «Une libération de la parole»

Camille, syndicaliste, et Camille, surveillante dans un établissement scolaire. © Karim El Hadj pour Le Monde Camille, syndicaliste, et Camille, surveillante dans un établissement scolaire.

Comme beaucoup, ces deux jeunes ne donnent pas leur nom. À la place, ils lancent en riant «Camille!». Surnom générique que se donnent aussi les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, car tout le monde peut s’appeler Camille, les filles comme les garçons. Camille au féminin trouve les AG un peu vaines, ces palabres qui durent des heures et qui n’embêtent personne. Mais la «place» est prise, et c’est peut-être le début de quelque chose de grand.

«La place peut devenir un point de ralliement pour faire des choses concrètes», explique-t-elle. Comme quoi? «Prolonger le mouvement lycéen» qui s’est formé contre la loi travail. «Les faire chier, vraiment, au lieu de rester assis là, à discuter entre nous.» Camille au masculin n’a rien contre les AG, lui qui est syndiqué à SUD-Education et a l’habitude des réunions militantes. «Ce n’est pas incompatible, ça peut aussi déboucher sur du concret», explique-t-il. «C’est déjà une libération de la parole».

Nuit Debout : la place de la République évacuée, reprise du mouvement ce soir

  Nuit Debout : la place de la République évacuée, reprise du mouvement ce soir Au centre de la place de la République, où l'on a bouclé ce lundi matin une onzième « Nuit Debout », une centaine de CRS a évacué ce lundi matin le lieu emblématique des combats des de « Nuit-deboutistes ». Dans le calme, à partir de 5h30, ils ont demandé aux manifestants présents -quelques dizaines- de démonter les tentes encore présentes et de quitter les lieux. « En

« Nuit debout » semblait être ce mouvement tant attendu pour dire non à tout ce qui ne « va pas ». Il rassemble tous ceux qui, de bonne foi, veulent que « Nuit debout » aurait surgi de la projection d’un film militant « Merci patron » de François Ruffin, le 23 février. Les spectateurs auraient constitué un

Un mois et demi après son lancement Place de la République à Paris, le mouvement " Nuit Debout " ambitionne de franchir les frontières de l'Hexagone. "Global Debout " : c'est le nom de la mobilisation que ses promoteurs voudraient désormais voir devenir internationale.

Hicham: «J’ai envie d’être résolument optimiste»

Hicham, salarié dans la publicité. © Karim El Hadj pour Le Monde Hicham, salarié dans la publicité.

Hicham travaille dans la publicité. Il a pris une semaine de congé pour pouvoir venir place de la République quand bon lui semble, pour soutenir le mouvement. «On n’espérait plus que cela arriverait en France, et puis avec la loi El Khomri, c’est parti», se réjouit-il. «J’ai envie d’être résolument optimiste. Le mouvement commence à être relayé, des Nuits debout se créent ailleurs en France et à l’étranger. Il y a des chances que l’on soit pris au sérieux.»

Emmanuelle, Marie, Greg, Chloé et Jules: «Leur montrer qu’on n’est pas seulement des branleurs»

De gauche à droite : Marie, Greg, Chloé, Emmanuelle, étudiants, et Jules, vidéaste. © Karim El Hadj pour Le Monde De gauche à droite : Marie, Greg, Chloé, Emmanuelle, étudiants, et Jules, vidéaste.

Un petit groupe partage une bouteille de vin blanc adossé au socle de Marianne, devant les bougies éteintes du mémorial des attentats de janvier puis de novembre2015. Les rôles sont inversés pendant quelques secondes: «C’est quoi la Nuit debout, en une phrase, pour vous?», nous demande Chloé. Ils consignent les réponses des passants dans un petit carnet.

Tous sont étudiants, sauf Jules, vidéaste sur Youtube. Emmanuelle étudie la Révolution en cours d’histoire, en prépa littéraire. «Je pense qu’on a une fierté militante en France. On nous a enseigné depuis l’enfance qu’on était des résistants, des râleurs, des soixante-huitards. Si on n’était pas fiers de ça, on ne serait pas dehors aujourd’hui.» Marie est un peu dubitative: «Moi, je crois plutôt que notre réputation de râleurs vient du fait que les politiques ne nous écoutent jamais. Rien ne change, alors on continue à râler.»

Tous s’accordent à dire que le système politique est en panne. «Ça ne veut plus rien dire» commence Jules. «Les mecs s’élisent tout seuls! L’abstention est tellement élevée.» Chloé, étudiante en école d’infirmière, surenchérit: «Les gens qui nous représentent n’ont pas conscience de ce que l’on est. On a avancé trop vite par rapport à eux.» Que doit devenir la Nuit debout? Jules pense que «c’est déjà une victoire d’être là.» Mais ce ne sera pas suffisant pour Marie, qui espère un vrai changement politique, et surtout, un changement de regard sur la jeunesse: «J’espère que le mouvement va avoir un impact national, qu’on pourra leur montrer qu’on est pas seulement des branleurs assis place de la République.»

La bouche de métro au centre de la place de la République. © Karim El Hadj pour Le Monde La bouche de métro au centre de la place de la République.

Nuit debout : la parole à Varoufakis, pas à Finkielkraut .
Plusieurs personnalités se sont rendues auprès du mouvement Nuit debout, samedi, à Paris. L'ex-ministre grec Yanis Varoufakis, y a reçu un accueil bienveillant, tandis que le philosophe Alain Finkielkraut a suscité des réactions houleuses.Si, chaque jour, des personnalités politiques et médiatiques se rendent place de la République, à Paris, où s’est installé depuis le 31 mars le mouvement Nuit debout, ce fut samedi 16 avril au tour de l'ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, d'apporter son soutien aux participants, obtenant comme chaque volontaire sur place le droit de s'exprimer quelques minutes devant la foule. Jean bleu et blouson de cuir noir, l'ex-mini

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C'est intéressant!