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France Nuit Debout : la place de la République évacuée, reprise du mouvement ce soir

11:40  11 avril  2016
11:40  11 avril  2016 Source:   leparisien.fr

Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés

  Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés Les forces de l'ordre ont procédé à une nouvelle évacuation, samedi matin, de manifestants qui occupaient la place de la République à Paris pour s'opposer à la loi Travail, au deuxième jour de l'opération «Nuit Debout». Un appel à un nouveau rassemblement samedi après-midi a été lancé. Pour la deuxième nuit consécutive, la place de la République à Paris a accueilli les «indignés» à la française. Vendredi, un nouvel appel avait été lancé à un rassemblement sur la place parisienne tout au long de la nuit, à l'image de l'occupation de la veille, dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail.

Le Parisien: Place de la République (Paris), le 9 avril dernier. Des centaines de personnes se réunissent chaque soir place de la République pour débattre. © (LP/Olivier Corsan) Place de la République (Paris), le 9 avril dernier. Des centaines de personnes se réunissent chaque soir place de la République pour débattre.

Au centre de la place de la République, où l'on a bouclé ce lundi matin une onzième « Nuit Debout », une centaine de CRS a évacué ce lundi matin le lieu emblématique des combats des de « Nuit-deboutistes ». Dans le calme, à partir de 5h30, ils ont demandé aux manifestants présents -quelques dizaines- de démonter les tentes encore présentes et de quitter les lieux. « En respect de l'accord avec les manifestants » qui courait jusqu'au 11 avril, a réagi, entre autres, la ministre de l'Emploi Myriam El Khomri, qui ajoute que « la liberté de manifester n'est pas la liberté de casser ».

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Vers 7h30,, il n'y avait plus que les services de propreté de la ville de Paris, en présence de forces de l'ordre, pour continuer de nettoyer et démonter les dernières bannières. Qui restaient habituellement, au fil des flux nocturnes et reflux matinaux.

D'ores et déjà, une nouvelle demande d'occupation a été déposée pour lundi soir. « Une nouvelle déclaration de manifestation a été déposée, signifiant que le mouvement pourra reprendre lundi soir », a affirmé une source policière à l'AFP. Comme chaque soir, une assemblée générale est prévue à 18 heures.

Depuis 31 mars, la place de la République est devenue une grande agora où l'on vient discuter, surtout la nuit, de l'abandon du projet de loi Travail et d'une société plus juste. Le mouvement a fait tache d'huile dans plusieurs grandes villes de France, et en banlieue. Plusieurs matins, notamment les 1er et 2 avril, la place avait été évacuée. Puis réinvestie.

L'évacuation de ce 11 avril fait probablement suite aux débordements de l'avant-veille. Dans la nuit de samedi à dimanche, quelque trois cents manifestants avaient voulu s'inviter devant le domicile de Manuel Valls, rue Keller, derrière la place de la Bastille (XIème). Faute de pouvoir approcher, certains ont jeté des pierres sur le commissariat et dégradé les façades de plusieurs agences bancaires.

Et le maire PS du 3e arrondissement de Paris, Pierre Aidenbaum, est en colère. Dimanche soir, sur iTélé, l'édile a « condamné fermement » les débordements de la veille et évoqué l'évacuation de la place, contrairement à la maire de Paris Anne Hidalgo qui, dans Le Figaro, avait simplement annoncé porter plainte pour les dégradations. «  Voir plusieurs centaines de personnes attaquer en pleine nuit le commissariat du XIe, en plus, avec tout ce que cela a comme symbolique après les attentats, s'en prendre aux forces de l'ordre qui depuis des mois et des mois sont là pour défendre les Parisiens, défendre nos valeurs et la République, est totalement inacceptable ».

« Il faut remettre de l'ordre sur la place de la République. C'est une place populaire, une place pour tout le monde. Aujourd'hui, les habitants de nos arrondissements, les Parisiens ne peuvent plus y accéder, il faut qu'on revienne véritablement à un État de droit sur cette place de la République », estimait encore, dimanche soir, Pierre Aidenbaum.

Et d'expliquer : « Il y avait au début des jeunes qui défendaient un certain nombre de valeurs. Aujourd'hui, nous sommes passés à un autre stade, ce ne sont plus du tout (ces) manif qui sont là ou ils sont débordés par des groupes connus », « indésirables », ajoutait-il. « La place est dégradée, souillée, ça ne peut plus durer ».

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