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FranceGaspard Glanz, un journaliste qui dérange la police

20:55  22 avril  2019
20:55  22 avril  2019 Source:   liberation.fr

Acte XXIII : pourquoi le journaliste Gaspard Glanz a-t-il été interpelé?

Acte XXIII : pourquoi le journaliste Gaspard Glanz a-t-il été interpelé? Checknews s'est procuré des images montrant l'interpellation de Gaspard Glanz. Alors qu'il demandait à voir le commissaire après avoir été visé par une grenade, un policier l'a repoussé. Il a répondu à ce geste par un doigt d'honneur. Question posée par Julien le 21/04/2019 Bonjour, Samedi 20 avril 2019, le journaliste Gaspard Glanz a été interpellé par la police sur la place de la République, à Paris, alors qu’il couvrait la manifestation des gilets jaunes.

L’arrestation de Gaspard Glanz a eu lieu peu avant 16 heures samedi, place de la République. L’outrage, selon toute vraisemblance, est constitué par un doigt d’honneur adressé par le journaliste à un policier, selon les images filmées par Nicolas Mercier de Hors Zone Press et que Libération a pu

Interpellation de Gaspard Glanz , pendant l'acte XXIII des manifestations de gilets jaunes, à Paris, le 20 avril. Photo Boby pour Libération. Spécialiste des manifs de rue, le journaliste indépendant a passé quarante-huit heures en garde à vue après avoir été interpellé samedi lors de la manifestation des

Gaspard Glanz, un journaliste qui dérange la police Interpellation de Gaspard Glanz, pendant l'acte XXIII des manifestations de gilets jaunes, à Paris, le 20 avril.

Spécialiste de la couverture des manifestions de rue, le journaliste indépendant a passé quarante-huit heures en garde à vue après avoir été interpellé samedi lors de la manifestation des gilets jaunes.

En garde à vue pour son 32e anniversaire. Arrêté samedi à Paris lors de l’acte XXIII des gilets jaunes pour «participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations», ainsi que pour «outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», le journaliste indépendant Gaspard Glanz, spécialisé dans la couverture des mouvements sociaux, aura passé près de quarante-huit heures aux mains de la police. Retenu au commissariat du XIIe arrondissement de la capitale, il a été déféré lundi en fin d’après-midi devant le juge des libertés, qui a décidé d’une convocation en octobre devant le tribunal.

Qui est Gaspard Glanz, journaliste arrêté lors de l’acte 23 des Gilets jaunes ?

Qui est Gaspard Glanz, journaliste arrêté lors de l’acte 23 des Gilets jaunes ? Le jeune homme de 32 ans, qui avait déjà connu une série d’interpellations, va être déféré. Il a été interpellé samedi, sur la place de la République, à Paris, où se tenait un rassemblement de Gilets jaunes : le journaliste indépendant Gaspard Glanz, peu connu du grand public, couvre depuis plusieurs années les mouvements sociaux, notamment par le prisme des affrontements de rue et des violences policières qu’il rapporte inlassablement, en particulier sur les réseaux sociaux.

Gaspard Glanz , journaliste et fondateur de Taranis News, raconte comment il a appris l'existence de sa fiche S. D'autres témoignages de journalistes en état d'urgence à [SHORTCUT] 31/5/2016 RENNES • UN JOURNALISTE OBLIGÉ D'EFFACER SES PHOTOS PAR LA POLICE - Duration: 2:02.

Le journaliste Gaspard Glanz est sorti de garde à vue ce lundi en milieu de journée. Les images filmées par Nicolas Mercier de Hors Zone Press montrent Gaspard Glanz apostropher les forces Au final que lui et ses copains fassent mine de ne pas comprenne pourquoi la police ne l'apprécie pas

Son arrestation a donné lieu à une large mobilisation en sa faveur sur les réseaux sociaux (dont une pétition recueillant plus de 18 000 signatures pour sa libération sur Change.org), et à un rassemblement, lundi matin, d’une soixantaine de ses proches devant le poste de police. Egalement arrêté samedi pour «participation à une manifestation non déclarée» et «détention de stupéfiants» (un reste d’herbe), son confrère Alexis Kraland a passé plus de huit heures en garde à vue, avant d’être relâché en fin de journée.

L’arrestation de Gaspard Glanz a eu lieu peu avant 16 heures samedi, place de la République. L’outrage, selon toute vraisemblance, est constitué par un doigt d’honneur adressé par le journaliste à un policier, selon les images filmées par Nicolas Mercier de Hors Zone Press et que Libération a pu consulter.

Gaspard Glanz interdit de paraître à Paris tous les samedis, une audience prévue le 18 octobre

Gaspard Glanz interdit de paraître à Paris tous les samedis, une audience prévue le 18 octobre Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", sera jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique". Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", sera jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne déposi Le journaliste indépendant Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de l'acte 23 des "gilets jaunes", est sorti de garde à vue lundi soir.

Gaspard Glanz , né le à Strasbourg, est un journaliste reporter d'images français. Il est le gérant du site Taranis News qu'il a fondé en 2011. Gaspard Glanz naît le 22 avril 1987 à Strasbourg,. Élève au lycée Kléber, il est, en 2006, un des dirigeants du syndicat lycéen UNL à Strasbourg.

«Gilets jaunes» : le journaliste Gaspard Glanz interpellé par la police - Regarder sur Figaro Live. Le reporter avait alors été placé en garde à vue pendant 48 heures. Il y a mille façons de faire son métier et il y a des journalistes qui sont sans cesse dans la provocation gestuelle, verbale ou écrite.

On y voit Gaspard Glanz marcher le long des forces de l’ordre, en répétant : «Il est où le commissaire ?» Lorsqu’une femme lui demande «Qu’est-ce que t’as Gaspard ?» ce dernier lui répond : «On m’a tiré dessus avec une grenade !» Le journaliste continue ensuite d’apostropher les policiers à la recherche de leur supérieur. L’un d’entre eux s’avance vers lui et le repousse fortement. Enervé, Glanz lui répond avec un doigt d’honneur et fait demi-tour. C’est alors qu’un deuxième policier se lance vers lui, l’attrape, le met violemment à terre, puis l’embarque avec l’aide de ses confrères, qui évacuent la zone à coups de matraques.

Cette vidéo vient confirmer le témoignage du photojournaliste Maxime Reynié, qui indiquait qu’avant son interpellation, Gaspard Glanz avait apostrophé les forces de l’ordre suite à une «petite embrouille» causée par un jet de projectile.

Nicolas Mercier, habitué des manifestations de gilets jaunes, s’étonne, pour sa part, de la réaction des forces de l’ordre : «Des gilets jaunes qui insultent des policiers, il y en a tout le temps, et il ne se passe souvent rien du tout. Là, on a un journaliste, reconnaissable à sa tenue, qui reçoit visiblement une grenade, et fait un doigt d’honneur après avoir été bousculé, alors qu’il demandait des comptes au commissaire.»

"C'est mon travail" : malgré l'interdiction de la justice, le journaliste Gaspard Glanz compte se rendre à la prochaine manifestation des "gilets jaunes"

Le journaliste s'est exprimé à la sortie du tribunal. © Fournis par France Télévisions "Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines. Voilà ce que j'ai répondu à madame le procureur", a affirmé Gaspard Glanz à la sortie du tribunal de Paris lundi 22 avril au soir. Le reporter qui sera jugé le 18 octobre au tribunal de Paris pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", a assuré qu'il "se rendrait dans la manifestation ce samedi et le 1er mai malgré l'interdiction qui m'est faite". "C'est mon travail, et j'habite à Paris", a-t-il poursuivi.

Interpellé samedi, le journaliste Gaspard Glanz , spécialisé dans la couverture des mouvements sociaux, entretient des relations plus que tendues avec les forces de l’ordre L’interpellation du. Des relations tendues avec la police . Lors de cette interpellation il avait aussi découvert qu’il était fiché S

En marge d'une manifestation de "gilets jaunes" samedi 20 avril, le journaliste indépendant Gaspard Glanz a été interpellé violemment par la police . Fiché S, il est un habitué des mouvements sociaux./>. Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur

Trois interpellations par le passé

Titulaire d’une licence en sociologie criminelle de l’université Rennes-II, Gaspard Glanz a fondé la société de production Taranis News en 2011. «Un média qui s’intéresse à la foule en général : les festivals, les manifestations, les rassemblements. On fait ce que j’appelle du "street journalism", un journalisme urbain, pour les jeunes, car 90% des visiteurs de notre site ont entre 17 et 35 ans», expliquait-il à l’Obs en mai 2016.

Il reste surtout connu, cependant, pour sa couverture des manifestations de rue, en filmant au plus près les affrontements avec les forces de l’ordre. Une activité qui lui a déjà valu trois interpellations par le passé. Une première fois en novembre 2015, lors de la COP 21, un deuxième fois en juin 2016, lors des manifs contre la loi travail, puis, enfin, en octobre de la même année, dans la jungle de Calais. Une dernière arrestation au cours de laquelle il apprend être poursuivi pour «vol de talkie-walkie» appartenant à un CRS, accusation qu’il nie, expliquant que l’appareil était tombé de la poche du policier. Mais aussi pour injures et diffamation envers les forces de l’ordre, après la publication sur Facebook d’une photo représentant plusieurs policiers, avec l’inscription «Ein Volk, ein Reich, ein Führer», une reprise du slogan du régime nazi. Glanz écope dans la foulée d’une interdiction de séjour à Calais et d’un contrôle judiciaire l’obligeant à pointer chaque semaine, pendant huit mois, au commissariat de Strasbourg. Il découvre également, dans le cadre de la procédure, qu’il est fiché «S», car considéré «comme individu susceptible de se livrer à des actions violentes».

Dix-sept sociétés de rédacteurs et journalistes apportent leur soutien à Gaspard Glanz

Dix-sept sociétés de rédacteurs et journalistes apportent leur soutien à Gaspard Glanz Les sociétés des rédacteurs et des journalistes de 17 médias, dont «Libération», apportent leur soutien à Gaspard Glanz, journaliste indépendant gardé à vue pendant 48 heures avant de se voir notifier une interdiction de paraître à Paris les samedis et le 1er mai, l'empêchant d'accomplir son travail. Samedi dernier, alors qu’il couvrait la manifestation des «gilets jaunes», notre confrère Gaspard Glanz a été interpellé sans ménagement et placé en garde à vue pendant quarante-huit heures.

Samedi 20 avril 2019, le journaliste Gaspard Glanz a été interpellé par la police sur la place de la République, à Paris, alors qu’il couvrait la manifestation des gilets jaunes. Là, on a un journaliste , reconnaissable à sa tenue, qui reçoit visiblement une grenade, et fait un doigt d'honneur après avoir

Parmi elles, celle de Gaspard Glanz , journaliste indépendant à la tête d'une société de production. Gaspard Glanz a été présenté lundi 22 avril au "Les forces de l'ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes

Pour le vol du talkie, il est condamné en juin 2017 à 500 euros d’amende. Pour les injures envers les forces de l’ordre, il est relaxé en décembre 2017 par la cour d’appel de Rennes pour vice de procédure.

Menaces physiques

Ses rapports plus que tendus avec la police tiennent aussi à ses révélations sur les comportements des forces de l’ordre. En mars 2017, le journaliste accuse plusieurs policiers présents à une «marche pour la justice et la dignité» de se faire passer pour des journalistes. S’ensuivront des coups de la part des fonctionnaires et un crachat sur sa caméra, puis des menaces physiques sur une page Facebook de soutien aux forces de l’ordre.

Dans le cadre de l’affaire Alexandre Benalla, il a fourni plusieurs séquences vidéo sur la présence de l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron à la manifestation du 1er mai 2018 à Paris, le montrant notamment avec un talkie-walkie et un brassard «police». Pas vraiment de quoi se faire aimer du pouvoir.

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Plus de 300 journalistes dénoncent les violences policières dans une tribune.
Ils signe une tribune sur le site de Franceinfo et demandent au gouvernement de prendre les mesures nécessaires © Alfred Photo/SIPA Le journaliste Gaspard Glanz, arrêté par la police lors de l'Acte 23 des Gilets Jaunes à Paris le 20 avril 2019. Plus de 300 médias et journalistes de terrain, dont le reporter d'images Gaspard Glanz, ont publié mercredi une tribune sur le site de Franceinfo pour protester contre « les multiples violences d’Etat » dont ils estiment faire l’objet.

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