France: Évacuation de Nuit debout : la droite satisfaite, la gauche divisée - - PressFrom - France
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France Évacuation de Nuit debout : la droite satisfaite, la gauche divisée

08:30  12 avril  2016
08:30  12 avril  2016 Source:   lefigaro.fr

Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés

  Loi Travail : les nouveaux «indignés» français restent mobilisés Les forces de l'ordre ont procédé à une nouvelle évacuation, samedi matin, de manifestants qui occupaient la place de la République à Paris pour s'opposer à la loi Travail, au deuxième jour de l'opération «Nuit Debout». Un appel à un nouveau rassemblement samedi après-midi a été lancé. Pour la deuxième nuit consécutive, la place de la République à Paris a accueilli les «indignés» à la française. Vendredi, un nouvel appel avait été lancé à un rassemblement sur la place parisienne tout au long de la nuit, à l'image de l'occupation de la veille, dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail.

LE SCAN POLITIQUE - La droite juge le mouvement incompatible avec l'état d'urgence, pendant que socialistes et gauche radicale se divisent sur l'attitude à adopter.

figarofr: Le mouvement Nuit debout occupe la place de la République. © JOEL SAGET/AFP Le mouvement Nuit debout occupe la place de la République.

Dans le sillage de François Fillon qui, dimanche, s'est dit «choqué» que le mouvement Nuit debout soit toléré pendant l'état d'urgence, la droite a multiplié les critiques à l'encontre du mouvement contestataire, dont les membres comptent réinvestir la place de la République malgré l'évacuation de lundi matin. Invité de France Inter lundi, le candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire s'est prononcé contre «une dictature de la minorité». «Il faut faire respecter la loi. Si la manifestation n'est pas autorisée, la place de la République doit être évacuée, d'autant plus quand on est en état d'urgence.»

Paris : un homme chute de la statue de la République en marge de Nuit debout

  Paris : un homme chute de la statue de la République en marge de Nuit debout Agé d'une quarantaine d'années selon les pompiers, il a chuté vendredi soir d'une hauteur de trois mètres. Il a été hospitalisé en «urgence absolue». Il n'était pas établi qu'il participait effectivement au mouvement débuté il y a plus d'une semaine. Ce n'est toutefois pas la première fois qu'un drame similaire a lieu.Un homme a été gravement blessé dans la nuit de vendredi à samedi en chutant de la statue ornant la place de la République à Paris, cadre de l'opération Nuit debout, a indiqué la préfecture de police, tout en appelant à la prudence. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années selon les pompiers, a chuté d'une hauteur de trois mètres environ.

» Bruno Le Maire sur France Inter:

Un avis qui dépasse les rangs des Républicains. Sur Twitter, le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo a par exemple adressé ses pensées «aux policiers CRS gendarmes débordés par le combat contre les attentats, qui sont obligés de perdre leur temps à Nuit debout».

Le Front national, en la personne de l'eurodéputé Gilles Lebreton, interpelle directement Manuel Valls: «Qu'attendez-vous pour faire respecter l'ordre contre l'extrême-gauche à Rennes, Nantes et Paris?» Dans un communiqué publié samedi, tandis que des heurts émaillaient la soirée place de la République, le Front national dénonçait également la supposée «complaisance» du premier ministre à l'endroit des «milices d'extrême-gauche qui sèment régulièrement le chaos dans nos villes».

Fillon «choqué» que soit toléré le mouvement Nuit debout

  Fillon «choqué» que soit toléré le mouvement Nuit debout Des incidents ont émaillé le mouvement de contestation dans la nuit de samedi à dimanche. Ségolène Royal estime «qu'il ne faut pas tout mélanger». © Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro L'ancien premier ministre François Fillon (les Républicains) La tournure que prend le mouvement Nuit debout inquiète les responsables politiques. Dans la nuit de samedi à dimanche, des incidents ont emaillé le mouvement de contestation, qui occupe la place de la République à Paris depuis dix jours.

Parmi les rares personnalités de droite à prôner le dialogue avec Nuit debout, Nathalie Kosciusko-Morizet regrette dans le JDD le «mépris» de son camp pour le mouvement. «On dit: “C'est le problème de la gauche.” Non, ce n'est pas le problème de la gauche. Il faut aller place de la République. C'est une génération qui se pose des questions» et manifeste d'après elle «son insatisfaction vis-à-vis de la forme actuelle de la politique».

Au Parti socialiste et à la mairie de Paris, une ligne légitimiste domine. Prudent, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambabélis a affirmé ce lundi sur France Info: «Si ça tourne à la violence, on ne peut pas le tolérer. […] Il faut le tolérer mais il faut l'encadrer.» Anne Hidalgo a de son côté fait savoir que «la place de la République n'appartient pas davantage à ceux qui veulent en faire un forum, qu'à ceux pour laquelle elle est un lieu de passage, de loisirs, ou encore un mémorial.» L'édile promet que la municipalité restera «intransigeant(e) face aux débordements et aux violences, qui contredisent d'ailleurs les aspirations telles qu'exprimées par l'immense majorité des participants.» Auparavant, le maire PS du 3e arrondissement, Pierre Aidenbaum, a appelé dimanche matin à ce «qu'on revienne véritablement à un Etat de droit sur la place.»

Nuit Debout : la place de la République évacuée, reprise du mouvement ce soir

  Nuit Debout : la place de la République évacuée, reprise du mouvement ce soir Au centre de la place de la République, où l'on a bouclé ce lundi matin une onzième « Nuit Debout », une centaine de CRS a évacué ce lundi matin le lieu emblématique des combats des de « Nuit-deboutistes ». Dans le calme, à partir de 5h30, ils ont demandé aux manifestants présents -quelques dizaines- de démonter les tentes encore présentes et de quitter les lieux. « En

» Jean-Christophe Cambadélis sur France Info:

C'est précisément cet état ordinaire du droit qu'appellent de leurs vœux les représentants de la gauche critique, à l'instar d'Eric Coquerel, porte-parole du parti de gauche: «Certains prétextent l'état d'urgence pour évacuer les #NuitDebout alors finissons-en avec l'état d'urgence.» Martial, Olivier Besancenot harangue sur Twitter: «Nuit debout aura raison de l'état d'urgence! Après chaque évacuation la place sera reprise!»

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s'est dit «choqué» par l'évacuation de la place. «C'était un rassemblement pacifique», a-t-il déclaré sur LCI. «Surtout, ça rassemble des gens qui ont envie de discuter et de prendre du temps pour discuter librement, donc on voit mal pourquoi cette évacuation a été décidée.»

Lundi sur LCP, l'eurodéputé Europe Ecologie Les Verts Yannick Jadot s'est félicité de cette révolte citoyenne: «L'espace public n'est pas juste bon à y mettre de la publicité, Nuit debout rappelle que c'est un lieu d'échange.» «Ce que je trouve passionnant dans la Nuit debout, c'est que c'est un mouvement qui veut se réapproprier la chose publique», a conclu l'écologiste.

Nuit debout : pour la droite, la « chienlit » s’installe à Paris .
Après l’éviction d’Alain Finkielkraut de la place de la République, samedi, la droite est montée d’un cran dans ses critiques du mouvement Nuit debout.«Ce qu’il se passe est tout simplement inadmissible. (…) Nous sommes dans un état d’urgence, nous avons des difficultés à faire surveiller nos crèches, nos écoles et des policiers sont pourtant mobilisés place de la République.

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usr: 1
C'est intéressant!