France: Prise d'otages à Condé-sur-Sarthe : Francis Dorffer multirécidiviste - - PressFrom - France
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FrancePrise d'otages à Condé-sur-Sarthe : Francis Dorffer multirécidiviste

12:40  12 juin  2019
12:40  12 juin  2019 Source:   liberation.fr

L'exposition qui lève le mystère de la "Joconde nue" à Chantilly

L'exposition qui lève le mystère de la A l'occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vincy, le musée de Condé de Chantilly présente une exposition inédite consacrée à l'une de ses oeuvres phare et méconnue : "La Joconde nue". © Fournis par France Télévisions Le musée de Condé de Chantilly conserve la plus célèbre représentation de la Monna Vanna, connue sous le nom de la Joconde nue. L'occasion pour le public de découvrir jusqu'au 6 octobre cette oeuvre énigmatique née dans l'atelier de Léonard de Vinci dont c'est le 500e anniversaire de la mort.

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Devant la maison centrale de Condé - sur - Sarthe , mardi. Photo Jean-François Monier. AFP. Deux surveillants de la prison située près d'Alençon ont été C'est la sixième fois que le détenu séquestre le personnel d'un établissement. Prise d ' otages à Condé - sur - Sarthe : Francis Dorffer multirécidiviste .

Deux surveillants de la prison située près d'Alençon ont été libérés mardi soir, après cinq heures sous la menace. C'est la sixième fois que le détenu séquestre le personnel d'un établissement.

A peine quelques mois après l’agression, en mars, de deux surveillants par un détenu armé d’une lame en céramique – ce qui avait provoqué un mouvement de grève –, la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne) est devenue le théâtre d’une prise d’otages, dans la soirée de mardi. Tout a commencé vers 19h40, lorsqu’un détenu s’est retranché dans une cellule, menaçant deux gardiens avec un «objet artisanal coupant» et «du matériel pour mettre le feu», selon les informations recueillies par Libération. Très vite, les Eris puis le Raid ont été dépêchés sur place afin de négocier avec l’homme «connu pour ses troubles psychiatriques» et «inscrit au registre des détenus particulièrement signalés», comme le dépeint un communiqué du ministère de la Justice. Il faut dire que le preneur d’otage est loin d’être un inconnu. Derrière les barreaux, Francis Dorffer, 35 ans, s’est déjà illustré à cinq reprises pour des faits similaires : Nancy en 2006, Clairvaux en 2009, La Santé en 2010, Poissy en 2011 et Ensisheim en 2017.

Latifa Ibn Ziaten réagit aux menaces de morts qui la visent : "J’essaye de sauver cette jeunesse, de passer un message de paix"

Latifa Ibn Ziaten réagit aux menaces de morts qui la visent : La mère de l'une des victimes de Mohammed Merah, très engagée auprès des jeunes des banlieues, a retrouvé lundi matin son domicile couvert de tags menaçants et antisémites. "Vive Merah", "Juif bientôt mort", "On va t'avoir"... Latifa Ibn Ziaten, mère du premier militaire assassiné par Mohammed Merah, a trouvé à son réveil lundi matin les murs de sa maison couverts de tags antisémites. Très engagée dans la lutte contre la radicalisation via l’association qu’elle a fondée, cette femme fait l’objet de menaces récurrentes qui semblent aujourd’hui avoir franchi un nouveau palier.

FrancePrise d ' otages à Condé - sur - Sarthe : Francis Dorffer multirécidiviste . 12:40 12 juin 2019. Francis Dorffer est associé à au moins cinq autres prises d ’ otages . En 2006, il avait retenu une psychiatre à la prison de Nancy, en 2009 un surveillant à Clairvaux (Aube), en 2010 un psychiatre à la

JUSTICE - “Coutumier du fait”. Voilà comment Emmanuel Baudin, secrétaire régional FO pénitentiaire, a décrit le détenu qui a pris deux surveillants en otage à la prison de Condé - sur - Sarthe ce mardi 11 juin.

Prise d'otages à Condé-sur-Sarthe : Francis Dorffer multirécidiviste © JEAN-FRANCOIS MONIER Devant la maison centrale de Condé-sur-Sarthe, mardi.

«Toutes ces prises d’otage n’ont jamais donné lieu à une goutte de sang, rappelle Me Thomas Hellenbrand, son avocat, contacté par Libération. A chaque fois, c’est en réaction à un sentiment d’injustice, quand il a épuisé tous les moyens légaux. Par le passé, c’est parce que ses demandes de transfert pour être plus proche de sa compagne et de son fils ont été rejetées.» Le détenu, né en Moselle en 1984,  avait par exemple utilisé une fourchette bricolée ou un morceau de bois taillé en pointe avant de se rendre. «Cette fois, il semble que ce soit des questions liées à son transfert, au placement de son enfant et à une demande de médicaments qui l’ont conduit à agir ainsi», indique une source proche du dossier.

Fin de la prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe, le détenu en garde à vue

Fin de la prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe, le détenu en garde à vue Un détenu de droit commun avait pris en otage deux surveillants au moment du repas, mardi soir. Ils ont été libérés après plusieurs heures de négociations. Le détenu qui avait pris en otages deux surveillants mardi soir à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, s'est rendu après avoir libéré son second otage et a été placé en garde à vue, a indiqué à l'AFP la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP). Les deux surveillants sont "sains et saufs" et le détenu s'est rendu après près de cinq heures de prise d'otages dans ce centre pénitentiaire ultrasécurisé, a précisé la DAP.

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 12 juin 2019 à 09h15. PORTRAIT. Le détenu qui a retenu pendant plusieurs heures deux surveillants mardi soir est un multirécidiviste . Il s'agit en effet de sa sixième prise d ' otage en prison.

Le détenu responsable de la prise d ’ otages de deux surveillants dans la prison de Condé - sur - Sarthes mardi a été mis en examen jeudi 13 juin, a annoncé le parquet. Derrière les barreaux depuis ses 16 ans, dans une vingtaine de prisons différentes après des condamnations pour vols, viol et assassinat

Obscur horizon

Après avoir fait le tour des taules de France, Francis Dorffer était arrivé à Condé-sur-Sarthe, établissement considéré comme le plus sécurisé de France, il y a deux ans. Une simple escale dans une trajectoire carcérale sans fin. C’est «un enfant de la prison» souligne son conseil qui relate l’histoire d’un jeune homme de 16 ans incarcéré pour des vols et qui n’a, depuis, plus jamais respiré à l’air libre. En quelques lignes, l’Est républicain récapitule l’itinéraire d’un mal-aimé : «Père absent et alcoolique, sœur morte d’une overdose, mère dépassée par un enfant à problèmes qui multiplie les difficultés scolaires, de Florange à Vigy, avant d’intégrer le centre de l’enfance, puis le foyer de la Protection judiciaire de la jeunesse». Après une condamnation pour viol sur l’un de ses camarades de foyer, c’est en 2003, à la prison de Metz-Queleu que tout bascule : apeuré, Francis Dorffer tue son codétenu qui pratique le vaudou. Il écope de trente ans de réclusion criminelle assortie de vingt ans de sûreté.

Condé-sur-Sarthe : Francis Dorffer, preneur d'otages en série et détenu "instable"

Condé-sur-Sarthe : Francis Dorffer, preneur d'otages en série et détenu Il s'agirait de sa sixième prise d'otages. Depuis le début de la soirée de mardi, Francis Dorffer, un détenu de 35 ans, retient en otage deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon, dans l'Orne. En échange de ces deux gardiens - un gradé et une stagiaire, selon un délégué syndical FO -, qu'il menace muni d'une "arme artisanale", il réclame des médicaments, a indiqué à L'Express une source proche du dossier. Francis Dorffer

Ce mardi, Francis Dorffer a donc commis ce qui semble être sa sixième prise d ’ otage carcérale. En proie à des troubles psychiatriques très lourds, Francis Dorffer suivait un traitement médical depuis plusieurs années et était » VOIR AUSSI - Condé - sur - Sarthe : un député ex-directeur de prison est

Francis Dorffer lors de son procès en 2014 devant la cour d'assises de Versailles pour la séquestration d'un surveillant. Trois mois après la prise d ' otages à caractère terroriste menée par Michaël Chiolo et sa compagne, la prison de Condé - sur - Sarthe a été à nouveau, ce mardi, le théâtre d'une prise

Trois ans, plus tard, il commet sa première prise d’otage, celle d’un psychiatre, à Nancy. Armé d’un bout de miroir en plastique, il se bat pour de «meilleures conditions de détention». Bilan : dix ans de prison supplémentaires. Le cas «Dorffer» se lit finalement comme un désespérant voyage aux confins de la peine, un casier dont les pages ne cessent de se noircir au gré des ans et à l’ombre des murs. Le voici en 2009 menaçant pendant cinq heures un surveillant armé d’une fourchette bricolée. Ou encore, un an plus tard, imposant un tête à tête à son psychiatre Cyril Canetti, dans un petit bureau de La Santé. Ce dernier racontait lors du procès en 2013 auquel Libération avait assisté. «C’est un moment d’effroi. On bascule. Mais cet effondrement est assez vite passé. Ensuite, je n’ai plus eu peur. M. Dorffer m’a dit : "D’ici deux heures, les négociateurs seront là, votre famille sera informée d’ici trois heures, et à 20 heures, vous serez chez vous." Il m’a répété qu’il ne m’arriverait rien. Je l’ai cru. Je le connaissais.» Et d’ajouter : «J’ai vu le désespoir que peut engendrer l’absence de tout espoir et de perspective de sortie. S’il n’y a pas d’espoir, on pousse les gens au pire d’eux-mêmes.» Les deux prises d’otage lui vaudront treize ans de prison. Ensuite, l’addition n’aura de cesse d’augmenter, repoussant la sortie à un lointain et obscur horizon.

Prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe : "Il est très facile pour un détenu de se fabriquer une arme"

Prise d'otages à la prison de Condé-sur-Sarthe : Interrogé par Europe 1 au lendemain de la prise d'otage dans la prison ultra sécurisée de Condé-sur-Sarthe, Emmanuel Guimaraes, délégué national FO, déplore que les détenus peuvent encore trop facilement dissimuler des objets à la surveillance de leurs gardiens. Trois mois après un attentat terroriste dans l'enceinte de la prison de Condé-sur-Sarthe, un détenu a pris en otage deux surveillants. Mardi soir, à partir de 19h40, un détenu a séquestré deux gardiens dans sa cellule. Le raid est intervenu, et le forcené s'est rendu un peu après minuit. Les deux surveillants ont été libérés sains et saufs.

Le détenu, Francis Dorffer , qui avait pris en otage deux surveillants dans la prison de Condé - sur - Sarthe s'est rendu dans la nuit. Bien connu des services pénitentiaires, il est décrit comme le «champion de la prise d ’ otage carcérale».

Car Francis Dorffer n'a connu que la prison. Incarcéré depuis l'âge de 16 ans dans une vingtaine de prisons différentes après des condamnations pour vols, viol et assassinat d'un codétenu, Francis Dorffer est aux yeux Prise d ' otages à la prison de Condé - sur - Sarthe , deux surveillants retenus.

«Réponse claire»

«Preneur d’otages aussi opiniâtre qu’illusoire, Dorffer est le produit d’un système de détention bestial : l’isolement», écrivait Libé dans un portrait en 2011. Son avocat ne dit pas autre chose : «Aujourd’hui, il n’a plus de contacts avec ses parents, il a passé des années à l’isolement. C’est la prison qui l’a façonné. Il s’oppose à elle comme un gamin face à l’autorité.». Après plus de cinq heures de prise d’otage à Condé-sur-Sarthe, le détenu a décidé de relâcher son premier captif : il s’agit d’un surveillant gradé, en poste depuis une dizaine d’années. Peu de temps après, vers 00h30, il a également libéré une jeune stagiaire arrivée il y a quelques mois au moment où il s’est rendu. Tous deux sont ressortis «choqués». Lors du procès de 2013, Francis Dorffer avait demandé : «Je suis un simple détenu, si l’administration veut m’écraser, elle m’écrase. J’ai juste besoin d’une réponse claire. Soit on me dit c’est foutu pour toujours. Soit on me donne ma chance.»

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Un détenu condamné pour terrorisme agresse deux surveillants à la prison du Havre, le parquet antiterroriste saisi.
Le détenu a frappé les surveillants en criant "Allah Akbar". © Fournis par France Télévisions Un détenu condamné pour terrorisme a agressé deux surveillants jeudi 20 juin au matin au centre pénitentiaire du Havre en Seine-Maritime, a appris franceinfo de source proche du dossier. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie après cette agression. L'homme a crié "Allah Akbar" L'homme âgé de 25 ans a attaqué un surveillant et une surveillante à l'ouverture de sa cellule vers 7 heures du matin.

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