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FranceProcès du Cuba Libre : l’inconscience des anciens gérants

02:25  10 septembre  2019
02:25  10 septembre  2019 Source:   msn.com

Procès du Cuba Libre: quatre ans de prison ferme requis contre les gérants du bar

Procès du Cuba Libre: quatre ans de prison ferme requis contre les gérants du bar Les deux frères gérants du Cuba libre sont jugés pour l'homicide involontaire de 14 personnes, mortes dans l'incendie de leur bar, à Rouen en août 2016.

Le procès de la négligence. L'enquête révèle de graves manquements dans la sécurité des lieux. Outre l'issue de secours fermée, des extincteurs non conformes, pas de système d'alarme ni de désenfumage. Les travaux d'aménagement de la cave, réalisés avec des matériaux hautement

En août 2016, Amirouche était le gérant du Cuba Libre , mais son frère aîné Nacer, ancien gérant , restait le «patron», selon de nombreux témoignages. Au vu de l’émotion suscitée par le drame, le procès du Cuba Libre est particulièrement attendu. Le tribunal examinera la personnalité des

Procès du Cuba Libre : l’inconscience des anciens gérants © DESSIN MATHIAS POISNEL Le Parisien

Leur entrée dans la salle d’audience suscite un silence de plomb. Plus un murmure ne s’élève des bancs, pourtant combles, des parties civiles. Crânes rasés, chemises bleues, yeux baissés sur leurs chaussures, Nacer Boutrif et son frère Amirouche, 48 et 40 ans, s’avancent d’un pas mal assuré. D’une petite voix, les anciens gérants du bar du Cuba Libre, qui comparaissent libres, assurent d’emblée à la présidente du tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime) qu’ils répondront « à toutes les questions ».

« Les mêmes infractions vous sont reprochées, rappelle cette dernière, soit d’avoir, « par violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité, involontairement causé la mort de… et involontairement causé une incapacité totale de travail à… »

Incendie du Cuba Libre : Au premier jour du procès, le tribunal revient sur la personnalité des deux gérants du bar

Incendie du Cuba Libre : Au premier jour du procès, le tribunal revient sur la personnalité des deux gérants du bar L’incendie du sous-sol, qui n’était pas aux normes, avait provoqué la mort de 14 personnes en 2016 © CHARLY TRIBALLEAU / AFP Devant le bar à Rouen, des passants rendent hommage aux 14 victimes du Cuba Libre, un an après les faits en 2017. PIEGE - L’incendie du sous-sol, qui n’était pas aux normes, avait provoqué l « Je répondrai à toutes les questions du tribunal.

Le procès des frères Boutrif doit durer jusqu'au 17 septembre. Le jugement devrait être mis en délibéré. Le témoignage des familles au micro de Christine Wurtz. Faits divers – Justice Incendie du Cuba Libre à Rouen : dispositif exceptionnel pour le procès des deux gérants du bar.

Le procès des gérants du Cuba Libre commence lundi 9 septembre 2019 à Rouen. L’occasion de revenir sur les travaux effectués dans les bars Mais quelques semaines après l’incendie du Cuba Libre , la commission effectue un nouveau contrôle. « Là, on a dû fermer la cave où on organisait des

Un à un, la magistrate égrène les noms des victimes de l’incendie du 6 août 2016. Ceux des quatorze morts, piégés dans le sous-sol aménagé en dancing : Julie, Romain, Sarah, David, Steeve, Jennifer, Florian, Mégane, Zacharia, Donatienne, Mavrick, Ophélie, Brahim, Karima. Ceux des cinq survivants et blessés : Gauthier, Yanis, Bilal, Faouzi, Jérôme. Des jeunes pour la plupart qui s’étaient retrouvés pour fêter un anniversaire – les 20 ans d’Ophélie. Les bougies du gâteau avaient enflammé le plafond de l’escalier.

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Interrogés tour à tour, Nacer et Amirouche Boutrif racontent l’histoire de ce petit bar de quartier dont l’aîné avait racheté le fonds de commerce fin 2003 et des travaux qu’ils y ont réalisés. Patrons successifs, le cadet ayant repris l’affaire en location-gérance un an avant le drame, les deux hommes admettent sans peine n’avoir jamais sollicité d’autorisation pour aménager la cave en dancing – aux alentours de 2012- ni informé leur bailleur de ces transformations.

Incendie du bar Cuba Libre à Rouen : les deux gérants devant la justice

Incendie du bar Cuba Libre à Rouen : les deux gérants devant la justice Les prévenus, dont les casiers judiciaires sont vierges, encourent cinq ans d'emprisonnement et 76 500 euros d'amende. Le procès démarre ce lundi et doit durer sept jours.

Le procès démarre ce lundi et doit durer sept jours. Les deux gérants du Cuba Libre , un bar de Rouen où 14 personnes sont mortes dans un incendie en 2016, répondent à partir de lundi devant les juges de la longue série de négligences qui a conduit à la catastrophe.

Après le drame du Cuba Libre , il a été placé sous contrôle judiciaire en décembre 2016. Il est depuis un an agent administratif dans une société de Experts, pompiers, policiers sont appelés à venir témoigner au procès . "Tous diront clairement que cette cave, c'est un piège qui s'est refermé sur 14

Treize années de bricolage et de négligences

« C’était comme une pièce en plus, on faisait (les soirées DJ) que les week-ends », assure l’aîné, qui se défend d’avoir voulu dissimuler ce changement aux autorités. « Je l’ai caché au bailleur, c’est vrai, parce qu’on m’avait dit que je risquais une résiliation ou une augmentation du loyer, mais à la police j’ai dit la vérité, poursuit-il, en évoquant un contrôle resté sans suite. Il en veut aussi pour preuve ce message, rédigé par Zacharia le DJ sur Facebook, pour faire de la pub auprès des clients : « Tout le monde était au courant, il y avait le site. » « Venez découvrir notre nouvelle salle club », vantait ce post accompagné d’une photo.

Au fil de leurs interrogatoires s’esquisse le tableau de treize années de bricolage et de négligences. Avec pour seule obsession, en raison de plaintes répétées du voisinage, de tenter de faire disparaître le bruit. A coup de plaques de plâtre, de laine de verre puis de plaques de mousse… Face à son avocat, Me Antoine Vey, Amirouche Boutrif l’exprime ainsi : « Je n’étais pas conscient. Dans ma tête, je croyais que j’étais dans les règles. » Aviez-vous pensé au risque d’incendie ?, lui demande son défenseur. « Jamais ! J’aurais jamais pensé qu’un jour ça prendrait feu. Si je savais, j’aurais fermé carrément », répond-il.

Incendie au Cuba Libre : pour les pompiers, c'était "clairement un piège"

Incendie au Cuba Libre : pour les pompiers, c'était Lors du procès, les pompiers ont raconté la scène d'effroi qu'ils ont découverte à leur arrivée au bar en 2016. L'incendie avait fait 14 victimes.

Les deux gérants du " Cuba Libre ", un bar de Rouen, répondent à partir de ce lundi devant les juges de la longue série de négligences qui a conduit à la mort de Le procès doit durer sept jours. "C'est une terrible tragédie qui aurait pu être évitée", résume Fabien Picchiottino, avocat de deux des blessés.

Le procès du gérant de l'établissement et de son frère se tient à partir d’aujourd’hui et pour 8 jours. Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, 14 jeunes périssaient dans l’incendie du bar " Cuba Libre " à Rouen. Les victimes s'étaient retrouvées piégées dans la cave de l'établissement, sans sortie de secours

«Je me suis dit que ce n’était pas trop méchant…»

Face à la présidente, qui soudain hausse le ton, Nacer Boutrif reconnaît à son tour, contrit, qu’il n’a « pas respecté toutes les règles. » « C’était illégal mais vous continuiez pour l’argent ? », lui demande Me Marc François, l’un des avocats des parties civiles. « Pas du tout ! », proteste-t-il. « Vous saviez que vous aviez changé de catégorie ? », tente un autre, Me Fabien Picchiottino, qui se réfère au fait qu’une commission de sécurité serait alors passée. « A l’époque je ne le savais pas », assure-t-il.

« Pourquoi ce panneau « privé » sur la porte de la cave ?, insiste un autre. Pour éviter les contrôles ? » « Pas du tout, se défend-il. Quand la police m’a dit qu’il ne fallait pas, je l’ai enlevé. J’étais sûr d’avoir une fermeture mais comme ils ne sont pas revenus, je me suis dit que ce n’était pas trop méchant… »

«Je voulais transférer le bruit en bas»

Nacer Boutrif a réalisé seul, ou avec l’aide d’un ouvrier ami, la plupart des travaux du Cuba Libre. « Dès que j’avais de l’argent, j’investissais ». De la réfection de la façade à la mise en place de l’escalier pentu menant du sous-sol jusqu’à la pose de ces plaques de mousse hautement inflammables qui joueront un rôle clef dans le drame. Avec toujours pour but d’atténuer les nuisances sonores : « Je voulais transférer le bruit en bas. »

Depuis 2016, les deux frères, tous deux originaires d’Algérie, d’où ils sont arrivés respectivement en 1999 puis 2011, sont placés sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction d’entrer en contact l’un avec l’autre et de gérer un débit de boissons. Ils sont tous deux pères de famille. L’aîné travaille à Paris comme agent administratif dans une société de livraison. Le cadet dans la région comme salarié d’une entreprise de transport.

Ils encourent cinq ans de prison et 75 000 € d’amende.

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Une page se tourne avec les verdicts rendus au terme du procès des auteurs du putsch manqué de 2015. Mais d'autres procédures sont lancées, qui pourraient donner lieu à des procès tout aussi emblématiques. À commencer par le dossier de la répression de l'insurrection populaire d'octobre 2014 qui avait entraîné la chute de Blaise Compaoré. Où en est-on dans cette affaire ? Ouvert en avril 2017, le procès de 32 anciens ministres a été rapidement suspendu. Parmi les accusés, l'ancien président Blaise Compaoré. En raison de son immunité de chef d'État, il est jugé en tant que ministre de la Défense.

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