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FranceLes agents des finances publiques en grève pour dénoncer la « destruction programmée » de leurs missions

18:20  16 septembre  2019
18:20  16 septembre  2019 Source:   20minutes.fr

Guillaume Pepy a-t-il vraiment supprimé le paiement des jours de grève à la SNCF, comme le dit Le Monde ?

  Guillaume Pepy a-t-il vraiment supprimé le paiement des jours de grève à la SNCF, comme le dit Le Monde ? Contrairement à une idée reçue tenace, les jours de grève à la SNCF ne sont pas payés. Et ça ne date pas de l'arrivée de Guillaume Pepy à la tête de l'entreprise. Question posée par Quentin le 19/09/2019 Bonjour Vous faites allusion à un article du Monde, consacré au bilan de Guillaume Pepy, président sur le départ de la SNCF. On y lit: «Enfin, le patron de la SNCF a mis un terme à la « gréviculture » cheminote en décidant que le paiement des jours de grève ne serait plus effectué. Cela a miné la CGT, et valorisé les négociations avec les organisations syndicales réformistes, dont l’UNSA et la CFDT, qui ont gagné en influence sous sa présidence.

MOBILISATION - Trésoreries fermées, rassemblements et manifestations… Face à la « destruction programmée » de leurs missions, les agents des finances publiques étaient en grève, ce lundi, partout en France pour exprimer leur « ras-le-bol ». Près de 5.800 suppressions de postes sont prévues en 2020, dont 4.800 sur le périmètre de la Direction générale des Finances publiques (DGFip), qui a déjà perdu 40.000 emplois depuis 2002 et devrait perdre un millier de trésoreries sur 1.600, selon l’intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC. « Faire toujours plus avec moins » A Strasbourg, 150 à 200 agents ont défilé symboliquement vêtus de noir derrière un cercueil en carton, en portant des drapeaux ornés de têtes de mort sur lesquels on pouvait lire : « Finances publiques : même plus l’impôt sur les os ». A Lille, dans le Nord, où 64 trésoreries sur 68 doivent fermer, une trentaine de personnes étaient réunies devant le siège de la DGFip du Nord, brandissant une banderole : « Mission, réseau, emplois, Finances publiques sacrifiées, usagers méprisés » tout comme à Marseille, où ils étaient une centaine devant celle des Bouches-du-Rhône. En Corse, plusieurs dizaines d’agents ont manifesté devant la préfecture d’Ajaccio et celle de Bastia pour défendre le maintien d’un service public de proximité, tandis qu’à Toulouse, une centaine de fonctionnaires ainsi qu’une trentaine d’élus, se sont rassemblés devant la préfecture où ils ont déployé une banderole : « aux Finances publiques, faire toujours plus avec moins, on en a ras le bol ». « Si une réforme doit s’engager elle doit être partagée » « C’est la première pierre à ce qu’on espère être une mobilisation d’ampleur pour exprimer le ras-le-bol des agents de façon globale qui subissent à la fois des suppressions d’emplois, des conditions dégradées dans leurs services avec une augmentation de la charge de travail conséquente, en hausse de 40 % rien que pour l’accueil physique du public depuis 2008 », a déclaré Anne Guyot-Welke (Solidaires) lors d’un point de presse de l’intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC à Paris où un rassemblement doit avoir lieu en début d’après-midi devant Bercy. « La coupe est pleine et le droit d’expression des agents (environ 104.000 au total à la DGFiP), qui est la grève mais peut prendre d’autres formes, doit s’amplifier pour instaurer un rapport de force car aujourd’hui on est face à un gouvernement qui fait une pseudo-concertation », a-t-elle poursuivi en parlant de « déni de démocratie ». « Si une réforme doit s’engager elle doit être partagée et pour le moment elle ne l’est pas », a-t-elle ajouté, dénonçant « l’absence de tout débat ». Des fermetures de trésoreries mais des ouvertures de « points de contacts » Pour Fanny De Coster (CGT), « loin d’avoir fait diminué les files d’attente le prélèvement à la source a, au contraire, augmenté ces files car c’est un changement de méthode de recouvrement de l’impôt mais pas de fiscalité, qui reste très complexe et engendre encore beaucoup de questions chez les contribuables ». La CGT dénonce une « vente à la découpe des services publics » et de la fonction publique, « pourtant au cœur de la vie sociale et démocratique du pays ». Parallèlement à la fermeture des trésoreries, le gouvernement prévoit de multiplier ce qu’il appelle des « points de contacts », qui ne seront plus des perceptions ou trésoreries mais des permanences périodiques. Pierre Bourgoin (CFDT) s’est déclaré « très inquiet » pour l’ensemble des agents et des missions et face à « des services publics qui risquent de devenir payants ». Société Var: Des «fonctionnaires fantômes» touchent un salaire depuis 25 ans sans travailler Économie Site des impôts crashé: Deux enquêtes ouvertes sur une possible attaque informatique

A la RATP, une grève monstre contre la réforme des retraites

A la RATP, une grève monstre contre la réforme des retraites Du jamais-vu depuis 12 ans: les transports en commun de la RATP circuleront au compte-gouttes vendredi en région parisienne, où le trafic de la régie sera fortement perturbé par une grève très suivie, première salve des mobilisations annoncées contre la réforme des retraites. Avec dix lignes de métro fermées, d'autres "partiellement ouvertes", une poignée de RER uniquement aux heures de pointe et seulement un tiers des bus en circulation, le trafic sera "extrêmement perturbé", a prévenu la direction de la RATP.

Les agents des finances publiques en grève pour dénoncer la « destruction programmée » de leurs missions © GILE MICHEL/SIPA Centre des Finances Publiques à Conlie (Sarthe). MOBILISATION -

Trésoreries fermées, rassemblements et manifestations… Face à la « destruction programmée » de leurs missions, les agents des finances publiques étaient en grève, ce lundi, partout en France pour exprimer leur « ras-le-bol ».

Près de 5.800 suppressions de postes sont prévues en 2020, dont 4.800 sur le périmètre de la Direction générale des Finances publiques (DGFip), qui a déjà perdu 40.000 emplois depuis 2002 et devrait perdre un millier de trésoreries sur 1.600, selon l’intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC.

« Faire toujours plus avec moins »

A Strasbourg, 150 à 200 agents ont défilé symboliquement vêtus de noir derrière un cercueil en carton, en portant des drapeaux ornés de têtes de mort sur lesquels on pouvait lire : « Finances publiques : même plus l’impôt sur les os ». A Lille, dans le Nord, où 64 trésoreries sur 68 doivent fermer, une trentaine de personnes étaient réunies devant le siège de la DGFip du Nord, brandissant une banderole : « Mission, réseau, emplois, Finances publiques sacrifiées, usagers méprisés » tout comme à Marseille, où ils étaient une centaine devant celle des Bouches-du-Rhône.

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Grève à la RATP : Le « service garanti » n’est pas le sujet, pour le secrétaire d’Etat aux Transports Le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Djebbari a voulu remettre les retraites au cœur du débat alors que des voix se sont fait entendre ces derniers jours sur la question du service minimum © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Devant le siège de la RATP, vendredi matin, les syndicats étaient mobilisés.

En Corse, plusieurs dizaines d’agents ont manifesté devant la préfecture d’Ajaccio et celle de Bastia pour défendre le maintien d’un service public de proximité, tandis qu’à Toulouse, une centaine de fonctionnaires ainsi qu’une trentaine d’élus, se sont rassemblés devant la préfecture où ils ont déployé une banderole : « aux Finances publiques, faire toujours plus avec moins, on en a ras le bol ».

« Si une réforme doit s’engager elle doit être partagée »

« C’est la première pierre à ce qu’on espère être une mobilisation d’ampleur pour exprimer le ras-le-bol des agents de façon globale qui subissent à la fois des suppressions d’emplois, des conditions dégradées dans leurs services avec une augmentation de la charge de travail conséquente, en hausse de 40 % rien que pour l’accueil physique du public depuis 2008 », a déclaré Anne Guyot-Welke (Solidaires) lors d’un point de presse de l’intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC à Paris où un rassemblement doit avoir lieu en début d’après-midi devant Bercy.

Journée chaotique en vue avec une grève massive à la RATP sur les retraites

Journée chaotique en vue avec une grève massive à la RATP sur les retraites La capitale risque la thrombose vendredi, la RATP prévoyant un "trafic extrêmement perturbé" avec dix lignes de métro fermées, très peu de RER et un bus sur trois en moyenne, pour la première grande offensive syndicale contre la réforme des retraites. Pour les lignes automatiques 1 et 14 du métro, le trafic sera normal mais "avec risque de saturation". Dans le RER, le trafic sera "très fortement perturbé", avec un RER A sur trois et un RER B sur cinq (avec interconnexion interrompue avec la SNCF en gare du Nord) uniquement aux heures de pointe.

« La coupe est pleine et le droit d’expression des agents (environ 104.000 au total à la DGFiP), qui est la grève mais peut prendre d’autres formes, doit s’amplifier pour instaurer un rapport de force car aujourd’hui on est face à un gouvernement qui fait une pseudo-concertation », a-t-elle poursuivi en parlant de « déni de démocratie ». « Si une réforme doit s’engager elle doit être partagée et pour le moment elle ne l’est pas », a-t-elle ajouté, dénonçant « l’absence de tout débat ».

Des fermetures de trésoreries mais des ouvertures de « points de contacts »

Pour Fanny De Coster (CGT), « loin d’avoir fait diminué les files d’attente le prélèvement à la source a, au contraire, augmenté ces files car c’est un changement de méthode de recouvrement de l’impôt mais pas de fiscalité, qui reste très complexe et engendre encore beaucoup de questions chez les contribuables ». La CGT dénonce une « vente à la découpe des services publics » et de la fonction publique, « pourtant au cœur de la vie sociale et démocratique du pays ».

Parallèlement à la fermeture des trésoreries, le gouvernement prévoit de multiplier ce qu’il appelle des « points de contacts », qui ne seront plus des perceptions ou trésoreries mais des permanences périodiques. Pierre Bourgoin (CFDT) s’est déclaré « très inquiet » pour l’ensemble des agents et des missions et face à « des services publics qui risquent de devenir payants ».

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