•   
  •   

France Attaque à la préfecture de police de Paris : « Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre des vôtres »

20:25  08 octobre  2019
20:25  08 octobre  2019 Source:   20minutes.fr

France: quatre policiers tués dans une attaque à l'arme blanche à Paris

  France: quatre policiers tués dans une attaque à l'arme blanche à Paris Une attaque a eu lieu ce jeudi 3 octobre à la préfecture de police de Paris, sur l'île de la Cité. L'assaillant, qui faisait partie des effectifs de la préfecture selon l'Agence France-Presse, a été abattu. Quatre policiers sont décédés. Article mis à jour très régulièrement, L'agression s'est produite en début d'après-midi à l'intérieur de la préfecture de police de Paris, dans le centre historique de la capitale. Quatre policiers ont été tués. Le scénario de l'attaque n'est pas très clair pour le moment. On sait que l'agression s'est déroulée à l'intérieur du bâtiment. Puis l'agresseur serait ensuite sorti dans la cour, où il aurait été abattu.

« Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre des vôtres et le tribut aurait été plus lourd encore si un gardien de la paix stagiaire, en fonction depuis six jours, n’avait pas fait preuve d’une maîtrise et d’un courage hors-norme en neutralisant l’assaillant », a déclaré Emmanuel Macron

Ce mardi, leur quatre cercueils sont alignés dans la cour de la préfecture de police de Paris . Emmanuel Macron a présidé ce matin une cérémonie d'hommage aux quatre fonctionnaires tués la semaine dernière par leur collègue radicalisé. " Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre

Une cérémonie en hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police tués par un de leur collègue radicalisé a eu lieu ce mardi matin.

Emmanuel Macron se recueillant devant les cercueils des quatre victimes de l'attaque de la préfecture. © Une cérémonie en hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police tués par un de leur co... Emmanuel Macron se recueillant devant les cercueils des quatre victimes de l'attaque de la préfecture. HOMMAGE - Une cérémonie en hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police tués par un de leur collègue radicalisé a eu lieu ce mardi matin.

Il pleuvait sur la ville, comme il pleurait, ce mardi matin, dans le cœur de la préfecture de police de Paris. Cinq jours après l’attentat qui a touché l’institution en son cœur, une cérémonie d’hommage était organisée là même où Mickaël Harpon, 45 ans, a tué quatre de ses collègues, en blessant grièvement une cinquième. « Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre des vôtres et le tribut aurait été plus lourd encore si un gardien de la paix stagiaire, en fonction depuis six jours, n’avait pas fait preuve d’une maîtrise et d’un courage hors-norme en neutralisant l’assaillant », a déclaré Emmanuel Macron, plus martial que jamais.

Morandini Live : émission spéciale consacrée à l’attaque à la préfecture de police de Paris

  Morandini Live : émission spéciale consacrée à l’attaque à la préfecture de police de Paris Morandini Live est à retrouver sur CNews et Non Stop People. Au programme de l’émission du vendredi 4 octobre : une émission spéciale consacrée à l’attaque au couteau à la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts. L’assaillant a été abattu. © capture d'écran Morandini Live - Non Stop People Morandini Live : émission spéciale consacrée à l’attaque à la préfecture de police de Paris Un homme travaillant comme agent administratif au sein de la préfecture de police de Paris s’en est pris à ses collègues jeudi aux alentours de 13h.

20 Minutes: Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : 4.252 tonnes de produits ont brûlé chez Normandie Logistique. https 20 Minutes: Attaque à la préfecture de police de Paris : « Sept minutes ont suffi à arracher la vie à quatre des vôtres ». https

« Sept minutes. » C’est le temps qu’il a fallu à cet informaticien des services de renseignement, entré dans la « maison » il y a une quinzaine d’années, pour poignarder à de multiples reprises Damien Ernest, vingt-huit ans de service, major responsable d’une unité, Anthony Lancelot, gardien de la paix depuis onze ans, Brice Le Mescam, adjoint administratif depuis six ans et Aurélia Trifiro, gardienne de la paix avec dix-sept ans d’ancienneté, tous élevés, à titre posthume, chevalier de la Légion d’honneur.

« La lumière sera faite, les responsabilités établies, la justice passera comme il se doit », a promis le chef de l’Etat, après s’être longuement entretenu avec les familles des victimes puis recueilli dans un silence de plomb devant les quatre cercueils parés des couleurs de la République.

Morandini Live : émission spéciale consacrée à l’attaque à la préfecture de police de Paris

  Morandini Live : émission spéciale consacrée à l’attaque à la préfecture de police de Paris La retraite, ce n’est pas pour tout de suite pour Chantal Goya. À 77 ans, la chanteuse est toujours en tournée. Pour garder la pêche, l’artiste a une hygiène de vie irréprochable. Elle a confié ses secrets anti-âge dans "L’instant de Luxe", émission diffusée ce vendredi 4 octobre sur Non Stop People.

« Un islam dévoyé et porteur de mort »

Devant les centaines de fonctionnaires rassemblés tout autour de la cour d’honneur et un parterre d’hommes politiques, Emmanuel Macron a appelé à « éradiquer » un « islam dévoyé et porteur de mort ». S’il a promis que les moyens humains, juridiques et technologiques seraient renforcés, le chef de l’Etat a appelé « la nation tout entière » à « faire bloc ». « Les institutions seules ne suffiront pas », a-t-il insisté, prônant une société de la « vigilance », qui sans tomber dans la délation, doit permettre à chacun de repérer au travail, dans les lieux de culte ou autour de soi « les relâchements, les déviations, ces petits gestes qui signalent un éloignement avec les lois et les valeurs de la République ».

Si l’heure est, ce mardi, au recueillement, la phrase est lourde de sens. Depuis l’attaque, de nombreuses voix se sont élevées pour déplorer des failles dans le suivi Mickaël Harpon, habilité secret-défense. La directrice des renseignements parisiens a reconnu que des éléments avaient été portés verbalement à la connaissance de la hiérarchie intermédiaire – notamment ses propos sur l’attentat de Charlie Hebdo ou des changements de comportement – mais que ces derniers n’avaient pas été jugés probants et portés à son dossier administratif.

Attaque au couteau : "La préfecture de police a essayé d’occulter l’attitude de radicalisation"

  Attaque au couteau : Invité dans le journal de Wendy Bouchard sur Europe 1, Noam Anouar, délégué syndical VIGI Police et auteur de La France doit savoir (éditions Plon), réagit sur l'attaque au couteau qui a tué jeudi quatre fonctionnaires à la préfecture de police de Paris. Il affirme que l'institution a nié l'attitude de radicalisation de l'assaillant."On a voulu nous forcer la main pour nous orienter vers la piste de la démence, alors qu’il s’agissait d'un acte délibéré à vocation terroriste", déplore-t-il. "Certains de mes collègues ont reçu des pressions.

« Ça n’arrive pas qu’aux autres »

Faire bloc, c’est également ce qu’ont fait une centaine de personnes réunies devant l’écran géant installé à l’entrée de la préfecture. « Quand on appelle les policiers, ils viennent, donc c’était normal pour moi de venir ici pour eux », confie l’une d’elles, dont le père était lui-même membre des forces de l’ordre. Parmi les présents, beaucoup sont policiers, certains portaient d’ailleurs l’uniforme pour rendre un dernier hommage aux victimes.

Cinq jours après les faits, les visages sont encore marqués et la stupeur peine à retomber. « Ce qui est terrible, c’est que c’est venu de l’intérieur, déplore Karim, policier depuis vingt-cinq ans. On savait que ça pouvait arriver, mais de là à imaginer que ça vienne d’un service de renseignement… » A quelques mètres de lui, Thérèse, 65 ans, est venue déposer un petit bouquet de fleurs jaunes en hommage aux victimes. « Ça n’arrive pas qu’aux autres », se désole cette mère d’une policière en service.

Attaque à la préfecture de police de Paris : Un rassemblement de soutien à l’auteur de la tuerie interdit .
Dans un post Facebook, Hadama Traoré, un activiste politique d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), affirmait que l’auteur de la tuerie « n’est pas un extrémiste religieux » © CELINE BREGAND/SIPA Christophe Castaner RASSEMBLEMENT - Dans un post Facebook, Hadama Traoré, un activiste politique d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), affirmait que l’auteur de la tuerie « n’est pas un extrémiste religieux » « Une infamie. » C’est ainsi que Christophe Castaner a qualifié le rassemblement de soutien à l’auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris, prévu jeudi à Gonesse (Val-d’Oise).

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 3
C'est intéressant!