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France PMA : Les "cathos" du Rassemblement national peinent à se faire entendre

20:20  09 octobre  2019
20:20  09 octobre  2019 Source:   lexpress.fr

Stromae : Sa chanson utilisée par les anti-PMA, il porte plainte

  Stromae : Sa chanson utilisée par les anti-PMA, il porte plainte Stromae souhaite porter plainte contre les organisateurs de la manifestation anti-PMA qui ont utilisé son titre "Papaoutai" pendant leur rassemblement. Un détournement pas tout à fait au goût de l'artiste belge qui compte bien porter l'affaire devant les tribunaux.Selon Salhia Brakhlia, journaliste de Quotidien sur TMC, Stromae (34 ans) envisage de porter plainte contre les organisateurs de la manifestation anti-PMA. Pendant leur rassemblement du 6 octobre 2019, son tube Papaoutai a été utilisé sans son accord lors de l'arrivée des différents intervenants sur scène pour dénoncer la procréation médicalement assistée.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a renoncé à se rendre à la cérémonie d'hommage au président Jacques Chirac lundi à Les cathos sont toujours contre. L’archevêque «estime qu’il a d’autres moyens de se faire entendre », précise son entourage. Mais si ces deux

L’archevêque «estime qu’il a d’autres moyens de se faire entendre », précise son entourage. Mais si ces deux têtes de l’épiscopat font défaut, d’autres évêques ont d’ores et déjà prévu de se joindre aux manifestants. L'eurodéputé Nicolas Bay, membre de la direction du Rassemblement national , a

Derrière la position d'équilibriste de Marine Le Pen - qui s'oppose à la réforme mais sans s'engager dans le combat - la branche catholique du RN fait de la résistance.

Le député RN Nicolas Bay a manifesté dimanche 6 octobre avec les opposants à l'extension de la PMA à toutes les femmes. © NurPhoto Le député RN Nicolas Bay a manifesté dimanche 6 octobre avec les opposants à l'extension de la PMA à toutes les femmes.

Ils se sont donné rendez-vous au pied d'une colonne Morris, ces gros cylindres verts parisiens généralement utilisés pour faire la promo du dernier spectacle dans la capitale. Une rencontre amicale, non coordonnée, jurent les participants à la marche anti PMA du dimanche 6 octobre. Dans le cortège, les députés européens du Rassemblement national Nicolas Bay et Gilles Lebreton, ainsi que le sénateur des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier représentent les élus nationaux. Autour d'eux, des élus locaux venus de toute la France. De la région Auvergne Rhône-Alpes (avec les élus Agnès Marion et Isabelle Surply), de Bretagne (la conseillère régionale Virginie d'Orsanne), de Bourgogne Franche-Comté (Alexandrine Ferrand et Julien Guibert), des Pays de la Loire (Brigitte Neveu, Marie Genevrey), de la Nouvelle Aquitaine (Jean-Marc de Lacoste Lareymondie, Jean-Romée Charbonneau), du Grand Est (Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie), de l'Ile-de-France (Jean-Lin Lacapelle, par ailleurs délégué national du RN)... Écharpes tricolores en bandoulière, ils se sont fondus parmi les manifestants (74 500 selon le comptage indépendant du cabinet Occurrence) pour demander au gouvernement le retrait du texte qui permet à toutes les femmes d'avoir accès à la procréation médicalement assistée. Sur les réseaux sociaux, quelques selfies et deux ou trois tweets, mais rien d'extravagant. "C'est un enjeu de civilisation fondamental, assume Nicolas Bay. Pour autant, tout le monde a pu observer que la manifestation était raisonnable et sans outrance".

«Qu’on arrête de parler à notre place» : nous, enfants conçus par PMA

  «Qu’on arrête de parler à notre place» : nous, enfants conçus par PMA Ils incarnent plus de 3 % des naissances qui ont lieu chaque année dans notre pays. Un enfant sur trente est, comme Guillaume, Bastien ou Marine, venu au monde grâce à la procréation médicalement assistée (PMA). Des techniques qui, pour l’heure en France, sont exclusivement réservées aux couples hétérosexuels infertiles, comme les parents de Guillaume. Cette situation pourrait évoluer : le 27 septembre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture l’article 1er du projet de loi bioéthique qui ouvre la PMA à toutes les femmes.Mais pour l’heure, si les couples de lesbiennes et les femmes seules désirent un enfant, elles doivent se rendre à l’étranger.

PMA : les " cathos " du Rassemblement national peinent à se faire entendre . Le service jeunes cathos 49 du diocèse d'Angers vous propose de vivre 24 h à l'abbaye Notre Dame des Gar .

Les 13 pays limitant la PMA aux couples hétérosexuels stables pour lesquels un diagnostic d'infertilité a été posé sont l'Allemagne, l'Autriche, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, Malte, la République PMA : les " cathos " du Rassemblement national peinent à se faire entendre .

Si le député européen est prudent, c'est parce que le sujet est inflammable au RN. Et les divisions - exprimées à voix basse depuis le départ de Marion Maréchal et de Florian Philippot, aux antipodes sur les questions de société - toujours profondes. D'un côté, des élus et des cadres opposés à toute extension de la PMA, comme ils l'étaient déjà au mariage pour tous. De l'autre, une petite partie de la direction, discrètement favorable, ou alors simplement moins remontée contre la PMA pour toutes, qui a dissuadé Marine Le Pen de prendre le sujet à bras-le-corps. La tâche n'était pas compliquée : la présidente du RN est persuadée que les sujets de bioéthique n'intéressent que de loin ses électeurs. "Marine Le Pen est obnubilée par le bassin minier, qui, pour elle, reflète la société, mais il existe une classe moyenne conservatrice !" déplore le conseiller régional des Pays de la Loire Pascal Gannat. Ce dernier a été récemment exclu du RN. Officiellement, en raison d'un prêt non remboursé. Officieusement, l'élu de Loire-Atlantique, qui était présent à la convention organisée par les proches de Marion Maréchal fin septembre, estime avoir été puni pour ses positions conservatrices trop droitières.

Projet de loi bioéthique : ce que disent les études et les experts sur les enfants élevés dans des familles homoparentales

  Projet de loi bioéthique : ce que disent les études et les experts sur les enfants élevés dans des familles homoparentales Les opposants à l'extension de la PMA aux femmes lesbiennes et l'Académie de médecine pointent des "risques" pour le développement des enfants et critiquent la méthodologie des études menées sur la question. © Fournis par France Télévisions La question ne cesse d'agiter les débats autour de l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes : les enfants élevés dans des familles homoparentales sont-ils aussi heureux et épanouis que les autres ? C'est une crainte brandie surtout par les opposants.

Faire carrière est un désir légitime ; mais pas au prix de magouilles pour se pousser en avant en écrasant les autres. Cependant ce désir insatiable, le désir d’enfant, doit être entendu . En particulier par ceux qui ont une famille, et qui ne peuvent se contenter de « fermer la porte derrière eux ».

De fait , a posteriori, l’incendie du 15 avril apparaît comme un moment où le catholicisme, vilipendé et marginalisé, a réintégré le récit national . En cinquante ans, l’Eglise catholique a vécu une révolution silencieuse. Les temps de la chrétienté étant désormais révolus

Les élus jugés "trop cathos" pas en odeur de sainteté

A l'Assemblée nationale, moins d'une dizaine d'amendements ont été déposés par la députée du Pas-de-Calais et ses proches depuis le début de l'examen du texte. Les partisans d'une ligne traditionnelle et conservatrice doivent se contenter de son intervention à la tribune, le 25 septembre. "Ces sujets sociétaux doivent à notre avis être réglés par la société tout entière, à savoir par le biais du référendum", avait déclaré Marine Le Pen, se réfugiant derrière "les problèmes juridiques" que lui pose le texte, tout en déclarant n'avoir aucun problème à voir un enfant élevé par un couple gay ou lesbien.

Une position mi-figue mi-raisin qui satisfait presque tout le monde, mais ne règle rien. "Je regrette que la présidente, qui a pris une position ferme, n'ait pas cru bon faire preuve d'autorité en imposant sa ligne", déclare Jean-Marc de Lacoste Lareymondie, un historique du parti lepéniste. Sa fille, Marie-Hélène de Lacoste Lareymondie, est plus nuancée. "Pour moi, l'intervention de Marine Le Pen était très claire, ça me suffit. Je fais ce que je crois juste, sans me demander si c'est une ligne majoritaire ou minoritaire", affirme cette mère de sept enfants, dont cinq défilaient à ses côtés dimanche. Une prudence de mise dans un contexte d'investitures aux municipales, où il est de bon ton de ne pas dépasser d'une tête.

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  De la PMA au don de sperme, quelles sont les mesures soumises au vote solennel mardi? Le projet de loi voté à l'Assemblée nationale prévoit, notamment, l'élargissement de la PMA à toutes les femmes et l'accès aux origines dans le cas d'un don de sperme.

Mais c'est de François Fillon dont le Front national a réellement peur. Marine Le Pen sait que le candidat des Républicains peut lui reprendre ses électeurs de droite morale. PMA : les " cathos " du Rassemblement national peinent à se faire entendre .

"Ça faisait un peu propagande de droite, abonde en sortant Pierre-Jean, un militant de Génération Nation de 21 ans. Je ne suis pas d'accord avec son libéralisme Lire notre dossier complet. Marine Le Pen, présidente du FN. PMA : les " cathos " du Rassemblement national peinent à se faire entendre .

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Malgré ces précautions, l'intéressée, qui pensait être investie, lundi, tête de liste dans la ville de Colmar, a vu, selon nos informations, la décision repoussée sine die. Pendant la réunion de la commission nationale d'investiture (CNI), l'un des dirigeants a mis en avant "les propos homophobes de la potentielle candidate, tenus dans le cadre privé". Un ajournement de plus, après les hésitations sur la candidature d'Agnès Marion, la figure frontiste lyonnaise présente au défilé, toujours pas officialisée, elle non plus, comme tête de liste dans la capitale des Gaules. Début septembre, des voix s'étaient élevées, en CNI, pour douter de cette mère de six enfants, catholique revendiquée et fondatrice du Cercle Fraternité, sorte de Sens Commun interne au FN, aujourd'hui en sommeil. "Trop catho, trop sur une ligne Marion", avait déclaré un membre influent du bureau exécutif.

"Ils peuvent devenir curés s'ils le veulent"

En coulisses, les plus conservateurs pestent contre ceux qu'ils jugent responsables de cette "chasse aux cathos". L'un d'entre eux raconte, sous couvert d'anonymat : " Le député Bruno Bilde, les maires Steeve Briois et David Rachline... Ils forment une petite minorité, active et influente, qui est moins défavorable à ce projet de loi." Bilde s'insurge : "On n'a empêché personne d'aller manifester, ce n'est pas notre faute si très peu d'élus étaient présents ! Ils dénoncent une espèce de lobby gay comme ils dénonceraient un lobby juif... Ils peuvent devenir curés s'ils le veulent, mais s'ils pensent que le RN est un parti religieux, ils font fausse route !"

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du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais Beaucoup s’étonneront du fait que les catholiques plébiscitent un homme politique ouvertement Même les cathos pratiquants manifestent une tendance certaine au « bricolage » identitaire et

La manifestation des anti- PMA de dimanche n’a certes pas rassemblé les immenses foules de A part, ironie de l’histoire sans doute aux yeux de ces cathos ultraconservateurs, La Marche annuelle Celui-ci était pourtant allé, en avril 2018, faire les yeux doux aux milieux catholiques au collège des

Dans ce contexte de suspicion, les propos de leurs collaborateurs, comme Julien Odoul (assistant parlementaire de Bruno Bilde) ou Christopher Szczurek (adjoint de Briois à Hénin-Beaumont) agacent, tant ils sont suspectés d'être les portes-flingues de leurs patrons. En privé, les représentants de la branche conservatrice s'échangent même des captures d'écran, montrant tel ou tel assistant qui a "aimé" ou "partagé" une publication hostile à la marche de dimanche. "Notre électorat n'est pas conservateur, il est populaire", assume Julien Odoul, pour qui "l'immense majorité de nos militants a d'autres sujets de préoccupations". Délégué départemental du parti dans l'Yonne, il juge le combat "secondaire", derrière la lutte contre le "fondamentalisme islamique" ou pour le pouvoir d'achat. Et ne se prive pas pour le faire savoir.

"Ces cadres ont poussé très fort pour qu'on lève le pied au maximum sur la bioéthique", regrette un élu catholique, qui assure que la peur des représailles a découragé d'autres cadres de se joindre à la marche. La manifestation de dimanche aura au moins permis à la branche conservatrice de se compter. "Marine Le Pen est malgré tout assez attentive à certains équilibres", veut croire l'un d'entre eux. Mais pas sûr que les chiffres leur donnent raison. "Un seul vote permet de déceler les tendances, c'est le vote du conseil national", sorte de test de popularité en interne, rappelle Bruno Bilde. En 2018, lors du dernier scrutin, Steeve Briois était arrivé deuxième du vote des militants... Juste devant Nicolas Bay.

Loi de bioéthique : quelles sont les mesures finalement adoptées à l’Assemblée ? .
PMA pour toutes, filiation, accès aux origines, test génétiques… L’Assemblée a adopté le projet de loi Bioéthique, premier pas vers son adoption en 2020. Le point sur les mesures finalement votées. © Fournis par France Télévisions Après 80 heures environ de débats intenses, l'Assemblée nationale a largement adopté le 15 octobre le vaste projet de loi bioéthique avec la mesure phare de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.Le texte sensible, première grande réforme sociétale du quinquennat, a été voté en première lecture par 359 voix contre 114 et 72 abstentions, sous des applaudissements de la majorité.

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C'est intéressant!