France: Marseille : « Un café en terrasse et je vais me manger deux balles dans la tête », quand la peur domine le procès du meurtre de Zakary Remadnia - - PressFrom - France
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France Marseille : « Un café en terrasse et je vais me manger deux balles dans la tête », quand la peur domine le procès du meurtre de Zakary Remadnia

10:25  10 octobre  2019
10:25  10 octobre  2019 Source:   20minutes.fr

Seine-Saint-Denis : Douze hommes jugés pour le meurtre de Fossary Sanha

  Seine-Saint-Denis : Douze hommes jugés pour le meurtre de Fossary Sanha Il y a quatre ans, l’adolescent de 16 ans avait été la victime d’une rixe entre bandes rivales de La Courneuve et d’Aubervilliers © Clément Follain / 20 Minutes Le procès pour le meurtre de Fossary Sanha devant la cour d'assises de Bobigny (Seine-Saint-Denis) doit durer un mois. EXPEDITION PUNITIVE - Il y a quatre ans, l’adolescent de 16 ans avait été la victime d’une rixe entre bandes rivales de L C’était il y a presque quatre ans jour pour jour. Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2015, Fossary Sanha a été tué à Pantin ( Seine-Saint-Denis).

La cour d’assises d’Aix-en-Provence interrogeait les accusés du meurtre de Zakary Remadnia, sur fond de rivalité pour le contrôle de trafic de drogue à Marseille

La cour d'assises d'Aix-en-Provence doit rendre son verdict à la fin de la semaine dans le procès du meurtre de Zakary Remadnia. © Adrien Max / 20 Minutes La cour d'assises d'Aix-en-Provence doit rendre son verdict à la fin de la semaine dans le procès du meurtre de Zakary Remadnia. PROCES - La cour d’assises d’Aix-en-Provence interrogeait les accusés du meurtre de Zakary Remadnia, sur fond de rivalité pour le contrôle de trafic de drogue à Marseille

La peur du règlement de comptes. Lors du procès du meurtre de Zakary Remadnia qui se tient jusqu’à vendredi à la Cour d’assises d’ Aix-en-Provence, le sentiment de peur d'une vengeance sans fin a dominé les réponses des accusés. Mouloub Chettabi, Tahar Ben Makri, Sofiane Agueni, Hichem et Eddy Tir ont été successivement interrogés par le président de la Cour, pour leur supposée participation au meurtre de Zakary Remadnia. Ce dernier était assassiné le 18 juillet 2014 de 23 balles, dont quatre dans la tête, par deux tireurs dans le 14e arrondissement de Marseille.

Texas : Une ex-policière reconnue coupable du meurtre de son voisin noir

  Texas : Une ex-policière reconnue coupable du meurtre de son voisin noir Amber Guyger, qui avait abattu Botham Jean chez lui, affirmait s'être trompée d’appartementElle avait plaidé une « erreur tragique ». Une ex-policière blanche qui avait abattu son voisin noir chez lui, le 6 septembre 2018, a été reconnue coupable de meurtre par un jury de Dallas, mardi. Amber Guyger, qui assurait qu’elle s’était trompée d’appartement et pensait avoir affaire à un intrus, connaîtra sa peine ultérieurement.

Aux différents points soulevés par le président et l’avocat général, certains ont avancé leur implication dans un trafic de stupéfiant, pour lequel ils ont déjà été condamnés, quand d’autres ont justifié la peur qui entourait leur quotidien. Quand le président demande à Tahar Ben Makri pourquoi on l’entend vouloir se procurer des armes sur les écoutes téléphoniques, celui-ci avance « vouloir récupérer deux ou trois calibres pour (s)e protéger » dans le cadre du trafic de stupéfiant des Flamants. Et il y a de quoi, Mehdi Berrebouh, un de leurs amis, a été assassiné quelques semaines auparavant Farid Tir, le frère et cousin de deux autres accusés.

« Tous ceux que je vois meurent »

Malgré seulement six mois passés en liberté en 14 ans, Sofiane Agueni vit lui aussi avec la boule au ventre quelques jours après sa sortie et la mort de Mehdi Berrebouh. « On m’a dit de faire attention à partir de ce moment-là, j’étais exposé parce que je gérais le réseau des Flamants et que j’étais son ami. Je vivais d’hôtel en hôtel », explique-t-il. Comment expliquer la découverte de gilets pare-balles et d’une cagoule dans une de ses chambres ? « Les gilets c’était pour me protéger et je mets toujours une cagoule quand je vais sur le point de stup parce qu’on sait tous qu’il y a beaucoup de surveillances policières », argumente-t-il.

Texas: L'ex-policière reconnue coupable du meurtre de son voisin condamnée à 10 ans de prison

  Texas: L'ex-policière reconnue coupable du meurtre de son voisin condamnée à 10 ans de prison Le verdict a été accueilli par des cris à l'extérieur de la salle d'audienceElle risquait la perpétuité. Amber Guyger, l’ex-policière de Dallas reconnue coupable du meurtre de son voisin Botham Jean a été condamnée à 10 ans de réclusion, mercredi. Le verdict a été accueilli par des cris à l’extérieur du tribunal. « C’est une honte », a lancé une femme afro-américaine, selon des images retransmises en direct. En 2018, le drame avait suscité une émotion nationale – et même internationale, alors que Botham Jean, 26 ans, était originaire de l’île de Sainte-Lucie et démarrait sa carrière dans la firme de conseils PricewaterhouseCoopers à Dallas.

Et le fait que son téléphone s’éteigne le 18 juillet, le jour du meurtre de Zakary Remadnia, pour ne pas se rallumer avant le 9 août ? « On m’avait prévenu de couper mon téléphone parce que je pouvais être suivi par des “ennemis”. J’ai la trouille, Depuis que je suis sorti de prison, tous ceux que je vois, meurent, et j’ai peur d’en faire partie », explique-t-il avec fatalité.

« J’étais plus proche des Remadnia que d’Hichem, mon cousin »

Une peur que les Tir, Hichem, le frère de Farid, manager de Jul assassiné en région parisienne, et cousin d’Eddy, qui est accusé d’être le donneur d’ordre dans cette affaire, ne connaissent pas. Malgré l’avertissement de Saïd, le grand-père de la famille, assassiné juste avant de comparaître pour un trafic de cannabis et de cocaïne en 2011 : il avait expliqué qu’après son décès, toute la famille Tir allait être prise pour cibles et que ses ennemis allaient tuer Néné, puis Farid, puis Karim, puis Hichem et ensuite les autres. Une prémonition qui s’est réalisée, en partie, puisque pas moins de six membres de la famille ont été tués depuis la mort du grand-père, dont le dernier, Farid, le frère d'Eddy, tué à la fin du mois d'août.

Bouches-du-Rhône : Aucun bus en circulation entre Marseille et Aix-en-Provence après l’agression d’un chauffeur

  Bouches-du-Rhône : Aucun bus en circulation entre Marseille et Aix-en-Provence après l’agression d’un chauffeur Un chauffeur de bus a été frappé avec un marteau brise vitre par un passager de la ligne 50 qui relie Marseille à Aix-en-Provence © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP Un car à Marseille (illustration). AGRESSION - Un chauffeur de bus a été frappé avec un marteau brise vitre par un passager de la ligne 50 qui rel Ils exercent leur droit de retrait. Plus aucun bus des lignes 50, 51 et 53 du réseau Cartreize, dans les Bouches-du-Rhône, ne circule ce vendredi après-midi.

Si la peur ne les gagne pas tout de suite, c’est parce que Zakary Remadnia fait partie de la famille : il est le cousin d’Eddy Tir par alliance. C’est ce qu’il a expliqué dans l’après-midi après avoir refusé de se présenter dans le box des accusés toute la matinée : « Nos familles vivent dans le même village, nos morts sont enterrés dans le même cimetière, je le connais depuis que je suis enfant, depuis toujours. J’étais plus proche des Remadnia que d’Hichem mon cousin. »

Deux instructions

Zakary pourrait-il être « l’étudiant », le nom d’une des cibles potentielles qui revient dans les écoutes ? « Il a arrêté l’école à 16 ans et il était en cellule avec moi pour trafic de stup', par pour études supérieurs », tranche Eddy Tir. Et que contenait cette lettre qu’Eddy a confiée à sa mère en prison pour être remise à Sofiane ? Contenait-elle une photo de Zakary, le visage cerclé ? Preuve du climat de peur qui s’est installé au sein de l’équipe des Flamants, Eddy Tir explique avoir « encerclé la tête de mecs extérieurs de Marseille desquels il fallait se méfier ». Tout comme ces « deux instructions » que Sofiane devra suivre coûte que coûte : « Je n’ai jamais donné l’ordre de tuer ou quoi que ce soit, les deux instructions c’était de fuir et surtout de ne faire confiance à personne pour s’en sortir ».

Turquie: ouverture du procès d'un féminicide emblématique

  Turquie: ouverture du procès d'un féminicide emblématique Ce mercredi 9 octobre, dans le centre de la Turquie, s’ouvre un procès emblématique des violences faites aux femmes. Un homme est jugé pour avoir tué, le 18 août dernier, son ex-épouse Emine Bulut sous les yeux des passants et de sa propre fille. Un meurtre qui avait choqué tout le pays et qui est loin d’être isolé. Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer « Je ne veux pas mourir » : les derniers cris d’Emine Bulut, cette Turque assassinée à coups de couteau par son ex-mari sous les yeux de sa fille de 10 ans, résonnent encore dans la tête de ceux qui les ont entendus.Le meurtre était filmé par un passant.

Malgré ces « deux instructions », ils se retrouvent devant une Cour d’assises et cette stratégie de défense paraît désormais vitale. « Depuis qu’on m’a mis dans ce dossier il suffit que j’aille boire un café en terrasse et je vais me manger deux balles dans la tête parce que pour les gens sont sûrs que j’ai tué Zakary. J’ai peur pour ma vie », s’inquiète Tahar Ben Makri. Les jurés doivent, normalement, rendre leur verdict à la fin de la semaine.

Bouches-du-Rhône : Jusqu’à 25 ans de prison ferme au procès d’une vendetta marseillaise .
Jusqu’à vingt ans de prison ont été prononcés contre les membres de clans familiaux marseillais du narcobanditisme en guerre, ayant mené à la mort de Zakary Remadnia © Adrien Max / 20 Minutes La cour d'assises d'Aix-en-Provence doit rendre son verdict à la fin de la semaine dans le procès du meurtre de Zakary Remadnia.

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