France: L’imam fiché S de Gonesse « écarté » de la mosquée - - PressFrom - France
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France L’imam fiché S de Gonesse « écarté » de la mosquée

22:25  11 octobre  2019
22:25  11 octobre  2019 Source:   nouvelobs.com

Qui est Mickaël H., auteur de l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris ?

  Qui est Mickaël H., auteur de l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris ? Mickaël H., un informaticien de 45 ans, marié et père de deux enfants, au casier vierge, avait finalement « adhéré à une vision radicale de l’islam » © Bertrand GUAY / AFP Michaël H. est l'auteur de l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris, survenue le jeudi 3 octobre 2020. PORTRAIT - Mickaël H., un informaticien de 45 ans, marié et père de deux enfants, au casier vierge, avait finalement « adhéré à une vision radicale de l’islam » Comment a-t-il pu passer sous les radars ? Depuis jeudi, la question hante les couloirs de la préfecture de police et de la place Beauvau.

  L’imam fiché S de Gonesse « écarté » de la mosquée © Copyright 2019, L'Obs

Un imam fiché S qui officiait dans la salle de prière de Gonesse fréquentée par Mickaël Harpon, l’auteur de la tuerie à la préfecture de police de Paris, a été « écarté » et n’officiera désormais plus là-bas, a annoncé vendredi 11 octobre le maire de la ville du Val-d’Oise, Jean-Pierre Blazy.

« Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l’encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l’association musulmane de Gonesse a négocié avec [ce dernier] avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle », a indiqué l’édile dans un communiqué.

Attentat à la préfecture : le vrai du faux sur l’ex-imam de Gonesse

  Attentat à la préfecture : le vrai du faux sur l’ex-imam de Gonesse Depuis 24 heures, il est la cible de tous les députés de l’opposition : Ahmed Hilali, 35 ans, ancien imam de la mosquée de Gonesse (Val-d’Oise) fréquentée par Mickaël Harpon, l’agent administratif qui a semé la mort à la préfecture de police de Paris le 3 octobre. Cet homme décrit comme « fondamentaliste » avait été visé par une mesure d’expulsion en 2015, annulée depuis. « Comment est-il possible qu’un imam radicalisé, et ce sont les services de renseignement qui le disent, à qui on notifie une obligation de quitter le territoire français en 2015, est toujours là en 2019 ? Cela s’appelle un dysfonctionnement majeur, cela s’appelle une faute », s’est insurgé le député (ex-PS) Fr

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« L’imam n’assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain », est-il précisé. Cet imam qui assurait les prières mais sans prononcer de prêche « n’était pas l’imam référent de la mosquée », souligne le maire.

La mosquée n’était « pas considérée comme salafiste »

Alors que l’enquête se poursuit pour tenter de comprendre si l’attaque du 3 octobre était le fait d’un coup de folie solitaire ou d’une radicalisation avec l’aide de complices ou d’inspirateurs, l’association musulmane de Gonesse a préféré mettre fin au contrat de cet imam, fiché S (comme Sûreté de l’Etat).

Le tueur de la préfecture de Paris aurait fait ses adieux à sa famille quelques jours avant le drame

« Ni les dirigeants de l’association musulmane de Gonesse […] ni les fidèles, ni les services de l’Etat n’ont confirmé que des prêches radicaux auraient été prononcés au sein de la salle de prière de Gonesse », précise le maire. Selon une source proche du dossier, la mosquée de la Fauconnière n’était « pas considérée comme salafiste ».

L’assaillant, qui vivait à Gonesse, était converti à l’islam depuis une dizaine d’années et fréquentait des membres de la mouvance « islamiste salafiste », avait indiqué le procureur antiterroriste quelques jours après l’attaque.

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Lundi, cinq personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la tuerie à la préfecture de police de Paris. Elles ont toutes été libérés sans charge mercredi. Les cinq personnes placées en garde à vue lundi dans l'enquête sur la tuerie à la préfecture de police de Paris ont toutes été remises en liberté sans charges retenues contre elles, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.Deux d'entre elles avaient été libérées dès mardi soir, dont un imam fiché pour radicalisation qui officiait dans une salle de prière de Gonesse (Val-d'Oise) fréquentée par le tueur.

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