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France "Édouard Philippe et Guillaume Pépy se trompent" : à la SNCF, les syndicats assument d’exercer leur droit de retrait

10:25  20 octobre  2019
10:25  20 octobre  2019 Source:   europe1.fr

Pagaille à la SNCF : Edouard Philippe dénonce une "grève sauvage" et met en demeure les conducteurs

  Pagaille à la SNCF : Edouard Philippe dénonce une Edouard Philippe soutient la direction de la SNCF. Le Premier ministre a dénoncé samedi un "détournement du droit de retrait" exercé par les agents SNCF perturbant fortement la circulation des trains, et une "grève sauvage à "l'impact inacceptable pour des dizaines et des dizaines de milliers de Français". "J'ai demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi", a déclaré le chef du gouvernement, qui visitait le Centre national des opérations ferroviaires à Paris, avec le PDG de la SNCF Guillaume Pepy et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

ont exercé leur droit de retrait ce samedi 19 octobre, jour de départ en vacances de la Toussaint de la SNCF , Guillaume Pépy , a critiqué la manière et dénoncé le motif invoqué pour justifier le droit de Édouard Philippe , en déplacement au Centre national des opérations ferroviaires de la SNCF

Des agents ont décidé d ’ exercer leur droit de retrait après un accident de train qui a blessé onze Le premier ministre Édouard Philippe a dénoncé samedi un « détournement du droit de retrait Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy a également contesté la validité du droit de retrait exercé par les

Alors que le gouvernement et la direction de la SNCF dénoncent une © AFP Alors que le gouvernement et la direction de la SNCF dénoncent une "grève sauvage", les cheminots qui appliquent leur droit de retrait maintiennent leur position. Pour Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-Rail, les propositions de la direction sont insuffisantes.

Le trafic SNCF restera perturbé aujourd'hui dans plusieurs régions de France ce dimanche. Pour la troisième journée consécutive, les cheminots exercent leur droit de retrait suite à un accident qui a fait plusieurs blessés mercredi, dont un conducteur de train, pour dénoncer le manque de sécurité pour eux mais aussi pour les usagers.

Droit de retrait à la SNCF : Edouard Philippe dénonce une « grève sauvage »

  Droit de retrait à la SNCF : Edouard Philippe dénonce une « grève sauvage » Les agents de la SNCF exercent leur droit de retrait après un accident qui a fait plusieurs blessés mercredi.  « J’ai demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi », a déclaré le chef du gouvernement, qui visitait le Centre national des opérations ferroviaires à Paris, avec le PDG de la SNCF Guillaume Pepy et le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Édouard Philippe dénonce "un détournement" du droit de retrait . Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy a contesté ce samedi la validité du droit de retrait exercé par les agents de l’entreprise. Il a annoncé son intention d’aller devant la justice pour faire reconnaître qu’il s’agit d’une grève "surprise".

Alors que la circulation des trains est toujours perturbée samedi, Edouard Philippe s'est rendu à la gare de l'Est en présence du PDG de la SNCF Guillaume Pépy . Le Premier ministre Edouard Philippe a demandé à la SNCF d'examiner les suites y compris judiciaires © Maxppp - Olivier Corsan.

Selon Sud-Rail, l'inspection du travail a confirmé la légalité de l'action

Hier, en moyenne un TER sur deux circulait. Seuls trois Ouigo ont pu rouler. Et le trafic des Transiliens a été fortement perturbé en région parisienne. Mais les agents de la SNCF assument cette situation, et pour ces cheminots, pas question de céder à la pression managériale de la SNCF, et encore moins aux menaces d'Édouard Philippe. Le Premier ministre affirmait hier qu'il demanderait à la SNCF d'étudier toutes les pistes, y compris judiciaires. D'autant que, selon Sud-Rail, l'inspection du travail leur aurait confirmé la légalité de cette action.

>> À LIRE AUSSI : Mouvement des cheminots : "Edouard Philippe remet de l'huile sur le feu"

Du côté de la direction, on estime avoir mis plusieurs propositions sur la table, notamment au sujet du régime d'équipement agent seul, qui est dans le viseur des syndicats. Mais les propositions sont insuffisantes selon Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-rail. "A part des coups de communications, aujourd'hui on a aucune proposition concrète qui va dans le sens d'améliorer la santé et la sécurité des salariés", déplore-t-il. "Ce n'est pas parce qu'Édouard Philippe et Guillaume Pépy ont cru siffler la fin de la récréation que le sujet est sous la table. Ils se trompent" affirme le secrétaire fédéral de Sud-Rail.

Ras-le-bol général

On ne va donc manifestement pas vers une accalmie dans ce conflit qui dépasse la simple question de la sécurité des agents et des usagers. Les syndicats le reconnaissent, il y a en trame de fond un ras-le-bol général contre tous les projets de réforme, et notamment celle des retraites. Et puis, c'est aussi un cadeau d'au revoir à Guillaume Pépy, le patron de la SNCF qui doit quitter ses fonctions d'ici quelques semaines, l'un des syndicats l'assume clairement.

Sécurité dans les trains : "Pas de différence" avec ou sans contrôleur, assure le PDG de la SNCF .
La SNCF publie ce vendredi le rapport indépendant sur l'accident de train qui a déclenché le droit de retrait des cheminots en fin de semaine dernière. La présence ou non d'un contrôleur à bord d'un train ne fait "pas de différence de niveau de sécurité", a estimé le PDG de la SNCF Guillaume Pepy dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, alors qu'un rapport interne sur l'accident de TER survenu la semaine dernière dans les Ardennes a été publié vendredi matin.

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C'est intéressant!