France: Ces élus de gauche qui n’assument plus d’avoir signé la tribune contre l’islamophobie - - PressFrom - France
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France Ces élus de gauche qui n’assument plus d’avoir signé la tribune contre l’islamophobie

17:25  06 novembre  2019
17:25  06 novembre  2019 Source:   nouvelobs.com

50 personnalités de gauche appellent à manifester contre l’islamophobie le 10 novembre

  50 personnalités de gauche appellent à manifester contre l’islamophobie le 10 novembre Parmi les signataires, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Martinez, ou encore la réalisatrice Rokhaya Diallo. « Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l’espace politique et médiatique français », écrivent les signataires de cette tribune publiée vendredi dans Libération.

Plusieurs élus de gauche (EELV, LFI, PCF, Générations…) ont signé l 'appel à marcher contre l ' islamophobie samedi 10 novembre. Le 27 octobre dernier, plusieurs centaines de personnes s'étaient déjà rassemblées dans la capitale pour dénoncer " l ' islamophobie " et la "stigmatisation des

Ont signé la tribune , outre le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, l'homme fort d'EELV Yannick Jadot, le fondateur de Générations Benoît "La gauche du renoncement, de l'abandon et de la honte", a cinglé l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls. Aucun responsable du Parti

  Ces élus de gauche qui n’assument plus d’avoir signé la tribune contre l’islamophobie © Copyright 2019, L'Obs

Mais que vient faire la France insoumise et une partie de la gauche dans la manifestation contre l’islamophobie prévue dimanche 10 novembre ? Co-initié par le controversé Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), cette marche annoncée dans une tribune publiée dans « Libération » le 1er novembre vise, selon le texte, à dénoncer l’existence de « lois liberticides » contre les musulmans en France. Est-ce une mise en cause de laïcité française ? Le CCIF qui aime cultiver une ambiguïté sur le terme d’islamophobie, utilisé par certains pour empêcher toute critique de l’islam, est loin de faire l’unanimité au sein de la famille de l’antiracisme. De quoi provoquer malaise et remous notamment chez les « Insoumis » très divisés sur la question de la laïcité. En signant cet appel, les députés de LFI ont rouvert la plaie béante qui sépare au sein du mouvement les partisans d’une interprétation stricte de la loi de 1905 et ceux qui partagent une vision plus souple et accommodante.

Une partie de la gauche va manifester contre l'islamophobie

  Une partie de la gauche va manifester contre l'islamophobie Plusieurs élus de gauche (EELV, LFI, PCF, Générations…) ont signé l'appel à marcher contre l'islamophobie samedi 10 novembre. L'appel a été lancé le 1er novembre dernier. Dans Libération, plusieurs personnalités et organisations ont appelé à marcher dans les rues de Paris, dimanche 10 novembre, pour dire "Stop à l'islamophobie".

Le débat toujours explosif à gauche sur l ' islamophobie et la laïcité ressurgit à l'occasion d'une marche organisée dimanche à Paris, à laquelle de nombreux responsables Ont signé la tribune , outre le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, l'homme fort d'EELV Yannick Jadot, le fondateur de

Ont signé la tribune , outre le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, l'homme fort d'EELV Yannick Jadot, le fondateur de Générations Benoît "La gauche du renoncement, de l'abandon et de la honte", a cinglé l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls. Aucun responsable du Parti

« Je n’irai pas dimanche, je joue au foot »

Preuve de la gêne qui gagne les rangs des « Insoumis » depuis la signature de la tribune, plusieurs cadres ont déjà pris soin de prendre leurs distances avec la marche de dimanche. Avec parfois des arguments pour le moins surprenant comme ceux de l’« électron libre » François Ruffin. Invité ce mercredi 6 novembre au matin, au micro de France-Inter, à dire s’il irait marcher aux côtés du CCIF dimanche, le député a une parade toute trouvée. « Je n’irai pas dimanche, je joue au foot. Je ne fais pas de médias le dimanche non plus parce que je joue au foot », explique le député de la Somme. Une justification un peu légère qui permet à l’élu de ne pas parler du fond… Assume-t-il sa signature dans cette tribune ? Là aussi, le patron du journal « Fakir » patauge dans ses explications :

Mélenchon assume son soutien à la marche contre l’islamophobie (même s’il n’aime pas le terme)

  Mélenchon assume son soutien à la marche contre l’islamophobie (même s’il n’aime pas le terme) « Je signe un texte pour ce qu’il y a dans le texte et pas en raison de ceux dont je découvre ensuite qu’ils l’ont également signé », se défend le leader des « insoumis ».Les termes utilisés et l’identité de certains initiateurs de l’appel publié dans « Libération » le 1er novembre a conduit une partie de la gauche à ne pas s’y associer – le PS, le PRG, le patron du PCF Fabien Roussel… – et une autre à relativiser son adhésion initiale, comme l’eurodéputé EELV Yannick Jadot et le député LFI François Ruffin.

De nombreux responsables de gauche appellent à défiler dimanche contre l ’ islamophobie à Paris. Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Benoît Hamon et Philippe Martinez de la CGT notamment ont signé une tribune contre " la stigmatisation des musulmans de France".

Ont signé la tribune , outre le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, l'homme fort d'EELV Yannick Jadot, le fondateur de Générations Benoît "La gauche du renoncement, de l'abandon et de la honte", a cinglé l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls. Aucun responsable du Parti

« J’étais à Bruxelles en train de manger des frites et des gaufres avec mes enfants. Ce n’est pas mon truc. J’étais en vacances. »

Autrement dit, il a signé un texte avec ses camarades « insoumis » qu’il n’avait visiblement ni vraiment lu, ni compris les enjeux.

« Quand on parle de ’lois liberticides’, je ne sais pas de quoi on parle »

On ne verra pas non plus son collègue Adrien Quatennens à la marche contre l’islamophobie. Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le député du Nord prévient qu’il sera « tenu à distance » de la manifestation « pour des raisons personnelles ». Un imprévu qui arrange bien l’élu, connu pour ses positions très tranchées sur la laïcité.

« Si La France insoumise avait eu à rédiger le texte, […] il est clair que le texte n’aurait pas été le même. Si je considère le détail dans ce texte, quand on parle de ’lois liberticides’, je ne sais pas de quoi on parle. […] Ni la loi de 1905 s’agissant de la laïcité, ni la loi de 2004 concernant les signes religieux à l’école, ni même celle de 2010 sur le fait de ne pas pouvoir être entièrement le visage couvert dans la rue, ne me paraissent liberticides », rappelle le député LFI, qui peine à masquer son malaise.

Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), "le débat politique n’est pas à la hauteur"

  Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), La marche contre l’islamophobie, qui a lieu dimanche, est accusée d’être proche de l’islam politique. Pour le député LREM Aurélien Taché, invité vendredi soir d'Europe 1, le débat politique sur le sujet "n'est pas à la hauteur des enjeux"."Du coup, la lutte contre le racisme et l’islamophobie a été accaparée par des organisations avec lesquelles on ne peut qu’être en désaccord quand on est démocrate et progressiste. J’ai vu énormément de jeunes des quartiers populaires qui avaient envie d’être défendus par la gauche, se sont tournés vers Dieudonné par exemple, qui est loin des valeurs antiracistes.

Mélenchon, des féministes et une partie de la gauche contre l ’ islamophobie . des tremblements de terre que vt défiler Mélenchon, des féministes etc… le 10 novembre contre l ' islamophobie Marche du 10 novembre à Paris contre l ' islamophobie , regardez qui vient de signer aux cotés de

Alors que plusieurs figures de la gauche appellent à manifester, le 10 novembre, contre l ' islamophobie , l'initiative divise jusqu'au cœur des Cela passe par un refus de la tutelle de tous les clergés, aussi vigoureux que notre combat contre le racisme », estime ainsi l'insoumis Emmanuel

Outre le contenu du texte qui « a circulé parfois un peu drôlement », concède-t-il, Adrien Quatennens n’assume pas sa présence aux côtés de certains signataires, accusés de propager un islam politique en France, « des gens avec qui je ne partage pas la plupart des valeurs », précise l’élu.

Comme Alexis Corbière, qui confie au « Figaro » qu’il pensait que « la Ligue des droits de l’homme était à l’initiative de la démarche » maisqui sera bien présent à la marche, Adrien Quatennens explique qu’il n’avait pas eu connaissance, en amont, de la liste des signataires. Pas très sérieux pour des militants aguerris, habitués à signer régulièrement des tribunes et des pétitions politiques.

La gauche et la laïcité : on vous explique vraiment le débat

« Je ne valide pas l’ensemble du texte »

L’appel à marcher contre l’ismophobie fracture également au sein de EELV. Signataire comme le patron du parti David Cormand du texte, le nouveau champion de l’écologie politique Yannick Jadot dissimule mal son embarras.

« Je ne valide pas l’ensemble du texte » , prévient d’emblée l’eurodéputé sur Franceinfo qui explique toutefois que cet appelporte « une alerte dans notre société sur un danger qui est de faire d’une partie de la communauté nationale le bouc émissaire de nos difficultés ».

A gauche, qui défilera dimanche contre l’islamophobie ?

  A gauche, qui défilera dimanche contre l’islamophobie ? La gauche est divisée sur le sujet. Quels responsables politiques croisera-t-on ce dimanche à la marche pour dire « STOP à l’islamophobie » ? « L’Obs » fait le point.Les signataires de cette tribune publiée vendredi 1er novembre dans « Libération », lancent :

Tribune contre l ’ islamophobie : Yannick Jadot « ne valide pas l’ensemble du texte » qu’il a signé et avoue à demi-mot qu’il l’ a mal lu. « Je n’ ai jamais considéré qu’il y avait un racisme d’État dans notre pays », a précisé Yannick Jadot qui fait pourtant partie des signataires de cette tribune , tout comme

Explication. Plus de cinquante responsables syndicaux et politiques de gauche ont signé , le 1er Plus de cinquante personnalités ont appelé, dans une tribune parue dans le quotidien Libération, à ► Qui sont les signataires de la tribune ? La « marche contre l ’ islamophobie » est lancée par le

Yannick Jadot qui concède à demi-mots avoir mal lu le texte - il a « très mal circulé », plaide-t-il- peine lui aussi à justifier sa signature alors même qu’il ne « valide pas » les termes de l’appel :

« Je n’ai jamais considéré qu’il y avait un racisme d’Etat dans notre pays […] Je ne vois pas aujourd’hui de lois liberticides vis-à-vis des musulmans dans notre pays. »

Un constat clair pourtant radicalement à rebours de la position défendue par certains signataires, comme la journaliste militante Rokhaya Diallo. Pendant que le PS vient d’annoncer qu’il ne participera pas à la manifestation pour « ne pas nous associer avec des incitateurs de l’appel »,cette contorsion intellectuelle des « Insoumis » et des écologistes - ils signent un appel sans totalement l’assumer - met une nouvelle fois en lumière les déchirures de la gauche sur la question brûlante de la laïcité.

"Bien sûr que je vais participer, j'ai signé un texte" : quels politiques seront présents à la marche controversée contre l'islamophobie ? .
Si tous les partis de droite et de la majorité ont clairement dénoncé cette initiative, dans les rangs de la gauche le malaise est perceptible. De nombreux élus ont soutenu l'appel à manifester, mais ne cachent plus désormais leur gêne de s'afficher avec des militants proches des Frères musulmans. Si tous les partis de droite et de la majorité ont clairement dénoncé cette initiative, dans les rangs de la gauche le malaise est perceptible.

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C'est intéressant!