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France Violences conjugales : «La droite et le gouvernement ont verrouillé le débat au Sénat»

19:25  07 novembre  2019
19:25  07 novembre  2019 Source:   liberation.fr

TRIBUNE. Polémique sur le voile : "N'avons-nous pas mieux à faire?"

  TRIBUNE. Polémique sur le voile : PARU DANS LE JOURNAL DE DEMAIN - Le Sénat examinera mardi une proposition de loi, issue des Républicains, visant à "assurer la neutralité religieuse des personnes concourant au service public de l'éducation", "y compris lors des sorties scolaires". La sénatrice EELV Esther Benbassa critique l'attitude de la droite "qui mord sur les plates-bandes de l'extrême droite".La question du voile n'a pas fini de faire parler. Le Sénat examinera mardi une proposition de loi, déposée en juillet par des élus Républicains, visant à "assurer la neutralité religieuse des personnes concourant au service public de l'éducation". Et ce, "y compris lors des sorties scolaires", peut-on lire.

Le gouvernement français organisera de septembre à novembre un «Grenelle des violences conjugales » afin de faire émerger de nouvelles mesures permettant de faire reculer ce «Nous allons organiser à Matignon un Grenelle des violences conjugales », déclare Marlène Schiappa.

BALANCE TON POST ! est un magazine hebdomadaire de débats , animé par Cyril Hanouna, qui revient sur les faits et les événements qui ont marqué les Français

Lors d'une manifestation pour dénoncer les féminicides, le 18 septembre au Havre. © LOU BENOIST Lors d'une manifestation pour dénoncer les féminicides, le 18 septembre au Havre.

Comme les autres élus de gauche, la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a quitté l'hémicycle dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de l'examen d'une proposition de loi LR, pour protester contre le rejet systématique de leurs amendements.

Un sujet consensuel mais un débat tendu. «Bâclé», a déploré la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. La proposition de loi (Les Républicains) contre les violences au sein de la famille a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi au Sénat. Mais sans les voix des élus de gauche qui ont quitté la séance après avoir adressé leurs griefs à la droite sénatoriale et au gouvernement. Déjà voté à l’Assemblée nationale, le texte du député LR Aurélien Pradié prévoit notamment la mise en place du bracelet anti-rapprochement et des ordonnances de protection plus rapides. Marie-Pierre de la Gontrie revient sur cet épisode «pas glorieux».

Violences conjugales : "Il faut que ça devienne normal de pouvoir être protégée quand on se fait taper dessus", appelle Clémentine Célarié

  Violences conjugales : Invitée d'Europe 1, lundi, la comédienne a confié avoir été elle-même victime de violences conjugales, mais n'avoir pas osé aller porter plainte à l'époque.Interrogée sur les propositions de la secrétaire d'État, Clémentine Célarié, actuellement sur scène dans Une vie, pièce adaptée du premier romain de Maupassant, soutient la nécessité de nouvelles mesures contres les violences faites aux femmes, alors que l'étape du dépôt de plainte reste difficile à franchir pour de nombreuses victimes.

M. Courteau a déposé au Sénat la proposition de loi pour la lutte contre les violences à l'égard des femmes. Je peux vous dire que, maintenant que j'ai confirmation que les associations manquent de moyens, je ferai en sorte d'inciter le gouvernement à faire son devoir par rapport au monde associatif.

Les violences conjugales , les principales annonces du gouvernement . ce décompte, le gouvernement a présenté ses propositions issues du "Grenelle contre les violences une pension alimentaire - en cas de féminicide, l'autorité parentale sera suspendue de plein droit .

Pourquoi avoir quitté l’hémicycle en cours de discussion mercredi soir ?

La discussion avait pourtant débuté de manière impeccable en fin de journée. Les sénateurs présents étaient très mobilisés sur le sujet. Nous parvenions à faire entendre nos arguments, à convaincre et trois de nos amendements avaient même été adoptés. Puis vint la suspension de séance. En début de soirée, l’atmosphère a totalement changé. Soudain, le gouvernement et la commission [pilotée par le groupe LR, ndlr] ne voulaient plus bouger d’un millimètre et cette dernière a demandé systématiquement des scrutins publics.

Ce qui a permis, grâce à la délégation de vote, de rejeter vos amendements…

Un sénateur présent dans l’hémicycle peut ainsi voter pour les élus de son groupe, sauf si ceux-ci s’y opposent auparavant. La ligne transpartisane qui pouvait se dessiner sur les bancs, grâce à la discussion, à l’échange d’arguments, était donc numériquement battue par le vote de la quasi-totalité des sénateurs LR, absents. Ce recours au scrutin public est un dévoiement du travail parlementaire. La droite et le gouvernement ont ainsi verrouillé le débat, ce n’est pas glorieux. Aurélien Pradié était en tribune mercredi. Pour surveiller l’évolution de son texte ?

Clémentine Célarié confie avoir été victime de violences conjugales

  Clémentine Célarié confie avoir été victime de violences conjugales Invitée sur les ondes d'Europe 1 ce lundi 28 octobre 2019, Clémentine Célarié a révélé avoir subi les abus d'un ancien compagnon. Non Stop People vous en dit plus. © Maxppp Clémentine Célarié confie avoir été victime de violences conjugales C'est un chapitre de sa vie douloureux qu'a accepté de rouvrir Clémentine Célarié sur Europe 1. Ce lundi 28 octobre, la comédienne était invitée sur la station de radio. Et au détour de son interview, elle a levé le voile sur les violences conjugales dont elle a été victime. "Moi j'ai vécu ça. Mais je n'en avais jamais parlé parce que je n'ai pas été en danger de mort.

Ce lundi 25 novembre, le gouvernement présente les conclusions très attendues de son Grenelle contre les violences conjugales . La classe politique a salué les nouvelles mesures avec tout en réclamant plus de moyens. Mais les associations venant en aide aux victimes de violences

#Schiappa #MarlèneSchiappa #RuthElkrief #BFM #BFMTV Confinement : Recrudescence des violences Le rappel de Marlène Schiappa: "on a le droit de sortir quand

Vous dénoncez aussi l’attitude du gouvernement…

J’observe un grand bazar au détriment du sujet. Le gouvernement doit faire des annonces le 25 novembre et Gilles Le Gendre, président des députés LREM, a dit mardi qu’une proposition de loi pourrait être portée par son groupe. Ce surinvestissement partisan devient illisible.

Par ailleurs, l’examen de la proposition de loi Pradié a été programmé dans la précipitation au Sénat. Nous n’avons eu que deux semaines pour décortiquer un texte très technique qui aurait mérité d’être mûri. Et ce pour qu’au final, Nicole Belloubet explique qu’il fallait attendre les mesures présentées le 25 novembre… C’est ce que la garde des Sceaux nous a répondu quand nous avons proposé la suspension de l’autorité parentale en cas de violences conjugales… quitte à contredire l’annonce du Premier ministre le 3septembre. Quant à Marlène Schiappa [secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, ndlr], pourquoi n’était-elle pas au banc ?

Sur le fond, que pensez-vous de la proposition de loi ?

Il y a des dispositions qui partent d’une bonne intention mais si les moyens ne suivent pas, ce sera un coup d’épée dans l’eau. Ainsi de l’ordonnance de protection que le juge pourrait délivrer en six jours. L’ordonnance de protection existe déjà mais pour la rendre efficace, cela suppose une connexion totale entre les juges, de l’accompagnement et des moyens. Le texte nécessite de nombreux réglages techniques mais nous l’aurions probablement voté. L’attitude de la droite et du gouvernement est d’autant plus regrettable que la proposition de loi a eu un parcours très particulier : issue de l’opposition à l’Assemblée, transformée par LREM et votée à l’unanimité des députés.

Violences conjugales : "Dans certains cas, porter plainte met les personnes en danger" .
Dix jours avant le dévoilement des propositions du gouvernement pour lutter contre les violences conjugales, Jérôme Bertin, qui dirige la fédération France Victimes, rappelle sur Europe 1 que si le signalement et la parole sont importants, l'accompagnement des victimes l'est tout autant."On incite beaucoup les victimes de violences conjugales à signaler et porter plainte, et il y a encore une progression possible puisque seulement 10% des femmes portent plainte aujourd'hui. Mais dans certains cas, cela met les personnes en danger. Il faut donc que l'on ait les moyens d'accueillir et de constater qu'une mise en sécurité est nécessaire", souligne le directeur.

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