France: Marche controversée contre l’islamophobie : "Le mot d’ordre, les conditions d’organisation sont trop ambigus pour être utiles" - - PressFrom - France
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France Marche controversée contre l’islamophobie : "Le mot d’ordre, les conditions d’organisation sont trop ambigus pour être utiles"

11:25  10 novembre  2019
11:25  10 novembre  2019 Source:   europe1.fr

Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), "le débat politique n’est pas à la hauteur"

  Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), La marche contre l’islamophobie, qui a lieu dimanche, est accusée d’être proche de l’islam politique. Pour le député LREM Aurélien Taché, invité vendredi soir d'Europe 1, le débat politique sur le sujet "n'est pas à la hauteur des enjeux"."Du coup, la lutte contre le racisme et l’islamophobie a été accaparée par des organisations avec lesquelles on ne peut qu’être en désaccord quand on est démocrate et progressiste. J’ai vu énormément de jeunes des quartiers populaires qui avaient envie d’être défendus par la gauche, se sont tournés vers Dieudonné par exemple, qui est loin des valeurs antiracistes.

Comment est -il possible d' être inconséquent au point de signer un texte évoquant des "lois liberticides" dirigées contre les musulmans avant d'affirmer qu'on ne l'a pas lu avec attention ? La lutte contre le climat de haine et les agressions à l'encontre de nos concitoyens de confession musulmane ne peut

La plupart des têtes d’affiche ayant signé la tribune préfèrent discrètement éviter de se rendre à la marche . Difficile de savoir précisément qui en sera ou non. Beaucoup des membres du mouvement de Génération.s ont signé la tribune et comptent représenter leur mouvement lors de la manifestation.

Pour Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, invité dimanche d'Europe 1, la marche contre l'islamophobie organisée dimanche à Paris répond en partie à un © REMY GABALDA / AFP Pour Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, invité dimanche d'Europe 1, la marche contre l'islamophobie organisée dimanche à Paris répond en partie à un "agenda politique".

Une grande marche contre l’islamophobie prendra le départ dimanche à 13 heures, depuis le parvis de la gare du Nord à Paris. Une cinquantaine de personnalités, dont Yannick Jadot, Philippe Martinez, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Edwy Plenel, Caroline de Haas, ou encore Esther Benbassa, ont signé au début du mois un appel à manifester pour dire stop à la "stigmatisation grandissante" des musulmans. Mais depuis, un certain malaise s’est installé autour de cette initiative, notamment dans les rangs de la gauche, en raison des affinités de certains organisateurs avec l’islam politique.

Marche contre l'islamophobie : 13 500 personnes ont défilé dans le calme à Paris

  Marche contre l'islamophobie : 13 500 personnes ont défilé dans le calme à Paris Le décompte a été effectué par un cabinet indépendant, sur fond de polémique au sein de la classe politique quant aux participants à cette marche. © Xose Bouzas / Hans Lucas Tête de la manifestation lors de la marche contre l?islamophobie, à Paris, le 10 novembre 2019. "Vivre ensemble, c'est urgent" : plusieurs milliers de personnes défilaient ce dimanche à Paris pour une marche controversée contre l'islamophobie, qui a déchiré la gauche et provoqué une levée de boucliers du gouvernement et de l'extrême droite.

Mais s’agissant des Insoumis, des écologistes ou des communistes, c’ est la gêne à tous les étages. Certains avaient dit qu’ils iraient et n’iront plus. Certains avaient décidé de soutenir une tribune et demandent à présent que leur nom soit retiré.

Deuxièmement, le choix des mots : ce n’ est pas une marche contre le racisme, parce que c’ est vrai qu’il y a des Maghrébins qui sont victimes d’attaques racistes, c’ est une marche contre l ’ islamophobie . L ’ islamophobie , ça veut dire littéralement la peur de l’islam. Donc on a le droit

"Je n’irai pas. Le mot d’ordre, les conditions d’organisation de cette marche sont trop ambigus pour être utiles", a expliqué dimanche au micro de Bernard Poirette, sur Europe 1, Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. "Le texte qui appelé a manifester était trop vague, trop ambigu, avec des arrières pensées politiques", estime ce responsable ministériel qui dénonce "l’agenda politique" de certaines organisations, sous couvert de lutte contre la peur de l’islam.

"Je préfère parler de haine anti-musulman, car pour certains, derrière cette islamophobie, il y a clairement la remise en cause des lois sur la laïcité", pointe encore ce responsable.

"Une remise en cause de la laïcité telle que nous la concevons"

"Quand certaines organisations parlent de lois 'liberticides', elles visent la loi de 2004 qui interdit les signes religieux au collège, au lycée et à l’école", poursuit Frédéric Potier, qui cible plus particulièrement le Collectif contre l’islamophobie en France, réputé proche des Frères musulmans. "Je considère que le CCIF n’est pas dans une approche républicaine, mais dans une approche communautariste. Quand vous reprenez ses publications, ses tweets, vous vous trouvez derrière un agenda politique caché qui est une remise en cause de la laïcité telle que nous la concevons. Ce n’est pas acceptable", conclut-il.

Marche contre l'islamophobie : Attention à cette vidéo détournée de manifestantes .
Des femmes ont été filmées brandissant des cartes d'identité pendant la marche. Ces images ont été détournées, pour laisser penser que ces femmes brandissaient des cartes de la CAF ou de Pôle emploi © Capture d'écran Twitter Non, ces femmes n'ont pas brandi ces cartes pendant la marche contre l'islamophobie. FAKE OFF - Des femmes ont été filmées brandissant des cartes d'identité pendant la marche. Ces images ont été détournées, pour laisser penser que ces femmes brandissaient des cart Non, ces quatre femmes n’ont pas brandi une carte de demandeur d’emploi ou de la CAF.

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