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France Marche contre l'islamophobie : 13 500 personnes ont défilé dans le calme à Paris

19:30  10 novembre  2019
19:30  10 novembre  2019 Source:   lexpress.fr

50 personnalités de gauche appellent à manifester contre l’islamophobie le 10 novembre

  50 personnalités de gauche appellent à manifester contre l’islamophobie le 10 novembre Parmi les signataires, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Martinez, ou encore la réalisatrice Rokhaya Diallo. « Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l’espace politique et médiatique français », écrivent les signataires de cette tribune publiée vendredi dans Libération.

Le décompte a été effectué par un cabinet indépendant, sur fond de polémique au sein de la classe politique quant aux participants à cette marche.

Tête de la manifestation lors de la marche contre l?islamophobie, à Paris, le 10 novembre 2019. © Xose Bouzas / Hans Lucas Tête de la manifestation lors de la marche contre l?islamophobie, à Paris, le 10 novembre 2019.

"Vivre ensemble, c'est urgent" : plusieurs milliers de personnes défilaient ce dimanche à Paris pour une marche controversée contre l'islamophobie, qui a déchiré la gauche et provoqué une levée de boucliers du gouvernement et de l'extrême droite.

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"Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant", "stop à l'islamophobie", "vivre ensemble, c'est urgent", pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants au milieu de nombreux drapeaux français. "Solidarité avec les femmes voilées", ont scandé des participants. Partie de la gare du Nord à 13 heures, la manifestation, à l'appel de plusieurs personnalités et organisations comme le NPA ou encore le Collectif contre l'islamophobie en France, doit arriver vers 16 heures place de la Nation.

Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), "le débat politique n’est pas à la hauteur"

  Islamophobie : pour Aurélien Taché (LREM), La marche contre l’islamophobie, qui a lieu dimanche, est accusée d’être proche de l’islam politique. Pour le député LREM Aurélien Taché, invité vendredi soir d'Europe 1, le débat politique sur le sujet "n'est pas à la hauteur des enjeux"."Du coup, la lutte contre le racisme et l’islamophobie a été accaparée par des organisations avec lesquelles on ne peut qu’être en désaccord quand on est démocrate et progressiste. J’ai vu énormément de jeunes des quartiers populaires qui avaient envie d’être défendus par la gauche, se sont tournés vers Dieudonné par exemple, qui est loin des valeurs antiracistes.

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L'appel à manifester a été lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après l'attaque d'une mosquée à Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité. Le message initial était de dire "STOP à l'islamophobie", à la "stigmatisation grandissante" des musulmans, victimes de "discriminations" et d'"agressions".

"On vient alerter, dire qu'il y a un niveau de haine à ne pas dépasser. On est ouverts à la critique mais il ne faut pas dépasser certaines limites dans l'agression", a déclaré un manifestant, Larbi, un entrepreneur de 35 ans. "On veut se faire entendre, prôner une société mixte et le vivre ensemble, ne pas être écartés de la société", a dit Asmae Eumosid, une femme voilée de 29 ans venue d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). "On entend tout et n'importe quoi sur l'islam et sur les femmes voilées aujourd'hui. On essaie de stigmatiser les musulmans, de les mettre à l'écart de la société", a assuré cette ingénieure dans l'automobile.

Pour Marine Le Pen, ceux qui marcheront contre l’islamophobie seront « main dans la main avec les islamistes »

  Pour Marine Le Pen, ceux qui marcheront contre l’islamophobie seront « main dans la main avec les islamistes » La présidente du RN a également accusé Jean-Luc Mélenchon, qui a signé l’appel à manifester, de trahison. « C’est une manifestation organisée par les islamistes. Tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c’est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française », a déclaré Marine Le Pen à la presse, en marge d’une visite au salon « Made in France » à Paris.

Plusieurs élus France insoumise bien présents

Depuis l'appel à manifester, la classe politique se déchire sur cette thématique. La notion-même d'"islamophobie" ainsi que l'identité de certains signataires de l'appel ont conduit une partie de la gauche à ne pas s'y associer, au PRG ou au PS (qui a annoncé travailler à l'organisation d'une prochaine manifestation contre le racisme).

Mais on a pu apercevoir sur place Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé avant le départ de la marche à ne pas "confondre quelques personnes avec la valeur de la cause qui est servie", Manon Aubry, Danièle Obono, Clémentine Autain, Eric Coquerel, Alexis Corbière, Mathilde Panot (LFI), Esther Benbassa (EELV), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le gilet jaune Jérôme Rodrigues, l'humoriste Yassine Belatar ou le journaliste Edwy Plenel.

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Marche contre l'islamophobie : 13.500 manifestants à Paris, selon le cabinet Occurrence

  Marche contre l'islamophobie : 13.500 manifestants à Paris, selon le cabinet Occurrence 13.500 personnes ont participé dimanche dans les rues de Paris à la marche contre l'islamophobie, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence. La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13.500 personnes dimanche à Paris, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l'AFP. Émanant de plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l'islamophobie en France, cet appel a provoqué une polémique au sein de la classe politique sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité depuis plusieurs semaines.

Egalement dans la rue, Ian Brossat, porte-parole du PCF, a estimé qu'"il y a un climat de haine contre les musulmans". "On ne peut rester les bras ballants", ajoute-t-il fustigeant au passage les attaques de la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen avait en effet estimé samedi qu'il s'agissait d'une manifestation "main dans la main avec les islamistes".

Plusieurs membres du gouvernement ont également eu des mots très durs contre le rassemblement qualifié d'"insupportable" par le secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, Gabriel Attal. "La France Insoumise et des cadres d'EELV sont pris la main dans le pot de confiture clientéliste et communautariste", a-t-il dénoncé. Evoquant des "ambiguïtés", Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a estimé que la marche dressait les gens "les uns contre les autres".

Marche contre l'islamophobie : Attention à cette vidéo détournée de manifestantes .
Des femmes ont été filmées brandissant des cartes d'identité pendant la marche. Ces images ont été détournées, pour laisser penser que ces femmes brandissaient des cartes de la CAF ou de Pôle emploi © Capture d'écran Twitter Non, ces femmes n'ont pas brandi ces cartes pendant la marche contre l'islamophobie. FAKE OFF - Des femmes ont été filmées brandissant des cartes d'identité pendant la marche. Ces images ont été détournées, pour laisser penser que ces femmes brandissaient des cart Non, ces quatre femmes n’ont pas brandi une carte de demandeur d’emploi ou de la CAF.

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