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France «Notre pays maltraite sa police», assure David Le Bars

21:25  10 novembre  2019
21:25  10 novembre  2019 Source:   msn.com

Immigration : Amélie de Montchalin vante une nouvelle politique de "donnant-donnant" avec les pays d'origine

  Immigration : Amélie de Montchalin vante une nouvelle politique de Invitée dimanche du Grand rendez-vous, la secrétaire d'État aux Affaires européennes a vanté les dernières évolutions dans les rapports entre la France et les pays d'origine des demandeurs d'asile.Les laissez-passer consulaires, ce sont ces procédures diplomatiques permettant à une personne en situation de devoir quitter le territoire français d'avoir des papiers pour rejoindre son pays d'origine. Selon la secrétaire d'État, "un peu moins de 3.000" ont été émis sur les neuf premiers mois de l'année, soit une augmentation de près de moitié par rapport à 2018.

Le patron du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) fustige des années de compromission et de lâcheté, à l’origine du mal-être policier.

Le Parisien © LP/Yann Foreix Le Parisien

Hausse de la violence, recrudescence des suicides, inquiétudes autour de la réforme des retraites, usure opérationnelle liée à la crise des gilets jaunes… La police va mal. Le 2 octobre dernier, plus de 25 000 policiers sont descendus dans la rue pour crier leur colère. Une mobilisation inédite depuis près de 20 ans. Pour s’attaquer aux racines du mal, le ministère de l’Intérieur vient de lancer les grands axes d’un livre blanc de « transformation profonde » de la police.

Alexandre Galien remporte le prix Quai des Orfèvres avec "Les Cicatrices de la nuit"

  Alexandre Galien remporte le prix Quai des Orfèvres avec Le prix du Quai des Orfèvres est décerné tous les ans à un auteur pour un manuscrit de polar. C'est Alexandre Galien, un policier-écrivain, qui obtient le prix cette année pour "Les cicatrices de la nuit" et qui va être publié chez Fayard. © Fournis par France Télévisions Alexandre Galien, fonctionnaire de police, a remporté mardi le prix du Quai des Orfèvres 2020 pour son roman Les cicatrices de la nuit (Fayard), a annoncé le préfet de police de Paris Didier Lallement. Le prix était parrainé cette année par le comédien Gérard Jugnot.

Un projet de réforme qui divise en interne mais que soutient David Le Bars, à la tête du puissant Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) et auteur de « La Haine dans les yeux » (Albin Michel) à paraître le 13 novembre. Dans ce livre décapant, il effectue une autopsie de ce qu’il qualifie d’« idéologie de la haine anti-flic ».

Pourquoi ce titre, « La haine dans les yeux » ?

DAVID LE BARS. C’est la haine dans les yeux du voyou encagoulé qui a tiré sur Yann Saillour, un de mes hommes âgés de 38 ans, lors d’un braquage à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Le braqueur lui a tiré trois fois dessus. La première balle est entrée dans le canon de son arme et l’a rendue inactive. La seconde a traversé sa mâchoire pour ressortir par le nez, la troisième, tirée pour l’achever, s’est logée dans le cerveau. Il aurait dû mourir, mais il s’en est sorti grâce aux premiers gestes de ses collègues. Mais la haine n’est pas toujours dans les yeux de ceux que l’on croit. C’est aussi la haine de certaines élites. Du cadre supérieur qui se rend au commissariat de Saint de Denis, et méprise le policier qui l’accueille. Parce le plaignant a des relations, il croit qu’il peut obtenir ce qu’il veut de la police.

Rwanda: inquiétudes après de nouvelles menaces de Paul Kagame

  Rwanda: inquiétudes après de nouvelles menaces de Paul Kagame Le chef de l'État rwandais s'est exprimé ce jeudi 14 novembre à l'occasion de la cérémonie d'investiture des nouveaux membres du gouvernement et de l'armée nommés il y a une dizaine de jours. Paul Kagame a promis de faire payer plus cher encore toute tentative de déstabilisation du pays. Le chef de l'État rwandais hausse le ton après plusieurs attaques sur son sol, comme celle de Kiningi. Alors même que les principaux chefs rebelles rwandais, les généraux Sylvestre Mudacumura et Jean Michel Africa, ont été tués en RDC au cours de raids attribués à l'armée congolaise. Paul Kagame ne cite aucun nom précis, dans son discours.

Et les responsables politiques ?

Certains portent une grave responsabilité dans cette haine anti-flic. Ils l’entretiennent, l’instrumentalisent. Quand un chef de parti fustige les « barbares » de la police ou s’oppose violemment à une perquisition, il contribue à faire des policiers des boucs émissaires. C’est très dangereux. Il faut que les gens prennent conscience du risque que représenterait un affaiblissement progressif de la police dans un pays comme la France.

Un palier a été franchi ?

L’usage de la violence contre les forces de l’ordre se banalise. Ce déni de haine n’est pas né avec la crise des Gilets jaunes, il a pris racine dans les cités difficiles bien avant les émeutes de 2005. On paye la lâcheté, le manque de courage d’un certain nombre d’élus de la République qui dans certains quartiers ont acheté la paix sociale, fermant les yeux sur les trafics en tout genre. Résultats : les violences et les outrages ont augmenté de près de 60 % en près de 20 ans. On paye des années de compromission. Le policier est pris dans une lessiveuse de haine qui rend très compliqué son travail. Lorsqu’on balance un engin incendiaire contre un flic, ce n’est pas un geste politique, c’est une tentative d’assassinat.

« Gilets jaunes » : « Cette stratégie de durcissement de la police n’est pas à l’honneur de l’Etat »

  « Gilets jaunes » : « Cette stratégie de durcissement de la police n’est pas à l’honneur de l’Etat » TRANCHÉ. Le journaliste indépendant David Dufresnes revient dans son roman « Dernière sommation » sur les violences policières qui ont émaillé le mouvement des « gilets jaunes », un an après la première mobilisation.Ce dernier qualifie le maintien de l’ordre pendant la crise des « gilets jaunes » d’« improvisé, illégal, illégitime, méconnaissant les doctrines méprisant les règles, écrasant le droit ». « On est dans quelque chose qui va vers la milice », complète David Dufresnes. Un an jour pour jour après le début du mouvement, regardez sa tribune vidéo ci-dessous.

Lors de la crise des Gilets jaunes, il a été question aussi de violences policières ?

Je préfère utiliser le terme de violences illégitimes. Le monopole de la violence légitime est reconnu à la puissance publique. Laisser planer le doute, c’est chercher à mettre au même niveau les violences de la police et les violences des manifestants, comme si le cadre républicain avait volé en éclat et que deux bandes rivales s’affrontent dans la rue. Par ailleurs, on peut débattre de la gravité d’une blessure, du maintien ou du retrait d’une arme comme le lanceur de balles de défense (LBD). Mais une blessure ne peut définir par principe une violence illégitime, sous le seul prétexte qu’elle serait inacceptable. Ce préambule posé, il serait inconvenant de laisser entendre qu’il n’y a eu au cours de la crise des Gilets jaunes aucune violence illégitime de la part de policiers, d’autant que les forces de l’ordre ont été confrontées à une situation quasi insurrectionnelle. Mais ce sont des violences minoritaires.

Aucune sanction administrative n’a pourtant été prise par le ministère de l’Intérieur ?

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  VIDEO - Les Bronzés font du ski : cet acteur À l'occasion des 40 ans des Bronzés font du ski, Patrice Leconte et Thierry Lhermitte se sont rendus sur le plateau des Enfants de la télé pour revenir sur le tournage du film culte. Ils ont été rejoints par Bruno Moynot, le Bronzé dont on se souvient le moins bien alors qu'il est apparu dans certaines des scènes les plus mythiques de ce second opus. Un acteur maltraité sur le tournage ? Pour les quarante ans des Bronzés font du ski, Patrice Leconte et Thierry Lhermitte se sont rendus sur le plateau des Enfants de la télé pour revenir sur certains moments phares de la comédie culte.

Le ministère de l’Intérieur avait besoin de pouvoir compter sur la police pendant la crise. Il fallait que les forces de l’ordre tiennent. C’était un message politique. Néanmoins à travers quelques images qui ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux, on s’aperçoit que certaines interventions policières, à certains endroits, posent question. Et je pense que lorsque des gestes policiers inacceptables apparaissent à l’image, on doit pouvoir prendre des décisions administratives rapides — telle la suspension provisoire de policiers — sans attendre les résultats de l’enquête judiciaire. Comme à Bordeaux où l’on voit un manifestant recevoir un projectile dans le dos — un coup de LBD, après enquête. Ou encore à Toulon, où un commandant, chef du dispositif de sécurité, cogne un manifestant en dehors de l’action.

Dans votre livre, vous dressez un constat alarmant de l’état de la police ?

Oui, la police ne va pas bien car on est dans un pays qui la maltraite. Et depuis bien trop longtemps. Ce n’est pas pour rien que nous nous sommes retrouvés 27 000 dans la rue récemment. On est au bout d’un cycle. La police est en perte de sens et de reconnaissance. La charge du policier est devenue tellement lourde, et sa mission tellement complexe que celui-ci a l’impression de ne plus pouvoir faire face, au même titre que l’institution. On a perdu le sens premier du métier : l’ordre public, le judiciaire, la sécurité au quotidien. Il est urgent de la réorganiser. Et ce ceci n’est pas un problème de gros sous ou d’effectif.

Une réforme est-elle possible ?

Il faute éviter de se mettre des freins. Au sein même de l’institution, on se rend compte qu’il y a des tabous, des blocages. Certains ne se rendent compte pas de l’état dans laquelle elle se trouve. La question, le débat doit porter sur le fait de savoir si aujourd’hui la police nationale est un outil moderne et adapté aux menaces futures. Un livre blanc est en cours d’élaboration, par le ministère de l’Intérieur, des groupes de travail ont été mis en place. Il ne faut rien s’interdire. Il faut rationaliser, décloisonner, mutualiser en évitant les services doublons. On ne peut pas être en permanence en train de réclamer des moyens humains. Aujourd’hui, 90 % du budget de la police est ponctionné par le recrutement et la masse salariale. La police n’a plus de quoi investir. D’où des commissariats délabrés, des voitures de police en bout de course, des ordinateurs défectueux…

« La haine dans les yeux » : « Il faut donner aux policiers les moyens de se rapprocher de la population », estime un commissaire .
Le commissaire David Le Bars dénonce dans un livre la « haine du flic » et tente d’en analyser les raisons © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP Des CRS devant une barricade en feu, en mai 2019 INTERVIEW - Le commissaire David Le Bars dénonce dans un livre la « haine du flic » et t « Jamais nous n’avions atteint le niveau de violence que subissent aujourd’hui les forces de l’ordre. » C’est le constat amer que dresse le commissaire David Le Bars dans son livre, La haine dans les yeux*, paru le 13 novembre.

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