France: A Lyon, la tentative de suicide d'un étudiant alerte sur la précarité - - PressFrom - France
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France A Lyon, la tentative de suicide d'un étudiant alerte sur la précarité

15:35  11 novembre  2019
15:35  11 novembre  2019 Source:   liberation.fr

Un étudiant de l'université de Lyon entre la vie et la mort après s'être immolé par le feu

  Un étudiant de l'université de Lyon entre la vie et la mort après s'être immolé par le feu L'étudiant a voulu mettre fin à ses jours. Selon le syndicat Solidaires étudiant-e-s, la victime était "en grande précarité".Un étudiant de l'Université de Lyon 2 s'est immolé en pleine rue vendredi 8 novembre dans l'après-midi à Lyon, devant le bâtiment du Crous. Il est très gravement blessé. L'étudiant "a voulu mettre fin à ses jours", écrit l'université. Dans un communiqué, le syndicat Solidaires étudiant-e-s indique qu'il est "entre la vie et la mort" après ce geste désespéré alors qu'il se trouve "en grande précarité financière, privé de bourse".

Un lieu symbolique pour sa tentative de suicide . Avant de tenter de se suicider , Anas K. a posté sur Facebook un long message où il évoque ses difficultés Le syndicat Solidaires dénonce la grande précarité des étudiants . Pour Leila Mathias, militante au sein du syndicat Solidaires auquel Anas K

Prévenue du geste de son compagnon par un sms, la petite amie de la victime, qui étudie à l'université Lyon 2, avait alerté les services de secours. La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal s'est rendue samedi matin à Lyon pour rencontrer la présidente de l'université et les équipes du

L'entrée de l'université Lyon-II, où était scolarisé l'étudiant de 22 ans, en mai 2018. © JEFF PACHOUD L'entrée de l'université Lyon-II, où était scolarisé l'étudiant de 22 ans, en mai 2018.

Un jeune homme de 22 ans s'est immolé vendredi devant un bâtiment du Crous. «Entre la vie et la mort», il avait annoncé son geste à l'écrit, dénonçant la paupérisation des étudiants.

«Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable.» Ainsi commence le message sur son mur Facebook de A., étudiant de 22 ans à l’université de Lyon-II. Vendredi, peu avant 15 heures, le jeune homme s’est immolé en pleine rue, devant un bâtiment du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Selon le Progrès, «un témoin de la scène qui travaillait sur un chantier s’est précipité avec un extincteur pour éteindre les flammes et des pompiers de passage ont prodigué les premiers secours». Brûlé à 90%, il se trouve «entre la vie et la mort» au Centre des brûlés de l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon, selon les syndicats étudiants SUD-éducation et Solidaires.

Etudiant immolé à Lyon : les syndicats dénoncent "la précarité" à l'université

  Etudiant immolé à Lyon : les syndicats dénoncent Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans originaire de Saint-Étienne a été grièvement brûlé à Lyon après s'être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire. Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont dénoncé samedi dans un communiqué commun "la précarité" de "la vie des étudiant-e-s", au lendemain du geste "à la portée politique" d'un jeune homme de 22 ans qui s'est immolé en pleine rue à Lyon."Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c'est aussi à la portée politique.

Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans originaire de Saint-Étienne a été grièvement brûlé à Lyon après s’être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire situé Prévenue du geste de son compagnon par un SMS, la petite amie de la victime, qui étudie à l’université Lyon 2, avait alerté les

À la suite de la tentative d ' un étudiant de 22 ans de s'immoler par le feu, la présidente de l'Université de Lyon 2 a indiqué que les difficultés financières, évoquées par la victime, n'étaient pas connues de l'université. C'est un geste qui a relancé le débat sur la précarité des étudiants .

Dans son texte, l’étudiant explique : «Si je vise donc le bâtiment du Crous à Lyon, ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et par extension, le gouvernement.» Originaire de Saint-Etienne, A. triplait actuellement sa deuxième année de licence en sciences politiques. Il ne touchait donc plus aucune bourse. «Et même quand j’en avais, 450 euros par mois, était-ce suffisant ?», interroge-t-il.

Beverly Rubin, membre comme lui du syndicat Solidaires et camarade de promotion lors de la précédente année scolaire, confirme à Libération que le jeune homme était en «très grande précarité». «Déjà l’an dernier, il avait du mal à payer ses factures avec sa seule bourse. En plus son logement étudiant était insalubre, avec des punaises de lit, des cafards, mais il n’aimait pas s’attarder sur sa situation personnelle.» Selon elle, il avait demandé au Crous une «aide exceptionnelle», soldée par un «refus». «Ces dernières semaines, il logeait chez sa copine», poursuit-elle.

Étudiant immolé à Lyon : "Une majorité d'étudiants en France sont dans la survie"

  Étudiant immolé à Lyon : Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans a été grièvement brûlé à Lyon après s'être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire. Dans un message sur les réseaux sociaux, il évoquait ses difficultés financières. Alors que leur camarade se trouve actuellement entre la vie et la mort, les syndicats étudiants réclament des "solutions" pour améliorer les conditions de vie des étudiants. Vendredi après-midi, un étudiant de 22 ans a été grièvement brûlé à Lyon après s'être immolé en pleine rue devant un restaurant universitaire.

Une tentative de suicide qui serait motivée par des difficultés financières. La victime a été hospitalisée à Lyon dans un état grave. Un étudiant stéphanois de 22 ans s'est immolé ce vendredi devant les bâtiments du Crous à Lyon . Une tentative de suicide qui serait motivée par des difficultés financières.

Ils dénoncent « la précarité » de "la vie des étudiant -e-s". Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont réagi au geste d ’ un jeune homme de 22 ans, qui s’est immolé en pleine rue à Lyon , parlant Recevez chaque jour l'essentiel de l'actualité et les alertes Info de la rédaction*.

«Un acte désespéré et surtout politique»

De son côté, la présidente de l’université Lyon-II, Nathalie Dompnier, a assuré à l’AFP samedi n’avoir pas eu «connaissance de difficultés personnelles concernant cet étudiant, très impliqué au sein des instances de l’établissement». A contrario, les organisations syndicales dénoncent la «précarité» de la «vie des étudiant·e·s», selon elles bien connue. «Cet acte désespéré et surtout politique alerte sur ces conditions précaires d’étudiant sans bourse, redoublant, dans un système universitaire de plus en plus concurrentiel, écrit par exemple le syndicat Solidaires Etudiants de Lyon. De nombreux·ses étudiant·es se retrouvent dans des conditions intenables, manque de bourses, ou montants pas assez élevés, logements Crous insalubres et insuffisants, les villes étudiantes ayant souvent des loyers exorbitants, sélection en permanence, créant des situation de stress, de surmenage, alors que la moitié d’entre nous doivent cumuler avec un travail salarié.» Sur Twitter, le mot dièse #LaPrécaritéTue a suscité de nombreux témoignages.

Dans toute la France, des rassemblements de soutien sont prévus mardi devant des Crous. A Lyon-II, Beverly Rubin regrette que la direction de l’université n’ait pas banalisé la journée de cours pour permettre aux enseignants et élèves de participer à la mobilisation. «Tout ce que notre camarade souhaite, c’est que son geste soit entendu», souligne-t-elle. Un écho aux derniers mots du texte publié vendredi par A. : «Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui crée des inégalités. […] Mon dernier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça.»

Etudiant immolé à Lyon : Anas est toujours en coma artificiel .
D’après ses proches, l’état de l’étudiant de 22 ans est « stationnaire ». « Il s’accroche et se bat ». © Google street view Le Parisien Son état est stable. Anas K., l’étudiant qui a tenté de s’immoler par le feu le 8 novembre pour dénoncer sa précarité et celle d’autres étudiants, est toujours en coma artificiel et se trouve ce lundi dans un « état stationnaire ».« Anas est en coma artificiel et son état se stabilise », a déclaré Louise Bihan, amie d’Anas et comme lui militante au syndicat Solidaires de l’université Lyon-2.

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