France: «J’arrivais en cours en larmes» : précarité étudiante, une vie sur le fil - - PressFrom - France
  •   
  •   

France «J’arrivais en cours en larmes» : précarité étudiante, une vie sur le fil

13:25  12 novembre  2019
13:25  12 novembre  2019 Source:   msn.com

Lyon : Après l'immolation d'un étudiant, les syndicats appellent à des rassemblements mardi dans toute la France

  Lyon : Après l'immolation d'un étudiant, les syndicats appellent à des rassemblements mardi dans toute la France Le syndicat étudiant Solidaires appelle à se rassembler mardi à 10 heures devant les Crous ou bâtiment universitaires pour dénoncer la précarité étudiante © LOIC VENANCE / AFP Un restaurant universitaire du Crous. (illustration) MOBILISATION - Le syndicat étudiant Solidaires appelle à se rassembler mardi à 10 heures devant les Crous ou bâtiment universitaires pour d Après l'immolation d'un étudiant vendredi à Lyon, les syndicats étudiants appellent aux rassemblements mardi matin dans toute la France.

La question de la précarité étudiante à l'Université de Genève est celle qu'on a décidé d'aborder dans le cadre du cours 'Le film en sciences sociales'.

La double vie de mon mari - Продолжительность: 1:27:44 riley scot 5 938 906 просмотров.

Le 8 novembre, un jeune homme de 22 ans s’est immolé par le feu devant un restaurant universitaire à Lyon. Il voulait dénoncer les conditions de vie de plus en plus rudes des étudiants.

Le Parisien © AFP/Charly Triballeau Le Parisien

Pendant sa première année d’études supérieures en archéologie et anthropologie, Laura est devenue familière des petits pains au fromage à quelques centimes du supermarché Lidl en face de sa fac. Ils lui servaient de déjeuner, les jours où les 3 à 5 euros de la cafétéria, c’était déjà trop. La précarité étudiante, cette Lyonnaise âgée de 24 ans l’a donc bien connue.

C’est ce qui l’a poussée à arrêter ses études, en début de licence 2. Et qui a conduit un jeune homme de 22 ans à s’immoler par le feu, le 8 novembre dernier, devant un restaurant universitaire à Lyon. Ce mardi, le syndicat Solidaires étudiant.e.s appelle à se rassembler devant tous les Crous de France, en soutien à cet étudiant aujourd’hui entre la vie et la mort, brûlé à 90 %. En 2017, selon l’Unef, 20 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

Précarité étudiante : François Hollande empêché de donner une conférence à l'université de Lille

  Précarité étudiante : François Hollande empêché de donner une conférence à l'université de Lille Quatre jours après l'immolation d'un étudiant à Lyon devant le siège du Crous, des manifestants dénonçant la précarité étudiante ont bloqué la faculté de droit de Lille mardi, provoquant l'annulation d'une conférence de François Hollande. L'ex-chef de l'État regrette "que cette émotion se soit transformée en violence".L'ex-président n'était pas dans l'amphithéâtre lorsqu'une centaine de personnes l'ont envahi, scandant "Lyon, Lyon, ni oubli, ni pardon", "Hollande assassin!", " la précarité tue, tous responsables". Certains ont déchiré les pages de son livre Répondre à la crise démocratique.

Sa vie est en danger, selon le procureur de la République de Lyon, cité par Franceinfo. Prévenue de son geste par un SMS, la petite amie de la victime a alerté les services de secours qui sont rapidement arrivés sur les lieux. Lire le reportage : Dans les arcanes de la précarité étudiante .

Accueil › Vie étudiante › Financer ses études › La précarité étudiante plus que jamais au go La précarité étudiante n'est pas un sujet nouveau. Un projet encourageant : les épiceries étudiantes . Des mesures sont déjà été prises pour améliorer la situation des étudiants en situation de précarité .

Quand elle commence sa licence, à Lyon, Laura vit encore chez ses parents. Sa mère, auto-entrepreneuse, essaie de lancer son entreprise de traiteur, elle travaille très peu. Son père gagne « trop bien sa vie » pour que la jeune femme puisse être éligible à une bourse. Mais pas assez pour financer ses études, au-delà des frais d’inscriptions, très peu élevées, à l’université. Laura doit se débrouiller pour les transports et les repas.

Manger du riz ou des pâtes instantanées

Elle essaie de faire des petits boulots, « des extras dans des bars ou des restaurants ». Elle aurait pu demander une dispense d’assiduité, pour travailler davantage. « Mais j’étais déjà une élève plutôt moyenne, je ne voulais pas me mettre encore plus en difficulté en ratant des cours pour travailler », explique-t-elle. Elle préfère se priver un peu le midi, quand cela devient trop difficile. Mais surtout ne rien demander à ses parents qui « se sont toujours saignés » pour elle, son frère et sa sœur.

Immolation à Lyon : le ministère de l'Enseignement supérieur pris pour cible par des manifestants

  Immolation à Lyon : le ministère de l'Enseignement supérieur pris pour cible par des manifestants Des manifestants qui protestaient contre la précarité étudiante ont enfoncé la grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur à Paris, mardi soir. La grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur à Paris a été dégradée mardi soir par quelques manifestants venus d'un rassemblement d'étudiants devant le Crous pour protester contre la précarité après l'immolation d'un étudiant à Lyon.

Tous les sites du Figaro. Vie étudiante Actus - Tendances. Une vie à crédit, qui lui pèse sur le moral, «mais il faut vivre avec».Quant à Thibault 24 ans, il a choisi de travailler dans le secteur de l’audiovisuel, «mes revenus varient Harvard mobilise ses anciens pour donner des cours en ligne.

Au total, plus d’un million de jeunes sont confrontés à des situations de grande précarité . L’INJEP appelle à une mobilisation générale et urgente "de l’Etat, des entreprises Cette situation alarmante influe sur la santé de l’économie française dans sa globalité : "Réduire les inégalités chez les jeunes

Selon une étude menée par la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), 68 % des étudiants sautent des repas de temps à autre, comme Laura, et seulement 60 % disent « manger un peu de tout ». Pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents, cela se traduit souvent par du riz, des pommes de terre ou « des pâtes instantanées à 30 centimes », confie Margot, 26 ans, en 2ème année de thèse d’histoire de l’art contemporain.

Compter même les dépenses de santé

Jusqu’à son master 1 la jeune fille bénéficiait pourtant d’une bourse de 550 euros par mois (l’échelon le plus élevé). Mais une fois le loyer, l’électricité de son logement mal isolé, l’abonnement à Internet - indispensable aujourd’hui pour étudier - et les transports payés… il ne reste pas grand-chose pour vivre. Au quotidien, ce sont des petits arrangements permanents : pas de loisirs, ou alors que des activités gratuites, des vêtements d’occasion et de bons amis pas trop maladroits pour se faire couper les cheveux.

Précarité étudiante : la Fage exige une «réévaluation urgente» des bourses universitaires

  Précarité étudiante : la Fage exige une «réévaluation urgente» des bourses universitaires Cette demande auprès du gouvernement intervient six jours après le geste désespéré d’un étudiant de 22 ans qui a tenté de s’immoler devant un restaurant universitaire à Lyon. © AFP/PHILIPPE DESMAZES Le Parisien Le premier syndicat étudiant, la Fage, a exigé jeudi, à l’issue d’une réunion avec le gouvernement, une « réévaluation urgente » des bourses universitaires. Cette revendication intervient après l’immolation d’un étudiant de 22 ans à Lyon qui a provoqué des mobilisations sur les campus.

Ma vie d’ étudiante à l’université de Bordeaux : Marylène, en L3 de sociologie. Un plan n'est pas de trop pour se repérer sur le campus de la Victoire, à Bordeaux. C'est en effet un enchevêtrement de petites cours extérieures et de multiples patios qu'il vous faut traverser pour trouver votre amphi ou

La précarité , vécue ou potentielle, peut être définie comme des situations d’instabilité et de discontinuité, imposées ou Toutes les contraintes qui pèsent sur les femmes en général, pèsent tout particulièrement sur certaines catégories. Les familles monoparentales sont constituées pour

Une vie sur le fil, qui ne permet aucun écart. « Les mois où il faut acheter des livres pour la fac sont compliqués », explique Margot. Ceux où sa vieille voiture tombe en panne encore plus. Mais impossible de s’en séparer : elle en a besoin pour se rendre à l’Ephad où elle fait des remplacements pour compléter son revenu. Même les soins de santé passent à la trappe : selon l’Insee 13,5 % des étudiants ont déjà renoncé à aller chez le médecin pour des raisons financières. Margot, elle, n’a pas vu de gynécologue depuis 4 ans.

Friser le burn-out

Au bout de plusieurs années d’études à tout compter, mal s’alimenter, travailler sur les jours de pause… C’est le stress et l’épuisement qui l’emportent. Margot n’a pris que 6 jours de congé, l’été dernier, depuis le début de ses études il y a 7 ans. En 2ème année de master, elle a commencé à faire des ulcères à l’estomac à répétition.

Pauline, étudiante boursière en master d’études de cinéma à Lyon a fait « une sorte de burn-out » pendant sa 3e année de licence. A ce moment-là, elle aussi cumulait un job de caissière à Franprix, 15 heures par semaine, et ses études. Une année difficile : « J’arrivais en cours en larmes, se souvient-elle. J’étais épuisée, je m’énervais tout le temps pour rien… Ça a bousillé mon année ». Ses résultats en ont pâti.

Elle dit comprendre ceux qui ont lâché leurs études. Elle-même y a souvent songé. Désormais, il ne lui reste que quelques mois avant d’être diplômée donc elle tient bon. Pauline « adore ses études ». Mais elle a hâte d’en finir. Elle ne veut plus dépendre autant des aides sociales. Elle ne veut plus de ces conditions de vie.

Précarité étudiante : des mesures sur la table… mais pas d’argent .
Le gouvernement s’apprête à annoncer un renforcement de l’accompagnement social des jeunes les plus fragiles, en réponse à la mobilisation sur la précarité étudiante. © AFP/Jacques Demarthon Le Parisien Un meilleur accès aux aides financières d’urgence pour les jeunes les plus précaires, des consultations de médecins et de psychologues pour les plus fragiles, des filets de sécurité pour ceux qui redoublent et risquent de perdre leurs bourses… Voilà les mesures que pourrait annoncer la ministre de l’Enseignement supérieur, en réponse à la mobilisation des étudiants contre la précarité étudiante.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 12
C'est intéressant!