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France Féminicide dans le Bas-Rhin : le conjoint de la victime écroué et mis en examen pour meurtre

23:25  12 novembre  2019
23:25  12 novembre  2019 Source:   nouvelobs.com

Bas-Rhin : une femme de 40 ans tuée par son mari à Oberhoffen-sur-Moder

  Bas-Rhin : une femme de 40 ans tuée par son mari à Oberhoffen-sur-Moder L'homme lui a asséné quatre coups de couteau avant de tenter de se suicider. Les gendarmes l'en ont empêché.En Alsace, un féminicide a eu lieu dimanche 10 novembre, vers 23 heures à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), a appris franceinfo de source proche du dossier. Après une dispute, son mari, un homme de 58 ans a porté plusieurs coups de couteau au cou et au thorax de sa compagne, indique aussi France Bleu Alsace.

Son mari a été mis en examen . Il faisait déjà l’objet d’une convocation en décembre 2019 suite à une première plainte de sa femme. Le parquet de Strasbourg avait été saisi d’une plainte de la victime en octobre « évoquant des disputes et des violences légères sans ITT établie sur fond d’alcool depuis

Au micro de BFMTV, celle-ci dénonce l'inaction de la gendarmerie alors que sa mère avait déposé une main courante et une plainte contre son époux pour des faits de violences. Féminicide dans le Bas - Rhin : "Ce n'était pas la première fois, les gendarmes étaient au courant, ils n'ont jamais rien fait"

  Féminicide dans le Bas-Rhin : le conjoint de la victime écroué et mis en examen pour meurtre © Copyright 2019, L'Obs

L’homme soupçonné d’avoir tué à coups de couteau sa femme, morte sous les yeux de sa fille dimanche soir à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin), a été mis en examen ce mardi pour meurtre sur conjoint et écroué après ce nouveau féminicide qui suscite une vive émotion.

Déféré ce 12 novembre à l’issue de sa garde à vue débutée dimanche, l’homme « soupçonné d’avoir mortellement blessé par arme blanche sa conjointe à Oberhoffen-sur-Moder, a été mis en examen du chef de meurtre sur conjoint et placé en détention provisoire », a indiqué le parquet.

« Personne n’a voulu nous écouter » : la colère d’une femme témoin du féminicide de sa mère

La procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, avait indiqué un peu plus tôt dans un communiqué avoir requis une mise en examen « du chef d’assassinat ».

Bas-Rhin : "On n'a pas voulu nous écouter", dénonce la fille d'une victime de féminicide

  Bas-Rhin : Dans la nuit de dimanche à lundi, Stella Guitton a assisté, impuissante, à la mort de sa mère. Celle-ci a été tuée de plusieurs coups de couteaux par son conjoint. © Lionel BONAVENTURE / AFP Stella Guitton, fille d'une victime de féminicide, dénonce l'inaction de la police et de la justice face aux multiples appels à l'aide de sa mère. (illustration) "Ça fait trois à quatre ans qu'ils sont ensemble, trois à quatre ans qu'elle est rouée de coups. Qu'elle n'a jamais voulu parler, par peur pour elle, et pour le défendre." La gorge est nouée, mais la voix ferme.

La fille de la victime a témoigné pour France Bleu Alsace. Sa mère l'avait appelé au secours quelques instants avant sa mort, elle l'a vu mourir Disparition d'un adolescent en Seine-Saint-Denis: un mineur écroué . Stella Guitton met en cause les gendarmes, estimant qu'ils ont mis trop de temps à arriver.

La victime souhaitait divorcer et avait déjà déposé une plainte. Sa fille s'étonne du délai nécessaire aux forces de l 'ordre C'est un terrible drame qui a eu lieu dimanche à Oberhoffen-sur-Moder dans le Bas - Rhin . En 2019, le collectif Féminicides par compagnons ou ex recense déjà 131 féminicides .

Le parquet de Strasbourg n’a pas précisé les identités et les âges du suspect et de la victime.

Mais selon la fille de la victime, interrogée lundi par France Bleu Alsace, l’homme, âgé de 58 ans, aurait porté plusieurs coups de couteau au niveau du cou et du thorax de sa compagne de 40 ans.

Les gendarmes ont été alertés dimanche peu après 23h00 d’une dispute au domicile du couple. Les secours ont constaté « le décès de la jeune femme dont le corps se trouvait à l’extérieur de l’habitation commune, à proximité immédiate de la baie vitrée du salon », a détaillé la procureure de la République.

Nous sommes le 23 octobre, et il y a déjà eu plus de féminicides que sur l’ensemble de l’année 2018

La fille de la victime a expliqué sur France Bleu Alsace que sa mère l’avait appelée « à l’aide » dimanche soir. « J’ai eu le temps d’escalader le portail, de fracturer la porte pour essayer d’entrer » et « voir ma mère se prendre le dernier coup de couteau dans la carotide. Elle s’est relevée, est venue vers moi et c’était fini », a-t-elle détaillé.

Oberhoffen-sur-Moder : La gendarmerie saisit son inspection générale après le meurtre de Sylvia Auchter

  Oberhoffen-sur-Moder : La gendarmerie saisit son inspection générale après le meurtre de Sylvia Auchter Selon la gendarmerie, « un audit a été demandé sur l’ensemble de l’intervention » effectuée lors du meurtre de Sylvia Auchter © RAPHAEL BLOCH/SIPA Un camion de gendarmerie. (illustration) ENQUETE - Selon la gendarmerie, « un audit a été demandé sur l’ensemble de l’intervention » effectuée lors du meurtre de Sylvia Auchter La gendarmerie nationale a annoncé mardi avoir demandé à son inspection générale, l’IGGN, d’enquêter sur les circonstances de l'intervention des gendarmes effectuée lors du meurtre d’une femme à coups de couteaux par son conjoint à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin).

Un couple a été mis en examen et incarcéré pour le meurtre d'un homme d'une cinquantaine d'années, survenu en début de semaine à Marckolsheim ( Bas - Rhin ) lors d'une Le suspect a reconnu avoir frappé la victime lors de cette soirée tandis que la femme nie toute implication dans les faits.

Le mari de la victime , qui a reconnu les faits, a été mis en examen pour « meurtre sur conjoint ». Plus de 100 féminicides ont été dénombrés depuis le Le 11 août, la victime avait déjà porté plainte. La police était alors intervenue au domicile du couple, que «la jeune femme disait avoir quitté en passant

Le mari a appelé les gendarmes

« Cela fait trois, quatre ans qu’ils étaient ensemble et trois, quatre ans qu’elle est rouée de coups, qu’elle n’a jamais voulu parler par peur pour elle et pour le défendre. On voit où ça mène aujourd’hui », a poursuivi la jeune femme.

En dépit de la main courante et de la plainte, « personne n’a voulu nous écouter, personne n’a voulu nous aider », a-t-elle accusé, pointant le temps mis par les forces de l’ordre pour arriver sur les lieux du crime.

Porte-parole de la gendarmerie nationale, Maggy Scheurer a expliqué sur BFMTV qu’à la suite du premier appel reçu pour une dispute conjugale, le mari avait lui-même téléphoné pour dire « qu’il a(vait) tué sa femme ».

« A partir du moment où le mari explique qu’il a tué sa femme, il ne s’agit plus pour la gendarmerie d’intervenir sur un différend familial mais sur un individu auteur présumé d’un homicide retranché chez lui et armé », ce qui nécessite « un certain nombre de précautions » et mobilise « plusieurs patrouilles », a expliqué Mme Scheurer.

Seine-Saint-Denis : une femme tuée à l'arme blanche, son conjoint soupçonné

  Seine-Saint-Denis : une femme tuée à l'arme blanche, son conjoint soupçonné Un homme, qui a fini par succomber à ses blessures, est soupçonné d'avoir poignardé à mort sa femme, devant leurs deux fillettes, mardi soir. © Lionel BONAVENTURE / AFP Des phrases chocs ornent les murs de Paris et de plusieurs villes de France pour dénoncer les féminicides. Cela pourrait être le 133ème féminicide de l'année. Une femme a été poignardée à mort dans son appartement de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Son conjoint, qui a succombé à des blessures à l'arme blanche, est soupçonné de l'avoir tuée devant leurs deux filles, a appris l'AFP ce mercredi de sources proches de l'enquête.

L'auteur présumé de l 'agression mortelle de Salomé G., le compagnon de cette jeune femme de 21 ans dont le corps avait été retrouvé samedi à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a été mis Des fleurs et une pancarte en hommage à la centième victime de féminicide , retrouvée la veille à Cagnes-sur-Mer.

La victime , qui souhaitait divorcer, avait déposé une main courante et une plainte contre son époux pour des faits de violences, selon France partant de la même ville, a mis "trois minutes". La jeune femme a indiqué vouloir organiser une marche blanche cette semaine en hommage à sa mère, sans

La gendarmerie nationale a annoncé ce mardi avoir demandé à son inspection générale, l’IGGN, d’enquêter sur les circonstances de l’intervention des gendarmes.

« Un audit sur l’ensemble de l’intervention » a été demandé, a indiqué la gendarmerie.

Plainte en octobre

Le parquet de Strasbourg a confirmé avoir été saisi d’une plainte de la victime en octobre « évoquant des disputes et des violences légères sans ITT établie sur fond d’alcool depuis plusieurs mois, ainsi que des menaces de dégradations de son véhicule proférées en juillet dernier ».

Le suspect était convoqué « à une audience de décembre 2019 du chef de menaces de dégradations, les investigations réalisées n’ayant pas permis de caractériser d’autres infractions », a précisé Yolande Renzi dans son communiqué.

« Deux ou trois jours avant, les gendarmes étaient déjà intervenus, elle ne voulait pas déposer plainte et a dit ne pas se sentir en insécurité. Nous ne pouvons pas imposer aux victimes de quitter leur domicile », a fait valoir de son côté la gendarmerie nationale.

La fille de la victime souhaite organiser une marche blanche en mémoire de sa mère, qui pourrait avoir lieu dimanche.

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales, selon le décompte officiel du ministère de l’Intérieur.

L’association ONU Femmes demande à la France d’inscrire le féminicide dans le Code pénal .
« Faire reconnaître le féminicide dans la loi est une étape absolument fondamentale dans la quête de justice », fait valoir Céline Mas, sa présidente. « Si la société prend conscience de l’ampleur de ce phénomène, force est de constater que les victimes ont été insuffisamment protégées par un arsenal juridique jugé inefficace », estime dans un communiqué l’émanation française de l’agence des Nations Unies pour l’égalité des sexes. Elle demande donc la « reconnaissance spécifique du féminicide dans le droit pénal français ».

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usr: 1
C'est intéressant!