France: Nous marcherons avec les femmes le 23 novembre pour lutter contre les violences sexistes - - PressFrom - France
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France Nous marcherons avec les femmes le 23 novembre pour lutter contre les violences sexistes

19:30  13 novembre  2019
19:30  13 novembre  2019 Source:   liberation.fr

Violences conjugales : Schiappa débloque 800 000 euros de plus pour l’outre-mer

  Violences conjugales : Schiappa débloque 800 000 euros de plus pour l’outre-mer La secrétaire d’Etat, en déplacement à La Réunion, a précisé que cette enveloppe s’ajoutait aux fonds déjà engagés contre ce fléau. © LP / Philippe Lavieille Le Parisien « Je ne suis pas venue les mains vides. » Deux semaines après le déplacement d’Emmanuel Macron à La Réunion, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes est elle aussi arrivée sur l’île avec des annonces dans sa valise. Ce mercredi, elle a ainsi affirmé que 800 000 euros supplémentaires seraient attribués aux territoires d’outre-mer pour lutter contre les violences conjugales.

Lors de la marche du 24 novembre, à Paris, pour la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. © - Lors de la marche du 24 novembre, à Paris, pour la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Julien Bayou, Baptiste Beaulieu, Vikash Dhorasoo, Clément Cogitore, David Foenkinos, Martin Winckler... Un collectif d'hommes féministes appelle à s'allier aux luttes pour l'égalité et contre le patriarcat.

Tribune. Des millions de femmes se battent chaque jour en France contre les violences sexistes et sexuelles. Hommes de différents milieux, âges et convictions, nous souhaitons aujourd’hui leur exprimer notre soutien et notre reconnaissance. A celles qui se lèvent pour prendre la parole, à celles qui n’osent pas, sont silenciées, nous disons ceci : nous vous croyons. Ils n’avaient pas le droit. Ils n’ont toujours pas le droit. Les coupables, ce sont eux.

Le Sénat vote le texte sur les féminicides, en l'absence des élus de gauche

  Le Sénat vote le texte sur les féminicides, en l'absence des élus de gauche Les élus de gauche avaient quitté l’hémicycle pour protester contre un rejet systématique de leurs amendements © A. GELEBART / 20 MINUTES Sénat (Illustration) VIOLENCES - Les élus de gauche avaient quitté l’hémicycle pour protester contre un rejet sys A priori consensuelle, la proposition de loi LR contre les violences au sein de la famille a été adoptée à main levée dans la nuit de mercredi à jeudi par le Sénat à majorité de droite, en l’absence des élus de gauche qui avaient quitté l’hémicycle pour protester contre un rejet sys .

Nous soulignons la responsabilité pleine et entière des hommes qui les harcèlent, les agressent et les violent, et condamnons ces actes et paroles sans aucune réserve. Nous nous unissons au cri que ces femmes adressent au gouvernement et à la société toute entière : il est temps de mettre fin à l’impunité dont nous bénéficions en tant qu’hommes et de s’emparer enfin pleinement d’un sujet qui compte comme victimes la moitié de notre population. S’en emparer pleinement ne signifie pas simplement faire de la communication, mais se responsabiliser et mettre les moyens dans ce qui était censé être la «grande cause du quinquennat». Nous marcherons le 23 novembre, et à chaque fois que ce sera nécessaire, contre toutes les oppressions que les femmes subissent.

Suède: un groupe d'intervention spécial pour lutter contre la violence des gangs

  Suède: un groupe d'intervention spécial pour lutter contre la violence des gangs Des attaques à l’explosif, des fusillades, des règlements de compte en pleine rue. C’est ce qui se passe dans certaines villes de Suède. Le phénomène est nouveau et il a pris tant d’ampleur que la police a décidé ce lundi 11 novembre de former un groupe d’intervention spécial, dont la mission sera de lutter contre la violence des gangs. De notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux À la suite d’une fusillade en plein centre de Malmö, au sud de la Suède, deux adolescents étaient touchés, samedi dernier. L’un est mort, et l’autre est sérieusement blessé.Pour les autorités suédoises, ce sont les morts de trop.

Nous marcherons le 23 novembre, deux jours avant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, car nous ne pouvons plus, nous non plus, tolérer le décompte des féminicides. Nous marcherons le 23 novembre à l’appel du collectif #NousToutes pour demander au gouvernement d’allouer spécifiquement à la lutte contre les violences machistes en France 1 milliard d’euros par an.

Nous marcherons le 23 novembre car les violences sexistes et sexuelles, dont les enfants sont également victimes, sont des preuves inacceptables de la domination masculine. Nous sommes convaincus que les mécanismes de domination dont nous, les hommes, sommes les acteurs, perdureront tant que nous ne changerons pas nos comportements et n’interrogerons pas la construction des masculinités et leur toxicité. Nous marcherons le 23 novembre en promettant qu’il ne s’agit pas d’une action ponctuelle pour nous dédouaner. Nous assumons notre responsabilité en tant qu’hommes et nous nous engageons à soutenir quotidiennement les femmes dans le combat contre le patriarcat, tout en gardant en mémoire que notre mobilisation est bien pensée en leur soutien et non à leur place. Nous marcherons le 23 novembre en assumant ce rôle d’alliés car nous avons conscience des privilèges dont nous jouissons et nous voulons les mettre au profit des luttes féministes. Toutefois, nous ne chercherons pas à occuper la place physique et médiatique des principales concernées. Le cortège de tête leur appartient.

Le coup de gueule de Julie Gayet qui se mêle de politique

  Le coup de gueule de Julie Gayet qui se mêle de politique Présente à la 28e édition du film de Sarlat, Julie Gayet en a profité pour donner quelques interviews. Au micro de France bleu, ce mardi 12 novembre, l’actrice et réalisatrice a poussé un coup de gueule contre les féminicides. C’est un combat cher à Julie Gayet. Depuis des années, l’actrice et productrice se bat contre les violences conjugales. La compagne de François Hollande a profité de sa venue au 28ème festival du film de Sarlat pour défendre une nouvelle fois cette cause. Elle a notamment demandé davantage de moyens pour lutter contre les féminicides en France, en augmentation depuis l’an passé.

Nous appelons les hommes à marcher et à contribuer à la cagnotte en ligne «Réussissons la marche #NousToutes», pour financer l’organisation de cet événement majeur et permettre à chacune et à chacun d’être présent·e. Pour toutes les personnes subissant des violences sexistes car elles se définissent comme femmes ou sont perçues comme telles par la société, qu’elles soient cis ou trans, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur couleur de peau, leurs capacités physiques, sensorielles ou mentales, leur état de santé, leur âge, leur situation financière, leur nationalité ou leur religion, nous marcherons le 23 novembre.

Cette tribune a été initiée par le collectif Féministons-nous.

Signataires : Noël Agossa, président de l’Association des familles de victimes de féminicides, porte-parole du collectif Plus jamais ça ! ; Jacques Baudrier, conseiller de Paris ; Julien Bayou, conseiller régional d’Ile-de-France ; Baptiste Beaulieu, écrivain ; Bernard Bel, Alliance francophone pour l’accouchement respecté ; Benoit Blanc, auteur, comédien ; Lucas Bolivard, cofondateur et cocoordinateur de Meufs, meufs, meufs ; Youcef Brakni, militant des quartiers populaires ; Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris ; Michel Broué, mathématicien ; Clément Cogitore, artiste ; Marco Conti Sikic, artiste, activiste ; Roland Courteau, sénateur ; Nicolas Coyer, traducteur ; Vincent Dedienne, auteur, acteur ; Vikash Dhorasoo, ancien joueur de football, parrain d’Oxfam, président de Tatane ; Djigui Diarra, acteur, réalisateur ; Omar Didi, président du MAG Jeunes LGBT ; Jean-Michel Ducomte, avocat, maître de conférences, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Tim Dup, auteur-compositeur-interprète ; Francis Dupuis-Déri, Institut de recherches et d’études féministes, UQAM ; Jérémy Faledam, coprésident de SOS Homophobie ; David Foenkinos, écrivain, réalisateur ; Pierre Foldès, cofondateur de l’institut Women Safe ; Sébastien Garcin, auteur, fondateur de la communauté Déconstruction de l’Homme blanc ; Pierre-Yves Ginet, corédacteur en chef du magazine «Femmes ici et ailleurs» ; Matthias Girbig, comédien, auteur, réalisateur ; Hervé Jacquet, producteur ; Michaël Jérémiasz, président de l’association Comme les autres Paul Lapierre, comédien, réalisateur ; Yannick Laurent, acteur ; Lyes Louffok, membre du Conseil national de la protection de l’enfance ; Olivier Manceron, médecin à la retraite, écrivain, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Thomas Messias, prof, journaliste ; Laurent Metterie, réalisateur ; Jacques Meyer, trésorier de la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Giovanni Mirabassi, musicien ; Jean-Michel Monnot, fondateur d’All Inclusive ! ; Cyril Moré, champion paralympique ; Valerio Motta, entrepreneur ; Henri Poulain, réalisateur ; Yves Raibaud, géographe, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ; Frédéric Robert, entrepreneur ; Maxime Ruszniewski, producteur ; Romain Sabathier, cofondateur d’Intersections, coauteur de le Féminisme pour les nul·le·s ; Bolewa Sabourin, danseur, cofondateur de Loba (exprime-toi) ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’homme ; Jean-Pierre Salmona, cardiologue, webmaster de memoiretraumatique.org ; Laurent Sciamma, humoriste ; Patrick Simon, socio-démographe ; Jérôme Soubeyrand, acteur, cinéaste ; Louis-Georges Tin, président d’honneur du Cran ; Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ; Yannick Vicente, illustrateur, professeur des écoles ; Martin Winckler, médecin, écrivain ; Jonathan Zaccaï, acteur.

Nicole Belloubet sur l'affaire Polanski : "Une oeuvre n'excuse pas les éventuelles fautes de son auteur" .
Dans une interview accordée au "Journal Du Dimanche", la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, revient sur les violences faites aux femmes et sur l'affaire Polanski.Interrogé sur le dernier film de Polanski, J'accuse, sorti mercredi 13 novembre 2019, la ministre de la Justice reconnaît dans les colonnes du journal qu'elle ira "sans doute" le voir. "Le sujet m’intéresse beaucoup, surtout en tant que ministre de la Justice. Évidemment, tout ce qui touche à Dreyfus, à cette histoire-là est important. Pour autant, comme l’a dit mon collègue Riester, une œuvre, si grande soit-elle, n’excuse pas les éventuelles fautes de son auteur", précise-t-elle.

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