France: De 1974 à nos jours, de quand date la crise à l'hôpital ? - - PressFrom - France
  •   
  •   

France De 1974 à nos jours, de quand date la crise à l'hôpital ?

11:25  14 novembre  2019
11:25  14 novembre  2019 Source:   liberation.fr

Plan d'urgence pour l'hôpital public : "Agnès Buzyn ne propose rien pour l’avenir"

  Plan d'urgence pour l'hôpital public : Au micro d'Europe 1, Renaud Péquignot, vice-président de l'intersyndicale Action Praticien Hôpital, estime que les pistes envisagées par le gouvernement pour mettre fin à la crise au sein de l'hôpital public relèvent d'une vision à court terme.Le message a, semble-t-il, déjà été entendu par la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Selon Le Journal du Dimanche, l'Etat pourrait reprendre à sa charge une partie de la dette astronomique des hôpitaux - 30 milliards d'euros -, mais également octroyer des primes aux jeunes médecins pour les dissuader d'aller exercer dans des cliniques privées.

A quelques heures de la diffusion du discours de François Hollande, retour en vidéos sur les premiers vœux en tant que président prononcés depuis l C’est un «message d’espérance» que veut envoyer Nicolas Sarkozy, dont le quinquennat n’a alors pas encore été marqué par l’arrivée de la crise .

Le coup d'État du 15 juillet 1974 à Chypre prend pour cadre l'île de Chypre des années 1970, suite aux violences inter-communautaires qui ont eu lieu depuis l'indépendance en 1960, les communautés de Chypriotes grecs et turcs sont déjà séparées physiquement par la force onusienne chargée du

La ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix (G) s'entretient avec des internes des hôpitaux de l'est de la France, le 02 octobre 1984 à Colmar, en grève pour des meilleurs salaires et une meilleure formation. © JEAN-CLAUDE DELMAS La ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix (G) s'entretient avec des internes des hôpitaux de l'est de la France, le 02 octobre 1984 à Colmar, en grève pour des meilleurs salaires et une meilleure formation.

En ce jour de mobilisation de l'hôpital public, retour sur les grandes décisions qui ont conduit à la crise actuelle en cinq dates clés.

Sur ce point, ils sont tous d’accord: «La crise de l’hôpital? Elle ne date pas d’hier.» Mais alors question: de quand date-t-elle ? De l’arrivée de la T2A, cette fameuse tarification à l’activité qui favorise les actes techniques ? Ou bien est-ce lié au poids insistant de la rigueur budgétaire ? Ou bien, est-ce lorsque les patients ont commencé à déserter la médecine de ville (ou l’inverse) pour se rendre directement dans les services des urgences ? Retour sur 5 dates clés de cette crise à épisodes.

Crise de l'hôpital: le PS appelle à manifester le 14 novembre

  Crise de l'hôpital: le PS appelle à manifester le 14 novembre Dans un communiqué publié ce lundi, le Parti socialiste dénonce "l'abandon du système de santé à la française" et appelle à se joindre à la manifestation de jeudi. © afp.com/KENZO TRIBOUILLARD Le collectif inter hôpitaux appelle à des manifestations et à une Le Parti socialiste a appelé ce lundi à participer à la manifestation du 14 novembre "contre la mort programmée de l'hôpital public", organisée par le "collectif interhôpitaux".

Un hôpital de jour est un établissement, ou une partie d'un établissement hospitalier, qui accueille ses patients durant une matinée, un après-midi voire une journée complète, afin de réaliser des soins ou examens qui nécessitent la proximité d'un plateau technique

La semaine de quatre jours est une revendication économique et politique prônant une semaine de travail standard réduite à quatre jours au lieu de cinq. Lancée dans les années 1990 en Europe, et soutenue par des hommes politiques tels que Jacques Delors ou Gilles de Robien

1974, le temps des «services portes»

Les urgences à l’hôpital? On l’a oublié, mais c’est une invention assez récente. Certes, dans les années 30, il y avait des lieux d’accueil hospitaliers, ouverts sur la rue. On les appelait, d’ailleurs, des «services porte». Mais disons jusqu’en 1969, nos hôpitaux n’étaient pas faits pour cela. Il n’existait, ainsi, à l’hôpital aucun règlement consacré spécifiquement au service des urgences, seulement «quelques règlements successifs d’ailleurs généraux, quelques allusions à l’admission d’urgence». Et un historien de l’hôpital de préciser: «Le grand souci, alors, des administrateurs était surtout, hors cas d’urgence, de n’admettre à l’hôpital que les malades y ayant droit.»

Gros changement avec la loi hospitalière de décembre 1970 qui va faire obligation aux hôpitaux d’accueillir les malades de jour comme de nuit. Pour autant, un décret de janvier 1974 relatif au fonctionnement des hôpitaux ne fait encore allusion aux urgences que d’une manière lointaine. L’accueil des malades relevant des urgences restant, de ce fait, très aléatoire. «C’est si vrai que pour l’hôpital Cochin en 1972 il arrive qu’après les heures ordinaires de réception dans les services, que ce soit le concierge de l’hôpital qui dirige le malade soit vers la chirurgie, soit vers la garde médicale de l’un ou l’autre service…» détaille un historien. Bref, jusqu’à la fin des années 80, la porte d’entrée des hôpitaux n’est pas celle des urgences.

Crise aux urgences, manif des hospitaliers : Soutenez-vous la mobilisation et pourquoi ?

  Crise aux urgences, manif des hospitaliers : Soutenez-vous la mobilisation et pourquoi ? Une grande manifestation des hospitaliers est prévue jeudi © CELINE BREGAND/SIPA Une manifestation des 14 novembre 2019 à Paris pour "sauver" l'hôpital public. VOUS TEMOIGNEZ - Une grande manifestation des Certaines infirmières, certains aides-soignants sont en grève depuis mars 2019.

En 1974 , lorsque Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République, la politique d'immigration connaît un véritable tournant. Jusqu'à cette date la France avait largement encouragé la venue des travailleurs étrangers. Mais en raison de la crise et surtout de la très forte augmentation du chômage

Votre jour de naissance. Nombre de jours entre deux dates . Calculez le nombre de jours entre 2 dates grâce à cet outil gratuit et pratique. Comptez combien de jours il vous reste avant vos prochaines vacances, votre accouchement ou n'importe quelle fête ou anniversaire !

1989, l’arrivée de vrais services

C’est le président François Mitterrand qui demande en 1989 à son chirurgien qui l’a opéré pour son cancer de la prostate, le professeur Adolphe Steg, un rapport pour organiser les services d’urgences en France.

L’homme est respecté. Il fait le tour de France. Se montre très surpris de ce qu’il voit. Certes, un peu partout des hôpitaux ont ouvert des services d’urgences, mais cela reste aléatoire et il n’y a pas de spécialités médicales, renvoyant à cette pratique médicale. Steg souligne néanmoins le «succès» de ces services mais cela se fait avec «un accueil défectueux», «des attentes excessives aux allures souvent kafkaïennes», «un manque d’explications et d’apaisement pour les patients», «un déficit de médecins, d’infirmières qualifiées, de brancardiers, d’équipements». Bref, dès le début, les plaintes sont là, presque à l’identique de celles d’aujourd’hui.

Le CHU de Strasbourg frappé de plein fouet par la crise des hôpitaux

  Le CHU de Strasbourg frappé de plein fouet par la crise des hôpitaux « On arrive au bout » : à la veille d’une grève de grande ampleur, le personnel du CHU de Strasbourg lance un nouveau cri d’alarme. © Fournis par France Télévisions Un hôpital "en souffrance", des conditions de travail "dégradées" et des personnels parfois "proches du burn out" : c'est le constat alarmant dressé par le personnel du CHU de Strasbourg, à la veille d'une manifestation nationale pour un "plan d'urgence" en faveur de l'hôpital public.

Le premier choc pétrolier est une crise mondiale des prix du pétrole qui débute en 1971 à la suite du pic de production de pétrole des États-Unis et de l'abandon des accords de Bretton-Woods qui a pour effet une forte concentration de la dévalorisation du dollar et donc des cours du pétrole qui sont

Sur le plateau du 12/13 de France 3, Hervé Godechot nous explique quel est le principe du jour de libération fiscale fixé, par l'institut économique Molinari, à la date du samedi 29 juillet cette année. Droit de retrait : aux origines de la crise à la SNCF. Crise à l ' hôpital : plongée au cœur du malaise.

C’est à la suite de ce premier rapport que seront créées les premières unités d’accueil d’urgences. Deux ans plus tard, avec la loi de 1991 élaborée par le socialiste Claude Evin, tout hôpital se devra de définir un projet médical d’établissement: derrière ce langage administratif, le changement est essentiel. Les hôpitaux s’organisent, deviennent des lieux collectifs, avec des objectifs sanitaires communs. Et en leur sein, les urgences deviennent un service à part, avec des médecins formés pour cela, avec des diplômes et une discipline qui tend à devenir universitaire. Et avec un Samu.

Cela n’est pas sans effet. L’air de rien l’hôpital va se diviser en deux: les urgences d’un côté, et de l’autre côté la médecine de spécialités. Deux mondes aux comportements et aux fonctionnements qui vont de plus en plus se différencier, jusqu’à constituer aujourd’hui deux mondes presque à part, en tout cas deux univers pas toujours solidaire.

1995, Juppé reprend la main

Automne puis hiver 95, l’histoire a retenu la mobilisation énorme dans les rues contre la réforme des retraites, mais il s’agit aussi d’un tournant pour l’hôpital, avec les ordonnances Juppé. De fait, l’Etat reprend la main. Il a beau créer les Agences régionales de l’hospitalisation qui donne un air de déconcentration à la réforme de la santé, mais dans les faits les hôpitaux se normalisent : ils se doivent d’avoir des projets «compatibles» avec les objectifs nationaux, alors qu’auparavant il fallait simplement que ce soit «cohérent». Ce changement de qualificatif est clair: l’Etat décide, fixe les objectifs, et au final les hôpitaux obéissent.

Postes vacants à l’AHPH : patients en danger ?

  Postes vacants à l’AHPH : patients en danger ? À l’Assistance publique des hôpitaux de Paris, 500 postes d’infirmiers sont vacants. Surcharge de travail, opérations annulées faute de personnels… Les soignants craquent. Témoignages. © Fournis par France Télévisions Le 14 novembre, les soignants sont descendus dans la rue après sept mois de mobilisation dans toute la France. Pour la première fois, les cadres responsables de gérer leurs plannings s’engagent dans la grève.

Date de parution: 08/01/2014. Pour ajouter ce produit à vos favoris, connectez-vous d’abord sur votre compte Puf. Culture et société IV -- La crise des années 1930 V -- La France dans la Charles de Gaulle, 1958-1969 X -- La France au coeur des "Trente Glorieuses" XI -- Georges Pompidou, un

Ministre de Betancourt de 1959 à 1964, pendant les tumultueuses années du retour du Venezuela à la démocratie, il gagne haut la main l'élection de décembre 1973 et prend ses fonctions en février 1974 . Dès son premier mandat, marqué par le "boom" pétrolier vénézuélien, il cherche à se poser en leader

2003, un cadeau en or fait à la médecine libérale

En 2001, avec Lionel Jospin comme Premier ministre, cela s’agite dans la santé avec des mouvements incessants de grève des médecins généralistes, se battant pour le prix de leur consultation. Les discussions abordent la question de la permanence des soins, c’est-à-dire les gardes la nuit ou les week-ends. Le code déontologie est alors formel: les médecins libéraux doivent assurer des gardes la nuit. C’est ce que l’on appelle la PDS, la permanence des soins.

Une élection arrive, changement de majorité, la droite revient, Jean-François Mattei est nommé à la santé. Après avoir lancé une mission, le nouveau ministre fait un cadeau en or à la médecine libérale, en rendant caduc l’obligation de la permanence des soins, celle-ci ne reposant désormais plus que sur le volontariat. Ce changement va correspondre à l’explosion de plus en plus forte du nombre de patients se rendant directement aux urgences. Où aller en effet passé 20 heures? Où se rendre le week-end, quand votre médecin de ville a fermé son cabinet? L’hôpital devient le seul lieu ouvert 24 heures sur 24, et cela tous les jours de l’année. Faut-il noter qu’au même moment, se déploie le dispositif des 35 heures à l’hôpital, transformant radicalement le rapport au temps d’une profession qui jusque-là ne comptait pas ses heures…

Plan urgence pour l'hôpital : les mesures phares

  Plan urgence pour l'hôpital : les mesures phares Prime annuelle pour les infirmiers et aides-soignants, augmentation du budget des hôpitaux, reprise de dette par l’Etat … Les premières mesures du Plan hôpital ont été annoncées ce 20 novembre par Edouard Philippe et Agnès Buzyn. © Fournis par France Télévisions Le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre de la Santé Agnès Buzyn ont dévoilé "un plan d'urgence" pour l'hôpital public comprenant des primes pour les personnels, une rallonge budgétaire et une reprise partielle de la dette des établissements.

REPORTAGE - De plus en plus de Grecs ne peuvent plus se soigner et tardent à se faire diagnostiquer. c'est aux urgences qu'ils se présentent, souvent pour un mal de tête. Mais souvent il est trop tard

Créé en 1974 au sein de l’AP-HM, le Centre Hospitalier de la Timone est le plus important de la région PACA. Timone 2, le nouveau bâtiment médico-technique, adossé à l ’ hôpital de la Timone est centrée sur l’urgence, avec des équipes d’excellence et des équipements de dernière génération au

2007, «un patron et un seul à l’hôpital»

Nicolas Sarkozy, alors président de la République, lance en octobre 2007 à Bordeaux la réforme de l’hôpital que mettra en musique sa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. «En un mot, l’hôpital est un concentré de la Nation, c’est ce qui le rend si attachant, si indispensable, et si proche», dit-il. Tout le monde applaudit. Puis il lâche ce qui deviendra un refrain : «Il faut à l’hôpital public un patron. Et un seul. Et le patron, c’est le directeur.»

Voilà, c’est dit. A ses yeux, il s’agit de mettre fin à un pouvoir peu clair à l’hôpital, où le directeur se doit de jouer avec des réseaux compliqués et faire face à des influences qui lui échappent. La brutalité du propos présidentiel a un effet symbolique fort. «Cela casse le modus vivendi d’une bonne gestion et d’une bonne entente entre l’administration et le pouvoir médical», se rappelle un ancien directeur des hôpitaux. «Cela fait écho aussi à l’idée qu’il faut alors gérer l’hôpital comme une entreprise». Le divorce se consomme entre monde médical et monde administratif.

Evidemment, dans ces trente dernières années, d’autres décisions ont joué dans la fabrication de cette crise hospitalière. Comme celle, lancinante, qui porte les moyens. Comme celle encore de la diminution régulière et obsessionnelle du nombre de lits. Toutes ces raisons sont là, multiples. Et se superposent avec le temps les unes sur les autres. Certes, tout cela ne date pas d’hier, mais les solutions successives apportées non plus. Comme si à relire l’histoire, l’on était toujours en retard d’un diagnostic.

Plan hôpital: Edouard Philippe "ne veut diviser personne" .
Le Premier ministre Edouard Philippe a défendu jeudi sur France Inter le plan hôpital expliquant qu'il ne voulait "diviser personne" face aux critiques notamment du collectif Inter-urgences. Interrogé sur le choix d'une prime spécifique de 800 euros réservée aux infirmiers et aides-soignants d'Ile-de-France, le Premier ministre a répondu: "Je ne veux diviser personne, je veux sauver l'hôpital public". Après la présentation du plan hôpital mercredi, le collectif Inter-Urgences a jugé les "mesures extrêmement médico-centrées" et "qui semblent chercher à diviser Paris et les régions".

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 5
C'est intéressant!