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France Féminicides : Belloubet reconnaît une « faille » dans les dispositifs de protection

15:25  15 novembre  2019
15:25  15 novembre  2019 Source:   nouvelobs.com

Marche #NousToutes : «Etre ici, c'est comme un cri de rage»

  Marche #NousToutes : «Etre ici, c'est comme un cri de rage» A l'appel du collectif féministe, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans les rues de Paris pour «dénoncer l'impunité des agresseurs» et réclamer plus de moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. De mémoire de militante, elle n’a «jamais vu de manif aussi énorme». «Voir ça de mon vivant, c’est tout simplement extraordinaire», enthousiasme-t-elle, émue. Et d’ajouter: «Enfin #MeToo arrive en France».

  Féminicides : Belloubet reconnaît une « faille » dans les dispositifs de protection © Copyright 2019, L'Obs

La ministre de la Justice, interrogée vendredi 15 novembre sur la mort d’une femme de 40 ans dont le mari a été mis en examen en Alsace, a estimé que le système ne « fonctionnait pas » pour protéger les femmes.

« Je ne suis pas en train de dire que nous n’avons rien fait, a expliqué Nicole Belloubet sur LCI. Je ne suis pas en train de dire que les magistrats ont failli, je dis simplement que collectivement notre système ne fonctionne pas pour protéger ces femmes, et que c’est un drame. »

Dimanche soir, cette femme de 40 ans blessée mortellement à coups de couteau est décédée, sous les yeux de sa fille. Cette dernière a accusé son compagnon – depuis mis en examen et écroué – d’avoir porté plusieurs coups de couteau au niveau du cou et du thorax de sa mère.

La victime avait déjà porté plainte, le juge avait été saisi, et le compagnon était convoqué le 10 décembre par la justice.

« Les policiers ne travaillent pas assez rapidement avec la justice »

« Cette réaction n’était pas à la hauteur de la violence que subissait cette femme », a reconnu Nicole Belloubet. « En termes de délai de réponse et en termes sans doute d’intensité. Parce qu’il y a eu une réponse, et elle ne correspondait pas à la réalité des faits. »

« C’est cela qu’il faut arriver à mesurer et c’est la bonne décision qu’il faut arriver à prendre », a encore dit la ministre, évoquant notamment la proposition de loi en examen au Parlement qui vise à accélérer les délais pour les ordonnances de protection.

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Nicole Belloubet a reconnu une « faille » dans les dispositifs de protection. « Les policiers et les gendarmes ne travaillent pas assez rapidement avec la justice, a-t-elle avancé, et nous ne travaillons pas suffisamment avec les associations. »

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales, selon le ministère de l’Intérieur.

Violences conjugales : «La droite et le gouvernement ont verrouillé le débat au Sénat» .
Comme les autres élus de gauche, la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie a quitté l'hémicycle dans la nuit de mercredi à jeudi, lors de l'examen d'une proposition de loi LR, pour protester contre le rejet systématique de leurs amendements. Un sujet consensuel mais un débat tendu. «Bâclé», a déploré la sénatrice PS Marie-Pierre de la Gontrie dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. La proposition de loi (Les Républicains) contre les violences au sein de la famille a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi au Sénat. Mais sans les voix des élus de gauche qui ont quitté la séance après avoir adressé leurs griefs à la droite sénatoriale et au gouvernement.

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