France: Gabriel Attal : «Les étudiants ne se laisseront pas instrumentaliser politiquement» - - PressFrom - France
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France Gabriel Attal : «Les étudiants ne se laisseront pas instrumentaliser politiquement»

07:35  17 novembre  2019
07:35  17 novembre  2019 Source:   msn.com

Marche contre l'islamophobie : 13.500 manifestants à Paris, selon le cabinet Occurrence

  Marche contre l'islamophobie : 13.500 manifestants à Paris, selon le cabinet Occurrence 13.500 personnes ont participé dimanche dans les rues de Paris à la marche contre l'islamophobie, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence. La marche contre l'islamophobie a rassemblé 13.500 personnes dimanche à Paris, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont l'AFP. Émanant de plusieurs personnalités et organisations comme le Collectif contre l'islamophobie en France, cet appel a provoqué une polémique au sein de la classe politique sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité depuis plusieurs semaines.

Le secrétaire d’Etat en charge de la jeunesse ne croit pas à un mouvement d’ampleur dans les universités convergeant avec la lutte du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les bourses pourraient augmenter, mais pas tout de suite.

Le Parisien © LP/Yann Foreix Le Parisien

Depuis neuf jours, et la tentative de suicide d’un étudiant devant le Crous de Lyon (Rhône), la mobilisation des jeunes dans les universités s’organise sous le mot d’ordre « la précarité tue ». Le secrétaire d’Etat en charge de la jeunesse, Gabriel Attal, a reçu en fin de semaine les syndicats d’étudiants, en intérim de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, en déplacement en Antarctique. Il livre les pistes envisagées pour répondre à la crise.

Etudiant immolé à Lyon : mobilisation en France, les pouvoirs publics interpellés

  Etudiant immolé à Lyon : mobilisation en France, les pouvoirs publics interpellés L'immolation d'un étudiant et son message interpellant les pouvoirs publics sur la précarité ont été mardi au centre de rassemblements de plusieurs centaines d'étudiants à travers la France. Témoignant de la colère de nombreux jeunes, ces rassemblements ont perturbé les cours sur des campus de Lyon et Lille. A la faculté de droit de Lille, une conférence de François Hollande a dû être annulée. Brûlé à 90%, l'étudiant de 22 ans qui s'est immolé vendredi était toujours "entre la vie et la mort" mardi.

Avez-vous des nouvelles d’Anas Kournif, l’étudiant qui a tenté de s’immoler à Lyon ?

GABRIEL ATTAL. Il est toujours entre la vie et la mort. Nous pensons à lui, sa famille, ses proches et ses amis.

Diriez-vous que son geste était un acte politique ?

A l’évidence, il a publié un message avec des revendications politiques. Il ne s’agit pas de les nier. Mais j’ai été choqué par certaines interventions laissant penser que s’immoler serait un acte militant comme un autre. Instrumentaliser cela dans un débat politique, c’est banaliser.

Savez-vous si le Crous était au courant de la situation très précaire de cet étudiant ?

Une enquête administrative est en cours, notamment pour savoir si une aide d’urgence avait été demandée, et traitée. On aura les réponses la semaine prochaine. Sur ce sujet des aides d’urgence, les syndicats étudiants ont été unanimes lors de nos rencontres : elles sont trop peu connues. Nous avons pensé ensemble à des améliorations possibles.

Reçu par l'exécutif, le premier syndicat étudiant demande une "réévaluation" des bourses

  Reçu par l'exécutif, le premier syndicat étudiant demande une La Fage demande une "réévaluation des montants" et une "réforme profonde" des bourses d'études, afin de lutter contre la précarité étudiante. © afp.com/PHILIPPE DESMAZES Des étudiants manifestent le 12 novembre 2019 devant le Crous à Lyon après l'immolation de l'un d'entre eux vendredi. Le premier syndicat étudiant la Fage a exigé ce jeudi à l'issue d'une réunion avec le gouvernement une "réévaluation urgente" des bourses universitaires, après l'immolation d'un étudiant de 22 ans à Lyon qui a provoqué des mobilisations sur les campus de l'Hexagone.

Comment allez-vous répondre à la colère des étudiants sur la précarité, qui s’est déjà exprimée ces derniers jours à Paris, Lyon, Rennes, Nantes ?

Notre mobilisation est attendue, mais on ne découvre pas aujourd’hui l’urgence de la précarité étudiante. Cela fait deux ans que l’on agit. Avec Frédérique Vidal, nous allons continuer à amplifier notre action. Les échanges avec les syndicats ont été utiles pour identifier des enjeux très concrets sur lesquels on peut avancer vite. Exemple : la trêve hivernale qui aujourd’hui ne s’applique pas aux Crous, les restos U, la garantie Visale, qui permet à l’Etat de se porter caution pour le logement, n’est ouverte qu’à partir de 18 ans alors que certains démarrent leurs études à 17 ans.

Le gouvernement va-t-il annoncer une augmentation substantielle des bourses ?

La question des bourses sera posée dans le cadre des négociations sur le revenu universel d’activité. Avec Frédérique Vidal, nous avons plaidé avec succès pour créer un collège dédié aux jeunes dans ces discussions. Les réponses seront apportées dans les mois qui viennent.

Précarité étudiante: "encore de très grands progrès à faire"

  Précarité étudiante: Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a reconnu vendredi qu'il y avait "encore de très grands progrès à faire" sur la question de la précarité étudiante.Interrogé sur la précarité étudiante et la réponse à donner, M. Blanquer a reconnu: "on est conscient qu'il y a encore de très grands progrès à faire, et évidemment ce drame nous le rappelle"."Il y a tout un travail qui reste à faire que (la ministre de l'Enseignement supérieur)Frédérique Vidal fait en lien avec les organisations qui représentent les étudiants", a-t-il ajouté.

Les étudiants ont un niveau d’aides indexé sur les revenus de leurs parents. Or beaucoup d’étudiants ne bénéficient pas du soutien de leur famille…

Un étudiant n’aura jamais le même niveau de vie qu’un actif, mais la société lui doit de pouvoir vivre dignement. Il faut que l’on réfléchisse collectivement à la meilleure façon d’atteindre ces objectifs.

Craignez-vous une coagulation de la contestation étudiante avec celle du 5 décembre contre la réforme des retraites ?

Moi, ce que je ressens majoritairement chez les étudiants, c’est l’envie d’aller de l’avant au sujet de leurs préoccupations quotidiennes. Je ne pense pas qu’ils se laisseront instrumentaliser politiquement.

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Les Gilets jaunes se remobilisaient ce samedi 16 novembre. En un an, rien n’a changé ?

Au contraire. Sur le fond, les préoccupations sur le pouvoir d’achat ont donné lieu à des mesures massives. La colère s’est exprimée aussi fortement parce que notre pays manquait de cadre de participation. Cela a profondément changé avec le grand débat national, la convention citoyenne pour le climat, la consultation sur la réforme des retraites. Et le gouvernement échange en permanence avec les corps intermédiaires. Nous sommes dans le dialogue.

Ça a été salutaire, d’une certaine façon, cette crise des Gilets jaunes, pour le pouvoir ?

Oui, cela a initié une nouvelle manière de gouverner avec les citoyens.

Nouvelle campagne des Restos du coeur, les étudiants de plus en plus concernés .
Au total, 51% des bénéficiaires des Restos du coeur ont moins de 26 ans et 39% sont mineurs. «Parents en manque de moyens, ruptures familiales, bourses insuffisantes, on accueille de plus de plus de jeunes et parmi eux, de plus en plus d'étudiants», s'inquiète le président de l'association, Patrice Blanc. «La moitié des jeunes que nous recevons ont des problèmes de logement précaire, notamment car les bourses ne permettent pas de faire face», souligne-t-il.

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