•   
  •   

France Violences sexistes : Comment en parler de la manière la plus juste possible dans les médias

19:30  22 novembre  2019
19:30  22 novembre  2019 Source:   20minutes.fr

Julie Gayet, Adèle Haenel, Laetitia Casta... Les stars mobilisées contre les violences faites aux femmes

  Julie Gayet, Adèle Haenel, Laetitia Casta... Les stars mobilisées contre les violences faites aux femmes De nombreuses célébrités ont assisté à la marche contre les violences faites aux femmes à Paris ce samedi 23 novembre 2019. Une franche réussite pour le collectif NousToutes qui avait organisé l’événement. 1/15 DIAPOSITIVES © COADIC GUIREC / BESTIMAGE Alexandra Lamy lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée par le collectif NousToutes à Paris le 23 Novembre 2019. Alexandra Lamy lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée par le collectif NousToutes à Paris le 23 Novembre 2019.

En France, les médias condamnent unanimement les violences sexistes ( violence conjugale, viol, harcèlement, etc). Pourtant la façon dont ils traitent les On parle déjà de "double peine" lorsque l'on qualifie la façon dont les victimes de violences conjugales ou de viol sont traitées par leur entourage

Enfin il parla de sa valise, priant qu'on la mît sous son oreiller. Après le souper, on nous laissa; nos hôtes couchaient en bas, nous dans la chambre Il montait, sa femme après lui, disait à voix basse: ‒ Doucement, va doucement! Puis il entre, son couteau dans les dents, et venu à la hauteur du lit, où

L'association de femmes journalistes Prenons la Une publie une nouvelle version de ses outils destinés aux médias

137 féminicides au moins ont eu lieu en 2019. © ZAKARIA ABDELKAFI / AFP 137 féminicides au moins ont eu lieu en 2019. VIOLENCES SEXISTES - L'association de femmes journalistes Prenons la Une publie une nouvelle version de ses outils destinés aux médias

Bannir les expressions « crime passionnel » et « drame familial », éviter les leçons du genre « ne sortez pas le soir », protéger l’identité des victimes… Voilà quelques recommandations de l’association Prenons la Une pour un « traitement journalistique le plus juste possible » des violences faites aux femmes.

Manifestantes libanaises, footballeuses australiennes, «Red Friday» : novembre dans la vie des femmes

  Manifestantes libanaises, footballeuses australiennes, «Red Friday» : novembre dans la vie des femmes Chaque mois, Libération fait le point sur les histoires qui ont fait l’actualité des femmes, de leur santé, leurs libertés et leurs droits. Cinquante et unième épisode : novembre 2019. Si vous avez manqué l’épisode précédent, il est ici (et tous les autres sont là). Violences Une «déferlante violette» contre les féminicides Son nom s’ajoute à la liste des femmes tuées par leur compagnon ou leur ex depuis le début de l’année. Sylvia Auchter, 40 ans, a été tuée par son mari sous les yeux de sa fille le 10 novembre dans le Bas-Rhin.

Comment parler des violences faites aux femmes dans les médias de la façon la plus juste et déontologique possible ? 📢 Prenons la une appelle à manifester contre les violences sexistes et sexuelles le 23 novembre, avec le mouvement #NousToutes.

D'une manière générale, beaucoup de slogans portent sur le viol, et en défendent les victimes. «Je te crois», est-il inscrit sur l'une des pancartes violettes de la Départ du cortège contre les violences sexuelles et sexistes organisée par le collectif @noustoutesorg, le nom des victimes de feminicides

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, lundi 25 novembre, et juste avant la manifestation NousToutes du samedi 23, cette association de femmes journalistes met à jour ses outils à destination des médias.

Fait de société

L’association part du constat que les violences faites aux femmes sont un « fait de société », et méritent d’être traitées comme tel. « Chaque année, plus de 219.000 femmes sont victimes de violences de la part de leur ancien ou actuel conjoint, et 94.000 femmes sont victimes de viols ou tentatives de viols », écrit Prenons la Une, sur la base de l’Enquête « Cadre de vie et sécurité » 2012-2018 réalisée par l’Insee.

Marche #NousToutes : «Etre ici, c'est comme un cri de rage»

  Marche #NousToutes : «Etre ici, c'est comme un cri de rage» A l'appel du collectif féministe, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans les rues de Paris pour «dénoncer l'impunité des agresseurs» et réclamer plus de moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. De mémoire de militante, elle n’a «jamais vu de manif aussi énorme». «Voir ça de mon vivant, c’est tout simplement extraordinaire», enthousiasme-t-elle, émue. Et d’ajouter: «Enfin #MeToo arrive en France».

d’une vraie politique de formation de tous les professionnels concernés, dans les domaines de la santé, de l ’enfance, de la police et de la justice. appelé à participer « pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail », un « angle mort » dans la société.

En plus de la verbalisation du harcèlement sexuel dans l ’espace public, le texte défendu par la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa prévoit l’allongement de vingt à trente ans du délai de prescription pour les viols de mineurs et comporte des mesures contre le cyberharcèlement.

Ces conseils portent en grande partie sur le vocabulaire : les journalistes de Prenons la Une préfèrent le terme de « meurtre conjugal » à « crime passionnel », estimant que ce dernier « minimis [e] l’acte de l’agresseur ». L’association aborde aussi les termes à utiliser pour désigner une victime, pour parler des déclarations d’une victime sans la faire passer pour coupable, ou encore insiste sur la différence entre « harcèlement sexuel », « agression sexuelle » et « viol ».

3919, numéro d’écoute des femmes victimes de violences

Mais ces outils portent également sur le contenu des articles : Prenons la Une recommande ainsi d'« éviter les précisions sur les vêtements, le physique ou les habitudes de vie de la victime, qui induisent qu’elle peut être responsable de son agression » et de « ne pas donner des conseils ou des leçons » pouvant également induire une responsabilité des victimes.

Marche contre les violences sexistes et sexuelles EN DIRECT : Départ du défilé parisien prévu à 14 heures, place de l'Opéra

  Marche contre les violences sexistes et sexuelles EN DIRECT : Départ du défilé parisien prévu à 14 heures, place de l'Opéra Suivez avec nous en direct la grande marche contre les violences sexistes et sexuelles ce samedi 23 novembre à Paris © Olivier MORIN / AFP Une marche contre les violences sexistes et sexuelles avait déjà eu lieu le 24 novembre 2018 à Paris. LIVE - Suivez avec nous en direct la grande marche contre les violences sexistes et sexuelles ce samedi 23 novembre à Paris L’ESSENTIEL Comme l’an dernier à la même époque, le collectif #NousToutes organise ce samedi 23 novembre une marche contre les violences sexistes et sexuelles.

Demande de durcissement des peines, volonté de bannir Bertrand Cantat de la sphère publique, allongement des délais de prescription… Dans leur combat contre les violences sexuelles, les associations et personnalités de gauche sont souvent en porte-à-faux par rapport à ce qu’elles

L’article 2 du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes , consultable Le projet de loi ajoute que, lorsqu’un majeur est accusé du viol d’un mineur de moins de 15 ans, mais qu’au cours des débats, l’existence de la violence envisager une requalification possible des faits.

Enfin, l’association rappelle le numéro de téléphone national pour l’écoute et l’orientation des femmes victimes de violences, il s’agit du 3919.

Enfants victimes de violences : "les réactions post-traumatiques durent toute la vie" .
Les violences, notamment sexuelles, faites aux enfants ont des conséquences dévastatrices tout au long de leur vie. L’association Innocence en Danger alerte sur la situation en France à l’occasion des 30 ans de la Convention des Droits de l’Enfant. © Fournis par France Télévisions "Je vous écris pour vous dire que je ne serais pas un bon candidat." C’est par ces mots que commence la surprenante "Lettre de Démotivation", publiée par l’association Innocence en Danger à l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ce 20 novembre.

Thématique de la vidéo:

usr: 0
C'est intéressant!