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France Violences sexistes et sexuelles : une marche pour "que l'Élysée annonce du lourd"

09:30  23 novembre  2019
09:30  23 novembre  2019 Source:   europe1.fr

Julie Gayet, Adèle Haenel, Laetitia Casta... Les stars mobilisées contre les violences faites aux femmes

  Julie Gayet, Adèle Haenel, Laetitia Casta... Les stars mobilisées contre les violences faites aux femmes De nombreuses célébrités ont assisté à la marche contre les violences faites aux femmes à Paris ce samedi 23 novembre 2019. Une franche réussite pour le collectif NousToutes qui avait organisé l’événement. 1/15 DIAPOSITIVES © COADIC GUIREC / BESTIMAGE Alexandra Lamy lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée par le collectif NousToutes à Paris le 23 Novembre 2019. Alexandra Lamy lors de la marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée par le collectif NousToutes à Paris le 23 Novembre 2019.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues samedi, à l'occasion d'une marche contre les violences sexuelles et sexistes, organisée à deux jours de la fin du Grenelle contre les violences conjugales. Pour certain(e)s manifestant(e)s, il s'agira d'une première. © AFP Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues samedi, à l'occasion d'une marche contre les violences sexuelles et sexistes, organisée à deux jours de la fin du Grenelle contre les violences conjugales. Pour certain(e)s manifestant(e)s, il s'agira d'une première.

Des milliers de personnes sont attendues en France samedi pour manifester contre les violences sexistes et sexuelles, deux jours avant la fin du Grenelle contre les violences conjugales.

"Nous, on voulait déjà un Grenelle sur toutes les violences sexistes et sexuelles. Les premières mesures qui nous ont été annoncées étaient quand même un petit empilement de mesurettes", tacle sur Europe 1 Pauline Baron, coordinatrice du collectif Nous Toutes, organisateur de la marche. "Plus on sera de monde dans la rue, plus on pourra faire pression et plus ils seront obligés de se réunir à Matignon. Ou mieux : à l’Elysée, pour dire ‘là, il faut qu’on annonce du lourd, faut qu’on mette les moyens financiers’", enchaîne-t-elle. Le collectif réclame "un milliard d’euros supplémentaires contre les féminicides [...] et les violences sexistes et sexuelles".

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  Violences sexuelles : «Il y a une impunité judiciaire et sociale» Pour Noémie Renard, auteure du livre «En finir avec la culture du viol», améliorer la réponse sociale et judiciaire passe autant par la déconstruction des stéréotypes que par un renforcement des moyens. «La justice nous ignore, on ignore la justice.» Début novembre, dans son témoignage choc à propos du harcèlement et des agressions sexuelles qu’elle affirme avoir subis pendant son adolescence, l’actrice Adèle Haenel affirmait sa volonté de ne pas porter plainte car la justice «condamne si peu les agresseurs», seulement «un viol sur cent».

>> LIRE AUSSI -L'alcool, "grand absent" du Grenelle des violences conjugales

Le collectif "Nous Toutes" a réuni dès mercredi une centaine de personnes à la Bourse du travail de Paris, pour préparer les pancartes et les slogans de couleur violette, la couleur du mouvement. Pas moins de 20.000 pancartes ont été prévues pour la manifestation, soit huit fois plus d’exemplaires que pour la marche de l’année dernière. Des affiches que les militantes agrafent en arborant des slogans courts et percutants : "Ras le viol" ou "à bas le patriarcat".

"Harcèlement n'est pas égal à drague"

Preuve d’une prise de conscience, de nombreuses femmes, une poignée d’hommes aussi, âgés d'une vingtaine d'années en moyenne, manifesteront pour la première fois, pour leur tout premier engagement militant.

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  Marche contre les violences sexistes et sexuelles : Le plan des organisatrices pour ne pas se faire voler la couverture médiatique ce samedi Le collectif #NousToutes, qui organise la marche du 23 novembre contre les violences sexistes et sexuelles, a travaillé sa com' toute l’année avec des milliers de bénévoles © KONRAD K./SIPA La marche #NousToutes à Lyon le 24 novembre 2018.

Sur une pancarte, on peut aussi lire "un milliard pour les violences sexistes et sexuelles". "Il s'agit de pognon !", décrypte une militante. "Moi, je suis en train d'écrire : 'Harcèlement n'est pas égal à drague'. Mes frères, des copains, rigolent en disant : 'On ne peut plus draguer !' Je leur dis que ce n'est pas du tout la même chose. Avec un petit regard, un sourire, tu sais si c'est bon ou ce n'est pas bon !", développe une autre.

En novembre dernier, une précédente marche avait rassemblé 30.000 personnes à Paris. Le collectif espère maintenant mobiliser deux fois plus et partout en France.

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Invitée de la matinale du week-end d'Europe 1 à quelques heures d'une nouvelle marche contre les violences sexistes et sexuelles, la directrice générale de la Fédération Nationale Solidarité Femmes affirme "cette situation intolérable concerne tout le monde, les hommes comme les femmes", alors que l'année 2019 compte d'ores et déjà plus de féminicides que 2018. "Il faut manifester parce que les violences à l'encontre des femmes sont très importantes en France".

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