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France Violences contre les femmes : des milliers de personnes attendues dans la rue

13:30  23 novembre  2019
13:30  23 novembre  2019 Source:   nouvelobs.com

Violences conjugales : faut-il lever le secret médical ?

  Violences conjugales : faut-il lever le secret médical ? Le gouvernement y est favorable pour mieux protéger les femmes victimes des coups de leur conjoint. Mais pour de nombreux experts, il faudrait d’abord que les commissariats prennent bien les plaintes et que la justice ne classe pas les affaires. Le débat. © AFP/Patrick Hertzog Le Parisien Le protocole existe déjà pour les enfants en danger. Demain, la levée du secret médical sera-t-elle étendue pour les femmes victimes de violences conjugales ? Cette recommandation figure en bonne place dans le rapport sur les homicides conjugaux, rendu public ce dimanche par l’inspection générale de la justice.

Des milliers de personnes , femmes et hommes, ont défilé ce 23 novembre à Paris, comme dans d'autres villes du pays, pour dire «stop» aux violences sexistes et sexuelles et aux «féminicides», à deux jours de la fin du «Grenelle contre les violences conjugales».

Des dizaines de milliers de femmes mais aussi d'hommes sont descendus dans la rue , samedi 24 La lutte contre les violences faites aux femmes progresse chaque jour mais notre société part de À Marseille, plusieurs centaines de personnes ont défilé, pour la plupart avec une touche de violet

  Violences contre les femmes : des milliers de personnes attendues dans la rue © Copyright 2019, L'Obs

Des milliers de personnes sont attendues dans la rue samedi à Paris et en régions pour dire « stop » aux violences sexistes et sexuelles et aux féminicides, une « marée violette » pour peser sur le gouvernement, à deux jours de la fin du « Grenelle » lancé contre ce fléau.

A Paris, la manifestation, organisée à l’appel du collectif féministe #Noustoutes, s’élancera à 14 heures de la place de l’Opéra en direction de celle de la Nation. En tête de cortège, l’Union nationale des familles de féminicide (UNFF) défilera pour « dénoncer le mépris que l’Etat oppose aux familles », selon sa présidente Sandrine Bouchait.

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Cette journée de mobilisation nationale réunira tous les acteurs autour de la table : associations de terrain, services de l’Etat, police, justice, journalistes, ministres… afin de mobiliser toute la société contre les Violences sexistes et sexuelles dans les transports. Dans les transports en commun, il

A l'appel du collectif NousToutes des milliers de personnes sont attendues dans les rue de France, ce samedi 23 novembre.

Ce que nous apprend le dernier rapport sur les féminicides

En province également, une trentaine de marches sont prévues, notamment à Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Rennes ou Strasbourg. Mais pas à Lyon ou Nantes, où les militantes - mais aussi des militants - ont mis en place des transports pour venir grossir les rangs de la mobilisation parisienne.

Cette mobilisation survient juste avant la clôture lundi du « Grenelle contre les violences conjugales », lancé début septembre pour tenter d’enrayer ce fléau. Le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné d’une douzaine de membres du gouvernement, doit y annoncer des mesures très attendues par les associations.

« Nous n’arrivons plus à compter les cas où les féminicides auraient pu être évités », affirment les organisatrices des cortèges de samedi dans un appel diffusé sur Facebook. « Avec cette marche, nous ferons en sorte que les pouvoirs publics prennent enfin des mesures à la hauteur », ont-elles ajouté.

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Des milliers de personnes sont attendues samedi 24 novembre dans une cinquantaine de villes en France pour dire « stop » aux violences contre les femmes , à l’appel d’un collectif citoyen, « #Noustoutes », qui espère une « déferlante féministe » à travers le pays. A Paris, le défilé s’élancera

Violences au sein du couple. En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au Effectifs et taux de femmes victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur Il s’agit d’une estimation minimale. L’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en ménages

116 femmes tuées

Depuis le début de l’année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte et une étude au cas par cas menés par l’AFP. Sur toute l’année 2018, le chiffre avait atteint 121 femmes victimes, selon le ministère de l’Intérieur.

« Notre père a tué notre mère » : 35 ans après, elles racontent

Quelque 213.000 femmes majeures sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part leur conjoint ou ex-conjoint, soit près de 1% des femmes âgées de 18 à 75 ans, selon des données officielles.

Moi, Alizé B., battue par mon conjoint gendarme

L’an passé, près de 50.000 personnes s’étaient rassemblées dans toute la France - dont 30.000 à Paris selon les organisatrices, 12.000 selon la police - pour cette marche « violette », la couleur des luttes féministes. La manifestation était alors restée à bonne distance des actions des « gilets jaunes », dont le mouvement commençait à prendre à forme.

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Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Buenos Aires, la capitale de l'Argentine, pour protester contre les violences sexistes

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 29 octobre partout en France pour dénoncer harcèlement, agressions Au fil du rassemblement, la foule a continué à affluer jusqu’à atteindre le millier de personnes : aux femmes de tous âges venant témoigner des violences

Cette année, des collectifs de « gilets jaunes », qui comprennent de nombreuses femmes, ont également appelé à se joindre à la manifestation, appelant à une « société plus juste, plus égalitaire, plus humaine ».

Des célébrités dans le cortège

Près de 70 organisations, partis politiques, syndicats et associations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et plusieurs personnalités ont appelé à se joindre au défilé. Parmi elles, les comédiennes Muriel Robin, Julie Gayet ou Virginie Efira, les chanteuses Juliette Armanet et Clara Luciani, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003.

« Le Grenelle des violences conjugales est une opération de diversion »

Une centaine de groupes de jeunes, venus de plusieurs lycées et universités de toute la France, se sont également constitués pour y participer.

Lundi, à la clôture du « Grenelle » à Matignon, le gouvernement doit annoncer ou confirmer une quarantaine de mesures.

Violences conjugales : vers la levée du secret médical

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont ainsi présenté vendredi la « grille d’évaluation » qui doit servir aux forces de l’ordre pour mieux repérer les risques pesant sur les femmes victimes, lorsqu’elles se présentent dans un commissariat ou une gendarmerie.

Que faut-il attendre du Grenelle contre les féminicides de Marlène Schiappa ?

Le collectif, de son côté, plaide pour certaines mesures « indispensables et urgentes », notamment l’instauration d’un brevet de la non-violence obligatoire pour tous les collégiens, une plus large utilisation de l’ordonnance de protection et la formation de tous les professionnels au contact des victimes.

VIDEO. Grenelle des violences conjugales : « Rien n’est prévu pour l’accompagnement des proches des victimes de féminicide » .
Le chef du gouvernement a présenté ce lundi un ensemble de mesures à l’occasion de la conclusion du Grenelle des violences conjugales © Jacques Witt/SIPA Sandrine Bouchait, présidente de l'Union nationale des familles de féminicide, défilait en tête de cortège lors de la marche organisée par le collectif #NousToutes le 23 novembre. Elle déplore qu'aucune des mesures présentées en conclusion du Grenelles des violences conjugales ne porte sur la prise en charge des proches des victimes de féminicide.

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