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France Marche #NousToutes : «Etre ici, c'est comme un cri de rage»

23:35  23 novembre  2019
23:35  23 novembre  2019 Source:   liberation.fr

« Je dis aux hommes : violez les femmes », lance Alain Finkielkraut sur LCI

  « Je dis aux hommes : violez les femmes », lance Alain Finkielkraut sur LCI « Je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre », a lancé en guise de provocation Alain Finkielkraut sur LCI ce mercredi © RETMEN/SIPA Le philosophe Alain Finkielkraut. DERAPAGE - « Je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre », a lancé en guise de provocation Alain Fi Le philosophe Alain Finkielkraut était l’invité de David Pujadas ce mercredi à 20h50 sur le plateau du talk-show La Grande confrontation sur LCI.

«On marche aujourd’hui, mais s’il le faut, on marchera encore demain. Etre ici , c ’ est comme un cri de rage pour mettre la pression au gouvernement» Le collectif # NousToutes appelle à une grande manifestation ce samedi. Au moment où le Grenelle des violences conjugales touche à sa fin, les

Marche # NousToutes : « Etre ici , c ' est comme un cri de rage ». 23 novembre 2019 à 19:50. Le ministère du Travail met son réseau de formation sur les violences faites aux femmes en veilleuse.

Des manifestantes à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre 2019 à Paris. © Edouard Caupeil Des manifestantes à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre 2019 à Paris.

A l'appel du collectif féministe, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans les rues de Paris pour «dénoncer l'impunité des agresseurs» et réclamer plus de moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

De mémoire de militante, elle n’a «jamais vu de manif aussi énorme». «Voir ça de mon vivant, c’est tout simplement extraordinaire», enthousiasme-t-elle, émue. Et d’ajouter: «Enfin #MeToo arrive en France». A 71 ans, l’écrivaine et militante féministe Florence Montreynaud, initiatrice, entre autres, du manifeste des Chiennes de garde, paru il y a vingt ans, s’est jointe à la marche contre les violences sexistes et sexuelles organisée ce samedi à Paris par le mouvement #NousToutes. Dans l’imposant cortège aux couleurs pourpres, elle a vu une «fantastique relève pour le combat féministe». Et pour cause : c’est une véritable déferlante violette, code couleur de cette cause, qui a envahi les rues de la capitale ce samedi. Selon le cabinet de comptage indépendant Occurrence (mandaté par un collectif de médias, dont Libération), ce sont pas moins de 49 000 personnes qui ont marché dans Paris. Les organisatrices évoquent pour leur part 150 000 manifestants sur tout le territoire, dont 100 000 dans la capitale, ce qui en fait, selon #NousToutes, «la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences». A titre de comparaison, l’année dernière, pour la première édition de cette manifestation contre les violences sexistes et sexuelles, les organisatrices estiment que 60 000 personnes avaient répondu présentes, dont la moitié à Paris.

Les infos immanquables du jour : Macron chez Whirlpool, NousToutes et Daniel Leclercq

  Les infos immanquables du jour : Macron chez Whirlpool, NousToutes et Daniel Leclercq Ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité de ce vendredi 22 novembre 2019 © ELIOT BLONDET-POOL/SIPA Emmanuel Macron à Amiens, le 22 novembre 2019. ACTU - Ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité d Ce sont sans doute les Immanquables les plus immanquables de la semaine. Parce qu’on sait tous très bien ce qu’il se passe dès le vendredi soir : on coupe pendant les deux jours qui suivent.

Etre ici , c ’ est comme un cri de rage pour mettre la pression au gouvernement», explique Noël Agossa, président de l’Association des familles de victimes de féminicides. Samedi 23 novembre, marchons à Paris contre les violences sexistes et sexuelles. # NousToutes .

Marche # NousToutes : « Etre ici , c ' est comme un cri de rage ». 23 novembre 2019 à 19:50. Le ministère du Travail met son réseau de formation sur les violences faites aux «Dans 12 féminicides, c ' est Noël», «Justice complice» : florilège des slogans de la marche # NousToutes . 15:37 Fait divers.

«On marche aujourd’hui, mais s’il le faut, on marchera encore demain. Etre ici, c’est comme un cri de rage pour mettre la pression au gouvernement», explique Noël Agossa, président de l’Association des familles de victimes de féminicides. Depuis le meurtre de sa nièce Aïssatou, tuée à l’âge de 21 ans en octobre 2016, ce quadragénaire se bat pour alerter sur le sort des femmes victimes de violences. Avec son collectif, baptisé «Plus jamais ça», il intervient dans les établissements scolaires pour sensibiliser à l’égalité et lutter contre les stéréotypes sexistes. En juillet déjà, il avait co-organisé un vaste rassemblement contre les féminicides dans Paris. Depuis, le gouvernement a lancé un Grenelle interministériel des violences faites aux femmes, à l’issue duquel des mesures doivent être annoncées lundi par Matignon. «Il faudrait surtout engager des moyens pour mener de vastes actions de préventions. C’est essentiel d’éduquer les générations d’aujourd’hui, mais aussi celles de demain», espère-t-il. Pour autant, comme beaucoup de manifestants présents ce samedi, Noël Agossa dit craindre que ce grenelle n’accouche que de «mesurettes».

Violences sexistes et sexuelles : "Macron et Philippe n'ont pas conscience de la gravité de la situation"

  Violences sexistes et sexuelles : La militante féministe et confondatrice du collectif #NousToutes Madeline da Silva revient sur les enjeux de la marche de samedi contre les violences faites aux femmes. Le collectif #NousToutes a donné rendez-vous demain à 14 heures place de l'Opéra, à Paris, pour dire "stop aux violences sexistes et sexuelles". Et ce, deux jours avant la remise par le gouvernement des conclusions du Grenelle des violences conjugales, lancé le 3 septembre dernier.

Marche # NousToutes : « Etre ici , c ' est comme un cri de rage ». 23 novembre 2019 à 19:50. Le ministère du Travail met son réseau de formation sur les violences faites aux femmes en veilleuse.

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A ses côtés, en tête de cortège, d’autres familles de victimes de féminicides avaient fait le déplacement, pour qu’on ne les «oublie pas». Sandrine Bouchait, présidente de l’Union nationale des familles de féminicides (UNFF), a perdu sa sœur il a deux ans. A 34 ans, Guylaine a été immolée par le feu au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) par son compagnon, qui ne supportait pas la séparation, sous les yeux de sa fille de 7 ans. «Depuis le début du Grenelle, on n’a entendu aucune mesure pour accompagner les familles, comme du suivi psychologique par exemple». Face à ce «mépris» du gouvernement, elle et les membres de son association ont envie de clamer: «On est là.»

manifestation conttre les violences faites aux femmes. © Edouard Caupeil manifestation conttre les violences faites aux femmes. Photo Edouard Caupeil pour Libération

Muriel Robin : "Il faut une impulsion politique forte face aux violences faites aux femmes"

  Muriel Robin : Au micro d'Europe 1, dans "Le grand journal du soir - week-end", la comédienne s'est félicitée de la mobilisation pour la manifestation organisée par le collectif #NousToutes, samedi à Paris. Mais désormais, l'actrice attend des actions fortes de la part du gouvernement. Le collectif #NousToutes a salué samedi "la plus grande marche de l'histoire de France contre les violences" sexistes et sexuelles. À Paris, #NousToutes" a revendiqué 100.000 participants à la manifestation. Selon un comptage du cabinet Occurrence pour un collectif de médias, la marche parisienne a rassemblé 49.000 personnes.

La Une. Marche # NousToutes : « Etre ici , c ' est comme un cri de rage ». «Dans 12 féminicides, c ' est Noël», «Justice complice» : florilège des slogans de la marche # NousToutes .

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«Des actes et de l’argent»

«On vous annonce la fin du monde, et on vous laisse là, sans aucune cellule psychologique, abonde Isabelle Seva-Boismoreau, elle aussi membre de l’UNFF. En mars dernier, sa cousine Stéphanie, institutrice de 39 ans, a été égorgée à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Isabelle Seva-Boismoreau décrit un scénario tristement répétitif dans les affaires de féminicides, comme en attestent les données recueillies par Libération depuis janvier 2017: sa cousine avait voulu se séparer, il ne l’avait pas supporté, la «traquant pendant des mois». Il a fini par la tuer avant de se suicider. «Elle avait déposé des mains courantes, elle avait alerté les policiers, qui n’avaient pas voulu se déplacer "pour une querelle d’amoureux"…» assure Isabelle Seva-Boismoreau. Depuis, le père de la victime a porté plainte contre les forces de l’ordre pour non-assistance à personne en danger, et Isabelle, elle, se bat en mémoire de sa cousine: «Il n’y aura pas de procès, vu qu’il est mort. Ce combat c’est mon chemin pour faire reconnaître la souffrance des familles», affirme-t-elle.

Deux députés LREM présentent une proposition de loi contre les violences conjugales

  Deux députés LREM présentent une proposition de loi contre les violences conjugales Alors que le gouvernement doit annoncer des mesures lundi à l'occasion de la clôture du Grenelle contre les violences conjugales, deux députés de la majorité détaillent dans «le JDD» une proposition de loi qui devrait être examinée au Parlement début 2020. Montrer que la majorité est mobilisée. Qu’elle a entendu la colère manifestée samedi par plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris, et dans le reste de la France. C’est en substance le message envoyé tous azimuts, alors que le Grenelle des violences conjugales prend fin lundi et que sont attendues des propositions concrètes du gouvernement.

Marche # NousToutes : « Etre ici , c ' est comme un cri de rage ». 23 novembre 2019 à 19:50. Le ministère du Travail met son réseau de formation sur les violences faites 16:22 # NousToutes . «Dans 12 féminicides, c ' est Noël», «Justice complice» : florilège des slogans de la marche # NousToutes .

Etre ici , c ’ est comme un cri de rage pour mettre la pression au gouvernement», explique Noël Agossa, président de l’Association des familles de Le collectif # NousToutes appelle à une grande manifestation ce samedi. Au moment où le Grenelle des violences conjugales touche à sa fin, les

«Le gouvernement va devoir être à la hauteur de cette mobilisation sans précédent dans la société», martèle Caroline De Haas, membre du collectif #NousToutes, qui réclame notamment qu’un milliard d’euros soient mis sur la table pour lutter contre les violences, et que soient annoncées des mesures en matière de prévention et de formation : «Actuellement, on traite les violences après qu’elles ont eu lieu. Un peu comme si, en matière de sécurité routière, on ne traitait que les accidentés de la route, sans action en amont. Il faut un changement de cap», exhorte-t-elle. «Il faut bien plus qu’une prise de conscience: il faut des actes et de l’argent», abonde l’actrice Eva Darlan, très engagée dans la lutte contre les violences conjugales. Et très remontée contre l’exécutif : «Ce Grenelle, c’est de l’esbrouffe. Ça fait des années que les associations savent ce qu’il faut faire. Mais pour cela il faut débloquer du budget», appuie-t-elle.

manifestation conttre les violences faites aux femmes. © Edouard Caupeil manifestation conttre les violences faites aux femmes. Photo Edouard Caupeil pour Libération

Violences conjugales : des centres pour prendre en charge les agresseurs «condamnés à des petites peines»

  Violences conjugales : des centres pour prendre en charge les agresseurs «condamnés à des petites peines» Une nouvelle mesure pour lutter contre les violences conjugales a été révélée par la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa ce dimanche. © ERIC PIERMONT/AFP Le Parisien Ce lundi verra les conclusions du « Grenelle contre les violences conjugales » se transformer en décisions gouvernementales. Marlène Schiappa lèvera le voile sur un arsenal d’une cinquantaine de mesures évoquées depuis septembre dernier.

«Dans douze féminicides, c’est Noël»

Dans le cortège, les pancartes ne disaient pas autre chose. A plusieurs reprises, la foule scande : «Un milliard, pas des bobards.» Avec sa pancarte «J’accuse», Esther, étudiante grenobloise de 23 ans, est venue «dénoncer l’impunité des agresseurs, peu importe leur statut». Camille, 24 ans, équipée d’un carton qui scande «manif pour touffes», salue quant à elle cette «occupation de l’espace public par les femmes». A seulement 15 ans, Marion, venue d’Orléans, en est déjà à sa deuxième manifestation contre les violences sexistes. A la main, elle tient ce terrible panneau : «Dans douze féminicides, c’est Noël.» Partie de la place de l’Opéra en début d’après-midi, la manifestation, intergénérationnelle, a rallié celle de la Nation, en passant par la place de la République, au son de Stronger de Britney Spears, de Balance ton quoi, d’Angèle et de Beyoncé.

Formation des enseignants, accueil en commissariats... Le gouvernement dévoile ses mesures contre les violences conjugales

  Formation des enseignants, accueil en commissariats... Le gouvernement dévoile ses mesures contre les violences conjugales A l'issue du Grenelle interministériel des violences conjugales, le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé ce lundi une série de mesures destinées à lutter contre les violences conjugales. C’est «le temps de l’action». A l’issue de près de trois mois de concertation, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé ce lundi une série de mesures destinées à lutter contre les violences conjugales, à l’occasion de la clôture du Grenelle interministériel sur le sujet, estimant qu'à ce propos, «la société a besoin d'un électrochoc».

Loin du groupe de personnalités (les actrices Laetitia Casta, Alexandra Lamy, Julie Gayet, les deux anciennes ministres des Droits des femmes Laurence Rossignol et Najat Vallaud-Belkacem…), l’actrice Adèle Haenel s’est mêlée à la foule. En chemin, peut-être a-t-elle vu les nombreux messages de gratitude qui lui étaient destinés, saluant unanimement sa prise de parole, début novembre dans Mediapart, pour dénoncer le harcèlement et les agressions sexuels dont elle a été victime lorsqu’elle n’était qu’une adolescente sur un tournage. Régulièrement, on surprend son nom dans la bouche des participants. Et parfois, sur des cartons de guingois. A côté d’un petit cœur ou d’un simple «merci».

Manifestation #NousToutes : qui se cache derrière les «féministes anti-immigration» de Nemesis ? .
Une poignée de militantes avec des pancartes visant les personnes étrangères ont été huées lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes. Elles sont proches de plusieurs groupes d'extrême droite. Question posée par Alain le 24/11/2019 Bonjour, Vous nous interrogez sur une vidéo partagée sur Twitter plusieurs centaines de fois, filmée durant la manifestation contre les violences faites aux femmes de ce samedi à Paris. Au milieu du cortège, cinq femmes arrivent avec des pancartes où on lit notamment «Femmes ≠ frontières violables», «Schiappa les étrangers violeurs sont toujours là» ou encore «Cologne, Rotherham, bientôt Panam».

Thématique de la vidéo:

usr: 3
C'est intéressant!