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France Economie circulaire : le gouvernement freine sur la consigne

17:30  26 novembre  2019
17:30  26 novembre  2019 Source:   liberation.fr

[Reportage] Chili: faute de solution à la crise, l’économie tourne au ralenti

  [Reportage] Chili: faute de solution à la crise, l’économie tourne au ralenti Le mouvement social au Chili pour protester contre les inégalités et demander des réformes sociales profondes dure maintenant depuis près d'un mois. Et il n'est pas sans conséquence pour l'économie du pays, qui tourne au ralenti depuis le début des manifestations. Les chambres de commerces chiliennes affirment que près de « 200 000 emplois pourraient être détruits » dans les prochaines semaines, faute de trouver des solutions à la crise sociale. Avec notre correspondante à Santiago, Justine FontaineDans le centre de Santiago, de grands magasins renforcent leurs rideaux de fer, par crainte de saccages, tandis que Maria Teresa, une podologue qui travaille à so

Le gouvernement a ensuite déposé un amendement pour «encadrer» le système de la consigne . Il précise que le dispositif s'applique aux produits pour lequels le fabricant «a mis en place une consigne pour réemploi ou réutilisation». L'amendement entend aussi donner aux collectivités locales

Toute l'actualité sur l ' économie circulaire . L’information sur les projets et exemples concrets peut être partagée largement pour accompagner la 6ème Édition des Matinales sur l ' Economie circulaire . La résolution sur la consigne adoptée par le Conseil Economique, Social et Environnemental.

Le système Trilib' de Paris prend lentement de la bouteille, ici en 2016. © GEOFFROY VAN DER HASSELT Le système Trilib' de Paris prend lentement de la bouteille, ici en 2016.

La mesure emblématique du projet de loi de Brune Poirson était fermement critiquée par les collectivités, qui ont craint de voir leur circuit de tri déstabilisé et de perdre une partie de ressources. Le gouvernement temporise avec des expérimentations et une évaluation en 2023 avant d'aviser.

Remballée, la consigne ? Alors que le projet de loi sur l’économie circulaire est examiné cette semaine en commission à l’Assemblée, le gouvernement a donné lundi un coup de frein à la mesure emblématique du texte porté par Brune Poirson. A l’issue d’une réunion de concertations, la secrétaire d’Etat et la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, ont décidé de mener des expérimentations dans des territoires volontaires et de décaler à 2023 la mise en œuvre de ce dispositif. Et encore… la consigne pour recyclage (concernant les bouteilles en plastique) et pour réemploi (du verre) ne serait généralisée qu’après évaluation des résultats en matière de gestion de ces déchets. Il faut dire que le dispositif, censé incarner l'«écologie du quotidien» prônée par le gouvernement, faisait l’objet d’une bataille rangée depuis plusieurs semaines avec son lot de raccourcis et de fausses infos. Du côté des opposants, les recycleurs et les collectivités qui ont craint l’établissement d’un circuit parallèle venant désorganiser le système de tri existant et les privant d’une partie de ressources.

Macron refuse d'imposer la consigne des bouteilles en plastique aux maires : "L'écologie n'est pas sacrifiée", assure Jacqueline Gourault

  Macron refuse d'imposer la consigne des bouteilles en plastique aux maires : Alors que le projet de loi économie circulaire doit être discutée à l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron a assuré mardi que la consigne des bouteilles en plastique ne serait pas imposée aux maires, qui y sont pour la plupart assez hostiles. La ministre de la Cohésion des territoires estime que "l'écologie n'est pas sacrifiée".

L' économie circulaire est un nouveau modèle économique à vision systémique. Les notions d' économie verte, d’ économie de l'usage ou de l' économie de la fonctionnalité, de l' économie de la performance et de l'écologie industrielle font partie de l' économie circulaire .

Pour le gouvernement comme pour les industriels, ce système reste le seul moyen pour atteindre l’objectif de 90 % de collecte des bouteilles en Mesure emblématique du texte, le retour envisagé de la consigne à la française - a minima pour les bouteilles en plastique - suscite des réticences du côté

Quel est le principe ?

Pour vendre la consigne, Brune Poirson n’avait pourtant pas lésiné sur les termes : «une petite révolution» voire un «big-bang dans la poubelle des Français». L’idée était de donner une valeur à l’emballage, une caution de 15 centimes, que le consommateur récupérerait en rapportant sa bouteille en plastique ou sa canette dans l’un des points de «déconsignation» pouvant être installés dans les supermarchés, certains petits commerces ou même dans le mobilier urbain. A en croire la secrétaire d’Etat, ce système serait le seul moyen pour la France d’atteindre les objectifs de collecte fixés par l’Union européenne, soit 75% des emballages en plastique en 2025 et 90% en 2029. Poirson cite la Finlande, le Danemark et l’Allemagne qui ont opté pour la consigne, parmi les bons élèves européens ayant franchi le seuil des 90%. Lors de sa déclaration de politique générale en juin, Edouard Philippe hausse même la barre à «100% de plastique recyclé» et annonce une «grande concertation pour étudier la mise en place d’une consigne».

L’Assemblée nationale approuve à une large majorité l’ensemble du projet de budget 2020

  L’Assemblée nationale approuve à une large majorité l’ensemble du projet de budget 2020 Le texte prévoit notamment la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, un an après le début de la crise des « gilets jaunes » © NICOLAS MESSYASZ/SIPA Assemblée Nationale : Questions au Gouvernement. FEU VERT - Le texte prévoit notamment la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, un an après le début de la crise des « gilets jaunes » L’ensemble du projet de budget 2020, qui comprend notamment la baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu, un an après le début de la crise des « gilets jaunes », a été approuvé, ce mardi, en première lecture par l’Assemblée nationale.

Le gouvernement a décidé de temporiser sur la consigne des bouteilles en plastique. Le Sénat, dans un quasi-consensus, avait rejeté la consigne pour recyclage fin septembre, en la limitant au réemploi et à la réutilisation, après des débats parfois tendus avec Mme Poirson, qui espérait sa mise

Le projet de loi «pour une économie circulaire » est présenté ce lundi au Conseil national de la transition Le gouvernement semble déterminé à agir véritablement en faveur de l’écologie. Enfin, le projet de loi remet au goût du jour le système de la consigne . Tombé en désuétude ces dernières

Pourquoi la consigne a-t-elle bloqué ?

Pour Brune Poirson, le principe est acquis. Reste à discuter des modalités : quels déchets ? Qui gérera le dispositif (un nouvel éco-organisme ou l’actuel, Citeo) ? Qui paiera l’implantation des machines et récupérera les déchets ? Et les collectivités dans tout ça ? Car si les producteurs, qui ont eux-mêmes imaginé leur scénario (au sein du collectif «Boissons») se sont ralliés au projet du gouvernement, les collectivités, elles, sont vent debout. Quid des investissements réalisés pour améliorer la gestion des déchets ? Le mécanisme rendrait leurs aménagements surdimensionnés et ne laisserait pas sa chance au plan de modernisation et de simplification du tri (en gros tous les emballages plastiques dans le bac jaune) testé en 2015 et étendu depuis 2017.

Pour mener à bien cette opération, «il nous a fallu adapter notre outil industriel. Or le débat sur la consigne a  jeté un trouble, estime Nicolas Soret, président de la commission «déchets» à l’association des maires de France (AMF). On ne calibre pas de la même façon cet outil si on a, ou pas, les bouteilles» qui représentent 25% du volume des emballages plastiques. D’autant que la consigne priverait les collectivités de la propriété de la fameuse résine «PET», une matière bien valorisée, quand d’autres, moins intéressantes pour le recyclage, atterriront toujours dans le bac jaune. Le ton monte dans l’été, à coups de tribunes et d’échanges d’amabilités entre Paprec, entreprise de recyclage et Coca. «La Federec [fédération des entreprises de recyclage, ndlr] et Amorce [association de collectivités spécialisée dans la gestion des déchets] ont mené un lobbying très dur et frontal», accuse aussi un parlementaire LREM.

Formation professionnelle : lancement de l'appli "moncompteformation"

  Formation professionnelle : lancement de l'appli Avec cette application, le gouvernement entend "démocratiser" l'accès à la formation, le système actuel étant largement critiqué pour sa complexité. Le gouvernement lance jeudi une application mobile permettant de s'inscrire directement en formation sans passer par un intermédiaire, dans le but de faire décoller la formation professionnelle à laquelle les Français ont peu recours. Edouard Philippe, sur le campus de l'automobile de Guyancourt dans les Yvelines, puis Muriel Pénicaud au forum des Halles à Paris, assureront la promotion du nouveau dispositif.

Le Gouvernement veut "rendre, d'ici à la fin du quinquennat, le recyclage compétitif par rapport à la mise en décharge". En effet, "La France affiche un taux de valorisation des Pour inciter au recyclage, le Gouvernement va réduire la TVA sur le recyclage et augmenter par ailleurs la taxe sur les déchets.

Produit par la Chaire en Economie Circulaire et Métabolisme Urbain de l'Université Libre de Bruxelles, le Podcast Circular Metabolism est animé par Aristi ( ) 6e Edition des Matinales sur l ' Economie circulaire , présidée par Marta de CIDRAC, sénatrice des Yvelines, secrétaire de la Commission de

Les discussions s’enveniment carrément lors du débat du projet de loi sur l’économie circulaire au Sénat, fin septembre. La secrétaire d’Etat attaque bille en tête, clamant avoir contre elle le «lobby des gros recycleurs». Ce qui met dans de bonnes dispositions les sénateurs, presque tous opposés à la mesure : le président de la commission du développement durable, Hervé Maurey, lui renvoie son «texte Coca-Cola», racontant «sans jeu de mots avoir été abreuvé de mails» de la firme pour promouvoir la consigne. Pour le sénateur centriste, l’idée, vertueuse sur le papier, convoquant le souvenir d’enfance des bouteilles de lait en verre, tient de la fausse bonne idée. Car il s’agit d’abord de recyclage – «on se donne bonne conscience en légitimant le recours au plastique», dénonce-t-il –, là où il faut privilégier le réemploi. Les sénateurs biffent donc le premier, pour garder seulement le second.

Comment le gouvernement cherche une porte de sortie ?

La mesure ratiboisée, Poirson s’efforce de rassurer et d’arrondir les angles. Il est désormais question d’une consigne «mixte» combinant recyclage et réemploi, ce qui convainc plus les ONG. «Le projet initial représentait beaucoup d’efforts pour un coût environnemental incertain. Mais si les points de reprise peuvent profiter au verre, c’est un effet de levier intéressant pour le réemploi», soutient Laura Châtel, de Zero Waste France. Se rabibocher avec les collectivités est une autre paire de manches. Poirson a beau minimiser cette consigne, «simplement un bac de plus» (fini le «big-bang») et garantir aux collectivités qu’elles auront la main sur l’implantation des points de collecte et ne subiront «aucun impact financier», chacun est braqué.

Fiscalité du gazole: Des routiers annoncent de prochains blocages à la frontière belge

  Fiscalité du gazole: Des routiers annoncent de prochains blocages à la frontière belge Deux syndicats des Hauts-de-France, la FNTR et l’OTRE, appellent à manifester sur les routes le 28 novembre à partir de 5H00 © Adria Salido Zarco/SIPA Un poids-lourd sur une route française le 12 novembre 2019 (illustration). CONTESTATION - Deux syndicats des Hauts-de-France, la FNTR et l’OTRE, appellent à manifester sur les routes le 28 novembre à partir de 5H00 Encore une fois, le prix des carburants est au centre des contestations en France.

L’ économie circulaire consiste à produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Elle se base sur l ’écoconception des produits, leur réparation et leur recyclage. Economie circulaire - Publié le 06

“Nous avons la chance d’avoir un gouvernement qui a pris à bras le corps cette politique d’ économie circulaire ” confie Christophe Debien devant les caméras

Au congrès des maires, mardi dernier, Emmanuel Macron cherche à apaiser : «Rien ne se fera sans vous», promet-il aux élus. Rebelote le lendemain avec le Premier ministre qui plaide pour «avancer de concert plutôt qu’en opposition». Chacun comprendra ce qui l’arrange. L’AMF, estimant que «les maires ont été entendus», s’empresse de considérer la consigne enterrée quand  le cabinet Poirson se dit raccord avec l’exécutif : la concertation se poursuit comme prévu. Promue ministre cet été, Elisabeth Borne a hérité des réunions à piloter : «Elle est tombée des nues en découvrant le degré d’hystérisation entre tous les acteurs», glisse un député. La dernière, lundi, se conclut par la possibilité d’avancer sur des territoires pilotes (en particulier en outre-mer). Et une clause de revoyure est prévue avec les collectivités, le temps de voir si leur plan porte ses fruits. «On attend 2023 pour évaluer ce qu’on a fait. Si on n’est pas dans les trajectoires européennes, l’Etat mettra sur la table toute solution alternative et nous avons compris que la consigne en fait partie», résume Nicolas Soret.

Prenant «acte de la décision des élus locaux de décaler la mise en place à 2023», Poirson, interrogée mardi sur France 2, n’y voit pas pour autant un désaveu, convaincue que «cela va se faire en plusieurs étapes». Reste à traduire cet ajournement dans le projet de loi. «En commission, il y aura un amendement du groupe LREM pour réintroduire le principe de consigne, puis les aménagements et modalités seront précisés lors du débat dans l’hémicycle», prévoit la députée Laurence Maillart-Méhaignerie.

Lesotho : le mohair met le pays sens dessus dessous .
Fin novembre 2019, les députés du Lesotho en sont venus aux mains en plein hémicycle au sujet de l'octroi à une entreprise chinoise du monopole d'achat de laine mohair produite par le pays. Un octroi qui aurait dû être annulé. © Fournis par Franceinfo Les éleveurs de moutons et de chèvres du Lesotho en ont assez de se faire tondre. En 2018, ce petit pays pauvre d'Afrique australe a introduit une nouvelle législation obligeant les producteurs à vendre leur laine, dont le mohair, à un unique entrepreneur chinois, Guohui Shi.

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