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France Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments

19:35  26 novembre  2019
19:35  26 novembre  2019 Source:   liberation.fr

A Paris, des centaines de personnes rendent hommage aux militaires tués au Mali

  A Paris, des centaines de personnes rendent hommage aux militaires tués au Mali Les dépouilles des treize soldats français ont traversé ce lundi le pont Alexandre III avant de rejoindre les Invalides pour une cérémonie officielle. La guerre est entrée dans Paris sous la forme de treize corbillards traversant au pas le pont Alexandre III. Ce lundi matin, ils amènent aux Invalides les dépouilles des militaires français morts il y a une semaine au Mali, lors du double accident d’hélicoptères intervenu alors qu’ils participaient à des combats dans le cadre de l’opération Barkhane. Avec ce convoi funéraire, c’est l’engagement des armées françaises à des milliers de kilomètres qui devient soudainement visible dans la capitale.

Quatre soldats sont du 4e régiment de chasseurs de Gap, un autre du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, ainsi qu’un légionnaire du 2e La ministre des Armées, Florence Parly, et le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, ont donné de premiers éléments lors

De part et d ’autre de l’avenue se sont massés des centaines de citoyens, dont beaucoup d’uniformes : de l’armée de terre, de l’air et de la marine portant képis, bérets et autres couvre-chefs de toutes les couleurs, mais aussi des pompiers Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments .

Lors d'une opération de combat dans l'Est du pays, deux hélicoptères se sont écrasés après être entrés en collision. Il s'agit de la perte la plus lourde pour l'armée française depuis des décennies.

Devant la base du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, particulièrement touché, mardi. © Regis Duvignau Devant la base du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, particulièrement touché, mardi.

Lundi soir, dans le nord-est du Mali, treize soldats français sont morts dans un accident, le plus grave depuis le début de la guerre en 2013 et l’un des incidents, toutes causes confondues, les plus meurtriers depuis des décennies. Lors d’une opération de combat, deux hélicoptères se sont percutés entre Gao, la grande ville de la région, et Ménaka, à quelque 200 kilomètres à l’est. Comme pour chaque décès en opération, c’est l’Elysée qui l’a annoncé dans un communiqué, publié mardi matin : «Le président de la République salue avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel.»

La France en deuil rend un hommage national aux treize soldats tués au Mali

  La France en deuil rend un hommage national aux treize soldats tués au Mali Les militaires vont recevoir la Légion d’honneur à titre posthume. © Copyright 2019, L'Obs Treize cercueils drapés de bleu-blanc-rouge : la France va être confrontée ce lundi 2 décembre à une funeste image de son engagement au Sahel, à l’occasion d’un hommage national aux soldats morts il y a une semaine jour pour jour au Mali.Emmanuel Macron doit présider à partir de 15 heures une cérémonie en l’honneur des treize militaires tués dans la collision de deux hélicoptères au cours d’une opération de combat, dans le nord-est du Mali, et dont les corps ont été rapatriés dimanche.

très grave accident d’hélicoptères qui a eu lieu lundi 25 novembre au Mali et a tué 13 militaires de la force Les soldats – relevant de plusieurs unités, et parmi lesquels figuraient des groupements Une prochaine cérémonie nationale d’ hommage aux Invalides est d’ores et déjà évoquée par tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer “l’extraction immédiate” d’un élément au sol », assure le

En compagnie du président malien Ibrahim Boubacar Keita, le président de la République Emmanuel Macron préside la cérémonie d' hommage national aux 13 soldats français qui ont perdu la vie dans un accident Lire aussi : 13 militaires français tués au Mali dans l'accident de deux hélicoptères.

Sept des treize militaires appartiennent au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, particulièrement touché. Parmi eux figure le lieutenant Pierre Bockel, fils de l’ancien ministre Jean-Marie Bockel, aujourd’hui sénateur centriste, membre de la commission des affaires étrangères et de la défense. Quatre soldats sont du 4e régiment d’hélicoptères de combat de Gap, un autre du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces, ainsi qu’un légionnaire du 2e régiment étranger du génie de Saint-Christol.

«Obscurité totale»

La ministre des Armées, Florence Parly, et le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, ont donné de premiers éléments lors d’une conférence de presse mardi après-midi, au cours de laquelle ils sont chacun rendu un hommage ému et très solennel aux militaires tués. Depuis plusieurs jours, des commandos parachutistes français «traquaient» des jihadistes dans la région. Vers 17h10, lundi, ils ont repéré un pick-up et des motos à une vingtaine de kilomètres au sud d’Indelimane, localité à mi-chemin entre Gao et Ménaka. Des tirs sont échangés, mais les militaires français perdent rapidement leur trace dans cette zone semi-désertique très isolée. Ils font alors appel à des moyens aériens.

Militaires tués au Mali : portrait des 13 soldats français tués dans un accident d’hélicoptères

  Militaires tués au Mali : portrait des 13 soldats français tués dans un accident d’hélicoptères Ils sont décédés au Mali lundi soir dans la collision de deux hélicoptères de l’armée. Voici ce que l’on sait de ces « héros », selon les mots d’Emmanuel Macron. © Armée de Terre Le Parisien Ces militaires servaient pour la plupart au sein de régiments basés à Pau ou Gap. Treize soldats sont morts dans la soirée de lundi dans un accident d’hélicoptères au Mali, où ils participaient à l’opération Barkhane.Ces six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef ont péri « pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a salué Emmanuel Macron. Voici leurs portraits.

HOMMAGE . Le Premier ministre Edouard Philippe est présent à l'entrée de la cour des Invalides, le protocole prévoyant qu'il lui revient d'accueillir le L' hommage au treize soldats tués au Mali aura lieu ce lundi 2 décembre à Paris. Il sera présidé par Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim

L'armée française dément fermement toute implication du groupe Etat islamique dans l'accident qui a coûté la vie à 13 soldats de l'opération Barkhane au

Deux hélicoptères Tigre décollent de Gao, et un Cougar de Ménaka. Celui est sur zone vers 18 heures, les autres trente minutes après. Le soleil est couché, cédant la place à une «nuit sans lune, où l’obscurité est totale», dit Florence Parly. De «niveau 5», précise François Lecointre, qui parle de «conditions opérationnelles très exigeantes». A 18h38, les hommes au sol entendent une explosion : l’un des hélicoptères Tigre et le Cougar sont entrés en collision et se sont écrasés. Aucun militaire à bord ne survit.

Des investigations confiées au bureau d’enquête et d’analyse (BEA) devront déterminer ce qui s’est exactement passé. Les boîtes noires des deux hélicoptères ont pu être récupérées et seront donc examinées.

«L’ennemi craint nos hélicoptères»

De «nouvelle génération», entrés en service en 2005, les hélicoptères Tigre sont entièrement tournés vers le combat, avec un canon de 30 mm à l’avant et des missiles ou roquettes emportés sur ses flancs. Ils ne comprennent qu’un équipage de deux personnes, le pilote et le tireur. Les Cougar, en service depuis la fin des années 90, sont des engins polyvalents, servant pour le transport (jusqu’à 21 combattants) et les extractions de blessés ou en cas d’avaries d’autres appareils, mais aussi de poste de commandement volant. Tous sont très sollicités par Barkhane, l’opération française mobilisant 4 500 militaires au Mali et dans quatre pays frontaliers, qui a pris en juillet 2014 la succession de Serval, lancée brusquement en janvier 2013 pour repousser les jihadistes du nord du Mali.

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  Mali: existe-t-il des négociations avec les jihadistes? Le débat autour de l’ouverture de négociations avec les terroristes refait surface à Bamako depuis que plusieurs initiatives de dialogue avec les groupes radicaux ont été engagées dans le centre du pays. Le 22 novembre, le célèbre avocat Hassan Barry est entendu par la direction générale de la sécurité d’État. Les services secrets maliens le soupçonnent de complicité avec les terroristes. Il restera trois jours dans les locaux de la DGSE jusqu’à ce que sa profession réclame sa libération immédiate.Au moment de son incarcération, une vidéo diffusée par la chaîne d’information saoudienne Al-Arabya, enflamme les réseaux sociaux.

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Parmi les noms de la liste des soldats tués dans cette collision figure celui du lieutenant Pierre Bockel, qui serait, selon les informations de Paris Match Le président de la région Hauts- de -France, Xavier Bertrand, a souligné sa «profonde reconnaissance» : « Hommage aux treize soldats tombés au Mali

«On vit avec nos commandos, on veut sortir nos potes quand ils sont sous le feu», nous expliquait il y a quelque temps un pilote d’hélicoptère déployé sur place, pour insister sur la complémentarité de l’action au sol et des moyens aériens. «L’ennemi est hyper véloce, hargneux, mais il craint nos hélicoptères», relevait-il. C’est d’ailleurs un détachement d’hélicoptères de combat qui était arrivé en premier dans cette région à l’est de Gao, proche de la frontière avec le Niger, en janvier 2018, lorsque le commandement de Barkhane a décidé de mettre l’accent dessus. L’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) y était particulièrement actif, profitant de la proximité avec la frontière nigérienne et de zones boisées, au sud. «En venant ici, on a mis l’ennemi à portée de canon», argumentait alors le lieutenant-colonel à la tête du groupement d’hélicoptères.

Presque deux ans après, le groupe terroriste y toujours très implanté, ainsi que l’a terriblement montré l’attaque d’une garnison de l’armée malienne à Indelimane, le 2 novembre. Au moins 49 soldats avaient été tués dans cet assaut revendiqué par l’EIGS.

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  Soldats français morts au Mali : «Je suis laminé, vidé», confie le père d’une victime Parmi les 13 militaires morts dans l’accident d’hélicoptères au Mali se trouvait le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul. Enfant adopté, son père raconte un homme qui voulait rendre à la France. © AFP Le Parisien « Il voulait rendre à la France ce qu’elle lui a donné. » Né de parents inconnus à Bogotá il y a 35 ans, le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul est mort lundi dans l’accident d’hélicoptères survenu lundi soir au Mali.

La France a commencé à rendre hommage à ses soldats tués lundi soir dans la collision entre deux hélicoptères au Mali . L'accident a causé la mort de treize

Le président du conseil départemental du Morbihan François Goulard a exprimé «son indignation» concernant le tweet polémique : «Ces propos sont choquants, abjects et méprisables. Au péril de leur vie, les soldats français combattent le terrorisme dont les premières victimes sont les Africains.

Mardi, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a présenté ses condoléances à son homologue français : «Vous avez dit et à juste raison que ces soldats sont morts pour la France. J’ajouterais qu’ils sont morts pour le Mali, qu’ils sont morts pour le Sahel, qu’ils sont morts pour la liberté, qu’ils sont morts pour l’homme.» Depuis 2013, et le début de la guerre lancée par Paris au Mali, 41 militaires français ont été tués.

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Militaires morts au Mali: l'organisation État Islamique affirme avoir causé la collision .
Le groupe djihadiste assure avoir forcé l'un des appareils à battre en retraite après une embuscade. © afp.com/Pascal GUYOT L'organisation État Islamique affirme avoir causé la collision d'hélicoptères qui a entraîné la mort de 13 soldats français au Mali, le 25 novembre.

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