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France La députée LREM Laetitia Avia demande qu’on lui apporte la « preuve » de violences policières

19:31  05 décembre  2019
19:31  05 décembre  2019 Source:   nouvelobs.com

L’Assemblée nationale a-t-elle adopté des amendements sans regarder le vote des députés ?

  L’Assemblée nationale a-t-elle adopté des amendements sans regarder le vote des députés ? La vidéo virale d'une séquence de vote d'amendements à l'Assemblée nationale alimente de vives critiques sur les réseaux sociaux © NICOLAS MESSYASZ/SIPA L'Assemblée nationale, le 8 novembre 2019. FAKE OFF - La vidéo virale d'une séquence de vote d'amendements à l'Assemblée nationale alimente de vives cri « Même avis, même vote, adopté ».

  La députée LREM Laetitia Avia demande qu’on lui apporte la « preuve » de violences policières © Copyright 2019, L'Obs

C’était la doctrine d’Emmanuel Macron dès le 8 mars 2019 : refuser de parler de « violences policières » et de « répression » dans le cadre des blessures subies par les participants aux manifestations des « gilets jaunes ». A un étudiant qui l’interrogeait à ce sujet lors d’une étape du « grand débat », le chef de l’Etat avait sèchement répondu :

« Ne parlez pas de “répression

ou de “violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit. »

Même interdit langagier pour le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, le 19 mars sur France-Inter : « Arrêtons de parler des violences policières ! »

Loi anti-gaspillage : les députés soutiennent la vente de médicaments à l'unité

  Loi anti-gaspillage : les députés soutiennent la vente de médicaments à l'unité La disposition, qui figurait parmi les engagements de campagne d'Emmanuel Macron en 2017, doit encore être examinée dans l'hémicycle, à partir du 9 décembre. © afp.com/Don Emmert Les députés soutiennent la vente de médicaments à l'unité, pour éviter le gaspillage. Vers la vente de médicaments à l'unité en pharmacie ? Les députés ont donné leur feu vert ce mercredi en commission à cette proposition, dans le cadre de l'examen du projet de loi anti-gaspillage.

« Il n’y a pas eu de violences irréparables », a répété Emmanuel Macron cet été.

Toutes les périphrases de l’exécutif pour éviter de prononcer l’expression « violences policières »

Des éléments de langages largement répercutés dans la majorité, dont la ligne pourrait se résumer ainsi : « Les violences policières n’existent pas. »

Une pudeur sémantique, et toute calculée, qui a permis à l’exécutif de marquer des points au sein des forces de l’ordre, comme l’expliquait une source policière au « Monde » en avril :

« Il y a une bataille des mots parce que ceux d’en face, en parlant de

violences policières, veulent dire que notre emploi de la force est illégitime, alors qu’au contraire c’est nous qui avons le monopole de cette force légitime. »

Violences au Burger King : l’IGPN n’a pas identifié tous les policiers impliqués

  Violences au Burger King : l’IGPN n’a pas identifié tous les policiers impliqués Plusieurs manifestants avaient été frappés à coups de matraques par une douzaine de CRS dans un fast-food à Paris, le 1er décembre dernier. © LP/Yann Foreix Le Parisien Cette journée Gilets jaunes du 1er décembre 2018 avait notamment été marquée par des accusations de violences commises par des CRS dans un fast-food parisien. Un an plus tard, l’enquête policière n’a pas permis d’identifier la totalité des policiers impliqués, selon un rapport consulté vendredi par l’AFP.

Une façon aussi pour les autorités de se dédouaner, en rejetant la « faute » sur les individus, policiers ou gendarmes, expliquaient également nos confrères du « Monde ».

« Apportez-moi une violence constatée »

Une ligne appliquée à la lettre ce mercredi 4 décembre par la porte-parole de LREM et députée de Paris Laetitia Avia, qui a à son tour refusé de parler de « violences policières » face au président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, comme le relève le journaliste Nils Wilcke sur Twitter.

Dans l’entretien que l’on peut retrouver en intégralité ci-dessous, la députée dénonce, à 33 minutes, « tous ces casseurs que nous avons eus à Paris. Toutes ces violences. […] Je ne les ai jamais connus avec une telle violence. »

Gard : Une enquête ouverte après la construction sans autorisation d'une piscine par une députée LREM

  Gard : Une enquête ouverte après la construction sans autorisation d'une piscine par une députée LREM L'élue n'aurait pas obtenu de permis de construire, et la piscine déborderait sur un terrain municipal © Jacques Witt/SIPA La députée LREM Françoise Dumas ENQUETE - L'élue n'aurait pas obtenu de permis de construire, et la piscine débord Une enquête préliminaire a été ouverte dans le cadre de la construction de la piscine de la députée du Gard, Françoise Dumas (LREM), a appris 20 Minutes ce dimanche auprès du parquet de Nîmes. L’enquête a été confiée aux policiers du SRPJ de Montpellier.

« L’Etat doit savoir se maîtriser face à ça, lui répond le journaliste. Un Fouquet’s, ça se reconstruit. Un œil, ça ne se retrouve pas. Une main, ça ne repousse pas. »

Plus loin, la porte-parole continue :

« Je suis une avocate. En tant qu’avocate, il n’y a personne, je crois, qui est plus attaché à l’Etat de droit qu’une avocate, O. K. ? déclare Laetitia Avia dans un extrait du live de Mediapart face à Plénel. Donc, il n’y a, aujourd’hui… Si demain j’ai une violence policière constatée, jugée comme telle, je serai la première… »

« Vous en avez des dizaines sous les yeux depuis un an », l’interrompt Edwy Plénel.

« Je serai la première à la condamner. Mais apportez-moi une condamnation, un état constaté de violences policières et je serai la première à la condamner », poursuit Laetitia Avia.

« La commissaire des droits de l’homme aux Nations unies l’a dit », retente Plénel.

«… qui n’est pas une juridiction », finit Avia.

« J’ai perdu mon identité » : de femme coquette à « gilet jaune » éborgnée

Selon le décompte du journaliste David Dufresne, 316 personnes ont été blessées à la tête depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », 25 ont été éborgnées, 5 ont eu la main arrachée, 131 ont été blessées aux membres inférieurs, 2 personnes sont décédées.

LIRE AUSSI> David Dufresne : « La police s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement »

« C’est le mouvement social le plus réprimé, et ce, depuis le début », selon la journaliste de « l’Obs » Cécile Amar, dans le documentaire « Gilets jaunes, une répression d’Etat ».

TÉMOIGNAGE EUROPE 1 - Retraites : le domicile des parents d'une députée LREM bloqué par des manifestants .
Le domicile des parents de la députée LREM Anne-Laure Cattelot a été pris à partie jeudi, dans le Nord : des opposants à la réforme des retraites ont manifesté devant leur maison. Sur Europe 1, elle dénonce "un acte d’une grande violence"."Une quarantaine de manifestants, des syndicalistes mais aussi des gilets jaunes, sont venus bloquer une partie de la départementale devant chez mes parents et l’entreprise familiale gérée par ma sœur. Ils se sont également introduits à l’entrée de l’entreprise et ont bloqué les barrières de l’entreprise avec des véhicules. Ils sont venus sur une propriété privée avec des propos violents, vindicatifs.

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usr: 1
C'est intéressant!