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France «MacronLeaks» : de nouveaux éléments accréditent la piste russe

23:31  08 décembre  2019
23:31  08 décembre  2019 Source:   liberation.fr

Inauguration du nouveau gazoduc «Force de Sibérie» reliant Russie et Chine

  Inauguration du nouveau gazoduc «Force de Sibérie» reliant Russie et Chine En Russie, un gigantesque gazoduc a été inauguré ce lundi 2 décembre : plus de 2000 kilomètres de long, entre la Sibérie et la frontière chinoise. « Force de Sibérie », c’est le nom de ce gazoduc, qui doit permettre à la Russie de livrer du gaz aux Chinois, d’ici trois ans. Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot C’est un chantier colossal et le contrat qui l’accompagne est tout aussi impressionnant : à terme la Russie espère livrer près de 40 milliards de m3 de gaz tous les ans à son voisin chinois, ce qui lui rapporterait la bagatelle de 400 milliards de dollars sur trente ans.

Autant d’ éléments de nature à intéresser les enquêteurs – contacté par le Monde, le parquet de Paris «n’a pas souhaité préciser si ces nouvelles informations lui avaient été transmises». Mais l’affaire est aussi, bien sûr, géopolitique. Jusqu’ici, à la différence de la plupart de ses homologues occidentales

Plusieurs éléments accréditent l ’implication des services de renseignement russes dans le piratage massif dont a été victime En marche ! avant le second tour de la présidentielle. Ces « éléments techniques » sont multiples. Et les pirates ont pris soin de brouiller leur piste , en supprimant des

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017. © ETIENNE LAURENT Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Versailles, le 29 mai 2017.

Selon «le Monde», qui s’appuie sur les travaux de chercheurs de Google et de FireEye, deux groupes de pirates issus du GRU, le renseignement militaire russe, ont été successivement à la manœuvre au printemps 2017.

C’est un faisceau d’éléments de plus en plus précis qui, deux ans et demi après les faits, vient accréditer un soupçon déjà largement répandu à l’époque, celui d’une tentative de déstabilisation russe durant l’élection présidentielle de 2017. Alors que Vladimir Poutine sera présent lundi à Paris, pour une rencontre avec son homologue ukrainien sous médiation franco-allemande, le Monde a affirmé samedi que les «MacronLeaks» – quinze gigaoctets de données provenant d’En marche, piratées et divulguées à l’avant-veille du second tour – étaient venus clore une opération ciblant les piliers de la campagne d’Emmanuel Macron, marquée par «l’implication coordonnée de deux unités de pirates étatiques russes». Le quotidien s’appuie sur les travaux de deux chercheurs en sécurité informatique de Google, qui ont présenté leurs conclusions lors d’une conférence fin novembre, et sur ceux de l’entreprise américaine FireEye, consignés l’an dernier dans un rapport non public.

La Russie ouvre le robinet du gaz vers la Chine

  La Russie ouvre le robinet du gaz vers la Chine Destiné à assouvir l’appétit chinois en matière de gaz, un gazoduc commun à la Chine et à la Russie a été inauguré, lundi, à la frontière sino-russe. C’est le premier de trois projets gaziers en cours d'achèvement par Moscou pour asseoir sa domination sur ce marché. "Le robinet est ouvert !" Le gazoduc "Power of Siberia" a été inauguré, lundi 2 décembre, des deux côtés de la frontière sino-russe. Près de 2 000 kilomètres de tuyaux vont acheminer du gaz depuis les gisements de Sibérie orientale jusqu’à la frontière chinoise. Un chantier pharaonique qui a mobilisé, pendant 5 ans, près de 10 000 personnes ayant travaillé jusqu’à des températures de  -50°C.

Pour la première fois, des éléments techniques accréditent l ’implication de deux groupes de hackeurs, liés au renseignement russe Mois après mois, les pièces du puzzle des « MacronLeaks » émergent et s’assemblent. Plus de deux ans après ce piratage informatique qui a visé en 2017

première fois, des éléments techniques recueillis par Le Monde accréditent l ’implication coordonnée de deux unités de pirates étatiques russes . société spécialisée dans la cybersécurité, a analysé le dispositif de l’Etat russe dans le cyberespace et s’est intéressé l’an dernier aux MacronLeaks (cf.

«Action de piratage massive et coordonnée»

Rappel : le vendredi 5 mai 2017 au soir, à quelques heures de la fin de la campagne officielle, des milliers de mails privés et professionnels de plusieurs membres d’En marche, ainsi que des documents confidentiels sur la campagne, apparaissent en ligne et sont relayés, notamment, par l’ultradroite américaine. Peu avant minuit, début de la période de silence imposée aux équipes de campagne, celle d’Emmanuel Macron dénonce «une action de piratage massive et coordonnée», menée «il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement». La Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l’élection présidentielle (CNCCEP) est saisie, une équipe de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) est dépêchée sur place, et le parquet de Paris ouvre une enquête pour piratage et «atteinte au secret des correspondances».

Le président serbe en visite à Sotchi pour rencontrer Vladimir Poutine

  Le président serbe en visite à Sotchi pour rencontrer Vladimir Poutine Le président serbe Aleksandar Vucic se rend ce mercredi 4 décembre à Sotchi pour rencontrer Vladimir Poutine. Les deux pays entretiennent de très bonnes relations malgré une affaire récente d'espionnage de l'armée serbe par les services russes. Avec notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy La visite entre les deux présidents était prévue depuis octobre, mais en novembre un nuage est venu assombrir des relations pourtant au beau fixe. Un film montrant un agent des services secrets russes remettre de l'argent à un officier de l'armée serbe dans un restaurant à Belgrade a été révélé par la presse serbe.

Selon le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, le piratage de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron était d'une Il se dit incapable de confirmer ou d'infirmer la piste russe . À Moscou, deux médias indépendants publient de nouveaux éléments troublants qui

Le directeur de l’agence Nationale de sécurité des systèmes d’information est revenu sur l’affaire des MacronLeaks , ces fuites de données importantes ayant touché la Selon le président, ceux-ci n’ont aucun lien direct avec le gouvernement russe et ne prennent pas leurs ordres auprès du Kremlin.

D’entrée de jeu, la Russie figure au premier rang des suspects : le contexte est en effet déjà chargé. En 2016, les autorités américaines ont imputé le siphonnage de dizaines de milliers de mails provenant du camp démocrate au groupe de pirates APT28, ou «Fancy Bear», et officiellement accusé ce dernier d’être une émanation du GRU, le service de renseignement militaire russe. Et quelques semaines avant l’apparition des «MacronLeaks», l’entreprise japonaise de cybersécurité Trend Micro a affirmé qu’APT28 avait mis en place des sites web reproduisant les pages d’accueil de services en ligne, destinés à tromper le staff d’En marche pour subtiliser à ses membres leurs identifiants et mots de passe.

Deux équipes impliquées

Depuis, le dossier du GRU n’a cessé de s’alourdir publiquement. En octobre 2018, il a été formellement accusé par plusieurs capitales occidentales, Washington en tête, d’avoir mené d’importantes cyberattaques ces dernières années – du piratage de TV5 Monde au printemps 2015 à celui de l’Agence mondiale antidopage l’année d’après, en passant par ceux de centrales électriques ukrainiennes – mais aussi d’avoir tenté de pirater le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye (Pays-Bas). Aux Etats-Unis, plusieurs agents de l’unité 26165 du GRU ont été inculpés dans le cadre de la tentaculaire enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine.

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Selon les informations du Monde, des éléments accréditent pour la première fois l’implication de deux groupes de hackers liés au renseignement russe dans le piratage de l’équipe de campagne du candidat En Marche!. En s’appuyant sur les études de chercheurs et de sociétés spécialisés dans la

« MacronLeaks » : presque toutes les pistes mènent à l’Est. Plusieurs éléments accréditent l ’implication des services de renseignement russes dans le piratage massif dont a été victime En marche ! avant le second tour de la présidentielle.

D’après les travaux des chercheurs de Google dont fait état le Monde, c’est APT28 qui a commencé à agir début mars 2017. Et qui aurait bel et bien réussi à pirater certaines de ses cibles au sein d’En marche. Mais à la mi-avril, tandis qu’APT28 semble mettre son offensive en veilleuse, une nouvelle équipe commence à agir, avec un mode opératoire similaire : un groupe connu sous le nom de Sandworm. «Selon certaines sources, il pourrait s’agir d’une unité moins connue [du GRU], la 74455, habituée à travailler de concert avec la 26165», écrit le quotidien. Cité par le Monde, un ancien chercheur de FireEye, Michael Matonis, décrit Sandworm comme un groupe «plus spécialisé, conçu pour intervenir dans des opérations à haut risque, tout particulièrement quand le temps est compté».

Autant d’éléments de nature à intéresser les enquêteurs – contacté par le Monde, le parquet de Paris «n’a pas souhaité préciser si ces nouvelles informations lui avaient été transmises». Mais l’affaire est aussi, bien sûr, géopolitique. Jusqu’ici, à la différence de la plupart de ses homologues occidentales et y compris depuis l’élection d’Emmanuel Macron, Paris a toujours fait montre d’une grande réserve en matière d’attribution des cyberattaques. Et préféré jouer sa propre partition : celle des échanges bilatéraux – un dialogue «exigeant et sans naïveté», dixit l’entourage du locataire de l’Elysée –, de l’établissement de canaux de communication sécuritaires… et des signaux de dissuasion par voie d’annonces insistantes sur le renforcement des capacités «cyberoffensives» françaises.

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« MacronLeaks » : presque toutes les pistes mènent à l’Est. Plusieurs éléments accréditent l ’implication des services de renseignement russes dans le piratage massif dont a été victime En marche ! avant le second tour de la présidentielle.

Le président russe s'est entretenu lundi avec Emmanuel Macron au château de Versailles. "Dialogue et exigence", a écrit le chef d'État français sur son compte Twitter avant la rencontre.

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