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France Santé : Des milliers de chefs de service menacent de démissionner des hôpitaux pour dénoncer le manque de moyens

14:16  14 janvier  2020
14:16  14 janvier  2020 Source:   20minutes.fr

Hôpitaux : Les parents alertent à leur tour sur la crise en réanimation pédiatrique

  Hôpitaux : Les parents alertent à leur tour sur la crise en réanimation pédiatrique Un collectif de parents s’organise pour alerter sur la pénurie de moyens et de personnels dans les services de réanimation pédiatrique, qui sauvent des bébés © Pixabay Illustration d'un nouveau né hospitalisé. BEBES MALADES - Un collectif de parents s’organise pour alerter sur la pénurie de moyens et de personnels dans les services de réanimation pédi Des mères et des pères interpellent Agnès Buzyn sur la situation critique en réanimation pédiatrique dans le pays.

Plus de 1.000 médecins hospitaliers, dont quelque 600 chefs de service , menacent de « démissionner collectivement» à partir du 14 janvier de leurs fonctions administratives si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n’engage pas de «négociations» sur le budget et les salaires de l ’ hôpital .

Plus de 1.000 médecins hospitaliers, dont quelque 600 chefs de service , menacent de « démissionner collectivement» à partir du 14 janvier de leurs fonctions administratives si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'engage pas de «négociations» sur le budget et les salaires de l ' hôpital .

Plusieurs centaines de chefs de service à l’hôpital ont décidé de démissionner administrativement pour dénoncer leurs conditions de travail détériorées

Les services d'urgences de l'hôpital de la Timone à Marseille (image d'illustration). © BORIS HORVAT / AFP Les services d'urgences de l'hôpital de la Timone à Marseille (image d'illustration). SANTE - Plusieurs centaines de chefs de service à l’hôpital ont décidé de démissionner administrativement pour dénoncer leurs conditions de travail détériorées

« Il y a urgence ». Dans une lettre qui sera remise ce mardi à la ministre de la Santé Agnès Buzyn et que 20 Minutes a pu consulter, des centaines de chefs de service hospitaliers français annoncent leur « décision inédite et difficile de démissionner collectivement de [leurs] fonctions ou mandats » ce mardi. En cause ? Le plan d’urgence pour sauver l’hôpital public annoncé par la ministre en novembre dernier, à leurs yeux bien insuffisant au regard des besoins. « C’est trop peu, trop partiel, trop étalé dans le temps », dénonce ce courrier, rédigé à l’initiative du collectif Inter-Hôpitaux.

Hôpital public : 1 200 démissions en guise de coup de pression

  Hôpital public : 1 200 démissions en guise de coup de pression Plus d’un millier de médecins menacent de démissionner de leurs fonctions administratives. Ils dénoncent le manque de moyens et d’effectifs.Cette menace est une façon de mettre un nouveau coup de pression sur la ministre, alors que le mouvement pour la sauvegarde de l’hôpital s’essouffle quelque peu et que les soignants estiment ne pas avoir obtenu gain de cause avec le plan Hôpital, annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre le 20 novembre 2019.

Plus de 1000 médecins hospitaliers, dont quelque 600 chefs de service , menacent de " démissionner collectivement" à partir de mardi de leurs fonctions administratives si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'engage pas de "négociations" sur le budget et les salaires de l ' hôpital .

Plus de 1000 médecins menacent de démissionner mardi de leurs fonctions administratives. «C'est pour vous alerter solennellement que nous avons pris en toute responsabilité, la décision inédite et difficile de démissionner collectivement à partir du 14 janvier 2020 si à cette date des négociations

Après avoir défilé dans la rue, les chefs de service de plusieurs hôpitaux français ont donc décidé, en guise de cri de colère, de faire… la grève de la paperasse. « A titre personnel, je ne pense pas que la grève, qui reviendrait à pénaliser une fois de plus les usagers, serait opportune, justifie François Luneau, responsable du service gynécologie obstétrique à l’hôpital d’Avignon, qui participe à ce mouvement. L’accès aux soins hospitaliers est assez compliqué comme ça : essayez de prendre au hasard un rendez-vous avec un praticien quelconque… »

« Un sous-effectif récurrent »

Selon ce praticien, les conditions de travail dans son service ne sont plus tenables. « Dans notre service, il existe un sous-effectif récurrent qui nous contraint à recruter à un prix exorbitant des médecins remplaçants. Le problème est bien connu depuis des années, mais rien ne bouge. »

Ces infirmières qui fuient la grande misère de l'hôpital public pour aller travailler en Belgique

  Ces infirmières qui fuient la grande misère de l'hôpital public pour aller travailler en Belgique De nombreux personnels de santé, généralement fraîchement diplômés, choisissent de franchir la frontière pour aller travailler dans des hôpitaux belges où ils trouvent des salaires plus élevés, mais aussi une meilleure reconnaissance de leur travail. C'est un coup d'éclat que les médecins hospitaliers préparent depuis longtemps. Ils sont plus d'un millier à lancer un avertissement à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, en posant leur démission de leurs fonctions administratives, faute d'une négociation sur le budget et les salaires de l'hôpital.

Plus de 1 200 chefs de service et responsables hospitaliers annoncent ce mardi dans une lettre à la ministre de la Santé leur intention de démissionner de leur fonction d’encadrement si des négociations ne sont pas engagées. Un acte fort et inédit pour dénoncer les conditions de travail au

Après les manifestations du 14 novembre et du 17 décembre, qui avaient vu défiler ensemble chefs de service , infirmières et aides-soignantes, les personnels hospitaliers dénoncent toujours le manque de moyens . Édouard Philippe a bien présenté un plan de soutien à l ’ hôpital public de 1,5 milliard d’euros

Une situation complexe commune à plusieurs hôpitaux français, à en croire Jean-Luc Jouve, chef du service d’orthopédie pédiatrique à La Timone, à Marseille. « L’état des hôpitaux publics français s’est dégradé de manière importante ces vingt dernières années, quel que soit le gouvernement en place. Dans mon service, trois infirmières sont absentes suite à une grossesse. Et elles ne sont pas remplacées, puisqu’on me dit que mon effectif est complet… sur le papier. Actuellement, nous avons quatre lits qui ne sont pas occupés par manque de personnel, sur un total de 18. »

« Les médecins n’arrivent plus à suivre »

Selon Jean-Luc Jouve, « on se retrouve avec une direction générale qui est une direction de comptables, avec des gens qui disent que l’objectif est d’être à l’équilibre financier, quitte à fermer des lits. Actuellement, les médecins n’arrivent plus à suivre. On est obligé d’annuler des interventions chirurgicales complexes par manque d’anesthésistes. »

Démissions à l’hôpital public : « On refuse d’être les complices de ce sous-financement institutionnalisé »

  Démissions à l’hôpital public : « On refuse d’être les complices de ce sous-financement institutionnalisé » Plus d’un millier de chefs de service hospitaliers ont présenté ce mardi leur démission pour dénoncer le manque de moyens de l’hôpital public © DOMINIQUE FAGET / AFP De nombreux chefs de service de l'AP-HP, comme partout en France, ont signé ce mardi une lettre de démission collective pour dénoncer le manque de moyens qui ronge l'hôpital public. HOPITAL - Plus d’un millier de chefs de service hospitaliers ont présenté ce mardi leur démission pour dénoncer le manque Des hôpitaux à bout de souffle, des soignants à bout de force et des patients parfois à bout de nerfs.

Quelles conséquences pourrait avoir la démission collective de 1000 médecins et chefs de structures qui menacent de quitter l ' hôpital ? Elle est membre du collectif Inter- Hôpitaux et fait partie des 1000 signataire médecins chefs de service ou de structures hospitalières prêts à démissionner si des

Plus de 1.000 médecins hospitaliers, dont quelque 600 chefs de service , menacent de " démissionner collectivement" à partir de mardi de leur fonctions administratives si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'engage pas de "négociations" sur le budget et les salaires de l ' hôpital .

Et de regretter : « nous sommes aussi face à un problème d’entretien des locaux. Les gens viennent s'y faire opérer de la France entière dans notre service, qui est classé premier dans le classement du Point, mais venez voir l’état des chambres. Le service n’a pas été modifié depuis trente ans. Il n’est pas aux normes incendie, comme toute la Timone. »

De telles conditions de travail créent de plus une crise des vocations qui vient un peu plus assombrir l’avenir de l’hôpital public selon ces médecins en colère. « Cela fait 20 ans que je travaille à l’hôpital d’Avignon, confie Philippe Masson, chef de service néonatologie. A l’époque, quand j’ai trouvé ce poste, c’était la voie royale. Aujourd’hui, les gens ne veulent plus travailler à l’hôpital. Compte tenu des salaires, des suppressions de postes, ils veulent partir. J’ai vu des gens pleurer dans leurs services. Dans le mien, on est cinq sur les six médecins à avoir plus de 55 ans. Et quand ces gens partiront, on ne pourra pas les remplacer. Il n’y a personne derrière qui veut prendre la relève… » Selon le collectif Inter-Hôpitaux, 1.200 chefs de service vont démissionner administrativement ce mardi.

Taxe Gafa : les États-Unis menacent à nouveau de taxer l'automobile européenne .
Cette annonce fait écho aux annonces de taxations européennes sur les entreprises numériques américaines. © afp.com/Fabrice COFFRINI Depuis Davos, les États-Unis menacent à nouveau de taxer l'automobile européenne. (illustration) Les États-Unis envisagent d'imposer des droits de douane punitifs sur le secteur automobile, en cas de taxation "arbitraire" en Europe sur les entreprises numériques, a affirmé ce mercredi à Davos le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, répétant de précédentes menaces de Washington.

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