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France Christophe Bouillon : "Dans les petites villes, on cherche à ralentir le temps"

10:10  19 janvier  2020
10:10  19 janvier  2020 Source:   lejdd.fr

La météo de lundi : un temps humide au nord et variable au sud

  La météo de lundi : un temps humide au nord et variable au sud La météo de lundi sera marquée par de petites pluies sur le nord de l'Hexagone. Dans le sud du pays les brouillards matinaux laisseront place au fil de la journée à des percées ensoleillées. Le temps lundi sera humide au nord et variable au sud, selon les prévisions de Météo-France. Sur la moitié nord du pays, le temps restera le plus souvent très nuageux avec de petites pluies passagères. Dans l'après-midi, les pluies deviendront modérées en Bretagne avec l'arrivée d'une nouvelle perturbation plus active.

Christophe Bouillon : " Dans les petites villes , on cherche à ralentir le temps ". Municipales à Paris : la ministre Agnès Pannier-Runacher annonce sa "candidature dans le 16e arrondissement". Réforme des retraites : au côté de François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon va hausser le ton.

dans les métropoles", ­complète Christophe ­ Bouillon , député de Seine-Maritime et ­président de l'Association des petites villes Méthodologie du palmarès des villes et villages où il fait bon vivre by leJDD on Scribd. Christophe Bouillon : " Dans les petites villes , on cherche à ralentir le temps ".

INTERVIEW - Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes de France, décrypte le palmarès des Villes et villages où il faut bon vivre et explique pourquoi les petites et moyennes communes sont en plein essor. © Sipa

INTERVIEW - Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes de France, décrypte le palmarès des Villes et villages où il faut bon vivre et explique pourquoi les petites et moyennes communes sont en plein essor.

Les villes petites et moyennes sont parmi les grandes gagnantes du palmarès des villes et villages où il fait vivre. Bayonne, Avignon, Lorient, Rodez, Pau, Lannion sont très bien placées et nombre de petites villes sortent du lot. Le président de l’Association des petites villes de France et député de Seine-Maritime Christophe Bouillon explique la force des communes de 2.500 à 25 000 habitants et défend le principe du "temps ralenti" et de la "ville des chaussons". "A la campagne, les habitants recherchent à la fois du calme et de l’activité", dit-il. Il revient également sur la fonction de maire et la question des élections municipales.

Carte d'identité : un député propose d’inscrire le lieu de résidence des parents comme lieu de naissance

  Carte d'identité : un député propose d’inscrire le lieu de résidence des parents comme lieu de naissance Le but est de refléter plus précisément le parcours des parents et d'éviter que ce soit toujours les mêmes grandes villes qui figurent sur les documents officiels. © Fournis par Franceinfo Le Sénat étudie jeudi 16 janvier une proposition de loi sur le lieu de naissance inscrit à l'état civil. Elle propose, pour les couples qui le souhaitent, de remplacer la commune de la maternité par leur adresse au moment de la naissance de leur enfant.

Lire aussi - "Moins de congestion, moins de pollution : vivre à la campagne n'a pas d'équivalent"

Que vous inspire ce classement des villes et villages où il fait bon vivre?

Ce classement bat en brèche l’idée que pour vivre heureux il faut vivre que dans les grandes métropoles. On a l’habitude de dire qu’on a dans les grandes métropoles les meilleurs services publics, les meilleures universités, la plupart des entreprises, les meilleurs transports ; en vérité il y a aussi tout sous la main ou à proximité dans la plupart des autres villes, moyennes voire petites. D’année en année, on observe une augmentation de la population dans nos territoires : les petites villes de 2.500 à 25.000 habitants représentent 26 millions d’habitants. Elles sont attractives, même si on a l’impression, parfois justifiée, que des services publics disparaissent ou qu’il est de plus en plus difficile de se déplacer.

EXCLUSIF. Le classement des villes où il fait bon vivre

  EXCLUSIF. Le classement des villes où il fait bon vivre Voici le classement des 50 premières villes de France où il fait bon vivre, selon le premier palmarès national réalisé par l'association du même nom et que le JDD dévoile. Ce palmarès est le fruit de deux ans de travail sur les 34.841 ­communes de France métropolitaine par l'association Villes et villages où il fait bon vivre. Et la méthodologie est pointue. Pour chacune, 182 critères officiels fournis par l'Insee ou par des organismes étatiques ont été pris en compte au 1er janvier 2019 ; 151 concernent directement les ­communes et 31 sont départementaux (ceux touchant à la sécurité).

Quels sont les priorités des Français dans le choix d’un lieu de résidence?

La santé est une priorité majeure sur ces territoires, de même que l’éducation. La proximité d’un hôpital, de médecins et d’une école sont toujours des critères importants dans le choix d’une ville de résidence. La question des transports pour aller travailler compte beaucoup aussi. Mais à côté de ça, on cherche dans ces petites villes une forme de quiétude, un temps ralenti, et davantage de temps pour soi-même. Et puis, la petite ville permet souvent, par des tarifs plus réduits, d’atteindre le rêve français d’accession à la propriété, en particulier avec une maison.

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Les petites villes ont à la fois des ressorts économiques mais offrent aussi ce temps distendu

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Assiste-t-on à une désaffection des grandes villes?

Cela dépend des métropoles. Mais la moitié des franciliens qui veulent quitter l’Ile de France (et parmi eux 8 cadres sur 10) le souhaitent parce qu’ils cherchent une autre qualité de vie. Ils savent que leur parcours professionnel passe par Paris, mais l’âge passant, on recherche pour sa famille et pour soi-même, un autre style de vie et notamment ce temps ralenti, loin d’une société de l’urgence, de la performance dans tous les domaines. Les petites villes ont à la fois des ressorts économiques mais offrent aussi ce temps distendu. On n’est pas obligé d’être dans l’accélération en permanence.

EDITO. Aux municipales, on devrait se rendre compte que le clivage gauche-droite existe encore

  EDITO. Aux municipales, on devrait se rendre compte que le clivage gauche-droite existe encore L'EDITO DU JDD - Sur Europe 1, le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno, évoque les municipales à venir. Bonjour Hervé Gattegno. Vous nous parlez ce matin des futures élections municipales. On est à deux mois du vote et vous avez l’air de penser qu’il n’en sortira pas une grande clarification du rapport de forces politique. Pourquoi donc?Tout simplement parce qu’on a changé d’époque et au mois de mars, quand on va observer les résultats, on va vraiment s’en rendre compte.

On le voit dans le classement des villages, au-delà du côté paisible voire bucolique, on recherche la proximité des services. Bref la proximité d’une grande ville...

Exactement, la question éducative et la question sanitaire sont déterminantes aujourd’hui dans le choix d’implantation d’une famille qui ne veut pas avoir à faire des kilomètres et des kilomètres pour trouver un généraliste ; ou d’attendre des mois pour un spécialiste. Sur l’école, aussi, le sujet est central. Voici les questions que les gens se posent avant d’emménager : comment ça se passe pour l’école? Est-ce que vous avez une halte-garderie? Est-ce qu’il y a une cantine le midi? Le médecin n’est-il pas trop loin? Est-ce qu’il y a un hôpital à l’horizon? Ces questions sont plus importantes que la présence locale de l’emploi, qui est davantage une préoccupation du maire qui cherche des ressources et pour lequel les gens sont prêts à se déplacer quotidiennement.

Et la mobilité dans tout cela?

C’est justement un autre point intéressant de votre étude : le critère de distance pour définir les villes où il fait bon vivre. Si un village est à 15 kilomètres d’une boulangerie, ce n’est pas pareil que si il en a une ou deux. C’est ce que j’appelle la ville des chaussons : il faut pouvoir faire beaucoup de chose à pied. Comme pour l’école, les gens veulent aussi se libérer de la voiture qu’ils utilisent déjà beaucoup pour leurs trajets domicile-travail. La demande de petits commerces est de plus en plus forte. La présence d’équipements de loisirs est aussi quelque chose d’important dans la ville des chaussons. A la campagne, les habitants recherchent à la fois du calme et de l’activité.

"Moins de congestion, moins de pollution : vivre à la campagne n'a pas d'équivalent"

  INTERVIEW - Vanik Berberian, président de l’association des maires ruraux de France, défend la vie à la campagne alors que le JDD publie le palmarès des villes et villages où il faut bon vivre. "Une commune où il fait bon vivre, c’est d’abord une commune que l’on a choisie, indique Vanik Berberian, président de l’association des maires ruraux de France, qui rassemble 10.000 édiles. Le sentiment du bien vivre renvoie à sa propre expérience. Même si bien sûr l’enjeu de l’accès aux services est clé. Mais, on peut être très bien dans un village sans service, proche d’autres lieux.

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Pour les citoyens, les élus doivent rester "à portée de baffe" comme dit Gérard Larcher, le président du Sénat

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Aujourd’hui, autour de la ville, il y a aussi le phénomène d’intercommunalité...

Perçue avec scepticisme ou crainte par les élus locaux au début (qui avaient peur que leurs villages ou villes disparaissent), l’intercommunalité est aujourd’hui bien entrée dans les moeurs, même si c’est chronophage pour les maires et conseillers. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on peut pas agir tout seul : les transports, l’école, l’attractivité économique… Néanmoins, les élus comme les habitants veulent garder une proximité locale. Pour les citoyens, les élus doivent rester "à portée de baffe" comme dit Gérard Larcher, le président du Sénat. Cela reste la grande force des communes à échelle humaine où tout le monde connaît et a accès à son maire. Même si il y a des conseils de quartier dans les grandes villes, cela n’a pas le même effet.

Justement, les municipales approchent. On a beaucoup parlé du désarroi des maires. Quels échos avez-vous sur le fait qu’ils vont se représenter ou non?

Je fais beaucoup de cérémonies de vœux en ce moment et j’échange avec les maires. Je ne sens pas de désarroi généralisé. Je pense qu’on sera dans les mêmes proportions qu’habituellement. Beaucoup de ceux qui vont arrêter ont 20, 30 ans, voire 40 ans de mandat. C’est une génération qui va passer la main. D’autres arrêtent pour des raisons professionnelles. N’empêche que cette activité est difficile. Beaucoup aussi craignent la judiciarisation de la vie publique. Beaucoup de maires faisaient les choses avec un peu de bon sens ; aujourd’hui c’est impossible. Si un enfant se tord le pied dans la cour de l’école, certains vont attaquer le maire… Cet aspect des choses les décourage davantage que les contraintes budgétaires même si l’argent est essentiel. De même, les citoyens ont changé : un maire me racontait les anecdotes des arbres : les gens se plaignent car l’automne elles tombent et on ne les ramasse pas assez vite et l’été elles ne procurent pas assez d’ombre. Et puis les citoyens s’engagent moins qu’avant. Même les nouveaux habitants ne viennent plus aux cérémonies d’accueil. Enfin, la question de la vie professionnelle est un frein pour créer des vocations au delà du profil du maire retraité, mais qui ne se représente pas : parfois on est obligé non pas d’abandonner son travail mais d’être à temps partiel et on s’inquiète de savoir si on pourra retrouver une activité. Pour changer un peu le profil des maires, il faut s’intéresser à la sortie pour pas leur faire peur, parce que s’engager pour 5, 10, ou 15 ans, ça peut faire peur et pénaliser des parcours professionnels.

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Ambiance, ambiance sur le plateau des "Grosses Têtes", samedi soir sur France 2Entre Christophe Dechavanne et Elie Semoun, l'heure n'est pas aux échanges cordiaux... alors que le premier était présent parmi les invités des Grosses Têtes, samedi soir, le deuxième est arrivé sur le plateau pour faire la promotion de Ducobu 3, qu'il réalise tout en gardant son personnage de Gustave Latouche. Et en arrivant aux côtés de Laurent Ruquier, Elie Semoun a constaté que tous les invités, dont Chantal Ladesou, semblaient enthousiastes de la voir...

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