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France Manifestant frappé au sol par un policier : des versions diamétralement opposées

20:15  20 janvier  2020
20:15  20 janvier  2020 Source:   nouvelobs.com

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  Manifestant frappé au sol par un policier : des versions diamétralement opposées © Copyright 2020, L'Obs

De nouvelles vidéos violentes, samedi 18 janvier, lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Paris, ont déclenché une vive polémique ce week-end. Sur l’une d’elles, un manifestant – Clément F. – maîtrisé, au sol et en sang, est aperçu en train de recevoir des coups de la part d’un policier au-dessus de lui.

Sur une autre vidéo, tournée par l’AFPTV quelques minutes après, on voit également le jeune homme être interpellé. Couché sur le ventre et déjà menotté, ce dernier est entravé par le policier qui appuie son genou sur son bras pendant qu’il crie de douleur. Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une par la Préfecture de Police, l’autre par l’IGPN.

Marseille : Un policier entre la vie et la mort après s’être interposé dans une rixe

  Marseille : Un policier entre la vie et la mort après s’être interposé dans une rixe Le policier de 25 ans, qui n'était pas en service, a reçu un coup de couteau © V. WARTNER / 20 MINUTES Un policier. (Illustration) MARSEILLE - Le policier de 25 ans, qui n'était pas en serv Un policier de 25 ans était entre la vie et la mort samedi soir, grièvement blessé d'un coup de couteau à l'abdomen après avoir tenté de s'interposer dans une rixe entre jeunes à Marseille, a-t-on appris de source policière.

Depuis l’incident, qui s’est déroulé dans le 10e arrondissement de la capitale, les versions s’affrontent, entre policiers, syndicat, manifestant violenté et témoins. « L’Obs » fait le point.

Les policiers portent plainte, des crachats de sang évoqués

Alors qu’une enquête du chef de « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » a été confiée dimanche à l’IGPN, trois policiers, dont l’auteur des coups, ont annoncé leur intention de porter plainte contre le manifestant, l’accusant à leur tour de violence.

Selon des sources policières auprès de BFMTV, le manifestant aurait un « profil black block » et avait le visage dissimulé. La Préfecture de Police, citée par Europe 1, affirme par ailleurs que l’interpellation a eu lieu lors d’un « moment chaud » de la manifestation.

A Marseille, un policier entre la vie et la mort après s'être interposé dans une rixe

  A Marseille, un policier entre la vie et la mort après s'être interposé dans une rixe Samedi soir à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, un policier de 25 ans a reçu un coup de couteau alors qu'il s'interposait dans une rixe. En fin de soirée, son pronostic vital restait engagé. Un policier de 25 ans était entre la vie et la mort samedi soir, grièvement blessé d'un coup de couteau à l'abdomen après avoir tenté de s'interposer dans une rixe entre jeunes à Marseille, a-t-on appris de source policière.

L’exécutif peine toujours à parler de violences policières

Auprès de plusieurs médias, le porte-parole du syndicat Alliance Stanislas Gaudon a dénoncé une vidéo sortie de son contexte avant de livrer la version des policiers. Selon lui, Clément F. a été interpellé parce qu’il « attaquait » des policiers en leur jetant notamment des objets en verre.

Une fois le manifestant maîtrisé, les policiers auraient découvert qu’il « avait une blessure à la tête, et lorsque mon collègue a voulu lui porter secours, cet individu a craché du sang au visage, à deux reprises, du collègue. Et vous savez ce qu’il a dit ? Quels ont été ses propos ? J’ai le sida, tu vas crever. Voilà le contexte de l’interpellation », a justifié le porte-parole du syndicat sur Franceinfo, soulignant les « conséquences » médicales pour le policier de ce crachat supposé. Une phrase depuis décriée par des associations de lutte contre le VIH.

Vidéo d'une infirmière traînée au sol par des policiers : un manifestant déféré

  Vidéo d'une infirmière traînée au sol par des policiers : un manifestant déféré Un second manifestant, qui a tenté d'aider l'aide soignante traînée au sol, a été placé en garde à vue lundi pour «outrage», «violences sur personne dépositaire de l'autorité publique» et «rébellion». Il a été déféré à l'issue de sa garde à vue. Question posée par Brice le 15/01/2020 Bonjour, Vous nous saisissez sur des images de la manifestation qui a eu lieu à Paris, contre la réforme des retraites, le 9 janvier. Samedi, CheckNews publiait un premier article sur cette séquence, filmée par le journaliste Brice Ivanovic. L’histoire portait alors sur une aide-soignante, identifiable grâce à son sac à dos rouge, traînée au sol par les forces de l’ordre.

Le manifestant conteste la version des policiers

Clément F. a été placé en garde à vue samedi après sa violente interpellation et a été déféré au parquet de Paris. Il sera jugé ultérieurement pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », « rébellion et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations ». En attendant le procès du manifestant, dont la date est encore inconnue, le parquet va requérir sa mise en liberté sous contrôle judiciaire.

Clément F. a pu voir un médecin lors de sa garde à vue, qui lui a accordé quatre jours d’ITT. Selon BFMTV, il souffre d’une plaie ouverte au niveau du crâne et a dû recevoir des points de suture. Il a également plusieurs hématomes.

« En état de choc et abasourdi », selon son avocat, le jeune homme nie avoir craché du sang sur le policier et réfute être séropositif. Il affirme par ailleurs avoir été frappé avant et après les images diffusées sur les réseaux sociaux.

Clément F. « a été violemment frappé à la tête alors qu’il était maintenu au sol et ne représentait aucune menace », ont assuré ses avocats, Mes Alice Becker, Raphaël Kempf, Eliot Sourty et Camille Vannier, qui ont demandé sa libération immédiate et dénoncé la comparution immédiate initialement envisagée par le parquet. « Aucun policier n’a jamais été jugé en comparution immédiate, contrairement à des milliers de manifestants », affirment-ils, déplorant une « différence de traitement ».

L'urgence climatique au menu du Forum de Davos

  L'urgence climatique au menu du Forum de Davos Le 50e Forum économique mondial, qui s'ouvre ce mardi, sera dominé par le thème de la crise climatique. Donald Trump et Greta Thunberg, aux vues diamétralement opposées sur le sujet, sont attendus à Davos. Le réchauffement climatique domine cette année le 50e Forum économique mondial (WEF), qui s'ouvre mardi 21 janvier à Davos. Le président américain Donald Trump et la militante écologiste Greta Thunberg, aux visions diamétralement opposées sur les défis environnementaux, sont attendus dans la station suisse.Donald Trump, aux convictions climato-sceptiques, ouvrira le bal, quelques heures avant l'ouverture à Washington de son procès en destitution.

Plusieurs témoins livrent leurs versions

Deux témoins ont également fait leur récit de l’incident. Présente lors de la manifestation, Patricia s’est exprimée auprès d’Europe 1. C’est elle qui a filmé une des vidéos de l’incident. « On marchait pacifiquement, on ne lançait rien du tout », assure-t-elle. « Tout à coup, on a vu les CRS se mettre en rang et, pour une raison inconnue, ils ont commencé à charger », ajoute-t-elle. Patricia explique qu’après s’être mise sur le côté, elle a vu des agents des forces de l’ordre qui « qui tiraient un jeune homme en sang ». « Ça coulait énormément. Ils l’ont mis à terre, donc j’ai commencé à filmer », ajoute-t-elle.

Edouard Philippe et le croche-pied à une manifestante

Reconnaissant qu’elle n’a pas vu « ce qui s’était passé avant », le témoin affirme avoir proposé son aide pour examiner Clément F. mais que des policiers lui ont cependant barré l’accès.

« Quand ils l’ont mis à terre, le jeune homme s’est défendu parce qu’ils étaient plusieurs, donc ils l’ont attaché avec un

Serflex [collier de serrage en plastique, NDLR] et le jeune homme ne pouvait plus se défendre parce qu’il avait les mains liées. Ils ont quand même mis des coups de poing au jeune homme alors que le jeune homme était sans défense. »

« Il était à terre, il ne pouvait rien faire », conclut Patricia.

"J'ai le sida, tu vas crever" : la justification policière qui indigne les associatifs

  Pour les militants qui luttent contre le VIH, cet "argument" ne fait que renforcer les fantasmes sérophobes autour de la transmission du virus du sida. © afp.com/- Montage de photos créé le 19 janvier 2020 à partir d'une vidéo d'un manifestant et montrant un policier frappant un homme, en marge de la manifestation des La séquence a révolté les internautes. Sur une vidéo filmée lors de la manifestation des gilets jaunes, le 18 janvier dernier à Paris, un jeune homme se fait violemment plaquer au sol par les policiers.

Contactée par « le Parisien », Sylvie, témoin de la scène, décrit des faits similaires. « Les CRS ont commencé à charger alors qu’il ne passait rien », se souvient-elle. « Ils l’ont attrapé, mis au sol, […] et lui ont donné des coups de poing dans le visage », raconte-t-elle.

« Il faut que la vérité soit faite »

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est exprimé lundi sur le sujet et a qualifié ces images de « choquantes ». « A l’heure qu’il est je ne vois [aucune explication], a-t-il ajouté. Il faut que la vérité soit faite sur cet acte et que nous le comprenions. S’il y a une faute, elle sera sanctionnée. »

Violences policières : les « bœuf-carottes » au rapport

Après la multiplication des vidéos de violences policières ces derniers mois, l’exécutif a timidement réagi, Emmanuel Macron demandant « des propositions claires pour améliorer la déontologie » des forces de l’ordre, et Christophe Castaner rappelant les forces de l’ordre au devoir d’« exemplarité » et à leur « éthique ».

« Il y a un problème de maintien de l’ordre » : Hidalgo met la pression sur Castaner et le préfet Lallement .
Face aux violences policières, la maire de Paris a appelé à revenir à la doctrine dite « Grimaud » en termes de maintien de l’ordre..@Anne_Hidalgo , sur le maintien de l'#ordre à Paris : "Il y a un problème d'augmentation de l'#insécurité à Paris,… https://t.

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