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France « Ça se dégrade depuis que j’ai commencé » : des milliers de soignants à Paris pour sauver l’hôpital

20:20  14 février  2020
20:20  14 février  2020 Source:   nouvelobs.com

Crise de l’hôpital : Agnès Buzyn recevra les médecins démissionnaires mi-mars

  Crise de l’hôpital : Agnès Buzyn recevra les médecins démissionnaires mi-mars La ministre de la Santé veut attendre que les effets des annonces faites en fin d’année commencent à se sentir © Jacques Witt/SIPA Agnès Buzyn est la ministre des Solidarités et de la Santé depuis mai 2017. DIALOGUE - La ministre de la Santé veut attendre que les effets des annonces faites en fin d’année commencent à se sentir En pleine vague de démissions des médecins chefs hospitaliers, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué mercredi qu’elle recevrait leurs représentants « mi-mars », après le versement de nouvelles primes, pour « voir s’il y a d’autres mesures nécessaires ».

  « Ça se dégrade depuis que j’ai commencé » : des milliers de soignants à Paris pour sauver l’hôpital © Copyright 2020, L'Obs

Blouses blanches sur le dos et ballons en forme de cœur à la main, quelques milliers de soignants ont manifesté ce vendredi 14 février après-midi à Paris, dans le cadre d’une journée d’action nationale à l’appel de tous les syndicats et collectifs hospitaliers pour défendre l’hôpital public.

Rassemblé dans une ambiance festive devant l’hôpital Necker, dans le 15e arrondissement, le cortège s’est élancé vers 14h30 en direction de celui de la Pitié Salpêtrière, a constaté un journaliste de l’AFP.

Toulouse : Un rapport pointe les risques « d’épuisement collectif » au sein du service de néonatologie du CHU

  Toulouse : Un rapport pointe les risques « d’épuisement collectif » au sein du service de néonatologie du CHU Un rapport d’expertise pointe les risques d’épuisement professionnel dus au manque de personnel au sein du service qui prend en charge les bébés prématurés © Marin DRIGUEZ/SIPA Dans un service de néonatalogie d'un hôpital parisien. (Illustration) SANTE - Un rapport d’expertise pointe les risques d’épuisement professionnel dus au manque de personnel au sein du service qui prend « Sous-effectif », « épuisement collectif », « propos suicidaires ».

Derrière la banderole de tête proclamant « Ensemble pour défendre notre hôpital, notre système de santé et d’action sociale », une nuée de ballons rouges, roses et blancs rappelle que cette mobilisation le jour de la Saint-Valentin se voulait aussi une « déclaration d’amour » à l’hôpital public.

Nouvelle journée de mobilisation pour l’hôpital public, « le cœur brisé »

Dans la foule, certains se sont peint un cœur sur le visage quand d’autres ont inscrit sur leurs blouses « en colère », voire « chef de service désespérée ».

« Toujours faire plus avec moins de moyens »

La dégradation des conditions de travail revient dans tous les témoignages. « Il y a des problèmes de sous-effectif, c’est la course quotidienne », explique Florian, 55 ans, aide-soignant à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Plus de 800 morts pour le coronavirus 2019-nCoV, un bilan supérieur à celui du Sras

  Plus de 800 morts pour le coronavirus 2019-nCoV, un bilan supérieur à celui du Sras Le nouveau coronavirus a désormais fait plus de morts dans le monde que l'épidémie de Sras en 2002-2003, dépassant samedi les 800 victimes. Le bilan de l'épidémie de coronavirus en Chine continentale a causé 89 décès supplémentaires, samedi 8 février, ont indiqué les autorités sanitaires, dépassant désormais celui de l'épidémie du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui était apparue dans le pays et s'était propagée à travers le monde en 2002-2003.La Commission nationale de la santé a dénombré 811 décès et 37 198 cas de contamination en Chine continentale, un bilan supérieur à l'épidémie de Sras qui avait causé 774 décès dans le monde en 2002-2003.

« Ça se dégrade depuis que j’ai commencé, ça impacte la qualité des soins, forcément », ajoute-t-il, réclamant « une vraie revalorisation des salaires, au moins 300 euros par mois ».

« On doit faire toujours plus avec moins de moyens. On en a ras-le-bol », lâche Isabelle, infirmière à l’AP-HP depuis dix ans.

« Il serait temps que le gouvernement nous entende »

, même si ce mouvement social n’a « aucun pouvoir de nuisance ».

Partie d’une grève des services d’urgences parisiens au printemps 2019, la mobilisation s’est rapidement étendue à toute la France et à l’ensemble du secteur hospitalier, obligeant le gouvernement à présenter un « plan d’urgence » en novembre.

Mais les mesures annoncées - rallonge budgétaire, nouvelles primes, reprise de dette - n’ont pas satisfait les syndicats et collectifs de soignants, qui demandent toujours des hausses de salaires et d’effectifs.

Tout juste nommé, Olivier Véran annonce une enquête nationale sur le « mal-être » des soignants .
L’intersyndicale des internes a levé son préavis de grève pour « donner une opportunité » au nouveau ministre de la Santé. « Il faut réformer l’hôpital et y associer ceux qui le font vivre au quotidien », a insisté le nouveau ministre lors de la passation de pouvoir. Il a annoncé « une enquête nationale » auprès de l’ensemble des « hospitaliers » pour « tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu’ils nous disent depuis un certain nombre d’années désormais ».

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C'est intéressant!