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France Une entreprise familiale de Toulouse vendait des masques en toute illégalité

21:50  09 avril  2020
21:50  09 avril  2020 Source:   msn.com

Une commande française de masques détournée sur le tarmac par les Américains

  Une commande française de masques détournée sur le tarmac par les Américains Une commande française de masques a été rachetée sur le tarmac en Chine par les Américains. L'avion qui devait se poser en France est parti aux Etats-Unis. © Fournis par Vie pratique Une commande française de masques a été rachetée sur le tarmac en Chine par les Américains. L'avion qui devait se poser en Fr Une histoire digne d'un film hollywoodien. Ce lundi 31 mars, le président de la région PACA, Renaud Muselier a révélé qu'une commande de masques destinée à sa région a été détournée vers les Etats-Unis.

Une cheffe d’entreprise de 59 ans a été placée en garde à vue mercredi pour avoir vendu des masques FFP3 sous couvert d’activités liées à la sécurité.

Le Parisien © AFP/Thomas Kienzle Le Parisien

« 26 ans d’expérience de fabricant », « un savoir-faire sans équivalent »… Sur son site Internet, cette entreprise spécialisée dans la vente de matériel de sécurité, implantée à Toulouse (Haute-Garonne), affiche fièrement son histoire et ses valeurs entrepreneuriales. Mais derrière la réussite et le taux de satisfaction des clients à « 96,6 % » vanté, il y a désormais une tâche : la gérante de la société, âgée de 59 ans, a été placée en garde à vue mercredi par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Toulouse.

Covid-19 : les Etats-Unis manquent de masques, Trump fustige 3M

  Covid-19 : les Etats-Unis manquent de masques, Trump fustige 3M Face à la propagation du coronavirus, la polémique gronde aux Etats-Unis au sujet du manque de masques de protection. Donald Trump accuse le conglomérat 3M, principal producteur, de servir ses clients étrangers avant les hôpitaux américains.Le président américain a ainsi fustigé le groupe 3M, principal producteur américain de masques, en l'accusant de vendre en priorité ses masques N95 (l'équivalent des FFP2 en Europe) à des pays étrangers plutôt que de fournir les hôpitaux américains.

Selon des sources concordantes, cette Toulousaine est soupçonnée d’avoir utilisé son entreprise pour faire commerce de masques de protection en pleine pandémie de Covid-19. En particulier de masques FFP3, réservés aux soignants. Considérés comme la « rolls royce » des outils de protection en milieu hospitalier, ils affichent une étanchéité quasi parfaite contre les virus : 99 % de filtration, et seulement 2 % de fuite vers l’extérieur au maximum (94 % et 8 % pour les FFP2).

La suspecte a été déférée devant le parquet de Toulouse ce jeudi après-midi en vue de poursuites pénales pour « refus de déférer à une réquisition administrative » (les masques sont réquisitionnés par décret durant la crise sanitaire) et « pratique commerciale trompeuse ». Information confirmée par le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari.

Coronavirus: la guerre des masques est déclarée

  Coronavirus: la guerre des masques est déclarée Comme l’épidémie de coronavirus, la compétition pour se procurer médicaments et équipements de protection est devenue mondiale. Ainsi, tous les pays s'arrachent les masques. Pas de quartier, les grandes puissances avec à leur tête les États-Unis, font monter les enchères en Chine où sont fabriqués ces masques. La concurrence est mondiale et la Chine vend au plus offrant. Ces derniers jours, des avions chargés de masques destinés à la France ont été détournés par des Américains, regrettent plusieurs présidents de région ici en France.À Berlin, les autorités dénoncent également des actes de piraterie.

Une commande de 15 000 masques en provenance de la Grande-Bretagne

L’affaire commence le 2 avril à la faveur d’une cyberpatrouille des gendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N). En faisant des requêtes par « mots-clés », ils tombent sur des annonces alléchantes publiées sur site de l’entreprise de la suspecte, qu’elle gère son avec son époux et ses enfants. « Virus grippe Chine, protection respiratoire Covid-19 […] Masques FFP3, efficacité 99 % », peut-on lire dans une écriture en rouge vif. Comme l’entreprise est basée en région toulousaine, le groupe « cyber » de la SR de Toulouse est saisi d’une enquête préliminaire.

En opérant une réquisition auprès de l’hébergeur, les enquêteurs constatent que l’entreprise, qui se présente comme « professionnel » de la sécurité, n’est pas victime d’une usurpation. Il ne s’agit pas de « fausses pages Internet » d’escroqueries exploitant la thématique du coronavirus, comme constatés ces derniers temps, en particulier s’agissant de vente fictive de chloroquine. La société toulousaine vend bien des masques, aux côtés d’alarmes et autres systèmes de protection vidéo. Le 6 avril, les gendarmes perquisitionnent le siège, un entrepôt vaste de 1000 m² en périphérie de Toulouse. Ils n’y découvrent aucun masque… mais des boîtes vides de FFP3 par 25 et saisissent la comptabilité.

Après analyse, les enquêteurs découvrent que l’entreprise avait commandé début mars près de 15 000 masques en provenance de la Grande-Bretagne, qu’ils ont écoulés avant le décret instaurant les réquisitions mais aussi après pour environ 90 clients en France, en Espagne, en Italie… Au moins 1000 l’ont été en toute illégalité. Les masques FFP3, achetés à moins d’un euro pièce, étaient revendus 12 €. Le 8 avril, la cheffe d’entreprise — personne morale — est placée en garde à vue. La quadragénaire reconnaît les faits devant les enquêteurs, expliquant qu’elle ne savait pas si elle devait remettre les masques à l’Etat ou si l’Etat allait les chercher lui-même. 11 000 € ont été saisis à titre d’avoirs criminels.

Coronavirus: le crime organisé s'empare du marché des masques .
Pour les escrocs, l’épidémie de coronavirus est une véritable mine d’or. Interpol enquête sur une arnaque à 15 millions d’euros, à l’échelle européenne: l’Allemagne a été bernée en pensant acheter des masques. Un Irlandais vient d’être interrogé par les services. De notre correspondante à Dublin, Emeline Vin C’est un transfert d’un million et demi d’euros, sur un compte irlandais, qui a mis la puce à l’oreille du bureau irlandais des crimes financiers. Soupçonnant un blanchissement d’argent, les enquêteurs ont finalement rattaché l’affaire à une large investigation menée par Interpol.L’histoire commence à la mi-mars en Allemagne.

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