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France Coronavirus : nos révélations sur l'essai avorté du sang de ver marin

16:01  23 mai  2020
16:01  23 mai  2020 Source:   parismatch.com

Le vaccin contre le coronavirus CanSino semble sûr lors du premier essai humain

 Le vaccin contre le coronavirus CanSino semble sûr lors du premier essai humain Par Nancy Lapid (Reuters) - Un vaccin contre le coronavirus testé pour la première fois chez l'homme est sûr et induit une réponse immunitaire rapide, ont rapporté vendredi des chercheurs de CanSino Biologics Inc en Chine dans The Lancet journal médical. Des échantillons de sang provenant d'un groupe de 108 adultes vaccinés ont montré à la fois des anticorps neutralisants et des réponses des lymphocytes T contre le nouveau coronavirus chez la plupart des personnes testées.

Ils voulaient injecter de l'hémoglobine de ver marin aux malades de la Covid-19. Paris Match a mené l'enquête pour comprendre l'arrêt de l ' essai clinique. L’idée consistait à utiliser le sang des vers marins extrait en Bretagne par l’entreprise de biotechnologie Hemarina pour oxygéner celui de

Coronavirus : nos révélations sur l ' essai avorté du sang de ver marinhttps://www.parismatch.com/Actu/Sante/ Essai - avorte - du - sang - de - ver - marin - nos - revelations -1685386 …

Le célèbre chirurgien du visage Laurent Lantieri et son partenaire biologiste ont dû suspendre leur recherche prometteuse. Ils voulaient injecter de l'hémoglobine de ver marin aux malades de la Covid-19. Paris Match a mené l'enquête pour comprendre l'arrêt de l'essai clinique.

  Coronavirus : nos révélations sur l'essai avorté du sang de ver marin © Philippe Petit

Peu après le début du confinement, l’annonce avait fait grand bruit. Le célèbre professeur Laurent Lantieri, pionnier de la greffe du visage, ambitionnait de se lancer dans la lutte contre le Covid-19 en pratiquant un essai clinique. Ce dernier était rapidement doté d’un nom de code prometteur : « MONACO », pour M101-oxygé-nation-Covid. L’idée consistait à utiliser le sang des vers marins extrait en Bretagne par l’entreprise de biotechnologie Hemarina pour oxygéner celui de patients en détresse respiratoire aigüe et leur éviter l’intubation. Laurent Lantieri voulait ainsi tenter de sauver ceux qui, par manque de respirateurs et de place, ne trouveraient pas de place à temps dans des services de réanimation débordés. Ayant déjà utilisé ce procédé pour transporter dans les meilleures conditions des greffons, le chirurgien, chef de service à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, et son partenaire, Franck Zal, biologiste et fondateur d’Hemarina, y croyaient. Cette fois, il s’agissait donc d’injecter à l’homme – une première – de l’hémoglobine extraite d'annélides charriant quarante fois plus d’oxygène que celle des vertébrés.

Healthy Scots devait se porter volontaire pour un essai de vaccin contre le coronavirus

 Healthy Scots devait se porter volontaire pour un essai de vaccin contre le coronavirus © Getty Images L'étude d'Oxford University espère recruter plus de 10 000 volontaires âgés de plus de 18 ans. Scots est invité à participer à un nouvel essai Covid-19 pour aider à trouver un vaccin contre le virus tueur. La dernière étude, dirigée par Oxford University , cherche à recruter des personnes en bonne santé de plus de 18 ans dans le sud-est de l'Écosse.

CORONAVIRUS - Gros coup de frein pour la recherche d’un remède à base de vers arénicoles. L ’ essai clinique qui prévoyait d’administrer à des patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d ’un ver marin a été stoppé ce jeudi 9 avril, son autorisation ayant été retirée dans l’attente

De l'hémoglobine de ver marin élevé en Bretagne injecté chez des malades : l ' essai va être mené sur dix patients en détresse respiratoire aiguë due au Covid-19 pour littéralement leur redonner du souffle. « Le Covid un moment donné va se mettre en fait au niveau des alvéoles pulmonaires et va

Lire aussi :Bientôt 300.000 morts, le covid-19 pourrait ne jamais disparaître… le point sur le coronavirus

Après l’accord de principe de l’ANSM (Agence nationale du médicament et des produits de santé), l’AP-HP se positionne comme « promoteur » du projet. Puis, le 4 avril, le CPP (Comité de protection des personnes) donne à son tour le feu vert. Mais cinq jours plus tard tout s’écroule. L’ANSM suspend l’essai clinique, et l’AP-HP se retire, sans s’étendre sur les raisons. Paris Match a enquêté pour les connaître. Derrière quelques arguments scientifiques, pointent les lourdeurs technocratiques, les arguties financières, et autres rivalités politiques qui agitent le monde des mandarins de la médecine française. Pour y parer, le professeur Lantieri, davantage connu pour ses coups de gueule que pour son sens de la diplomatie, avait cette fois tenté de s’assurer des appuis, exposant notamment son plan à Nicolas Sarkozy, ou aux plus proches conseillers d’Emmanuel Macron. Dans un échange de SMS, avec Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, que révèle Paris Match, très vite le ton monte.

Le vaccin contre le coronavirus CanSino semble sûr lors du premier essai humain

 Le vaccin contre le coronavirus CanSino semble sûr lors du premier essai humain © Reuters / Dado Ruvic Une femme tient une petite bouteille étiquetée avec un autocollant "Vaccine COVID-19" et une seringue médicale dans cette illustration Par Nancy Lapid (Reuters) - A Le vaccin contre le coronavirus testé pour la première fois chez l'homme est sûr et induit une réponse immunitaire rapide, ont rapporté vendredi des chercheurs de CanSino Biologics Inc en Chine dans le journal médical The Lancet.

L'hémoglobine de ver marin devait permettre d'apporter de l'oxygène aux patients gravement atteints du Covid-19. Mais à la lumière d'une étude L ' essai clinique qui prévoyait d'administrer à des patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d 'un ver marin a été stoppé jeudi 9 avril 2020, son

Les arénicoles, ces petits vers qui tapissent joliment de leurs empreintes nos plages à marée basse, pourraient-ils sauver des patients du coronavirus ? Bien connu des pêcheurs à pied, les arénicoles ou vers de vase renferment un trésor. Leur hémoglobine est en effet 40 fois plus oxygénante que la

- « Vous êtes ignoble », lâche Salomon.

- « Vos conseillers encore plus », rétorque Lantieri avant de conclure : « Vous êtes un type remarquable mais entouré de minables.»

Quatre jours plus tard, Lantieri, décidément très en verve, contacte Patrick Strzoda, actuel directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Cet ancien préfet de Bretagne connaît Hemarina et Franck Zal. Il a également rencontré Lantieri à Ajaccio, alors qu’il était préfet de Corse. C’était l’époque où l’on pouvait se retrouver Chez Jean Jean autour d’une assiette de pâtes à la langouste, la spécialité du chef. Strzoda demande qu’une note lui soit adressée par mail. Le médecin s’exécute, vantant une nouvelle fois sa solution innovante. « Le dossier Hemarina sera proposé très rapidement au comité de recherche du ministère de l’Enseignement supérieur. En tout cas, il est bien connu par le DGS [Jérôme Salomon, NDLR] », le rassure Strzoda.

Comment spécifier un mini hayon

 Comment spécifier un mini hayon © PA Le personnel de contrôle des infections dans la salle de soins intensifs de l'hôpital Craigavon ​​Area à Co Armagh, en Irlande du Nord Plus de 40 survivants Covid-19 de Birmingham ont réservé pour donner du plasma pour aider les personnes gravement malades du mal à développer une réponse immunitaire à la maladie.

Un essai clinique consistant à administrer à dix malades du Covid-19 une solution issue du sang d ’un ver marin aux propriétés oxygénantes va pouvoir Après l’accord de l’Agence nationale française du médicament et des produits de santé (ANSM) il y a une semaine, la société Hemarina (basée en

C’est un ver marin qui se cache sous le sable des plages : l’arénicole. Dans son sang , des molécules capables de transporter 40 fois plus d’oxygène que

Aujourd’hui, à l’ANSM, une autre source assure qu’il est encore possible de procéder à l’essai… mais pas avec l’AP-HP

Le projet avance plus vite. Si vite que le vendredi 27 mars, un peu avant minuit, l’essai, désormais baptisé Monaco (pour M101-oxygé-nation-Covid, selon le sigle trouvé par un membre de l’AP), est autorisé par l’ANSM. Mais, le 8 avril à 19 h 50 exactement, tout s’écroule : dans une mesure conservatoire, l’ANSM décide brutalement de tout suspendre. A l’origine de ce retournement : plusieurs courriers, dont certains anonymes, signalant qu’en 2011 Hemarina aurait enregistré des décès lors d’études menées sur des porcs. Le 9 avril, Laurent Lantieri adresse à l’AP-HP le rapport que Franck Zal lui a transmis au milieu de la nuit, 300 pages relatant et justifiant l’expérimentation. Moins de trente minutes plus tard, via un communiqué de presse mis en ligne sur son site Internet, la direction des hôpitaux de Paris annonce se retirer de l’essai. L’ANSM découvre la décision en même temps que Zal et Lantieri.

« Ce n’est pas très classe vis-à-vis des équipes de recherche, nous confie-t-on en off à l’Agence. Habituellement, le promoteur nous informe de son intention. Là, nous n’avons pas eu d’échanges. Nous aurions préféré quelque chose de plus conventionnel. » Aujourd’hui, à l’ANSM, une autre source assure qu’il est encore possible de procéder à l’essai… mais pas avec l’AP-HP. Il faut juste mettre à jour le protocole et le dossier, soit deux semaines de travail avant une nouvelle validation. « Cette histoire a été étudiée chez nous avec toute l’attention nécessaire et, dans le contexte actuel de cette pandémie, nous ne devons négliger aucune piste », explique un cadre de l’Agence.

: l'essai de vaccin COVID-19 d'Oxford a 50% de chances de succès - Telegraph

: l'essai de vaccin COVID-19 d'Oxford a 50% de chances de succès - Telegraph Chef de projet © Reuters / Eddie Keogh PHOTO DE FICHIER: Le professeur Adrian Hill s'adresse aux membres des médias du Jenner Institute d'Oxford (Reuters) - The University de l'essai de vaccin COVID-19 d'Oxford n'a que 50% de chances de succès car le coronavirus semble disparaître rapidement en Grande-Bretagne, a déclaré le professeur codirigeant le développement du vaccin au journal Telegraph https://bit.ly/2LQTNos.

Les infections au coronavirus continuent d’augmenter. Vous trouverez ici des chiffres sur les infections confirmées et les décès, des informations sur la situation épidémiologique, l’application de traçage, la recherche d’anticorps, le comité consultatif, la conférence de presse et d’autres actualités.

Coronavirus : le sang de ver marin pourrait donner de l'air à l'hôpital, en pleine crise du Covid-19. Un protocole est en cours de validation accélérée par l'Agence du Médicament (ANSM), pour démarrer l ' essai clinique sur 10 à 20 patients en détresse respiratoire aigüe des hôpitaux parisiens Georges

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Etait-ce volontaire d’occulter certaines informations ? J’ai du mal à le croire.

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Comment une idée de recherche peut-elle ainsi tomber à l’eau alors que la France fait face à une crise sanitaire majeure ? Le professeur Combes, de la Pitié-Salpêtrière, a des mots assez durs pour ses partenaires d’hier : « L’idée était bonne, le concept potentiellement très intéressant. Mais il s’agit d’un dispositif médical jamais administré à l’homme, même s’il a été utilisé dans le cadre de greffes. Je n’étais pas au courant de l’essai chez le cochon. Je ne sais pas si c’était le même produit. Le principe de précaution s’est appliqué. Hors période Covid, nous n’aurions jamais pu mettre en place cet essai sans études préalables plus rigoureuses chez l’animal. » A l’ANSM, on ne partage pas du tout cet avis : « Etait-ce volontaire d’occulter certaines informations ? J’ai du mal à le croire. Indiscutablement, il y a eu de la maladresse de leur part mais ils ont aussi affaire à des gens qui leur en veulent. »

Franck Zal se défend : « Nous n’avons pas donné l’information sur les porcs tout simplement parce que le produit utilisé à l’époque n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui : il y a dix ans, je broyais mes vers sur la plage ! Depuis, le process industriel a complètement changé. Comme le dit Lantieri, avec une pomme vous pouvez faire du cidre et de la compote. Mais si vous demandez une autorisation pour du cidre, vous ne donnez pas la recette de la compote. » L’ANSM réplique dans le même registre : « Oui, mais il aurait fallu mieux décrire la pomme. »

GSK bat Truvada dans un essai de prévention du VIH

 GSK bat Truvada dans un essai de prévention du VIH L'injection à action prolongée de © Reuters / Matthew Childs Éclosion de la maladie des coronavirus (COVID-19) à Londres Par Ludwig Burger (Reuters) - GlaxoSmithKline a déclaré une injection tous les deux mois de son il a été démontré que le cabotegravir prévient une infection par le VIH plus efficacement que la pilule Truvada quotidienne de Gilead, ce qui pourrait potentiellement permettre à son unité ViiV de prendre pied dans la prévention du VIH.

Considérations culinaires mises à part, d’autres raisons peuvent peut-être expliquer la recherche entravée. Au moment de rédiger le contrat (systématique dans un essai), les échanges entre Hemarina et l’AP-HP se sont tendus. « Au départ, ils nous ont soumis un contrat inacceptable, explique Franck Zal. Ils voulaient nous vendre les données des patients. On leur a demandé : “Combien ?” Réponse : “Vous signez et on vous dira après”. Ils voulaient aussi des royalties. Et si l’un des particuliers qui nous financent voulait vendre ses actions, l’AP-HP pouvait le lui refuser. Elle faisait donc une OPA sur notre société. » Rien d’illégal cependant.

Quant à Lantieri, pas question pour lui de s’avouer vaincu

L’AP rechigne à consigner qu’« Hemarina et ses actionnaires resteront libres de procéder à la cession du contrôle d’Hemarina [...], ou à une opération de fusion ou de scission ou à toute autre opération entraînant un transfert universel du patrimoine, sans qu’il soit nécessaire d’obtenir l’autorisation préalable de l’AP-HP. Mais sous réserve d’une notification de la réalisation de cette opération à l’attention de l’AP-HP ». De son côté, l’avocat de la start-up fait valoir que les actionnaires de l’entreprise « doivent pouvoir rester libres de céder leurs titres comment ils l’entendent, et libres de le faire même si cela entraîne une prise de contrôle par un tiers ».

Quand Franck Zal apprend qu’un déplacement du président de la République est prévu en Bretagne, le 22 avril, il espère avoir enfin le moyen de dénouer le nœud qui étrangle ses projets. Il fait des pieds et des mains pour décrocher un rendez-vous, obtenu grâce au « réseau breton », glisse-t-il avec un clin d’œil. C’est-à-dire Jean-Yves Le Drian et Richard Ferrand.

Sur la base aéronautique navale de Landivisiau (Finistère), le biologiste défend d’abord sa cause durant une vingtaine de minutes devant François-Xavier Lauch, le chef de cabinet d’Emmanuel Macron. A l’issue de cet entretien, il rencontre le président qui lui fait la promesse que sa conseillère santé regardera le dossier. Emmanuel Macron aurait même encouragé son interlocuteur à tenir bon, et suggéré que certains obstacles étaient peut-être liés à l’hostilité entre Hirsch et Lantieri… Ce que ne confirme pas l’entourage du président, qui précise néanmoins que l’Elysée a « demandé à l’ANSM de regarder attentivement » ce projet. Contactée par Paris Match, la direction générale de l’AP-HP n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Quant à Lantieri, pas question pour lui de s’avouer vaincu. Dans la crainte d’une seconde vague, des discussions sont désormais en cours, mais loin de Paris et de son directeur des hôpitaux, avec le CHU de Toulouse. Il n’est pas à bout de ses munitions. Et sourit : « La femme du réanimateur toulousain est chirurgienne plasticienne. Ça peut aider. »

L'OMS suspend temporairement l'étude de l'hydroxychloroquine, invoquant des problèmes de sécurité .
© GEORGE FREY / AFP via Getty Images Hydroxychloroquine. L'Organisation mondiale de la santé interrompt temporairement une étude sur l'hydroxychloroquine et la chloroquine comme traitements potentiels au COVID-19 en raison de problèmes de sécurité. Le directeur général de l'OMS , Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé lundi sa décision, après une étude publiée dans .Le journal médical Lancet a suggéré que les patients COVID-19 traités par l'hydroxychloroquine et la chloroquine étaient plus susce

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usr: 1
C'est intéressant!