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France Migrants à la rue en Seine-Saint-Denis : 16 associations saisissent la justice

11:51  28 mai  2020
11:51  28 mai  2020 Source:   msn.com

Les féminines de l’AS Saint-Etienne saisissent la justice pour monter en D1

  Les féminines de l’AS Saint-Etienne saisissent la justice pour monter en D1 Jamais la couleur d’un maillot n’aura aussi bien représenté un état d’esprit. Invaincues dans le groupe B de D2 féminine cette saison, les Vertes ont vu leurs espoirs de montée réduits à néant par la FFF, laquelle a désigné leurs rivales du Havre comme promues. Une issue intolérable pour Jean-Marc Barsotti, président de l'Association ASSE, interviewé par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : « L'AS Saint-Etienne a sa place en D1.

Des migrants pour la plupart, disséminés le long du canal Saint - Denis , sur le territoire d'Aubervilliers, de Saint - Denis et dans le nord de Paris. Dans leur requête, les associations invoquent notamment les instructions interministérielles adressées en mars aux préfets, relatives à la prise en charge des

Plusieurs organisations venant en aide aux réfugiés ont saisi le Tribunal administratif de Lille. Ce recours est soutenu par d'autres associations telles la Cimade, la Ligue des droits de l’homme ou encore Amnesty De Calais à Paris ou à Dunkerque, recrudescence de violences d'Etat contre les migrants . https Saisie record de 140 000 masques dans un pavillon de Seine - Saint - Denis .

Aubervilliers, le 6 mars 2020. Ce campement avait été démantelé le 24 mars, en plein confinement. © LP/Gwenael Bourdon Aubervilliers, le 6 mars 2020. Ce campement avait été démantelé le 24 mars, en plein confinement.

« Pendant qu'on était tous censés être confinés chez nous, pour se protéger… des gens n'avaient pas d'autre choix que de boire l'eau du canal. » L'image a visiblement frappé Nora, l'une des bénévoles du collectif Solidarité Migrants Wilson.

Avec d'autres volontaires, elle a, durant les deux mois de confinement, participé à des maraudes pour distribuer à manger aux sans-abris. Des migrants pour la plupart, disséminés le long du canal Saint-Denis, sur le territoire d'Aubervilliers, de Saint-Denis et dans le nord de Paris.

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  Coronavirus à Toulouse : A Bagatelle, les associations aux prises avec la précarité de nouvelles familles La Maison de quartier de Bagatelle, à Toulouse, a vu affluer de nouvelles familles dans le cadre de l’opération de colis alimentaire qu’elle a mise en place depuis un mois © NICOLAS MESSYASZ / SIPA Illustration d'une collecte de produits alimentaires lors de la crise sanitaire du coronavirus. SOLIDARITE - La Maison de quartier de Bagatelle, à Toulouse, a vu affluer de nouvelles familles dans le cadre de l’opération de colis alimentaire qu’elle C’est d’habitude un moment convivial, de partage, où chaque soir près de 150 personnes se rendent.

Pourquoi la Seine - Saint - Denis , située aux portes de Paris, reste-t-elle enlisée dans la pauvreté alors qu'elle possède tous les atouts, a priori, pour s'en sortir ? Pour en discuter : M’hamed Kaki, sociologue et président de l’ association Les Oranges, et Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro.

Arrêté samedi 16 mai à 6 h 20 dans un immeuble de la rue du Révérend-Père-Christian-Gilbert à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), il vivait avec son fils sous une fausse identité établie au nom d’Antoine Tounga, comme en témoigne le passeport émis par la République démocratique du Congo.

LIRE AUSSI> Paris : un nouveau campement de migrants installé au bassin de la Villette

Le collectif et 15 autres associations (Médecins du monde, Ligue des droits de l'homme, Gisti, Utopia 56, Emmaüs…) ont déposé ce mercredi matin un « référé-liberté » auprès du tribunal administratif de Montreuil. Ils estiment que l'Etat et les communes de Saint-Denis et Aubervilliers ont été « défaillants », n'ayant pas pris les mesures pour satisfaire les « besoins essentiels » des sans-abris dans ce contexte d'urgence sanitaire.

« Hébergement inconditionnel »

Ils demandent notamment « un accès à l'hébergement inconditionnel » pour les sans-abris campant sur les berges du canal Saint-Denis, « un accès à l'eau suffisant », la mise en place de bennes à ordures à proximité des campements, mais aussi « l'arrêt des démantèlements et expulsion sans mise à l'abri ». Quatre sans-abris, trois hommes et une femme, se sont également joints à cette requête.

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  Ile-de-France : une réouverture très partielle des mosquées pour l’Aïd Ile-de-France : une réouverture très partielle des mosquées pour l’AïdMais bon nombre de mosquées devraient toutefois garder portes closes. C'est d'ailleurs la recommandation émise par le Conseil français du culte musulman (CFCM). « On n'a pas les moyens d'assurer la sécurité sanitaire des fidèles », explique Hakim Rebiha, porte-parole de l'association en charge de la grande mosquée de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), également maire-adjoint. Comment faire respecter la distanciation sociale ? Choisir ceux qui peuvent entrer ou non ? Cette mosquée peut accueillir jusqu'à 3 500 fidèles et la prière de l'Aïd est celle qui attire le plus de monde.

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« Satisfaire leurs besoins essentiels, c'est aussi protéger la santé publique. Il y a une contradiction entre l'extrême dénuement de ces personnes et les directives du gouvernement demandant le respect de gestes barrières », estime Me Lionel Crusoé, l'un des avocats des requérants.

Dans leur requête, les associations invoquent notamment les instructions interministérielles adressées en mars aux préfets, relatives à la prise en charge des « populations précaires » : « L'état d'urgence sanitaire ne doit pas avoir pour effet de dégrader les conditions de vie des plus précaires […] ».

Extrême précarité

Aux premiers jours du confinement, les associations s'étaient alarmées de la situation au sein d'un campement installé sur un terrain vague à Aubervilliers, le long du canal. Son démantèlement avait eu lieu le 24 mars, 732 personnes avaient alors été dirigées vers des gymnases de la région. Mais de petits campements se sont très vite reconstitués, selon les bénévoles.

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Pourquoi la Seine - Saint - Denis , située aux portes de Paris, reste-t-elle enlisée dans la pauvreté alors qu'elle possède tous les atouts, a priori, pour s'en s Pour en discuter : M’hamed Kaki, sociologue et président de l’ association Les Oranges, et Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro.

Site du conseil départemental de Seine - Saint - Denis . La direction générale du Trésor a publié un Guide Bonne Conduite à l 'attention des associations eu égard au risque de financement du terrorisme en application de la Recommandation n°8 du Gafi.

Le 21 mai, les associations indiquent avoir recensé 64 tentes près du pont de Stains, et 51 aux abords du pont du Landy, sur le territoire d'Aubervilliers, ainsi qu'une quinzaine de tentes, près du bassin de la Maltournée à Saint-Denis, dont les occupants vivaient alors « dans une extrême précarité et un dénuement total ».

Ces dernières dénoncent en outre quatre opérations de démantèlement de ces petits campements, entre le 7 avril et le 15 mai, menées « sans diagnostic préalable », et souvent assorties d'une « destruction des biens » (tentes, duvets, etc.).

« Dire que Saint-Denis n'a rien fait, c'est faux »

Visées par ce référé, ni la préfecture de région, ni celle de Seine-Saint-Denis n'ont réagi, pas plus que la municipalité PCF d'Aubervilliers. Du côté de la mairie de Saint-Denis, en revanche, on s'étrangle un peu : « Dire que la ville n'a rien fait, c'est faux. Nous n'avons plus de campements de migrants sur notre territoire, mais il reste d'autres camps. Nous les avons suivis. Nous avons distribué des masques, du gel hydroalcoolique aux associations. Notre Maison des solidarités a maintenu un accueil. Nous déplorons la situation d'accueil des migrants, mais cela relève de l'Etat. »

Le tribunal administratif devrait examiner le recours dans un délai d'une semaine.

A Paris, une «Marche des solidarités» avec les sans-papiers .
Malgré l'interdiction de la préfecture de police, les organisateurs de la manifestation ont maintenu leur appel à défiler dans la capitale, comme dans plusieurs villes de France, dénonçant les effets de la crise sanitaire pour les migrants. «Il faut régulariser les sans-papiers», crie François-Michel Lambert, député (Libertés et Territoires, ex-groupe LREM) des Bouches-du-Rhône. Ce samedi aux environs de 13 h 30, sur la place de la Madeleine à Paris, la «Marche des solidarités» débute à peine et des centaines de personnes sont déjà réunies.

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