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France Seine-Saint-Denis : la brasserie La Montreuilloise menacée de disparition

22:15  31 mai  2020
22:15  31 mai  2020 Source:   msn.com

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Illustration. Les bières La Montreuilloise sont produites sous le label bio Nature & Progrès. © DR Illustration. Les bières La Montreuilloise sont produites sous le label bio Nature & Progrès.

C'est un symbole du patrimoine culinaire de Montreuil, mais il pourrait bientôt disparaître. La brasserie artisanale La Montreuilloise a lancé une pétition sur le site Change.org - signée par plus de 2 600 personnes - pour demander aux pouvoirs publics de l'aider à rester sur la commune.

Installée sous un bail précaire au sein des locaux de l'ancienne usine EIF dans le quartier des Murs à pêches, l'entreprise fait - comme le reste des sociétés basées sur le site - l'objet d'une procédure d'expulsion programmée au 31 juillet prochain.

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« L'usine est située au cœur d'une parcelle appartenant à l'Établissement public foncier d'Ile-de-France où est programmé un vaste programme immobilier contesté », explique Jérôme Martinez, le gérant de La Montreuilloise.

Le site faisait en effet partie de l'appel à projets « Inventons la métropole du Grand Paris » lancé par la MGP, qui y prévoit la création de logements et d'un pôle consacré à l'économie sociale et solidaire.

40 000 litres de bière bio par an

« Les travaux ne vont pas commencer tout de suite, mais le terrain doit être dépollué. On savait qu'on allait devoir partir, mais on pensait qu'on aurait plus de temps. J'avais déjà du mal à trouver un site et le confinement n'a rien arrangé. Je n'ai pas pu avancer sur mes recherches durant deux mois », regrette le responsable.

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Sa brasserie, fondée en 2014, produit 40 000 litres de bière par an sous le label bio Nature et Progrès. « Je suis surtout distribué dans des magasins bios et des épiceries », souligne le brasseur, qui n'a pas été impacté par le confinement. « Je travaille peu avec les bars et les restaurants en temps normal, alors là j'ai bossé à 120 %. Les demandes des consommateurs étaient très fortes. J'ai même mis en place des livraisons à domicile dans l'Est parisien. »

Appel aux pouvoirs publics

Actuellement, Jérôme Martinez loue un local dont il occupe environ 250 m2. Il travaille seul, même s'il recrute de temps en temps des intérimaires. « C'est difficile de se développer et de créer de l'emploi quand on est dans l'incertitude comme moi. Les prix de l'immobilier ont flambé à Montreuil. Et ceux des locaux que je recherche aussi. J'ai besoin d'une certaine hauteur sous plafond, car les cuves prennent de la place », rappelle le responsable. Il souhaiterait profiter de ce déménagement pour s'installer dans une halle alimentaire qui regrouperait plusieurs artisans locaux : fleuriste, torréfacteur…

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« Pour cela, il faut que les pouvoirs publics nous soutiennent », plaide Jérôme Martinez, qui envisage également de quitter la commune s'il ne trouve pas de solution. « Je n'ai pas envie d'aller ailleurs, mais je n'aurai peut-être pas le choix », s'inquiète-t-il.

La mairie souhaite que la brasserie reste à Montreuil

De son côté, l'Epfif rappelle que « l'ensemble des occupants » de l'usine avaient été « informés de ces travaux de dépollution par courrier » dès le mois de mai 2019, et assure qu'un délai de deux mois supérieur à ce qui était « normalement prévu par la convention d'occupation précaire » a été rajouté pour tenir compte de la période de confinement.

La mairie de Montreuil, elle, affirme avoir aidé le brasseur dans ses recherches de local. En vain pour l'instant. « La Montreuilloise a refusé tout ce qu'on lui a proposé, regrette Frédéric Molossi (PS), adjoint au commerce. Bien sûr que nous souhaitons qu'elle reste à Montreuil. Le projet de halle alimentaire peut également être intéressant, mais personne ne nous en avait encore parlé ! »

43 % des jeunes de Seine-Saint-Denis se déclarent victimes de discriminations .
Le sondage pointe également du doigt des discriminations dans différents domaines comme la police, la justice, l’emploi et le logement. Assa Traoré, une « machine de guerre » pour AdamaAinsi, 81 % des sondés « pensent qu’en Seine-Saint-Denis des personnes sont discriminées par la police et la justice. Un avis partagé par près de neuf jeunes sur dix », indique l’étude.Les personnes interrogées ont une « très forte attente » envers les pouvoirs publics et prônent à 95 % l’éducation comme « le meilleur recours » dans la lutte contre les discriminations, souligne-t-elle.

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