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France Aéronautique. 700 emplois menacés par un plan social chez le sous-traitant AAA

20:26  10 juillet  2020
20:26  10 juillet  2020 Source:   ouest-france.fr

Airbus supprimera 15000 emplois alors que la pandémie frappe l'industrie aéronautique

 Airbus supprimera 15000 emplois alors que la pandémie frappe l'industrie aéronautique © Fourni par City AM Le géant de l'aviation Airbus a annoncé qu'il supprimerait 15000 emplois, ajoutant que son avenir était en jeu alors que la crise des coronavirus continue de frapper l'industrie aéronautique. Le plus grand groupe aérospatial de Europe a déclaré qu'il supprimerait environ 1 700 postes au Royaume-Uni, 5 000 en France, 5 100 en Allemagne, 900 en Espagne et 1 300 ailleurs. L'entreprise a déjà accepté de supprimer 900 emplois dans son unité Premium Aerotec en Allemagne.

AAA intervient notamment sur le site industriel d'Airbus à Saint-Nazaire. © Thierry HAMEAU / Ouest-France archive AAA intervient notamment sur le site industriel d'Airbus à Saint-Nazaire.

Le prestataire de services aéronautiques AAA compte supprimer environ 700 emplois, soit plus de quatre postes sur dix en France, en réponse à l’effondrement de son activité dans le sillage de la crise du Covid-19, a appris vendredi 10 juillet, l’AFP auprès des syndicats.

La direction d’AAA (Assistance Aéronautique et Aérospatiale) a annoncé aux organisations syndicales vouloir mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour « 719 salariés sur 1 587, soit plus de 45 % des effectifs, après avoir déjà mis fin au contrat d’environ 500 intérimaires », a dénoncé dans un communiqué la CFDT, 2e syndicat de l’entreprise.

Airbus annonce la suppression de 15 000 postes dans le monde, dont 5 000 en France

  Airbus annonce la suppression de 15 000 postes dans le monde, dont 5 000 en France Le groupe européen d'aéronautique a annoncé ce mardi la suppression de 5 000 postes en France. © afp.com/ROSLAN RAHMAN Airbus a annoncé ce mardi la suppression de 15 000 postes dans le monde, dont 5 000 en France. (Illustration) Pour faire face à la crise économique due à l'épidémie de Covid-19, les annonces de suppressions de postes s'accumulent. Airbus vient à son tour d'annoncer qu'il allait supprimer environ 15 000 postes dans le monde, dont 5000 en France.

« Un de plus dans la filière »

« AAA lance un PSE, un de plus dans la filière ! », a également critiqué la CFE-CGC, 3e organisation syndicale chez AAA, dans un communiqué. « Le volume de 719 postes supprimés est énorme et inenvisageable », a-t-elle fustigé, en jugeant cette annonce « disproportionnée ». Elle demande « des mesures d’accompagnement dignes de ce nom » pour les salariés.

Spécialisée dans les services sur site pour des clients tels qu’Airbus, Stelia, Safran et Dassault, AAA fait habituellement office de « plan B des donneurs d’ordre en cas de surcroît de production », a indiqué Julien Da’Rolt, délégué CFDT de AAA.

« Une perte de 60 % de l’activité »

Lors d’une réunion jeudi 9 juillet avec les syndicats, la direction a évoqué « une perte de 60 % de l’activité de la société » à cause de la réintégration de certaines activités par les donneurs d’ordre, affirme Julien Da’Rolt. « On est une variable d’ajustement et on nous reprend les chantiers », explique-t-il.

Airbus. L’État demande que le plan de restructuration se limite à un minimum de départs contraints

  Airbus. L’État demande que le plan de restructuration se limite à un minimum de départs contraints Ce mercredi, Jean-Baptiste Djebbari a sommé Airbus de sauver un maximum d’emplois sur les 5 000 suppressions de postes envisagées au départ par l’avionneur français. Le secrétaire d’État table sur environ 2 000 emplois sauvables. Le directeur des ressources humaines du groupe avance qu’entre 1 500 à 2 000 postes pourraient être sauvegardés. L’État français souhaite que la restructuration d’Airbus s’accompagne d’un minimum de licenciements, a déclaré mercredi le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, en précisant que les dispositifs de soutien gouvernementaux pourraient permettre de sauver environ 2 000 emplois sur les 5 000 suppr

L’entreprise, qui compte quelque 3 500 salariés dans le monde, est basée à Paris mais possède plusieurs plateformes d’intervention dans l’Hexagone, notamment à Saint-Nazaire, Toulouse, Bordeaux ou Seclin (Nord), selon lui.

Sollicitée, la direction n’a pas donné suite.

Un plan effectif dès octobre

Julein Da’Rolt a dénoncé un « calendrier très court » pour négocier : la direction souhaite voir le PSE débuter en octobre, quand prendra fin le chômage partiel.

La forme prise par le PSE n’est pas encore connue. « Il y aura certainement des départs volontaires » mais le délégué CFDT redoute également « des licenciements secs, vu l’ampleur du plan […], même si on fera tout pour l’éviter ».

Il réclame la mise en place du nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), « comme chez Safran » où les quatre syndicats représentatifs se sont entendus pour signer un accord afin d’éviter des licenciements.

La prochaine réunion de négociation entre syndicats représentatifs et direction de AAA est prévue le 20 juillet, selon Julien Da’Rolt.

« Les salariés vont passer l’été avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, c’est très angoissant pour tout le monde », estime-t-il.

Royaume-Uni: les enseignes Boots et John Lewis annoncent la suppression de 5300 emplois .
Deux grands magasins britanniques, Boots et John Lewis viennent d’annoncer ce jeudi 9 juillet la suppression à eux deux de 5 300 emplois à cause de l’impact économique du Covid-19. Des annonces au lendemain des mesures de relance présentées par le ministre des Finances Rishi Sunak afin justement de limiter la perte de milliers d’emplois. Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix Pas une semaine ne s’écoule désormais sans que de grandes enseignes ne succombent à la crise sanitaire. Certaines se déclarent en faillite, d’autres décident de ne pas rouvrir nombre de leurs branches.

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