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France Face au Covid, «l'hôpital est sans doute moins prêt qu’avant la déferlante de mars»

00:45  18 septembre  2020
00:45  18 septembre  2020 Source:   liberation.fr

Kate Middleton en cuisine : atelier bagels en jolie robe avec William

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Dans le cortège de la manifestation interprofessionnelle, jeudi à Paris. © Stephane LAGOUTTE Dans le cortège de la manifestation interprofessionnelle, jeudi à Paris.

Avant même le rebond de l'épidémie, le manque de personnels paramédicaux contraint nombre de services hospitaliers à tourner au ralenti. A l'AP-HP, plus de 500 postes d'infirmiers ne sont pas pourvus.

L’hôpital public peut-il surmonter une deuxième vague Covid ? De l’avis des praticiens, rien n’est moins sûr au vu du manque criant d’infirmières. Du moins pas sans dégâts collatéraux majeurs. Singulièrement dans les régions qui, à l’instar de l’Ile-de-France, ont été durement touchées par le pic épidémique du printemps.

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  Les hôpitaux parisiens risquent d’être saturés « fin octobre », alerte le chef d’un service de réanimation En France, sur les sept derniers jours, 3 223 patients ont été hospitalisés et 535 admis en réanimation. « Il est attendu que fin octobre, si les choses ne changeaient pas, on puisse aboutir à une saturation des lits réservés aux patients Covid dans les hôpitaux » de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), affirme sur Franceinfo Bruno Mégarbane, chef du service réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris.

«Prêt ? On l’est sans doute moins qu’avant la déferlante de mars», estime Sophie Crozier, tête d’affiche du collectif Inter-Hôpitaux et, à ce titre, réceptacle des inquiétudes croissantes de ses collègues. C’est que les établissements hospitaliers manquent de troupes. Chronique avant la crise sanitaire, l’insuffisance de personnel paramédical est désormais critique. Dans son dernier ouvrage l’Enigme du nénuphar, le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, l’a rappelé : «Nous sommes rentrés dans la crise dans les pires conditions : le nombre de postes vacants d’infirmières mais aussi d’autres professions clé comme les manipulateurs radio n’avait jamais été aussi élevé, avec près de 1 000 postes vacants et 10% de nos lits de soins critiques fermés faute de personnel Or, de l’avis de nombre d’hospitaliers, loin de se résorber, le problème s’est depuis aggravé.

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  Kate Middleton : Baskets et brushing XL, la duchesse en toute décontraction L'agenda de rentrée de Kate Middleton est bien rempli. Après avoir effectué une longue journée de visites la semaine dernière, c'est cette fois-ci seule que la duchesse de Cambridge s'est rendue à Battersea Park. Une sortie ensoleillée et décontractée.Pour cette nouvelle apparition, la mère de George, Charlotte et Louis (7, 5 et 2 ans) a misé sur son pantalon rose de chez Marks & Spencer. Un modèle qui avait déjà fait ses preuves en mars dernier avec sa veste de tailleur assortie lorsque, déjà mobilisée au début de la pandémie, elle avait visité un centre d'appel d'urgence avec son mari.

«Nous avons un vrai enjeu de ressources humaines»

«Au pôle neurologie de la Pitié-Salpêtrière, la moitié des lits sont actuellement fermés, contre un tiers avant la crise de mars», relève le Dr Crozier. Gériatre à l’hôpital Paul-Brousse, chef de service des soins de suite et de réadaptation (SSR) Alzheimer, Christophe Trivalle lui fait écho : «Il nous manquait vingt infirmières en salle avant la crise, il en manque aujourd’hui trente.» A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, même constat : «Sur 190 lits, j’ai dû signer tout l’été des bordereaux pour en fermer 50, faute de soignants présents», se désole le professeur Jouve, chef du service pédiatrie de la Timone, à Marseille. Selon la Fédération hospitalière de France, sur les métiers médicaux, il y avait, avant la crise, 25% à 30% de postes vacants sur les métiers paramédicaux. «Le tableau n’a pas beaucoup changé, admet son président Frédéric Valletoux. Le manque de soignants, c’est vrai à Gonesse (Val-d’Oise) comme à Colmar (Haut-Rhin).»

Covid-19 : Israël durcit son reconfinement, Netanyahu sous le feu des critiques

  Covid-19 : Israël durcit son reconfinement, Netanyahu sous le feu des critiques Restriction sur les vols internationaux, fermeture des synagogues, limitation des manifestations, réduction des commerces ouverts : le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi un durcissement du confinement pour freiner la pandémie de Covid-19. Des mesures qui soulèvent des critiques de toute part, du côté de l'opposition, de membres de son administration ou du corps médical. Après des heures de discussions, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a dévoilé jeudi de nouvelles mesures pour renforcer le confinement en vigueur depuis près d'une semaine. Objectif : freiner à tout prix la contamination du Covid-19.

Alors que la marée Covid remonte, l’inquiétude gagne toutes les strates des hôpitaux. «Comme le virus circule activement partout, les hôpitaux franciliens ne pourront sans doute plus compter sur les renforts des médecins, internes et paramédicaux venus de région, explique le directeur général adjoint de l’AP-HP, Pierre Emmanuel Lecerf. Nous avons un vrai enjeu de ressources humaines.» Pour sortir de la nasse, le groupe recrute à tour de bras : 1 371 infirmières sorties de l’école ont été embauchées entre août et septembre. Insuffisant toutefois, ne serait-ce que pour assurer le fonctionnement normal de l’hôpital : «On n’a pas encore réussi à pourvoir tous les postes budgétés, même si on a bon espoir de recruter encore, admet Lecerf. A ce stade, sur 950 emplois ouverts cette année, on en a récupéré 500. Le problème, c’est que sur ces métiers de paramédicaux, on se heurte au plein-emploi.»

«Des pertes de chance à la pelle»

Sans compter que le flux continu de départs (retraite, formation, mobilité ou démission) tire la jauge à la baisse. Au sein de l’AP-HP, les réunions se multiplient pour «trouver des solutions». L’accord signé le 20 juillet entre le gouvernement et les syndicats pour redynamiser les salaires et les carrières des paramédicaux a ouvert des perspectives, notamment en matière de recours aux heures supplémentaires. «Sur ce sujet, les discussions avec les syndicats ont commencé sans attendre les écrits du gouvernement, indique Lecerf. Pour le moment il n’y a pas de refus d’obstacle.» Un peu tard toutefois, en cas d’afflux de patients Covid. Pour colmater les brèches, l’AP-HP fait donc feu de tout bois. Une cellule a été chargée de mobiliser le vivier des candidats aux vacations ou remplacements temporaires. Priorité est aussi donnée à la fidélisation du personnel. «Notre sujet majeur, en ce moment, c’est la mise en place, dès cette semaine, d’un centre de dépistage et d’un dispositif de garde pour les enfants des soignants en cas de problématique de classes fermées pour Covid à l’école», précise Lecerf.

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Tout est fait pour éviter d’en arriver à la mesure extrême du printemps : la déprogrammation massive des interventions chirurgicales non liées au Covid. Soit l'arme ultime pour libérer des lits de réanimation et redéployer du personnel en interne, quoi qu’il en coûte. «On commence à mesurer les dégâts de cette stratégie, alerte Sophie Crozier. Le résultat, ce sont des cancers pris avec retard, des maladies chroniques qui se sont aggravées, des pertes de chance à la pelle. On a fait du tri parce que l’on ne comptait que les morts Covid à la télé !» Une réticence partagée à Marseille : «On n’a pas encore rattrapé le retard d’opérations pédiatriques du printemps, insiste le professeur Jouve. Si on doit de nouveau les annuler faute de places suffisantes en réanimation, on commence à rentrer dans la perte de chance pour les enfants. Mais l’épidémie déborde de nouveau sur l’hôpital. Faute d’avoir des soignants en nombre suffisant, on pourrait ne pas avoir pas le choix.»


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usr: 1
C'est intéressant!