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France Procès des attentats de janvier 2015 : «En un quart d’heure, quatre personnes ont été assassinées»

00:30  22 septembre  2020
00:30  22 septembre  2020 Source:   liberation.fr

Grèce: La police transfère les migrants de Lesbos après l'incendie du camp de Moria

  Grèce: La police transfère les migrants de Lesbos après l'incendie du camp de Moria Grèce: La police transfère les migrants de Lesbos après l'incendie du camp de MoriaATHEÈES (Reuters) - La police grecque a commencé jeudi à déplacer des centaines de migrants bloqués sur l'île de Lesbos vers un nouveau camp de tentes temporaire, plus d'une semaine après que le plus grand camp de migrants de Grèce est parti en fumée.

Le 9 janvier 2015 , quatre personnes ont été tuées en un quart d ’ heure et dix-sept ont été retenues en otages. La première image de l ’ attentat de l’Hyper Cacher est un trottoir sous la pluie, filmé par une caméra de vidéosurveillance de la façade du magasin.

La question de la couverture des attentats de janvier 2015 a été interrogée par plusieurs témoins lors de cette quatrième semaine de procès . Quand le jeune homme sort de sa cachette, après 8 heures et demie d'enfer en apnée, et que les policiers le ramènent enfin chez lui, avant même de pouvoir

Lors d'un hommage aux victimes de l'attentat de l'HyperCacher à Paris, le 12 janvier 2015. © Mehmet Kaman Lors d'un hommage aux victimes de l'attentat de l'HyperCacher à Paris, le 12 janvier 2015.

Lors de cette troisième semaine d’audience, la cour d’assises spécialement composée de Paris examine les faits survenus dans le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Ce lundi, un enquêteur a raconté, avec minutie, les quatre heures de la prise d’otages perpétrée par Amedy Coulibaly, le 9 janvier 2015.

Sur la photo, on voit uniquement un trottoir mouillé, un liseré de bitume humide qui constitue désormais une ligne de démarcation : d’un côté, il y a ceux qui ont réussi à s’enfuir, de l’autre, les prisonniers d’une prise d’otages sanglante. Ce lundi, la cour d’assises spécialement composée de Paris remonte le temps, elle se laisse guider dans les rayons alimentaires du supermarché Hyper Cacher, avenue de la porte de Vincennes à Paris, par la voix claire de Christian Deau. Tandis que sur l’écran défilent des images issues de la vidéosurveillance, l’ex-chef antiterroriste de la brigade criminelle, vêtu d’un costume noir, égrène les minutes : 13 h 05, Amedy Coulibaly franchit le seuil du magasin ; 13 h 06, il tire sur Yohan Cohen ; 13 h 08, il vise Philippe Braham ; 13 h 15, un dispositif policier se met en place… Nous sommes le 9 janvier 2015 et «en un quart d’heure, quatre personnes ont été assassinées», résume l’enquêteur. Elles étaient toutes juives.

Pourquoi tous les procès ne sont-ils pas filmés ?

  Pourquoi tous les procès ne sont-ils pas filmés ? Le procès des attentats de janvier 2015 se déroule depuis quelques semaines, avec une captation vidéo autorisée à titre exceptionnel. L'avocat Roland Perez explique cette exception au micro d'Europe 1 : pour la plupart des audiences, tout enregistrement est interdit. Un procès exceptionnellement filmé se tient depuis quelques semaines à Paris : celui des attentats de janvier 2015, dont celui de Charlie Hebdo. Une situation rare, car la règle générale est celle de l'interdiction de capter toutes les audiences en France, rappelle sur Europe 1 l'avocat Roland Perez.

Cette journée de mardi s'annonce chargée en émotion. Plusieurs personnes retenues en otage dans l'Hyper Cacher par Amedy Coulibaly, ainsi que des proches des victimes Bonjour et bienvenue sur ce live, consacré au suivi de la quinzième journée du procès des attentats de janvier 2015 . En cours.

Il est 13 h 05, vendredi 9 janvier 2015 , quand Amédy Coulibaly fait irruption dans la supérette Hyper Cacher de la porte de Vincennes, armé d'un fusil d'assaut, de pistolets et de bâtons d'explosifs, et tire sur Il est tué à son tour, "à 13 h 21", un quart d ' heure après l'irruption du jihadiste dans le magasin.

«Tout est allé très vite»

Ce jour pluvieux, le terroriste a fait irruption dans la banalité du quotidien, au milieu des courses familiales, des caddies à moitié remplis, des hésitations sur le choix de céréales. Sur les photos suivant son passage, il ne reste plus que de longues traînées de sang sur le carrelage, des cartons éventrés, des cabas renversés, des armes au milieu des paquets de chips. «Tout est allé très vite», souligne Christian Deau. La première victime, Yohan Cohen, est un employé de 20 ans posté à l’entrée de la supérette. Il s’effondre immédiatement. Quelques instants plus tard, sur ordre d’Amedy Coulibaly, la caissière abaisse le rideau de fer, mais un client insiste pour se faufiler. Quand Michel Saada, 63 ans, aperçoit le tireur, il n’a plus le temps de fuir. Le terroriste fait feu avant de s’enfoncer dans une allée du magasin. Là, il se plante face à un homme de 45 ans. «Tu t’appelles comment ?» «Philippe», répond ce dernier. «Philippe comment ?» «Braham.» Le patronyme vaut condamnation à mort.

Italie : Des élections régionales et un référendum test à l’heure du coronavirus

  Italie : Des élections régionales et un référendum test à l’heure du coronavirus L’extrême droite pourrait s’emparer de la Toscane, bastion de la gauche depuis un demi-siècle © LUDOVIC MARIN / AFP / POOL Giuseppe Conte, le président du Conseil italien. SCRUTIN - L’extrême droite pourrait s’emparer de la Toscane, bastion de l Les Italiens et Italiennes sont appelées dimanche à défier la progression du coronavirus et aller voter. Sept régions – plus de 20 millions d’habitants – doivent élire leurs présidents ou présidente.

Quatre heures d'angoisse, de violence et d'effroi: pour la cour, qui juge depuis trois semaines 14 personnes pour leur soutien logistique présumé aux auteurs des attentats , l'examen de l'attaque perpétrée par Amédy Coulibaly marque une nouvelle étape forte du procès . "Pour l'ensemble des

Des portraits de victimes sont posés à l'extérieur du supermarché Hyper Cacher, dans le sud de Paris, le 9 janvier 2020, lors d'une cérémonie commémorative après la prise Ce sont alors encore près de 4 heures d’enfer qui attendent les otages, qu’ils soient cachés au sous-sol, ou à la vue du tueur.

Après quelques secondes de réflexion, Yoav Hattab, un étudiant de 21 ans, s’empare d’une kalachnikov posée sur une palette de sacs de farine. En vain. L’arme s’enraye et Amedy Coulibaly exécute son courageux adversaire. «Il a tué tous les hommes qui étaient en surface du magasin», note Christian Deau. A 13 h 21, le supermarché est devenu une scène de crime, des corps sont disséminés dans les allées, des clients apeurés sont retranchés dans le fond. «En tout, il y a 17 otages : neuf femmes, sept hommes et un bébé», rappelle l’enquêteur. D’autres sont réfugiés au sous-sol, dans la chambre froide. La maire de Paris, Anne Hidalgo, arrive sur place à 13 h 30 et observe le chaos depuis le PC de sécurité. Lors de son audition, contestée par les avocats de la défense – qui ont déserté les bancs, y voyant davantage une récupération politique qu’une contribution à la manifestation de la vérité –, elle décrit rapidement : «Je vois comme une scène de guerre. A l’arrière les services de secours, à l’avant les forces de l’ordre. Je discute avec Bernard Cazeneuve, il me dit : "Le cauchemar recommence."» L’avant-veille, les frères Kouachi ont décimé la rédaction de Charlie Hebdo et tué un policier.

Coronavirus à Nice : Des agents du CHU infectés continuent-ils à travailler ?

  Coronavirus à Nice : Des agents du CHU infectés continuent-ils à travailler ? Le maire de Nice en avait lui-même parlé en fin de semaine dernière © SYSPEO/SIPA L'entrée de l'hôpital Pasteur 2 du CHU de Nice COVID-19 - Le maire de Nice en avait lui-même pa Christian Estrosi s’en était lui-même fait l’écho, vendredi, alors que le préfet annonçait de nouvelles mesures « plus contraignantes » pour freiner la reprise de l’épidémie de Covid-19 à Nice. Selon le maire, des agents du CHU testés positifs au coronavirus seraient obligés de continuer à travailler. La direction s’est fendue d’un « démenti » formel.

La quatrième semaine du procès des attentats de janvier 2015 sera largement consacrée au volet du Procès des attentats de janvier 2015 : « En un quart d ’ heure , quatre personnes ont été Le procès des attentats de janvier 2015 se poursuit. Ce lundi 21 septembre, l’audience est consacrée

janvier 2015 , la tentative d ' attentat du train Thalys le 21 août 2015 et les attentats du 22 mars a été perpétré le 24 mai 2014 au musée juif de Bruxelles, causant la mort de quatre personnes . Enfin, des attentats visant des commissariats de police ont été déjoués de justesse notamment

Le téléphone sonne sans fin

Pour la cour d’assises, c’est un cauchemar muet qui se poursuit à l’écran. Les images filmées par la caméra Go Pro que portait Amedy Coulibaly ne sont pas diffusées car elles ont été tournées à des fins de propagande. Alors ce sont les photos et procès-verbaux qui permettent de suivre sa progression. Le président restitue ses invectives, une litanie d’ordres et de menaces : «Un geste brusque et je tue les deux femmes», «Appelle le directeur», «Ramène-moi les autres», «Je veux personne en bas»… Dans le magasin, le téléphone fixe sonne sans fin : 300 appels en une demi-heure, 600 en une heure. Le négociateur ne parvient pas à se frayer un chemin dans la frénésie médiatique. Résultat, c’est le terroriste lui-même qui va venir aux enquêteurs. Le cauchemar est muet jusqu’à ce que la voix d’Amedy Coulibaly retentisse entre les murs blancs de la salle d’audience.

Dans l’extrait sonore, il est au téléphone avec un journaliste de BFMTV qu’il a contacté, agacé par les imprécisions de la chaîne sur sa prise d’otages. S’il est dans le supermarché avec un arsenal de guerrier, c’est «parce que l’Etat français a attaqué l’EI [Etat islamique, ndlr]», justifie-t-il calmement, ajoutant qu’«il y a quatre morts». «Vous avez reçu des instructions ?», questionne le journaliste dans cette interview surréaliste. «Oui, de la part du calife.» «Est-ce que vous avez visé ce magasin pour une raison particulière ?» «Oui, des Juifs», affirme Coulibaly. Enervé par les questions, il finit par laisser un numéro pour le joindre. Quand le négociateur entre enfin en contact avec lui, il a affaire à un homme «serein», sans «aucune empathie pour les personnes qu’il vient de tuer», se remémore Christian Deau. Et de préciser : «Il est prêt à mourir en martyr mais on veut éviter l’assaut.» Néanmoins, en fin d’après-midi, il n’y a plus le choix : les frères Kouachi viennent d’être abattus à l’imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) dans laquelle ils s’étaient retranchés. Les forces spéciales s’élancent pour ne pas prendre le risque qu’Amedy Coulibaly se venge sur les otages. Il est 17 h 09 quand il est abattu. C’est la fin de quatre heures d’effroi que viendront raconter à la barre, ce mardi et mercredi, ceux qui en ont réchappé.

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  Attaque à Paris : un mode opératoire Invité d'Europe Soir, Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme, a réagi à l'attaque à l'arme blanche qui a frappé le 11e arrondissement de Paris vendredi, à proximité des anciens locaux de "Charlie Hebdo". Selon lui, de nombreux indices quant au mode opératoire évoquent une action directement inspirée par la propagande djihadiste. Deux personnes ont été grièvement blessées lors d'une attaque à l'arme blanche vendredi matin à Paris, devant les anciens locaux du journal Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement.

Attentats de janvier 2015 : comment les procès entrent dans l'Histoire. Le vétéran du djihad a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", dans un volet disjoint Attentats de janvier 2015 : 14 renvois aux assises. Ces 14 personnes sont soupçonnées de soutien logistique

Du procès des attentats de janvier 2015 , pourtant filmé par cinq caméras, les « esquisses Les trois assaillants ont été abattus, le 9 janvier 2015 , après avoir tué dix-sept personnes à « Charlie « En acceptant que le procès des attentats de janvier 2015 soit filmé, le ministère public en souligne la


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Attentats: le risque terroriste "peut-être collectivement mis derrière nous", estime Darmanin .
Deux jours après l'attaque au hachoir à Paris, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait une déclaration ce dimanche à l'occasion d'une visite de synagogue à Boulogne-Billancourt. © Bertrand Guay/Pool via REUTERS Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a estimé dimanche que les Français et leurs dirigeants avaient "peut-être (...) collectivement" mis derrière eux la réalité du "terrorisme islamique", deux jours après l'attaque au hachoir à Paris. "Le ministre de l'Intérieur est là pour rappeler la réalité aux Français.

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