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France Privatisation des routes nationales : les automobilistes perdants ?

17:15  22 septembre  2020
17:15  22 septembre  2020 Source:   lexpress.fr

« Il est venu le temps de déconfiner son épargne ! »

  « Il est venu le temps de déconfiner son épargne ! » Grégory Lecler, Président de Prudentia Patrimoine.Les derniers chiffres le confirment, l’année 2020 s’annonce record pour le Livret A : depuis le mois de janvier 22,5 milliards d’euros ont été accumulés. Et ce n’est pas tout : d’après les derniers chiffres de la Banque de France, les ménages français auraient déjà placé près de 100 milliards d’euros sur des dépôts bancaires rien qu’au cours des deux premiers trimestres, dont 60 milliards sur les dépôts à vue qui, rappelons-le, ne rapportent strictement rien à leurs titulaires. Alors, certes, seulement 3 français sur 10 savent que le taux de rémunération du livret A n’est que de 0,50%.

Les routes nationales pourront-elles êtres privatisées ? « Quand la sécurité routière “assassine” le portefeuille des automobilistes », une enquête d’Armel Joubert des Ouches pour Reinformation.tv

Avec ce décret «relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes», la crainte d'une « privatisation » des nationales françaises revient dans le débat public. «Les autoroutes, ça ne leur suffit pas pour faire du fric sur le dos des automobilistes !» s'est

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, s'est alarmé vendredi du risque de "privatisation des routes nationales", après la parution d'un décret mi-août.

Jean-Luc Mélenchon s'est alarmé du risque de © afp.com/GUILLAUME SOUVANT Jean-Luc Mélenchon s'est alarmé du risque de

C'est un décret passé totalement inaperçu. Il faut dire qu'il a été publié au Journal officiel en plein coeur de l'été, le 15 août. Et pourtant, le texte évoque une possibilité jamais mise en oeuvre jusque-là : il établit les "conditions dans lesquelles les sections à gabarit routier peuvent être classées dans la catégorie des autoroutes", autrement dit cédées au privé.

Joe Biden veut marquer la différence avec Donald Trump

  Joe Biden veut marquer la différence avec Donald Trump Face à des électeurs installés dans un drive-in, Joe Biden a voulu montrer qu'il était aux antipodes de Donald Trump. 1/10 DIAPOSITIVES © Jonathan Ernst / Reuters Joe Biden à Scranton, en Pennsylvanie, le 17 septembre 2020. Joe Biden à Scranton, en Pennsylvanie, le 17 septembre 2020. 2/10 DIAPOSITIVES © Jonathan Ernst / Reuters Joe Biden à Scranton, en Pennsylvanie, le 17 septembre 2020. Joe Biden à Scranton, en Pennsylvanie, le 17 septembre 2020.

Quinze ans après la privatisation des autoroutes, l'Etat français récidive. Selon un décret publié le 14 août dernier dans le Journal officiel, un décret Celui-ci entérine la possibilité de céder au privé des kilomètres de routes nationales françaises. Le marché entre l'Etat et les sociétés concessionnaires

Treize ans après la privatisation de 9.000 km d'autoroutes, le réseau routier national est-il appelé à connaître le même destin ? L'idée n'est pas officiellement dans les tuyaux. Mais les concessionnaires privés y songent depuis plusieurs années, du moins pour une partie de ce réseau.

Après la privatisation des autoroutes décidée en 2006 par le gouvernement de Dominique de Villepin, une mesure régulièrement critiquée depuis, certains dirigeants politiques y voient un nouveau cadeau aux sociétés concessionnaires. C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de la France insoumise s'est alarmé vendredi, à la suite de la publication de l'article du Monde, du risque de "privatisation des routes nationales". "Nous alertons sur l'expérience désastreuse de la privatisation des autoroutes. Celle des routes nationales aura les mêmes conséquences : augmentation des prix pour les automobilistes, moindre entretien des routes", a-t-il estimé dans un communiqué.

Un transfert dans le contrat de concession

Consécutif à la loi d'orientation des mobilités (LOM), votée en décembre 2019, le décret en question concerne des voies se "situant dans le prolongement direct" d'une autoroute, qui n'ont pas pu bénéficier d'un aménagement 2x2 voies et chaussées séparées en raison des "contraintes topographiques", mais pourraient néanmoins obtenir le statut autoroutier.

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  Royaume-Uni. Présentation de la réforme pour revenir sur la privatisation des lignes de train Vingt ans après la privatisation de ses chemins de fer, les Britanniques veulent faire marche arrière. Le gouvernement annonce lundi quel va être le nouveau modèle de concession qui va être mis en place. Le gouvernement britannique a annoncé lundi 21 septembre 2020 une réforme de son modèle de privatisation des lignes de train en décidant de mettre fin aux franchises privées et de les remplacer par des contrats de concession avec une plus grande implication des pouvoirs publics.

Les routes secondaires sont donc les plus mortelles, de quoi vous inciter à prendre l'autoroute même si cela est plus cher. Leur entretien est généralement meilleur et le confort de conduire infiniment supérieur aux routes nationales et départementales.

Un décret énonce désormais de quelle manière certaines sections de routes nationales pourront être classées dans la catégorie autoroute et donc concédées. L'ART estime que les sociétés de concessionnaires d'autoroutes ne perdront que deux milliards d'euros de chiffre d'affaires : pas de

Selon David Cayla, enseignant-chercheur en économie, à l'université d'Angers, "ce décret vise à encadrer un vieux projet du gouvernement pour se décharger du coût de rénovation des portions d'autoroute, avec en échange la prolongation des concessions autoroutières", affirme-t-il à Ouest-France. Les portions de routes nationales seront donc entretenues et rénovées par les trois principaux groupes autoroutiers en France, Vinci, Eiffage et Abertis tandis qu'en contrepartie, ces derniers garderont la mainmise plus longtemps que prévu sur ces axes de circulation.

LIRE AUSSI>>Autoroutes à 110 km/h : "Une perte de 550 millions d'euros" selon un rapport officiel

Ce décret "permet aux sociétés d'autoroute de pouvoir gérer et entretenir des portions de routes menant vers ou partant d'une autoroute", explique de son côté au Figaro l'avocat spécialisé en droit routier Rémy Josseaume. "C'est dans la suite logique de la privatisation et de la mise en concession des autoroutes", estime le juriste. Selon l'Association des sociétés françaises d'autoroute (ASFA), contactée par Le Figaro, "il n'y a pas de privatisation des routes, qui restent propriété de l'État. C'est juste un transfert dans le contrat de concession".

Privatisation des routes nationales : quelles conséquences pour les automobilistes ?

  Privatisation des routes nationales : quelles conséquences pour les automobilistes ? Adopté le 14 août, un décret publié au Journal officiel, ouvre la possibilité de céder au secteur privé des kilomètres de routes nationales. Cela signe-t-il la fin de la gratuité de ces axes routiers ? Décryptage. Ce décret aurait presque pu rester dans l’ombre. Le 14 août, en plein cœur d’un été troublé par l’épidémie de coronavirus, un texte, paru au Journal officiel « relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes », ouvre la possibilité de céder au privé des kilomètres de routes nationales aux concessionnaires autoroutiers.

La grogne est ancrée. Il faut avoir à perdre pour que la peur soit plus forte que les tentations Cette histoire de privatisation des nationales est un acte d’incendiaire politique. Privatiser les routes nationales c’est forcer les gens à payer en leur supprimant l’alternative gratuite, même plus longue

Routes nationales : les sociétés d'autoroutes les convoitent. France Inter publie un dossier sur la privatisation des autoroutes en s'appuyant notamment sur l'accord passé en 2015 entre l'Etat et les sociétés concessionnaires, un document jusque-là tenu secret, que le gouvernement devrait enfin

Dans les faits, certaines routes nationales ont déjà été concédées au privé par le passé. C'est par exemple le cas de la RN 205, qui relie la commune de Passy au tunnel du Mont-Blanc (Haute-Savoie), transférée en 2009 à la société Autoroutes et tunnels du Mont-Blanc. Comme le dévoilait dès mars 2019 la cellule investigation de Radio France, les sociétés d'autoroutes s'intéressent depuis des années au réseau routier national non concédé. Radio France s'était procuré une note interne de 2014 qui proposait de prendre en charge une partie de ce réseau sur les "grands itinéraires". Avec comme objectif : transformer ces routes nationales en autoroutes.

Le gouvernement se défend de vouloir faire payer les usagers

Le gouvernement, lui, n'est pas d'accord avec l'ancien candidat à la présidentielle de la gauche radicale. "Jean-Luc Mélenchon prête au Gouvernement des intentions qu'il n'a pas. Nous n'allons pas rendre les routes nationales payantes", a ainsi réagi sur Twitter Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports.

Interrogé par l'AFP, le ministère des transports parle "d'une interprétation erronée" du décret. Selon lui, il vise à "traduire dans le droit ce qui était déjà existant dans la pratique", c'est-à-dire "la gestion des derniers kilomètres avant d'entrer sur l'autoroute" par les concessionnaires pour des raisons de "logistique par exemple comme la mise en place de panneaux de signalisation". "En aucun cas" il ne s'agit "d'avancer le péage de quelques kilomètres" ou "d'augmenter le péage des autoroutes. Le décret n'accorde pas plus de pouvoir aux concessionnaires", ajoute le ministère, en soulignant que "ce n'est pas ouvrir la porte à la privatisation des nationales".

La Cour suprême examine la constitutionnalité de la taxe sur le carbone du gouvernement libéral

 La Cour suprême examine la constitutionnalité de la taxe sur le carbone du gouvernement libéral © Fourni par La Presse canadienne OTTAWA - Les juges de la Cour suprême ont poussé les avocats de la Saskatchewan et de l'Ontario mardi dur, exigeant de savoir comment le Canada peut aider à arrêter le changement climatique si une seule province choisit pas pour aider. Mais plusieurs juges ont également soulevé des inquiétudes quant au fait que la législation fédérale sur la taxe sur le carbone pourrait donner trop de latitude à Ottawa.

Qu’on ne s’y trompe pas, une privatisation des routes nationales n’occasionnerait aucune baisse d’impôts Vinci autoroutes réalise par exemple 1,1 milliard d’euros de profits nets en exploitant le réseau autoroutier, ce qui représente ni plus ni moins qu’un impôt prélevé sur les automobilistes

En privatisant certaines sections de routes nationales , l ’exécutif fait revenir notre pays au régime de circulation qui prévalait avant l’émergence des Ce projet d’inscription de certaines routes nationales dans le secteur de l’économie privée constitue un engagement de plus dans la libéralisation, dans la

LIRE AUSSI>> Autoroutes : pourquoi, à la fin, c'est toujours l'usager qui paye

Pour David Cayla, en revanche, si ce décret "ne se traduira pas par de nouveaux péages, ni par des routes nationales payantes", "les conséquences sur le portefeuille des automobilistes se verront sur le long terme". Et c'est l'usager qui va payer, même s'il "ne le verra pas". "Les péages vont augmenter, comme les années précédentes, pas nécessairement plus", pense-t-il de son côté.

Ce débat intervient au moment où un rapport d'une commission d'enquête du Sénat juge "impératif de ne plus prolonger la durée des concessions" autoroutières qui doivent arriver à échéance à partir de 2031. Elle recommande notamment "un contrôle plus étroit des marchés des Sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA)" et de "mieux partager les profits des sociétés d'autoroutes avec l'Etat et les usagers".

entraîne la refonte du secteur ferroviaire britannique en difficulté .
Le coronavirus © OLI SCARFF La pandémie de coronavirus a obligé la Grande-Bretagne à faire le bilan de la gestion de son service ferroviaire qui souffre depuis longtemps Le gouvernement britannique a accordé lundi un soutien financier supplémentaire au secteur ferroviaire privatisé du pays. déraillé par la pandémie de coronavirus, tout en mettant fin à un système de franchise qui existait depuis près d'un quart de siècle.

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usr: 1
C'est intéressant!